Bonjour,
J'ai un gros doute avec cette phrase : "En effet, il n’avait été enregistré qu’une seule admission" (à un concours).
Est-ce bien é ou ée ? :/
Merci d'avance !
Bonsoir.
Comme il s'agit d'une tournure impersonnelle, le participe s'accorde avec le sujet grammatical "il" et non avec le sujet réel "une seule admission". Donc :
En effet, il n’avait été enregistré qu’une seule admission.
(Mais on écrirait bien sûr : Une seule admission avait été enregistrée. )
Merci pour votre réponse si rapide !
Jehan a écrit :Merci.
De rien.
Encore que le point de vue de Claude Muller ne soit pas forcément celui de tous les linguistes, je comprends mieux où tu voulais en venir. Mais je maintiens que tes réponses semblaient décousues et ne facilitaient pas la compréhension. Tu aurais dû donner ces références plus tôt.
Effectivement, ce n’est pas le point de vue de tous les linguistes, mais ce n’est pas le seul linguiste à avoir ce point de vue, loin de là.
Mais grammaticalement, ce n'est évidemment pas "ma tante" qui est COD de "avait privée".
(…)
Mais comme le pronom endosse le genre et le nombre du nom qu'il représente…
Cela ne tient que si le subordonnant est analysé comme pronom, or il peut être analysé comme n’en étant pas un.
Une certitude ou évidence est que le participe passé s’accorde avec sont cas régime (ou support), une autre est que ce qu’on appelle subordonnée relative et pronom relatif n’ont pas encore livré tous leurs secrets.
Cela ne tient que si le subordonnant est analysé comme pronom, or il peut être analysé comme n’en étant pas un.
Ma tante, qu’un veuvage précoce avait privée d’enfants, m’emmenait tous les jeudis au cinéma.
Si c'était une conjonction, cette conjonction introduirait donc une subordonnée conjonctive.
Et dans ce cas également, je vois mal comment un élément extérieur ( "
Ma tante", le sujet de la principale) pourrait être grammaticalement (je n'ai pas dit "sémantiquement") COD du verbe (
avait privée) d'une subordonnée dont il ne fait pas partie.
Si "que" est COD dans "qu’un veuvage précoce avait privée d’enfants, alors, le verbe ayant son sujet et tous ses compléments essentiels, la proposition devrait être autonome. Or je sens clairement qu’il manque un complément essentiel au verbe, et que la proposition n’est pas autonome.
Avec "Ma tante, qu’un veuvage précoce avait privée d’enfants", le verbe de la subordonnée a bien son sujet et tous ses compléments essentiels, mais il manque le prédicat.
Il ne semble pas absurde d'en conclure que "Ma tante" est à la fois sujet de la phrase et complément essentiel de la subordonnée.
Et que ce "que" soit là pour marqué la relation entre "Ma tante" et "un veuvage précoce avait privée d’enfants"(ou qu’il marque un déplacement (ou extraction) du "Ma tante" dans la proposition "un veuvage précoce avait privé ma tante d’enfants").
Une subordonnée autonome ? C'est difficile, non ?
Et qu'appelles-tu le prédicat ?
Si "que" est COD dans "qu’un veuvage précoce avait privée d’enfants", alors, le verbe ayant son sujet et tous ses compléments essentiels, la proposition devrait être autonome.
On ne voit pas pourquoi une proposition avec un verbe flanqué de son sujet et de ses compléments essentiels devrait obligatoirement être autonome…
Une relative introduite par "qui" peut également comporter sujet, verbe et compléments essentiels…
Aucun linguiste, je pense, ne soutiendra que "qui" n'est pas vraiment sujet du verbe, et qu'il est donc forcément une conjonction !
Une subordonnée autonome ? C'est difficile, non ?
Et qu'appelles-tu le prédicat ?
Je suis d’accord.
Prédicat = verbe (de la principal) + complément essentiel (ici
m’emmenait au cinéma)
On ne voit pas pourquoi une proposition avec un verbe flanqué de son sujet et de ses compléments essentiels devrait obligatoirement être autonome…
Ce n’est peut-être pas suffisant, mais nécessaire.
Une relative introduite par "qui" peut également comporter sujet, verbe et compléments essentiels…
Pas sûr:/
Aucun linguiste, je pense, ne soutiendra que "qui" n'est pas vraiment sujet du verbe, et qu'il est donc forcément une conjonction !
Effectivement, ce "
qui" peut aussi être analysé comme étant un complémenteur.
Ce "
qui" marquerait le déplacement (ou l’extraction) vers la gauche du sujet du verbe de la subordonnée.
Effectivement, ce "qui" peut aussi être analysé comme étant un complémenteur.
Ce "qui" marquerait le déplacement (ou l’extraction) vers la gauche du sujet du verbe de la subordonnée.
Complémenteur ?!
Vers la gauche ?
Mais sans vouloir être importune, pourrais-je savoir de quoi on parle ?
Le 1er septembre, Roméo a tenté d'expliquer ce terme de "complémenteur", qui avait déjà été précédemment utilisé par Ebichu, comme justification, à propos du
qu' de la phrase "
Ma tante, qu’un veuvage précoce avait privée d’enfants, m’emmenait tous les jeudis au cinéma" et qui selon lui n'était peut-être pas vraiment COD du verbe "avait privée", le vrai COD de "avait privée" étant pour lui étant "ma tante".
