Accord du participe passé

Langue française

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Et on insuffle quelque chose à quelqu'un…
J'ai lu et honnêtement j'ai rien compris.

Si on accorde avec "souffle de vie", je ne vois pourquoi on accorde au féminin puisque : "un" souffle de vie.

La seule réponse qui me semble correcte est de penser que l'auteur a voulu accorder avec "vie". Vous confirmez ?
Tu as raison.

Mais qui t'a dit qu'il faut écrire insufflée ?

Ajout : Oui, excuse-moi. Il n'en demeure pas moins que cet auteur (ou qqn d'autre) a commis une faute d'accord.

Tu dis que tu n'as rien compris. Que n'as-tu pas compris ?
J'ai dit que c'était un extrait de Harraga de Boualem Sansal.
paulang a écrit :
Lamaneur a écrit :Mais évidemment, avec "mot", masculin singulier, il n'y a pas d'accord
Est-ce bien formulé ?
Non, c'est trop elliptique pour "il n'y a pas d'accord spécial, on garde la forme générique du participe passé". Mais naturellement, il y a accord avec le masculin singulier, c'est-à-dire… pas d'accord spécial !
Roméo31 a écrit : Tu dis que tu n'as rien compris. Que n'as-tu pas compris ?
Ce que je ne comprenais pas, c'est que la règle sus-citée ne correspondait pas avec mon exemple, extrait je le rappelle d'un livre de Boualem Sansal.

Donc, deux hypothèses : soit c'est vraiment une coquille, soit il a voulu accorder avec "vie" et non "souffle". 😉
Bonjour, je m'interroge sur la phrase suivante :
"Elle a été notée absente."
Si "absente" est le COD de "a été notée", il n'a pas lieu de s'accorder avec le sujet, et l'on devrait plutôt dire : "Elle a été notée absent." non ?
Elle a été notée absente.

Le participe passé est notée.
Le participe passé des verbes construits avec l'auxiliaire être s'accorde avec leur sujet.
Le participe passé des verbes construits avec l'auxiliaire avoir s'accorde avec le COD s'il est placé avant le verbe.
"a été notée" est au passif et ne peut donc avoir de COD.
absente est attribut du sujet. Il s'accorde donc avec ce sujet.

La route est encore longue jusqu'au CAPES…
Elle l'est, en effet…

Merci pour cette réponse. 🙂
LaPlumeAiguisée a écrit :
Roméo31 a écrit : Tu dis que tu n'as rien compris. Que n'as-tu pas compris ?
Ce que je ne comprenais pas, c'est que la règle sus-citée ne correspondait pas avec mon exemple, extrait je le rappelle d'un livre de Boualem Sansal.

Donc, deux hypothèses : soit c'est vraiment une coquille, soit il a voulu accorder avec "vie" et non "souffle". 😉
C'est une faute d'accord ou une coquille.
Bonjour à tous,

J'ai un doute avec l'accord.
Oui ou non ?
J'ai travaillé dans votre entreprise, laquelle m'a permis(e) de trouver…
C'est suivi d'un infinitif mais il y a une préposition alors je suis perdu.
La règle : https://la-conjugaison.nouvelobs.com/regles/orthographe/l-accord-du-participe-passe-suivi-d-un-verbe-a-l-infinitif-180.php

Merci à tous.
Bonsoir.

Rappelons encore qu'un participe passé conjugué avec "avoir" ne peut s'accorder
qu'avec un COD écrit avant.
L'entreprise m'a permis quoi ? > "de trouver…"
Le COD est placé après.
Aucun accord à faire.
Et le m' qui précède n'est pas COD, mais COS. (= L'entreprise a permis à moi…)
Bonjour,

J'ai un doute sur l'accord suivant : "Un sentiment d’agressivité l’avait envahi durant l’heure qu’il avait eue à attendre".

Ça ne me semble pas très joli…

Merci d'avance !
Je ne pense pas qu'il faille un e final à eue.
Moi non plus…
Ce n'est pas l'heure qu'il avait eue.
Il avait eu à (= Il avait dû) attendre une heure.
"une heure" n'est pas COD du participe.
Ha oui, voilà, merci pour l'éclaircissement quant à cette subtilité ! Je me disais bien que c'était moche, sans pouvoir expliquer pourquoi…
Et heure n'est pas COD mais complément de temps de attendre.
Plus exactement c'est qu' qui est complément de temps de "attendre".
Ici, "qu'" équivaut à "durant laquelle".

Et "(durant) l'heure" est complément de temps de "avait envahi".
Accord du participe passé eu dans eu + préposition à (ou de) + infinitif.

En réalité, l'usage, les écrivains et les grammairiens sont hésitants.

En effet :

1. Selon certains spécialistes de la langue française, l'accord doit se faire ou non suivant que, respectivement, le C.O.D. l'est du participe passé ou de l'infinitif.

2. D'autres se bornent à constater que l'invariabilité est la plus fréquente.

3. D'aucuns conseillent de laisser eu invariable quand il signifie "dû".

4. D'autres encore font état de la possibilité d'accorder eu, sans préciser le(s) cas concerné(s).

5. Enfin, certains affirment que l'accord est (toujours) facultatif.

Pour ma part, j'applique la distinction rappelée en 1 ci-dessus. ==> l'heure qu'il avait eu à attendre.
Mais je ne relève pas de faute d'orthographe si celle-ci n'est pas appliquée, compte tenu de la difficulté à la mettre en pratique parfois et des divergences de vues entre spécialistes.

