Le pronom du verbe pronominal est toujours de la même personne que le sujet.
Accord du participe passé
4223 réponses · Page 155 / 212
Bonjour,
Cette phrase "Ainsi que je vous en ai récemment informé" "je" est un homme et "vous" une femme… informé ou informée alors ?
Merci,
Cette phrase "Ainsi que je vous en ai récemment informé" "je" est un homme et "vous" une femme… informé ou informée alors ?
Merci,
Informée. Accord avec le COD vous placé avant le verbe, dans le cas d'un verbe employé avec l'auxiliaire avoir.
Bonjour,
J’ai un doute sur les 2 phrases suivantes, laquelle des deux est correcte :
Dois-je dire :
La maturité qu’elle m’a TRANSMIS
ou
La maturité qu’elle m’a TRANSMISE
Selon moi, s’agissant de l’emploi de l’auxillaire « Avoir », le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le COD si celui-ci le précède.
Transmis quoi ? La maturité ( féminin, singulier) donc TRANSMISE mais je me trompe peut-être..
Merci pour votre aide !
J’ai un doute sur les 2 phrases suivantes, laquelle des deux est correcte :
Dois-je dire :
La maturité qu’elle m’a TRANSMIS
ou
La maturité qu’elle m’a TRANSMISE
Selon moi, s’agissant de l’emploi de l’auxillaire « Avoir », le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le COD si celui-ci le précède.
Transmis quoi ? La maturité ( féminin, singulier) donc TRANSMISE mais je me trompe peut-être..
Merci pour votre aide !
Ton raisonnement est le bon… La maturité qu'elle m'a transmise.
Bonjour, j'ai un doute pour un accord. Ecrit-on "Au regard des recherches que j'ai menées" ou "au regard des recherches que j'ai mené". Je pencherais pour "au regard des recherches que j'ai menées" mais un proche m'a mis le doute.
Merci par avance.
Merci par avance.
Non, c'est bien menées. Il y a accord avec le COD que dont l'antécédent est recherches.
Merci bien.
Oui, comme dirait Wilmet, ce sont bien les recherches (écrit avant) qui sont menées...
Bonjour à tous,
Je m'interroge et j'ai pensé pouvoir trouver ici des réponses à ces interrogations.
Je tâche de comprendre les raisons de certaines règles de l'accord du participe passé. J'ai quelques idées à ce sujet mais je ne suis pas certain du bien-fondé de celles-ci et j'ai pensé que vous pourriez peut-être m'aider à comprendre certaines de ses raisons.
Je donne un exemple : On est en droit de s'interroger sur les raisons qui poussent la grammaire française à nous faire accorder le participe passé avec le sujet lorsqu'il est employé avec l'auxiliaire "être" alors qu'on l'accorde avec le cod lorsqu'il est employé avec l'auxiliaire "avoir".
À cela j'ai pensé qu'il fallait tout simplement aller chercher du côté de la signification de ces mots "être" et "avoir". "Être" est en rapport avec le "soi", la personne, ses qualités, défauts et autres caractéristiques intrinsèques, inaliénables, intérieures à une personne ; alors qu'au contraire "avoir" est davantage en rapport avec le monde qui entoure un être humain, des objets qui lui appartiennent mais d'une façon non inaliénables, plus impropre. Si parmi vous se trouvaient des personnes assez renseignées pour pouvoir confirmer ou infirmer mes intuitions, cela m'aiderait beaucoup.
Autre questionnement : Pour quelle raison faudrait-il ne pas accorder le participe passé construit avec l'auxiliaire "avoir" lorsque le cod est placé après le verbe ? Serait-ce, comme on l'entend dire parfois, parce qu'au moment de l'énonciation, le cod n'est pas encore connu et que dans ce cas, il est bien difficile de faire l'accord. Comment savoir en effet s'il faut mettre un "e" ou un "s" si on ne sait pas si notre cod est singulier, pluriel, féminin ou masculin ? J'espère que je m'exprime clairement ?
D'ailleurs, à l'oral, cela serait très bizarre de dire : "J'ai prisela piste cyclable pour me rendre à mon travail."
Mais si tel est le cas, il n'y aurait donc pas de raisons d'accorder dans les cas où le cod est pronominalisé comme c'est le cas dans l'exemple suivant :
"Nous l'avons enfin gagnéecette coupe !" Car si le cod est bien placé avant le verbe, nous ne savons pas encore au moment de l'énonciation s'il est féminin ou masculin. Pourtant, on doit faire l'accord dans ce cas-là.
Je suis donc beaucoup moins enthousiasmé par cette explication de règle que par la précédente.
Je remercie ceux qui prendront la peine de m'éclairer.
Je m'interroge et j'ai pensé pouvoir trouver ici des réponses à ces interrogations.
Je tâche de comprendre les raisons de certaines règles de l'accord du participe passé. J'ai quelques idées à ce sujet mais je ne suis pas certain du bien-fondé de celles-ci et j'ai pensé que vous pourriez peut-être m'aider à comprendre certaines de ses raisons.
