Accord du participe passé

Langue française

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Dans la phrase "elles se sont persuadé / persuadées que leurs enfants ne reviendront jamais" , j'aimerais juste savoir pourquoi "persuadées" est juste ! ^^
Elles ont persuadé elles-mêmes.
" Cette maison est agréable, mais je l'aurais aimé/aimée plus spacieuse". Je pensais que la seule possibilité était "aimée" !
…je l'aurais aimée plus spacieuse, oui.
Bonsoir !

Quand se persuader est suivi d'une proposition introduite par la conjonction que, l'accord du participe passé n'est pas obligatoire.

C'est ainsi que l'on peut écrire :

Elles se sont persuadé/persuadées que leurs enfants ne reviendront jamais.

Tu as donc raison : les deux graphies sont possibles.

Cette maison est agréable, mais je l'aurais aimé/aimée plus spacieuse.
Le participe passé accompagné d’un attribut d’objet direct s’accorde en général avec cet objet si ce dernier précède le participe :
==>
Cette maison est agréable, mais je l'aurais aimée plus spacieuse.
Toutefois, le Bon usage (§ 950) admet l'invariabilité et cite plusieurs ex. de celle-ci, dont :
Ces petits fruits […] qu’on aurait voulu plus sucrés (Gide, Nourr. terr. et Nouv. nourr., p. 97).
D'autres grammairiens admettent les deux possibilités.
Bonjour, je ne sais pas si je dois accorder "vécu" dans cette phrase :

Une bonne amie connaît toutes tes histoires, une meilleure amie les a vécues avec toi.
Ou "vécu" ?

Merci de votre aide.
Bonsoir.

Oui, le participe vécues s'accorde au féminin pluriel avec le COD les (représentant "les histoires") placé avant.
Ce sont les histoires qui sont vécues, ce sont des histoires vécues
@Roméo31
Merci beaucoup pour la réponse !
MC a écrit :Bonjour, je ne sais pas si je dois accorder "vécu" dans cette phrase :

Une bonne amie connaît toutes tes histoires, une meilleure amie les a vécues avec toi.
Ou "vécu" ?

Merci de votre aide.
Je comprends que tu hésites : la question de l'accord du participe passé vécu est loin d'être simple.

L'Académie française fait une distinction entre l'emploi de vécu au sens propre et son emploi au sens figuré :
Les participes passés comme couru, coûté, régné, valu, vécu sont invariables quand ils sont employés au sens propre, car leur complément est alors un complément de mesure et non un complément d’objet direct : pendant le quart d’heure que nous avons couru ; les 87 ans qu’elle a vécu. Mais ils peuvent varier au sens figuré, où ils deviennent transitifs : les dangers que nous avons courus ; la folle époque qu’elle a vécue ;
https://www.academie-francaise.fr/questions-de-langue#63_strong-em-participe-pass-accord-em-strong

Le "Hanse" opère un distinguo entre l'emploi intransitif (part. passé invariable) du verbe vivre et son emploi transitif (part. passé variable). Cf. 3e éd., p. 640-641

Le Grevisse de l'étudiant, 2018, p. 574 : Idem

Le Bon usage évoque deux critères : le complément exprime ou non une durée + l'usage - divergent - des auteurs (cf. § 947).

Le "Riegel" (2014) : règle traditionnelle ==> invariabilité/emloi dit "transitif" ==> accord (cf. p. 504).

H. Briet, L'accord du participe passé, De Boeck Supérieur, 2012) p. 105 : "Double usage du participe passé vécu"

La distinction notamment entre les emplois transitifs et intransitifs étant difficile à effectuer, l'arrêté du 28 décembre 1976 relatif aux tolérances grammaticales et orthographiques (publié au J.O.R.F. NC du 9 février 1977, p. 828, point 12 autorise l'accord avec le complément et l'invariabilité dans tous les cas.
https://www.weblettres.net/guidetice/complements/arrete_1976.pdf

Dès lors, au moins dans les concours et examens dépendant du ministère de l'éducation (primaire et secondaire), on pourrait écrire :

Une bonne amie connaît toutes tes histoires, une meilleure amie les a vécues avec toi.

Une bonne amie connaît toutes tes histoires, une meilleure amie les a vécu avec toi.
Une bonne amie connaît toutes tes histoires, une meilleure amie les a vécu avec toi.
Première nouvelle…qui date de plus de cinquante ans…
Je m'instruis. Mieux vaut tard que jamais.
Je trouve que Roméo est trop tolérant ! 😜
Dans le cas présent, le verbe étant complété par un pronom manifestement COD (les = les histoires), l'emploi transitif de "avoir vécu" ne fait absolument aucun doute. Ici, la distinction entre emploi transitif et emploi intransitif n'est nullement difficile à effectuer. Alors que dans d'autres cas on peut effectivement hésiter, dans le cas de vivre des histoires, on voit bien qu'il ne peut pas s'agir d'un complément de durée.
Absolument ! 😀
les 87 ans qu’elle a vécu
Je ne suis pas sûr de comprendre ce cas. Dans "vivre une année", "une année" peut être un COD, non ? Une année, ça peut se vivre, non ?
Vivre quatre-vingt sept ans est un complément de durée.
Vivre dix années difficiles est un COD.
Eh bien ça ne me saute pas aux yeux, on ne pourrait pas dire le contraire ou laisser ça à l'appréciation du scripteur ?
Reviens à la vieille méthode : à quelle question répond le complément ?
Vivre quatre-vingt sept ans : vivre combien de temps ?
Vivre dix années difficiles : vivre quoi ?
Cela ne saute au yeux de personne, puisque c'est quelquefois affaire de nuance.
Comment analyser Vivre quatre-vingt sept ans de souffrance ?
Un COD sans hésitation pour moi.
Mais si la tolérance est possible, c'est bien que certains vont hésiter. 🙄
Merci pour vos réponses.

Mais il me semble que "Vivre quatre-vingt sept ans" pourrait être la réponse à "Vivre quoi ?". Il me semble que ça dépend de la manière de raisonner du scripteur. Et que donc on accorde ou non le participe selon son avis. Mais mes connaissances en grammaire sont limitées.
Mais il me semble que "Vivre quatre-vingt sept ans" pourrait être la réponse à "Vivre quoi ?".
Non, quatre-vingt-sept ans n'est pas une chose, onc ça ne peut pas répondre à "quoi".
Bonjour Ricardo, bien heureux de te lire !!! Tu te portes bien ?


Mais pour ta réponse, je ne suis pas convaincu… C'est secondaire.
Laoshi a écrit :Comment analyser Vivre quatre-vingt sept ans de souffrance ?
Dès que l'on fait allusion au "contenu vécu" de la durée - ici souffrance - l'option "COD" est à privilégier.
En l'absence d'une telle allusion (Vivre quatre-vingt-sept ans, sans plus de précision) c'est l'option "complément de durée" qui prévaudra.
OK, merci.