Xaviermonnet a écrit :Bonsoir !
"L'argent qu'elle a aidé à gagner"
"Aidé" ne doit pas être accordé comme tel étant donné que le COD se réfère à "gagner", ou bien faut-il écrire "aidée"
Qu'en pensez-vous ?
Pourquoi veux-tu donc accorder au féminin avec le sujet "elle"?
Un participe passé conjugué avec l'auxiliaire avoir
ne s'accorde jamais avec le sujet, mais seulement avec un COD écrit avant.
Et "l'argent", c'est masculin.
Comme tu l'écris toi-même, le COD
que (= l'argent) est COD de l'infinitif "gagner", pas de "a aidé". Rien à accorder, donc.
L'argent qu'elle a aidé à gagner.Très intéressant !
Malheureusement, certains exemples sont incomplets, comme cette phrase qui commence par
"Si certains, comme XXX, directeur du XXX, et auteur de BLABLA : YYY. (Fin de paragraphe)"
Je reste sur ma soif car je ne sais pas ce que ces "certains" font ou pensent
Oui, il manque la fin de la phrase, dans le premier paragraphe.
On peut tout de même accéder à ce que pense Chiss en cliquant sur son nom :
https://www.lepoint.fr/societe/le-participe-passe-n-est-pas-un-tabou-03-09-2018-2248041_23.phpLa proposition faite par les professeurs belges soulève pour moi (ignare que je suis!) une autre question: qui pilote la langue française ? Peut-elle suivre dans un pays francophone des règles différentes de celles pratiquées en France ? Quid par exemple de la dernière réforme de l'orthographe: n'est-elle valable que pour la France ? L'orthographe et la grammaire sont-elles dans le même bateau ?
Quid par exemple de la dernière réforme de l'orthographe: n'est-elle valable que pour la France ?
Non, semble-t-il. Voir ici :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Rectifications_orthographiques_du_fran%C3%A7ais_en_1990#Diffusion_par_paysMerci! J'aurais dû trouver toute seule… :/
En fait, il semble être dans l'intérêt des pays francophones de suivre les réformes d'orthographe françaises, bien qu'il reste pas mal de pays non représentés.
Avec la grammaire, cela risquerait de se compliquer. Mais apparemment il y a des réflexions en cours dans un certains nombre de pays:
Les questions ainsi à l'étude sont, par exemple, les doubles consonnes, le pluriel des noms composés et l'accord du participe passé[réf. nécessaire].
L'EROFA préconise une réforme basée sur l'application de règles de portée générale :
la règle avancée doit être facile à comprendre, à mémoriser et à appliquer par tout écrivant ;
elle doit avoir une grande portée ;
elle doit prendre en compte les réalités de la francophonie.
[Études pour une rationalisation de l'orthographe française d'aujourd'hui (ÉROFA)]
https://fr.wikipedia.org/wiki/Rectifications_orthographiques_du_fran%C3%A7ais_en_1990#Diffusion_par_paysBonsoir,
"nous nous servons désormais du système pour des applications auxquelles nous n'avons pas songé"
"songé" ne prend pas de "s" car A QUOI avons-nous songé? Aux applications = COI donc pas d'accord
Est-ce bien cela?
C'est d'accord, merci pour votre aide précieuse !
Une autre phrase, sûrement déjà débattue, me pose problème.
"L' idée m'est venue"
Si l'on part du principe que "m'" est COI et que l'on puisse dire "venir à quelqu'un"
Alors pourquoi n'est-il pas légitime de supprimer le "e" de "venue"?
Merci d'avance !
Parce que le verbe est conjugué avec l'auxiliaire être, l'accord se fait avec le sujet.
Oui, à condition toutefois de ne pas être dans le cas de verbes pronominaux où le verbe être cache un verbe avoir :
Elles se sont parlé.
Bonjour,
Oui, à condition toutefois de ne pas être dans le cas de verbes pronominaux où le verbe être cache un verbe avoir.
Je sais accorder le participe dans ce cas mais je le fais de manière empirique. À quoi voit-on que, comme tu le dis, le verbe être cache un verbe avoir ?
Oui, je sais transformer une phrase avec l'auxiliaire être en une phrase avec l'auxiliaire avoir et je sais ainsi accorder le participe.
Mais y a-t-il une règle permettant de dire dans quel cas on doit s'y prendre comme ça ?
Je le fais sans me tromper mais je ne sais pas trop pourquoi.
Cette substitution ne marche que pour les verbes pronominaux, ici se parler.
Si on la tente dans la phrase de Xaviermonnet, une idée m'est venue, on ne dit pas (en principe) une idée a venu à moi, mais bien une idée est venue à moi. Il n'y a pas de verbe pronominal se venir.
Merci lamaneur,
Tu veux dire qu'on l'utilise pour les verbes essentiellement pronominaux, que ceux-là et tous ceux-là ?
oui.
Je ne pense pas me tromper en disant que les verbes ainsi conçus :
"je,tu,il,nous,vous,ils" suivi de "se" et du verbe être sont les plus fréqyents.
Salut Ricardo,
je,tu,il,nous,vous,ils" suivi de "se" et du verbe être sont les plus fréquents.
Oui mais y a-t-il une règle là-derrière ?
Ce qui est troublant c'est qu'effectivement "venir" n'existe pas à la forme pronominale.
Nous ne disons pas "se venir".
De facto ce n'est pas un verbe accidentellement pronominal.
Pourtant les verbes accidentellement pronominaux ont cette caractéristique : le participe passé est une action que le locuteur fait sur lui-même. Nous pouvons donc compléter les phrases par "lui-même", "soi-même", "moi-même", "toi-même", eux-mêmes" etc…
Or lorsque l'on dit "l'idée m'est venue", l'idée émane normalement de soi-même. Mais peut-être est-ce à prendre dans un sens plus poétique où l'idée viendrait d'ailleurs que de soi. Dans un sens "d'inspiration" si j'ose dire.
Aussi l'accord se fait-il de la même manière qu'avec le verbe "avoir", c'est-à-dire avec le COD placé avant uniquement (concernant les verbes accidentellement pronominaux).
Exemple : "je me suis lavé." Je me suis lavé moi-même = verbe accidentellement pronominal. COD "me" placé avant donc accord.
Mais (imaginons qu'une femme parle) : "je me suis lavé les mains" je me suis lavé quoi? Les mains donc pas d'accord car le sujet n'exerce pas l'action sur lui-même mais qu'uniquement sur une partie de lui.