Accord du participe passé

Langue française

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Les voitures que j'ai vues brûler > (J'ai vu les voitures en train de brûler)
Verbe brûler, emploi intransitif, sans COD. "se consumer".
Le pronom que (= les voitures) est donc COD du verbe "ai vues" et non de l'infinitif.
Le participe vues s'accorde donc avec ce COD.

Les voitures que j'ai vu brûler > (J'ai vu [quelqu'un] brûler les voitures )
Verbe brûler, emploi transitif, avec COD: brûler quelque chose, détruire quelque chose par le feu.
Le pronom que (= les voitures) n'est pas COD de "ai vu", mais de l'infinitif "brûler".
Le participe vu ne s'accorde donc pas.
Yann3012 a écrit :
Bonjour j'aimerais savoir pourquoi la phrase "Les voitures que j'ai vu brûler." ne s’écrit pas "Les voitures que j'ai vues brûler."Car la règle dit que si le cod est placé avant et fait l'action exprimé par l'infinitif alors le participe s'accorde avec le cod. Or ici les voitures brûlent donc on devrait accordé le participé passé (vu) avec le cod(voitures) non?
Merci d'avance
La règle. Ses formulations. Les précisions y apportées (hors cas particuliers).

Yann, ne t'inquiète pas pour la règle.
En effet, la règle générale (il y a des cas particuliers) d'accord du participe passé conjugué avec avoir et suivi de l'infinitif est souvent énoncée comme tu le rappelles (cf., par ex., Henri Briet, L'accord du participe passé, De Boeck/Duculot, 2012, p. 116 ; André Goosse, Le Bon usage, version électronique, 2017, § 951).

Mais le c.o.d. est le pronom relatif que, mis pour les voitures et, surtout, il convient de faire la distinction opérée par Jehan.

Soit dit en passant, il est regrettable que Le Français facile ne fasse pas ce distinguo (volontairement ou non) :
Cas particulier:
  Le participe est suivi d'un verbe a l'infinitif […]
Incomplet car ne traite pas du type de cas suivant : La maison que j'ai vu brûler par le pompier pyromane (ou : par les émeutiers).
C'est le pompier qui fait l'action de brûler (la maison), et non le c.o.d. (= que, mis pour la maison), placé avant le participe passé. Celui-ci reste donc invariable.

Toutefois, il te faut savoir a règle générale est également exposée assez souvent, en substance, comme suit :
"On fait l'accord si le pronom objet direct qui précède se rapporte au participe."

(Cf., entre autres, Maurice Grevisse, Savoir accorder le participe passé, Duculot, 1983, p. 32).

Comme il n'est pas toujours facile de savoir si l'objet direct se rapporte au participe ou à l'infinitif, certains auteurs (Grevisse , Goosse et Briet notamment) complètent l'énoncé de la règle par les notes ou "procédés pratiques" (je n'évoque pas ici les cas particuliers) suivants (cf. A à E) :

A et B.
Notons que : 1) si l’infin. a son propre objet direct, le pronom objet direct ne peut être rapporté à l’infin. et le partic. varie : Ces bûcherons, je les ai vus abattre des chênes ; — 2) si l’agent de l’infin. est ou peut être exprimé avec la préposition par (cf. § 903) , le pronom ne peut être rapporté au participe, et celui-ci est nécessairement invariable : Ces arbres, je les ai vu abattre (par le bûcheron). 
Goosse, Le B.U., § 951.
Précisions apportées aussi, mais en d'autres termes, par Briet et Grevisse.

C.
Quand le participe suivi d’un infinitif a pour objet direct le pronom en (§ 946) , on le laisse invariable :
Hélas ! que j’en ai vu mourir de jeunes filles ! (Hugo, Orient., XXXIII, 1.)— Que j’en ai vu sortir sous les huées ! (Barrès, Mes cahiers, t. XIV, p. 140.)
Goosse, Le B.U., § 951.
Précision apportée aussi, en d'autres termes, par Briet.

D.
Si le pronom objet direct qui précède représente l'auteur (ou les auteurs) de l'action marquée par l'infinitif […], accordez le participe avec lui ; sinon, non.
Grevisse. Briet et Gosse en font même la règle générale.

E.
Intercalez entre le participe et le pronom l'objet direct (auquel vous substituerez le nom qu'il remplace, puis tournez l'infinitif soit par le participe présent, soit par une proposition relative à l'imparfait, soit par en train de. Si la phrase garde son sens, faites l'accord : sinon, non :
Les violonistes que j'ai entendus jouer.
[…]
J'ai entendu que, c.-à-d. les violonistes en train de jouer.
Grevisse.
Bonjour,

J'ai bien connaissance des règles de l'accord du participe passé avec l'auxiliaire avoir mais malgré tout, je bloque et j'hésite … Je ne trouve pas la réponse.

Vous êtes bien d'accord avec moi que le participe passé s'accorde avec le COD uniquement si il est placé avant le verbe avoir ?

Et bien … Comment vous écrivez :

" Vos absences nous ont empêché de vous évaluer de façon pertinente "

Je vous explique mon raisonnement :
1) je cherche le COD en me posant les questions : "vos absences nous ont empêché qui ? " ET "vos absences nous ont empêché quoi ?"

2) je me dis le COD est : "de vous évaluer de façon pertinente", donc il n'y a pas d'accord, empêché de s'accorde pas.

