Accord du participe passé

Langue française

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C'est tout à fait ça.
Sauf que ce n'est pas le passé composé que l'on accorde, mais le participe…
Et à n'importe quel temps composé.
Le "truc" du grammairien Wilmet que j'ai utilisé ici, et qui consiste à n'accorder le participe que si l'on a déjà écrit auparavant ce qui est… (+ participe) est l'équivalent très fonctionnel de cette règle.

Voici comment j'avais présenté la chose le 2 août dernier :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/comment/100774/#Comment_100774
J'ai une question urgente !

dit-on, lorsqu'une fille parle à un garçon :

Vous m'avez prise pour un enfant ?

ou

Vous m'avez pris pour un enfant ?


bien à vous.
Qui est pris ? La fille, donc on accorde en genre et en nombre > Féminin singulier.

Vous m'avez prise pour un enfant ?

Cordialement,
Zadek
Exact… C'est la fille qui est prise pour un enfant.

La fille représentée ici par le pronom " m' ", COD du verbe, écrit AVANT le verbe :
"Vous m'avez prise pour un enfant ?"

Mais avec le COD placé APRÈS le verbe, on écrirait sans faire l'accord :
"Vous avez pris cette fille pour un enfant."
Besoin de vos conseils pour ces 2 phrases

6. Les acteurs que j'ai (vus) jouer étaient remarquables.
Quand le participe passé conjugué avec avoir est suivi d'un infinitif, le participe passé s'accorde avec le COD si celui-ci fait l'action exprimée par l'infinitif. = j’ai vu les acteurs jouer, les acteurs qui jouaient « que » est le véritable sujet de l'infinitif jouer] donc accord

7. La pièce que j'ai (vu) jouer était très amusante.
J’ai vu jouer la pièce « que » est le COD de jouer donc pas d'accord

suis je dans la bonne reflexion ?
C'est tout à fait ça.
C'est juste.

On peut aussi présenter ces accords de cette façon (méthode Wilmet) :

"Les acteurs que j'ai vuS jouer étaient remarquables."

CE QUI A ÉTÉ vu, ce sont d'abord les acteurs (qui jouaient).
Déjà écrit avant… Donc on accorde bien.

"La pièce que j'ai vu jouer était très amusante."
CE QUI A ÉTÉ vu, c'est "jouer la pièce"
"Jouer" étant écrit après… On ne fait pas l'accord.
Encore une autre verification

(Ayant été avertis) par un coup de téléphone provenant d'une personne habitant le quartier, les pompiers ont pu intervenir à temps.
L'(ayant déjà vu) plusieurs fois, il l'a facilement reconnue.
M'( ayant reconnue), Sylvain me cria : « Bonjour Sylvie
Après (s'être séparées) avec la promesse de se revoir, les deux amies partirent retrouver leur famille.
Bonsoir Fanny,

Il y a une erreur, c'est ici
L'(ayant déjà vu) plusieurs fois, il l'a facilement reconnue.
l'indice a été donné par l'accord de reconnue. C'est donc l'ayant déjà vue (= ayant déjà vu elle ; l' = elle).

Muriel
Merci effectivement j'aurai du faire plus attention, merci !!!!!!!!!
Je me permets (en attendant la réponse à ma question dans un autre fil) d'exprimer deux divergences par rapport à des propos tenus dans ce fil.

1. Les trente années qu'elle a vécu(es).

L'accord est possible.

Lorsqu'on dit "nous avons vécu une année particulièrement difficile", "une année" est incontestablement COD. La même interprétation est possible ici, selon la phrase complète, et le sens que l'on souhaite exprimer.

Il est exact en revanche que dans "nous avons vécu une année à Paris et une année en province", l'interprétation la plus naturelle est d'en faire un CC. Exact aussi que ce "que" relatif peut être utilisé avec des CC de temps. Il m'a semblé le trouver dans le Petit Robert, qui le donnait comme "vieux ou populaire" dans toute sa généralité, et "moderne" dans certains cas particuliers.

Il remplace alors "où", plus courant dans ce sens.

2. Les échos que l'on m'en a donné

Incorrect, il faut un s. Le "en" ici n'est pas "partitif", et ne reprend pas "échos" (comme ce serait le cas dans "As-tu eu des échos ? Oui, j'en ai eu quelques uns.") ; "en" signifie ici "de cela", et comme tel n'a aucune incidence sur l'accord du participe passé, qui suit la règle d'accord normal (COD avant le verbe).
Bonjour.

