Accord du participe passé
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Pas à ma connaissance…
Lire ici les principes de base :
https://www.franceinter.fr/societe/une-nouvelle-facon-d-ecrire-pour-en-finir-avec-les-inegalites-femmes-hommes
Et ici un avis critique :
https://www.causeur.fr/ecriture-inclusive-orthographe-ecole-hatier-147170
J'ai toujours pratiqué l'écriture inclusive, mais avec des parenthèses, ce qui est beaucoup plus lisible.
Je ne sais pas si une grammaire existe, j'ai plutôt entendu parler d'un éditeur de livres scolaires qui avait adopté cette écriture.
Quant à la grammaire, cela ne gênait pas Racine: "
« Surtout j'ai cru devoir aux larmes, aux prières, consacrer ces trois jours et ces trois nuits entières », Athalie "
https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gle_de_proximit%C3%A9
Article très intéressant!
Bonsoir Perluète,
J'ai pratiqué les parenthèses. Je préfère l'épicène, autant que faire se peut.
Votre exemple fait passer de l'accord du participe passé à l'accord de proximité, ce qui est un peu différent.
Mais d'ailleurs, Racine fait-il ici vraiment un accord de proximité ?
On dira aujourd'hui bien volontiers : "J'ai travaillé 3 jours et trois nuits entières". Personnellement, j'ai toujours compris (peut-être à tort) que "entier" ne s'appliquait qu'à "nuits" ; le jour est naturellement fait pour travailler, dans toute sa durée, alors que la nuit est faite pour se reposer. "nuits entières" me semble plus insister sur le fait que l'on a travaillé toute la nuit, ce qui n'était pas usuel.
Mais bon, c'est un simple avis.
Les grammaires latines modernes rapportent l'usage plutôt systématique de l'accord de proximité quand l'adjectif commun est épithète. Quand il est attribut, l'accord se fait plutôt au masculin (ou neutre), mais il est bon nombre d'exceptions 😉
Dans cette phrase:
Elle s'appelle Marie et elle a déjà (pris ou prise)
ses mauvaises habitudes.
Merci
Elle a déjà pris des habitudes.
(Le cod est placé derrière le verbe)
Bonjour,
Je viens de lire dans Dis-moi le paradis de Boualem Sansal : "Il nous a lu la missive…"
On n'accorde pas "lire" avec "nous" (ce qui donnerait "lus") car ici on se focalise sur "la missive", qui est placée après la verbe. Ça j'ai bien compris ?
Donc, il suit que l'on écrirait : "La missive qu'il nous a lue" ?
Ce peut être une façon d'expliquer le fait que l'on n'accorde jamais le participe passé au sujet dans les verbes qui se conjuguent avec le verbe avoir.
En effet, ici, il faut accorder le participe passé avec le C.O.D. antéposé, cad qu', dont l'antécédent est missive (fém. sing.).
Merci !
Bonsoir,
Cette phrase est-elle juste ?
"Cette opération est sans le moindre doute l'une des plus prometteuses qu'il vous sera donnée de rencontrer."
Non, pas d'accord au féminin ici.
L'opération qu'il vous sera donné de rencontrer…
Il vous sera donné de rencontrer l'opération.
Ce n'est pas "l'opération" qui vous sera donnée.
Ce qui vous sera donné, c'est "rencontrer cette opération".
Sujet réel de la tournure impersonnelle, qui est en quelque sorte l'équivalent de "*Rencontrer cette opération vous sera donné".
Cela dit, je ne comprends pas trop comment on peut rencontrer une opération.
Que veux-tu dire ?
Merci !
Extrait du même livre : Ce mot que je lui ai jeté à la figure (en parlant d'une femme)
Même chose, on n'accorde pas car "jeter à" ?
jeter qqchose (COD) à qquun
Il y a un COD donc un accord possible si le COD est placé avant le participe passé conjugué avec avoir.
Donc
Cette phraseque je lui ai jetée à la figure.
Le COD de "ai jetée" est le pronom "que", placé avant, et mis pour "phrase", donc accord au féminin (J'ai jeté une phrase à la figure de quelqu'un).
Mais évidemment, avec "mot", masculin singulier, il n'y a pas d'accord :
Ce mot que je lui ai jeté à la figure
En revanche, au pluriel :
Ces mots que je lui ai jetés à la figure.
Bonjour,
Je te rappelle la règle générale (applicable ici) de l'accord du part. passé conjugué avec avoir :
Le part. passé conjugué avec l'auxiliaire avoir s'accorde en genre et en nombre avec le complément d'objet direct (C.O.D.)* si celui-ci le précède.
* S'il en existe un, bien sûr.
Je lui ai jeté quoi ? que, pronom relatif dont l'antécédent est mot = C.O.D. placé avant le part. passé ==> accord avec mot, qui est masc. sing. ==> jeté .
L'accord avec lui ou avec la figure est impossible, car ils ne sont pas C.O.D.
Ajout : moins rapide que lamaneur !
Bonjour,
Ici, c'est différent. Ce n'est pas une forme pronominale. Le participe s'accorde avec le COD car il y en a un, masculin singulier, placé avant le verbe: "que", mis pour "mot".
On écrirait par exemple: "cette feuille que je lui ai jetée à la figure". Doublée par Roméo!
Comme dirait Wilmet…
Ce mot que je lui ai jeté à la figure.
Ce qui est jeté, c'est "ce mot", écrit avant.
Donc accord au masculin singulier.
Cette phrase que je lui ai jetée à la figure.
Ce qui est jeté, c'est "cette phrase", écrit avant.
Donc accord au féminin singulier.
Lamaneur a écrit :Mais évidemment, avec "mot", masculin singulier, il n'y a pas d'accord
Est-ce bien formulé ?
Merci !
Personnellement, je préfère dire qu'il y a accord ; il se trouve que le donneur d'accord est que, dont l'antécédent est le vocable mot, qui est masculin singulier. L'accord se fait donc au masc. sing. ==> jeté.
D'ailleurs, la règle générale de l'accord du p.p. avec avoir est formulée (par Grevisse, Briet, etc.) comme je l'ai rappelé dans mon précédent message ; il n'est pas ajouté qqch. comme ceci : Toutefois, si le C.O.D. (ou son antécédent) est masculin singulier, il n'y a pas d"accord.
Autre extrait : le souffle de vie que sa présence m'a insufflée
On accorde car c'est "insuffler quelqu'un" et non "insuffler à quelqu'un" ? 😐
Je t'ai donné la règle générale pour que tu essaies de l'appliquer.
Relis-la et propose la solution, STP. 🙂