Voici précisément un relevé (non exhaustif) des positions, souvent différentes, exposées dans dix ouvrages.

Le Bon usage
, § 951, version électronique, 2017 :
Avec avoir à comme synonyme de devoir, le participe est le plus souvent laissé invariable : La contrainte qu’elle a eu à subir (Green, Adrienne Mesurat, p. 166). — Quelque course que précisément il avait eu à faire (Gide, Faux-monn., p. 100). — L’immensité des espaces qu’elles ont eu à vaincre et traverser (B.-H. Lévy, Dern. jours de Baudelaire, p. 172).A4 Cependant, des auteurs ne répugnent pas à rapporter l’objet direct à eu  : Toutes les difficultés qu’il eût eues à surmonter (Stendhal, Chartr., xxvii ). — La première lettre de ce genre que j’ai eue à écrire (R. Rolland, Au-dessus de la mêlée, p. 69). — Tous les blessés que j’ai eus à traiter (Duhamel, Pesée des âmes, p. 178). 
L'accord du participe passé, Maurice Grevisse, 7e éd. revue par r Henri Briet, De Boeck/Duculot, 2012, p. 118 :
D. Le cas des participes passés eu, donné, laissé suivis d'un infinitif introduit par la préposition à
On peut soit laisser ces participes passés invariables, soit les accorder avec le complément d'objet direct qui précède.
- L’immensité des espaces qu’elles ont eu à vaincre et traverser (Bernard-Henri Lévy) (A.G. )
- La première lettre que j'ai eue à écrire (Romain Rolland) (A.G.)
A.G. = André Goosse, l'un des co-auteurs du Bon usage.

Bescherelle, L'essentiel, Hatier, 2013, p. 236 :
Pour mieux écrire
L'accord du participe passé quand l'infinitif est précédé de à ou de
[…] Les participes donné et eu peuvent parfois s'accorder dans ce dernier cas.
Les textes que j'ai eu(s) à finir.
Péchoin et Dauphin, Dictionnaire des difficultés du français d'aujourd'hui, Larousse-Bordas, 1998, p. 231 :
2. Dans qu'il a eu à (+ infinitif) . L'accord de eu est facultatif : Les tempêtes qu'il a eu à affronter ou les tempêtes qu'il a eues à affronter. « Quelque course que précisément il avait eu à faire » (A. Gide).
Girodet (Dictionnaire Bordas des pièges et difficultés de la langue française, 1988, p. 856) admet également la possibilité de l'accord si le C.O.D. est perçu d'abord comme étant celui de avoir.

Grevisse, Savoir accorder le participe passé, Duculot, 4e éd., p. 33 :
Selon cet éminent grammairien, avec eu « suivi d'un infinitif introduit par à, il y a lieu de distinguer » :
a) Parfois le sens impose l'invariabilité, et le pronom objet direct se rapporte clairement à l'infinitif : La comète que j'ai eu à décrire.
[…]
b) Mais, en général, on a le choix entre l'invariabilité et l'accord du participe :
Selon Grevisse, ou peut écrire ; Les ennemis que j'ai eu à combattre ou Les ennemis que j'ai eus à combattre. Les épreuves que nous avons eu(es) à subir.
Page 80 : Les luttes que nous avons eu (ou : eues) à soutenir.

Adlphe V. Thomas, Dictionnaire des difficultés de la langue française, Larousse, 1992, p. 161 :
eu. L'accord de eu dans eu à plus l'infinitif estle plus souvent facultatif (v. p. 301, 2e col.) . Les affronts qu'il a eu à subir (ou qu'il a eus…). Quelque course que précisément il avait eu à faire (A. Gide, Les Faux-Monnayeurs, 100).
Page 301 :
Lorsqu'une préposition, à ou de (mais généralement à), est intercalée entre le participe et l'infinitif, l'accord se fait si le complément d'objet direct, placé avant, se rapporte au participe (il faut pouvoir intercaler un complément d'objet direct entre le participe et la préposition […] Quelle peine j'ai eue à le décider !
NDR : J'ai eu de la peine à le décider.
[…]
Si le complément se rapporte à l'infinitif, le participe reste invariable : Les contrées qu'ils ont eu à explorer (ils n'ont pas eu ces contrées, ils ont eu à les explorer). Les sommes qu'ils ont eu à verser. Les injures qu'il a eu à subir.
[…]
Parfois, la distinction est difficile, et il semble indifférent de faire ou non l'accord : La fable qu'il a eue à réciter (il a eu la fable à réciter) ou La fable qu'il a eu à réciter (il a eu à réciter la fable).
J.-P. Colin, Dictionnaire des difficultés du français, Les dictionnaires Le Robert, 1988, p. 529 :
les devoirs qu'il a eu(s) à faire. Avec les locutions verbales avoir à, donner à, etc., l'accord est facultatif […]
Grammaire "Riegel", PUF, 2014, p. 305 :
Eu reste inv. s'il est précédé d'un c.o.d. qui est manifestement l'objet de l'infinitif : Les travaux que j'ai eu à effectuer.
J. Hanse, Nouveau dictionnaire des difficultés du français moderne, De Boeck-Duculot, 3e éd., p. 646 : Concernant Avoir à, ce grand grammairien conclut :
Je conseille de laisser le participe invariable quand le sens est « devoir ».
Cela est le cas de la phrase proposée.
De toute manière, dans la phrase proposée, il n'y avait même pas de COD.
Alors…