Edy (que je cite ci-dessous) a déjà répondu lui aussi que l'on pouvait accorder le participe "vécues", dans le cas où l'on considère plutôt les dix années dans leur contenu vécu (COD, d'où accord) que dans leur durée (CC de temps, d'où non-accord).
* Les dix années de misère qu'il a vécues.
Mais :
* Les dix années qu'il a vécu.
Pour "les échos que l'on m'en a donnés", là aussi, Edy a déjà bien indiqué qu'il fallait accorder le participe :
Le EN de votre énoncé n'est pas un COD ; c'est un complément indirect, et plus précisément un CC (certains y verront un COI) :
Les échos qu'on m'a donnés de cela / au sujet de cela.
Il doit donc rester sans effet quant à l'accord.
Par conséquent, vous ferez l'accord avec le pronom relatif QUE antéposé, et, à travers lui, avec son antécédent LES ECHOS.
Bonsoir,

Oh, j'en étais resté au début des messages d'Edy sur ces deux questions, où à chaque fois il suggère le contraire. Mea culpa, j'ai fait une lecture trop rapide ou incomplète.

À ma décharge, je dirais que le second message d'Edy est vraiment fait pour induire en erreur, puisqu'il commence par citer une règle qui ne s'applique justement pas ! Je suppose que c'est une technique pour forcer la lecture intégrale de ses commentaires 🙂 Je m'y astreindrai à l'avenir.

Merci.
Bonjour,

J'ai lu consciencieusement tous les messages de cette discussion et je n'arrive pas à trouver une réponse à ma question :
"Chaque année, des fidèles risquent leur vie pour attraper dans le cratère du volcan des offrandes que d'autres y ont lancé/ lancées ?"

J'aurais tendance à dire que "lancées" s'accordent avec l'antécédent du participe passé, c'est à dire avec "offrandes".. mais je ne suis pas sûre !

Merci à tous pour votre aide
Bonjour Alinéa,

Oui, c'est correct, il faut accorder avec "offrandes". Mais ce n'est pas parce que c'est l'antécédent du participe passé…

Dans votre phrase « que » est le pronom relatif qui a pour antécédent "offrandes". C'est avec lui qu'il faut accorder le participe passé, parce qu'il est COD et qu'il est antéposé.

Muriel
Méthode du grammairien Wilmet :

CE QUI EST lancé, ce sont "les offrandes" (féminin pluriel).
Déjà écrit avant d'écrire le participe… Donc on accorde : lancées.
Jehan a écrit :C'est tout à fait ça.
Sauf que ce n'est pas le passé composé que l'on accorde, mais le participe…
Et à n'importe quel temps composé.
Le "truc" du grammairien Wilmet que j'ai utilisé ici, et qui consiste à n'accorder le participe que si l'on a déjà écrit auparavant ce qui est… (+ participe) est l'équivalent très fonctionnel de cette règle.

Voici comment j'avais présenté la chose le 2 août dernier :
J'aime bien la méthode qu'un grammairien contemporain un peu frondeur, Wilmet, a proposé pour résoudre sans user de termes grammaticaux la plupart des accords courants. Elle ne résout pas tout, bien sûr, mais elle peut souvent aider bien des écoliers (ou adultes !) hésitants.

Au moment où l'on écrit le participe passé, toujours se demander si l'on a déjà écritce qui est… ou ce qui s'est… (+ participe passé)

Application la plus simple :

"J'ai jeté des fleurs." — Au moment même où j'écris "jeté", ce qui est jeté (les fleurs), n'est pas encore écrit : pas d'accord !

"Les fleurs que j'ai jetées étaient fanées." — Au moment où j'écris "jetées", j'ai déjà écrit ce qui est jeté (les fleurs) : accord ! (féminin pluriel).

Peu importe que je sache, dans ma tête, ce que j'ai jeté. L'ai-je déjà écrit au moment où j'écris "jeté" ?
A mon avis, le truc n'est pas tout à fait juste, car le " en " partitif est avant le verbe :
J'aime écrire des lettres à mes amis. Aujourd'hui, j'en ai écrit trois.
Bonsoir Classissisme,

Si vous êtes courageux, vous pourriez lire cette discussion :

https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/904/accord-du-participe-passe-avec-en-cod

Moi, je n'ai pas eu le courage… Mais je crois que dans votre cas, l'accord ne se fait pas car l'on considère que la plus grosse partie du COD est constituée par « trois (de cela) », postposé.

Muriel
À propos de la méthode Wilmet, Classicisme a écrit :
A mon avis, le truc n'est pas tout à fait juste.
Ce n'est pas une histoire de justesse ou de fausseté,
il s'agit simplement de savoir si cette méthode est fonctionnelle.
Ni Wilmet ni moi n'avons prétendu que le "truc" fonctionnait dans tous les cas.
Et dans sa Grammaire critique, il évoque honnêtement quelques "blocages" possibles.

Cependant, ce ne sont pas les cas les plus courants.
Et on peut considérer que la méthode est fonctionnelle
neuf fois sur dix, ce qui n'est pas négligeable…

La partie essentielle du COD se trouvant ici après le verbe
(comme le fait justement remarquer Muriel), on peut considérer
que la méthode fonctionne :

"J'aime écrire des lettres. J'en ai écrit trois."

CE QUI EST vraiment écrit (trois lettres ) n'est précisé
(par le pronom numéral) qu'après le participe…
Merci beaucoup Muriel !