Je donne un exemple : On est en droit de s'interroger sur les raisons qui poussent la grammaire française à nous faire accorder le participe passé avec le sujet lorsqu'il est employé avec l'auxiliaire "être" alors qu'on l'accorde avec le cod lorsqu'il est employé avec l'auxiliaire "avoir".
À cela j'ai pensé qu'il fallait tout simplement aller chercher du côté de la signification de ces mots "être" et "avoir". "Être" est en rapport avec le "soi", la personne, ses qualités, défauts et autres caractéristiques intrinsèques, inaliénables, intérieures à une personne ; alors qu'au contraire "avoir" est davantage en rapport avec le monde qui entoure un être humain, des objets qui lui appartiennent mais d'une façon non inaliénables, plus impropre. Si parmi vous se trouvaient des personnes assez renseignées pour pouvoir confirmer ou infirmer mes intuitions, cela m'aiderait beaucoup.
Autre questionnement : Pour quelle raison faudrait-il ne pas accorder le participe passé construit avec l'auxiliaire "avoir" lorsque le cod est placé après le verbe ? Serait-ce, comme on l'entend dire parfois, parce qu'au moment de l'énonciation, le cod n'est pas encore connu et que dans ce cas, il est bien difficile de faire l'accord. Comment savoir en effet s'il faut mettre un "e" ou un "s" si on ne sait pas si notre cod est singulier, pluriel, féminin ou masculin ? J'espère que je m'exprime clairement ?
D'ailleurs, à l'oral, cela serait très bizarre de dire : "J'ai prisela piste cyclable pour me rendre à mon travail."
Mais si tel est le cas, il n'y aurait donc pas de raisons d'accorder dans les cas où le cod est pronominalisé comme c'est le cas dans l'exemple suivant :
"Nous l'avons enfin gagnéecette coupe !" Car si le cod est bien placé avant le verbe, nous ne savons pas encore au moment de l'énonciation s'il est féminin ou masculin. Pourtant, on doit faire l'accord dans ce cas-là.
Je suis donc beaucoup moins enthousiasmé par cette explication de règle que par la précédente.
Je remercie ceux qui prendront la peine de m'éclairer.
Bonjour.
En fait, à l'origine, quel que soit l'auxiliaire, le participe passé pouvait fonctionner dans tous les cas comme un adjectif qui s'accorde.
N'oublions pas que le participe est la forme adjectivale du verbe.
Par exemple, dans le poème de Ronsard, la rose avait déclose sa robe de pourpre au soleil.
(La rose avait "une robe déclose". Et la robe était déclose.)
Pour l'évolution historique, c'est complexe et difficilement résumable :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_du_participe_pass%C3%A9_en_fran%C3%A7ais#%C3%89volution_historique
En fait, à l'origine, quel que soit l'auxiliaire, le participe passé pouvait fonctionner dans tous les cas comme un adjectif qui s'accorde.
N'oublions pas que le participe est la forme adjectivale du verbe.
Par exemple, dans le poème de Ronsard, la rose avait déclose sa robe de pourpre au soleil.
(La rose avait "une robe déclose". Et la robe était déclose.)
Pour l'évolution historique, c'est complexe et difficilement résumable :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_du_participe_pass%C3%A9_en_fran%C3%A7ais#%C3%89volution_historique
Merci beaucoup pur ta réponse Jehan,
Mais elle me déçoit dans la mesure où j'ai l'impression que je dois conclure du lien partagé qu'il n'y a pas de raison logique ou sémantiques à ces accords, mais seulement des raisons historiques et donc un peu arbitraires. Cela me rend triste de savoir que toutes ces lettres muettes écrites au prix d'efforts intellectuels parfois poussés n'ont finalement aucune fonction logique mais perpétuent seulement une tradition plus ou moins centenaire.
À moins que je n'aie pas bien saisi l'ensemble de l'article wikipédia.
Mais elle me déçoit dans la mesure où j'ai l'impression que je dois conclure du lien partagé qu'il n'y a pas de raison logique ou sémantiques à ces accords, mais seulement des raisons historiques et donc un peu arbitraires. Cela me rend triste de savoir que toutes ces lettres muettes écrites au prix d'efforts intellectuels parfois poussés n'ont finalement aucune fonction logique mais perpétuent seulement une tradition plus ou moins centenaire.
À moins que je n'aie pas bien saisi l'ensemble de l'article wikipédia.
Si les règles des langues naturelles étaient toutes le fruit de la logique, cela se saurait…
Et puis, soyons justes : il y a bien dans cette règle d'accord une logique sémantique, même si elle est partielle.
Au fait, as-tu entendu parler de la méthode Wilmet ?
Je l'utilise souvent sur le présent forum.
Et puis, soyons justes : il y a bien dans cette règle d'accord une logique sémantique, même si elle est partielle.
Au fait, as-tu entendu parler de la méthode Wilmet ?
Je l'utilise souvent sur le présent forum.
Quelle est selon toi la part de logique sémantique dans cet accord ? À quels moments de la règle de l'accord cette logique intervient-elle ? C'est vraiment une question qui me taraude.
