Accord du participe passé

Langue française

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Dans le premier exemple, ce n'est pas le SN, la poésie, qui est complément de réciter? Auquel cas il ne pourrait y avoir d'accord, puisque la poésie ne se récite pas elle-même.
La poésie que je les ai entendus réciter.

Oui, le pronom "que" (= la poésie) est bien COD de "réciter".
Mais c'est le pronom "les", représentant les gens qui récitent, qui est COD (placé avant) de "ai entendu". On accorde donc le participe.

On a entendu les gens qui récitent la poésie.
Bonjour. Il y a, les violences qu'elle subit, et, les violences qu'elle a subies. Est-ce sans fautes, et si oui quelle est la règle? Je vous remercie.
Bonjour.

Les violences qu'elle subit.
Pas de participe ici, c'est le verbe subir conjugué au présent de l'indicatif.
(Je subis, tu subis, elle subit, nous subissons…)

Les violences qu'elle a subies.
Le verbe subir est conjugué à un temps composé (passé composé).
Le participe passé subi s'accorde ici avec le COD qu' (= les violences) écrit avant.
Donc subies. C'est la règle habituelle.
Jehan a écrit :La poésie que je les ai entendus réciter.

Oui, le pronom "que" (= la poésie) est bien COD de "réciter".
Mais c'est le pronom "les", représentant les gens qui récitent, qui est COD (placé avant) de "ai entendu". On accorde donc le participe.

On a entendu les gens qui récitent la poésie.
N'est-ce pas plutôt le sujet de réciter ? Ceux qui font l'action.
L'un n'empêche pas l'autre.
Nous avons une proposition infinitive.
J'ai entendu les gens réciter, je les ai entendus réciter.
Le pronom COD les est COD du participe (d'où accord dudit participe) et agent de l'infinitif.
On parle dans ce cas d'agent de l'infinitif plutôt que de sujet, puisque le verbe n'est pas conjugué.
Bonjour. Est-ce général de rencontrer dans toutes les propositions comme suit: l'apathie politique et la mauvaise humeur qui avaient saisi nombre d'électeurs en 2002, le participe toujours invariable? Pourquoi aux temps composés de l'indicatif, du subjonctif et du conditionnel le participe ne s'accorde jamais? Ex: Il avaient eu,ils auront été,ils avaient couru…
C'est l'application normale de l'accord avec l'auxiliaire avoir : Le participe passé s'accorde avec le COD si celui-ci est placé avant le verbe.
Ce qui n'est pas le cas ici : l'apathie politique et la mauvaise humeur qui avaient saisi quoi ? nombre d'électeurs en 2002.
Paul.gubet a écrit :Pourquoi aux temps composés de l'indicatif, du subjonctif et du conditionnel le participe ne s'accorde jamais? Ex: Ils avaient eu, ils auront été, ils avaient couru…
"Jamais", vraiment ? C'est bien sûr complètement faux, cela arrive très souvent.
Il serait temps que tu retiennes une bonne fois pour toutes la règle d'accord essentielle que nous t'avons souvent répétée :
Quand le verbe est conjugué à un temps composé avec l'auxiliaire "avoir," le participe passé s'accorde avec le COD du verbe si ce COD est écrit avant.
Les cadeaux qu'ils avaient eus pour Noël… (COD qu' = les cadeaux)
Les dangers qu'ils avaient courus (COD qu' = les dangers)

Quant au participe passé du verbe être (été), il ne s'accorde évidemment jamais, puisque le verbe être n'a jamais de COD !

Bien sûr, quand Ils avaient eu ou Ils avaient couru commencent la phrase, le participe passé ne peut évidemment pas s'accorder, puisqu'il ne peut alors y avoir aucun COD avant !
Bonsoir,

J’ai reçu sur ma boîte mail ce message publicitaire : « Voilà les 4 fonctionnalités que tu as manqué! ».

Manqué quoi…les 4 fonctionnalités donc fonctionnalités au pluriel ? Non ?
Tu as voulu écrire " donc manquées au féminin pluriel".
Oui, tu as raison : accord du participe avec le COD que (= les fonctionnalités") écrit avant. Ce sont les fonctionnalités qui ont été manquées.
Oui oui c’est ça !! J’ai été trop rapide et je n’ai pas pris le temps de me relire…mais c’est bien ça. Merci Jehan…Je pense être sur la bonne voie de la guérison…je commence à me réconcilier avec les accords.
Je suis pris d'un doute. Dois-je écrire :
…une insomnie comme j'ai rarement eu ou …une insomnie comme j'ai rarement eue
Je penche pour la première forme, mais ne pourrait-on considérer un antécédent masqué dans la seconde ?
Serait-ce différent avec …une insomnie comme j'en ai rarement eue ?
Bonjour,
Je dirais : Une insomnie comme j'en ai rarement eu. (Il me semble que quand le COD est le pronom en, le participe est toujours au masculin singulier, non ?)
Oui, l'accord au neutre (masculin singulier) est toujours possible avec "en" COD, et c'est d'ailleurs normalement mon préféré en pratique, mais je pensais à l'usage (mauvais ?) que font certains écrivains, par exemple :
Ces dames ont des toilettes comme je n'en ai jamais eues (Mauriac, Destins).
(cité par Hanse)
L'accord de Mauriac serait donc fautif ?

Dans sa phrase, le « n' » ne tient-il pas lieu de COD se rapportant à « des toilettes », ce qui justifierait le « es » final de « eues » ?
Voir la conclusion ici qui simplifie bien les choses.
Le n' ne peut être COD, puisque c'est simplement une partie de la locution adverbiale n'… jamais.

Lamaneur a bien assorti "fautif" d'un point d'interrogation.
Car l'usage hésite.
Comme le fait remarquer le Dictionnaire des difficultés du français de Paul Colin, beaucoup d'auteurs considèrent que le pronom en assume, en pareils cas, le genre et le nombre du nom qu'il représente. Mais on peut toujours le considérer comme un partitif de genre neutre, et ne pas faire l'accord.
En m'exprimant sur les fonctionnalités d'un logiciel, dois-je écrire :

"nous espérons qu'elles vous auront convaincus."
ou
"nous espérons qu'elles vous auront convaincues."

Merci pour votre éclairage
Rbess
Le COD de convaincre est vous. Ici, c'est certainement le lecteur donc un vous de politesse. L'accord se fait au masculin singulier : Nous espérons qu'elles vous auront convaincu.