Mon ami pense qu'il a accord avec le pronom personnel "nous" et donc que empêché prendrait la terminaison "és".
Je ne suis pas d'accord car pour moi, le pronom personne "nous" est COI.
Je retrouve le COI en posant la question : "vos absences nous ont empêché à qui ? ===> à "nous".
Il me semble que l'accord se fait uniquement avec le COD et non pas le COI.


Qu'en pensez-vous ?

Est-ce que quelqu'un pourrait m'éclairer et surtout m'expliquer s'il vous plaît ?

Merci beaucoup.
Bonsoir.

On empêche qui ?
On empêche quelqu'un de faire quelque chose.
Donc le "nous", ici, est bien un COD, placé avant. Ce n'est pas un COI. Donc accord :
Vos absences nous ont empêchés de vous évaluer de façon pertinente.

En revanche "de vous évaluer" n'est pas COD, puisqu'il se pronominalise par "en", et non par "le" comme le COD.
On empêche qui ? De quoi faire ?
On empêche quelqu'unde faire quelque chose.
On l'en empêche.
Merci pour votre réponse Jehan.

Il me semble que lorsque nous recherchons le COD, la question doit bien se poser en prenant le sujet + le verbe.

On aurait donc la question : "nous ont empêché" qui ? OU "nous ont empêché" quoi ?


Voici la source :
https://www.visezjuste.uottawa.ca/pages/grammaire/pp_avec_avoir.html


Est-ce que vous voyez où je veux en venir ?

Peut-être que d'autres personnes viendront apporter leur raisonnement ?
Il me semble que lorsque nous recherchons le COD, la question doit bien se poser en prenant le sujet + le verbe.
Sujet + verbeVos absencesont empêché qui ? > nous (COD) de quoi faire ? (COI)

Mais plutôt que des questions parfois piégeantes, dans un cas complexe comme celui-ci, mieux vaut le petit "test" du pronom, que j'ai déjà exposé.
Un COD pourra se remplacer par un pronom COD : l', le, la, les, selon le cas.
Un complément pouvant se remplacer par le pronom "en" comme ici "de vous évaluer" n'est pas COD, mais COI (ou plutôt COS, puisque le verbe a en plus un COD (nous).
Jehan a écrit : […]
Donc accord :
Vos absences nous ont empêchés de vous évaluer de façon pertinente.
Empêchés ? Pas obligatoirement. 😜
Si nous représente une femme (une professeure) => Vos absences nous ont empêchée de vous évaluer.
Si nous représente deux professeures => Vos absences nous ont empêchées de vous évaluer.

(Oui, je sais que tu sais !) 🙂
Empêchés ? Pas obligatoirement.
Si nous représente une femme (une professeure) => Vos absences nous ont empêchée de vous évaluer.
Si nous représente deux professeures => Vos absences nous ont empêchées de vous évaluer.
Est-ce là un très rare cas de nous majestatif ?
Ou de modestie, peut-être…
De modestie, à mon sens.
Bonsoir à la communauté,

A mon tour de douter de l'accord d'un participe passé :

"Jusqu'à l'an dernier, le flux des touristes nous avait toujours assuré de bons revenus."

J'ai un doute entre le complément d'objet et le complément d'objet second, si mon analyse est correcte.
Je vous remercie pour votre aide.

Lolo
Bonsoir.

On assure quelque chose (COD) à quelqu'un (COS).
Le participe passé, ici conjugué avec l'auxiliaire "avoir", ne peut s'accorder qu'avec un COD placé avant, jamais avec un COS. La présence ou l'absence d'un COS comme "nous" (= à nous) n'a donc aucune importance.
Ici, le COD "de bons revenus" est placé après.
On n'accorde donc pas.

Jusqu'à l'an dernier, le flux des touristes nous avait toujours assuré de bons revenus.
"nous avait assuré".
Tout à fait. Et je venais d'en exposer la raison en détail.
bonsoir,
une petite question svp. Doit-on écrire "merci à celui qui m'a envoyé ces fleurs" ou "merci à celui qui m'a envoyées ces fleurs"
Bonsoir!!

Je ne connais pas cette lettre que tu m'as livrée.

Le participe s'accorde avec quel objet, le "que" ou le "me"? Je pense que le "me" est, en effet," à moi". Donc, il s'accorde avec le "que", est-ce cela correct?

Merci d'avance!
Je ne connais pas cette lettre que tu m'as livrée.
Autrement écrit dans un mauvais français : Je ne connais pas cette lettre livrée à moi par toi.

L'accord doit se faire avec le COD s'il est placé avant le verbe.
On a livré quoi ? une lettre (COD) placée avant le verbe, donc livrée

Attendre autre avis
edfgdf1963 a écrit :bonsoir,
une petite question svp. Doit-on écrire "merci à celui qui m'a envoyé ces fleurs" ou "merci à celui qui m'a envoyées ces fleurs"
Le participe s'accorde avant le COD (complément d'objet direct) si ce COD est placé avant le verbe. Ici, le COD est "ces fleurs" et l'on voit qu'il est placé après le verbe donc on n'accorde pas le participe : "envoyé".
merci bien 😉
bonjour , j ai un probléme avec l'accord du participe passé

on dit :
je t'ai appelée ( feminin )
je t'ai appelé ( masculin )

ma question est , est ce qu'on dit :

ils t'ont appelée ( féminin)
ils t'ont appelé ( masculin)
ils m'ont appelée
ils m'ont appelé