De Wilmet je connais la grammaire critique du français. Enfin, quand je dis "connaître", je veux simplement dire que je suis au courant de son existence…
J'ai jeté un œil au lien partagé, qui doit bien aider ceux qui ont des difficultés avec l'accord du participe passé, ce qui n'est pas tout à fait mon cas, ce qui m'amène ici étant davantage une quête des raisons de cet accord plutôt que ses règles ou des astuces pour le réaliser.
De Wilmet je connais la grammaire critique du français. Enfin, quand je dis "connaître", je veux simplement dire que je suis au courant de son existence…
J'ai jeté un œil au lien partagé, qui doit bien aider ceux qui ont des difficultés avec l'accord du participe passé, ce qui n'est pas tout à fait mon cas, ce qui m'amène ici étant davantage une quête des raisons de cet accord plutôt que ses règles ou des astuces pour le réaliser.
Bonsoir les amis 😀
Je suis pris d'un doute avec la construction suivante :
Un journaliste qui s'adresse à un maire :
"Ces émeutes vous ont-elles surprises ?"
"Non elles ne m'ont pas surprises".
L'accord au féminin me semble fautif, mais j'hésite. Ces deux personnalités ont-elles faux ?
Je suis pris d'un doute avec la construction suivante :
Un journaliste qui s'adresse à un maire :
"Ces émeutes vous ont-elles surprises ?"
"Non elles ne m'ont pas surprises".
L'accord au féminin me semble fautif, mais j'hésite. Ces deux personnalités ont-elles faux ?
Qui est surpris ? C'est "vous" et "m' ", donc monsieur le maire, masculin singulier.
Donc :
" - Ces émeutes vous ont-elles surpris ?
- Non elles ne m'ont pas surpris ".
Donc :
" - Ces émeutes vous ont-elles surpris ?
- Non elles ne m'ont pas surpris ".
Le Chevalier au Lion a écrit :Bonjour à tous,Le fameux épigramme de Clément Marot :
Je m'interroge et j'ai pensé pouvoir trouver ici des réponses à ces interrogations.
Je tâche de comprendre les raisons de certaines règles de l'accord du participe passé. J'ai quelques idées à ce sujet mais je ne suis pas certain du bien-fondé de celles-ci et j'ai pensé que vous pourriez peut-être m'aider à comprendre certaines de ses raisons.
[…]
[…] ce n’est qu’en 1538 que la règle de l’accord du participe passé après avoir avec ce que l’on appelle aujourd’hui le complément d’objet direct antérieur a été énoncée dans l’épigramme de Clément Marot : « Notre Langue a cette façon, / Que le terme qui va devant / Volontiers régit le suivant » (orthographe modernisée).https://erofa.free.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=139:-le-participe-passe-hier-et-demain&catid=44:participe-passe&Itemid=100
Deux textes sur la justification des règles d'accord du part. passé :
1. A la recherche du mot. Vous avez dit « justifier » ?
2. EROFA, Le participe passé hier et demain
[trois fois le même lien]
Bonsoir,
Concernant l'accord du participe passé avec un COD antéposé, si l'en croit la version rapportée par Voltaire et son amusante remarque ("De l'Italie, Marot nous ramena deux choses…"), son origine est italienne. C'est donc sans doute dans cette langue qu'il faut y chercher l'origine (laquelle n'est aucunement latine puisqu'il n'y a pas de passé composé en latin).
On notera que l'italien moderne a fortement assoupli cette règle (quand ? je ne ais plus).
Il me semble avoir lu quelque part qu'elle avait été introduite et reprise par Marot car elle ouvrait un plus large champ aux rimes féminines, ou quelques choses du genre.
Concernant l'accord du participe passé avec un COD antéposé, si l'en croit la version rapportée par Voltaire et son amusante remarque ("De l'Italie, Marot nous ramena deux choses…"), son origine est italienne. C'est donc sans doute dans cette langue qu'il faut y chercher l'origine (laquelle n'est aucunement latine puisqu'il n'y a pas de passé composé en latin).
On notera que l'italien moderne a fortement assoupli cette règle (quand ? je ne ais plus).
Il me semble avoir lu quelque part qu'elle avait été introduite et reprise par Marot car elle ouvrait un plus large champ aux rimes féminines, ou quelques choses du genre.
Le Chevalier au Lion a écrit :Quelle est selon toi la part de logique sémantique dans cet accord ? À quels moments de la règle de l'accord cette logique intervient-elle ? C'est vraiment une question qui me taraude.La part de logique sémantique est celle de l'accord avec ( ce) qui est + participe, étant donné que le participe dit passé a toujours en lui-même un sens passif, quand il concerne des verbes à COD.
@Oivier68
Oui, Marot s'est inspiré de la grammaire italienne.
Voltaire a écrit à ce sujet
: "Clément Marot a ramené deux choses d'Italie : la vérole et l'accord du participe passé… Je pense que c'est le deuxième qui a fait le plus de ravages !"
Oui, Marot s'est inspiré de la grammaire italienne.
Voltaire a écrit à ce sujet
: "Clément Marot a ramené deux choses d'Italie : la vérole et l'accord du participe passé… Je pense que c'est le deuxième qui a fait le plus de ravages !"