Roméo31 a écrit :Le pronom relatif est (entre autres fonctions, rôles) un complémenteur en ce sens qu'il introduit la proposition relative, dont il est l'opérateur de subordination ou complémenteur. Il marque alors la frontière de la proposition enchâssée.
Cette fonction ne se confond pas avec sa fonction grammaticale dans la phrase.
Le complémenteur, si j'ai bien compris, est tout bêtement le mot qui sert à introduire une subordonnée, que ce mot soit un pronom relatif ou une conjonction de subordination.
Dans le cas présent, je ne vois pas ce que ça change de dire que
qui est un complémenteur…
Un complémenteur est une tête fonctionnelle qui transforme une proposition en un complément. Les conjonctions de subordination ou les pronoms relatifs, par exemple, sont des complémenteurs (La fille qui a vu le film que je t'ai dit.).
https://arbres.iker.cnrs.fr/index.php?title=Les_compl%C3%A9menteurs
Déplacement à gauche de la phrase, par ex. :
Je vais au cinéma avec Y.
Avec Y je vais au cinéma.
Y avec qui je vais au cinéma…Ebichu, voir mon message juste au-dessus du tien…
Et qu'est-ce que ça change pour leur fonction grammaticale dans la subordonnée, que que et qui soient des complémenteurs ? Ça n'implique pas qu'ils cessent d'être des pronoms relatifs COD et sujet. Et la relative entière est complément de l'antécédent.
Le 1er septembre, Roméo a tenté d'expliquer ce terme de "complémenteur"
Désolée, je n'étais pas sur le site à cette date, mais parmi les tortues et les iguanes qui ne parlent guère. 🙂
Un complémenteur est une tête fonctionnelle qui transforme une proposition en un complément.
J'entends bien ebichu. et je te remercie pour le lien. Mais cela me paraît bien difficile de parler ainsi.
Et en plus, lorsque je tape ce mot, il apparaît souligné en rouge, d'où mon étonnement. Et
tête fonctionnelle est marrant aussi. 🙂
Ah la belle chose que de savoir quelque chose !
Mais en l'occurrence, je ne vois pas trop en quoi ce terme de complémenteur est d'une quelconque utilité dans le problème d'analyse soulevé par Ebichu (voir mes messages 2808 et 2810).
Moi non plus, mais je ne sais quelles études poursuit ebichu…Cela me dépasse.
Jehan a écrit :Ebichu, voir mon message juste au-dessus du tien…
Et qu'est-ce que ça change pour leur fonction grammaticale dans la subordonnée, que que et qui soient des complémenteurs ? Ça n'implique pas qu'ils cessent d'être des pronoms relatifs COD et sujet. Et la relative entière est complément de l'antécédent.
Bah si, ça implique que leurs fonctions grammaticales n’est pas d’être COD ou sujet de la subordonnée, mais de marquer un déplacement ou une relation. Et qu’ils cessent d’être des pronoms.
Ebichu a écrit :Bah si, ça implique que leurs fonctions grammaticales ne sont pas d’être COD ou sujet de la subordonnée, mais de marquer un déplacement ou une relation. Et qu’ils cessent d’être des pronoms.
Pourtant, si l'on en croit la définition de "complémenteur", les pronoms relatifs, par définition, sont
toujours des complémenteurs… Ton raisonnement revient donc à dire qu'en fait, les pronoms relatifs ne sont jamais des pronoms relatifs. Bizarre autant qu'étrange, quand même. Quelque chose a dû encore m'échapper.
D'autre part, dois-je te rappeler que Roméo31 t'a bien précisé, dès le 1er septembre :
Roméo31 a écrit :Le pronom relatif est (entre autres fonctions, rôles) un complémenteur en ce sens qu'il introduit la proposition relative, dont il est l'opérateur de subordination ou complémenteur. Il marque alors la frontière de la proposition enchâssée.
Cette fonction ne se confond pas avec sa fonction grammaticale dans la phrase.
1. LES RELATIVES EN QUE/QUI
1.1. La distinction entre pronom relatif et complémenteur
Comme il est bien connu (voir, par exemple, Kayne 1974-75, BlancheBenveniste 1980, Godard 1988), on peut opposer pronoms relatifs et complémenteurs selon les propriétés suivantes 2 :
- (i) du point de vue morphologique, seuls les pronoms peuvent varier en genre et en nombre, ce qui conduit à analyser lequel comme un pronom.
- (ii) du point de vue sémantique, seuls les pronoms ont un indice référentiel, qui leur permet de contraindre leur antécédent (à dénoter un être animé, ou un lieu).
- (iii) seuls les complémenteurs contraignent le mode de la proposition qu'ils introduisent.
- (iv) seuls les pronoms peuvent avoir une fonction grammaticale dans la phrase, en particulier être complément d'une préposition.
2
La distinction entre les deux catégories de mots introducteurs peut expliquer qu'on
trouve les deux, dans les concessives (i) et certaines relatives non standard (ii):
(i) Où que vous vous adressiez, vous obtiendrez la même réponse.
(ii) Un endroit où qu'on va pas tous les jours
https://www.llf.cnrs.fr/Gens/Abeille/Abeille-Godard-tome2harmattan-1.pdf
Ça permet aussi de mieux expliquer les mises en relief avec
c’est… que/quiAlors qui et que et dont ne sont plus des pronoms relatifs. Ben vrai, ma bonne dame !
Ah ! qu'ai-je étudié du temps de ma jeunesse folle !