Accord du participe passé

Langue française

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Ma tante, qu’un veuvage précoce avait privée d’enfants, m’emmenait tous les jeudis au cinéma.
Désolé, mais dans la phrase de Comedo, "Ma tante" n'est pas COD du verbe "avait privée".
"Ma tante" est sujet du verbe "emmenait".
Oui, que peut être conjonction ou pronom, introduire une conjonctive ou une relative.
Quand il est conjonction, il n'a pas de fonction dans la conjonctive.
Mais dans la phrase de Comedo, le qu' est forcément un pronom relatif COD, introduisant la relative
"qu’un veuvage précoce avait privée d’enfants", dans laquelle le pronom COD qu' représente "Ma tante", nous sommes d'accord. Mais ce n'est pas "Ma tante" le COD du verbe de cette relative, c'est le pronom qu'.
Ce que pourrait être un complémenteur.

Je ne vois pas bien ce qui pourrait empêcher "Ma tante" d'être sujet de la principale et objet de l’enchâssé.
Tu ergotes, là.
Qu'entends-tu ici par "complémenteur" ?
Qu'appelles-tu "l'enchâssé" ?
Pour ma part, je vois une relative explicative , entre deux virgules.

Le pronom relatif COD que, tu en as entendu parler, tout de même ?
J'ai déjà entendu parlé du "pronom relatif COD que", sauf qu'il peut être COI/COS, Complément Circonstancielle de mesure…, que sa nature pronominale pose question…

Je ne vois pas bien ce qui pourrait empêcher "Ma tante" d'être sujet de la principale et objet de la subordonnée relative explicative.
Oui, le mot que est très polyvalent.
Mais dans la phrase proposée, telle qu'elle est, je ne vois pas bien comment qu' pourrait être non pas un COD comme j'ai indiqué, mais plutôt un COS, un COI, un complément circonstanciel de mesure (et non pas "circonstancielle" comme tu as écrit), ou encore un "complémenteur" dont la nature pronominale poserait question.

Ma tante, qu’un veuvage précoce avait privée d’enfants, m’emmenait tous les jeudis au cinéma.

Dans la relative de cette phrase, qu' est bien un pronom relatif COD du verbe de ladite relative.
Quant à "Ma tante"… Ce GN ne fait pas partie de la relative, que je sache.

Je ne comprends pas ton obstination à prétendre que dans cette phrase telle qu'elle est, qu' pourrait ne pas être le COD du verbe de la relative.
ebichu a écrit :Ce que pourrait être un complémenteur.

Je ne vois pas bien ce qui pourrait empêcher "Ma tante" d'être sujet de la principale et objet de l’enchâssé.
Le pronom relatif est (entre autres fonctions, rôles) un complémenteur en ce sens qu'il introduit la proposition relative, dont il est l'opérateur de subordination ou complémenteur. Il marque alors la frontière de la proposition enchâssée.
Si c'est tout ce que tu veux dire, on est d'accord.

Cette fonction ne se confond pas avec sa fonction grammaticale dans la phrase.
C'est semble-t-il la "nature pronominale" dudit complémenteur qui serait ici incertaine, selon Ebichu…
Il exprime donc en priorité des doutes sur sa fonction de COD.
Tout en reconnaissant qu'il introduit une relative.
(COD… ou pas, m'a-t-il rétorqué lors de sa première intervention.)

J'ai un peu de mal à suivre sa logique.
Jehan a écrit :C'est semble-t-il la "nature pronominale" dudit complémenteur qui serait ici incertaine, selon Ebichu…
Il exprime donc en priorité des doutes sur sa fonction de COD.
Tout en reconnaissant qu'il introduit une relative.
Très incertaine,
le pronom que ne peut représenter qu'un inanimé quelque soit sa fonction grammaticalle, mais "Ma tante" n'est pas un inanimé.
Le relatif que n'est pas sensible à la distinction animé/inanimé, mais indique une fonction objet de l'antécédent enver le verbe de la subordonnée.

edit
Le que relatif est peut-être plus proche du que conjonction de subordination que du pronom quoi.

Et rendre possible de dire que dans : Ma tante, qu’un veuvage précoce avait privée d’enfants, m’emmenait tous les jeudis au cinéma., "Ma tante" est le COD de "avait privée".
le pronom que ne peut représenter qu'un inanimé quelle que soit sa fonction grammaticale
Dans le cas du pronom interrogatif, c'est vrai.
Par exemple : Que veux-tu ?
Mais dans la phrase qui nous occupe, c'est un que pronom relatif.
Et tu dis très justement d'ailleurs toi-même que…
Le relatif que n'est pas sensible à la distinction animé/inanimé,
Je ne vois pas le rapport de cette notion animé/inanimé avec la fonction de ce pronom dans la phrase qui nous occupe ici.
mais indique une fonction objet de l'antécédent envers le verbe de la subordonnée.
Ne mélange pas : l'antécédent d'un pronom relatif n'a pas de fonction par rapport au verbe de la subordonnée. C'est le pronom relatif représentant cet antécédent qui a une fonction par rapport au verbe de la subordonnée. Ce n'est pas l'antécédent "ma tante" qui est COD du verbe "avait privée", c'est le pronom relatif "que" (représentant "ma tante"). Toutes les grammaires te le diront.
Le que relatif est peut-être plus proche du que conjonction de subordination
Contrairement au que conjonction, le que pronom relatif a toujours une fonction , il a une fonction par rapport au verbe de la subordonnée.

Au fait, le français est-il ta langue maternelle ?
ebichu a écrit :le pronom que ne peut représenter qu'un inaniméquelque soit sa fonction grammaticalle, mais "Ma tante" n'est pas un inanimé.
Le relatif que n'est pas sensible à la distinction animé/inanimé, mais indique une fonction objet de l'antécédent enver le verbe de la subordonnée.
Que choisir selon toi ?
Jehan a écrit :Dans le cas du pronom interrogatif, c'est vrai.
Par exemple : Que veux-tu ?
Mais dans la phrase qui nous occupe, c'est un que pronom relatif.
Mais normalement ce sont les même… (ils permettent de faire des déplacements en tête de la proposition)
Je ne vois pas le rapport de cette notion animé/inanimé avec la fonction de ce pronom dans la phrase qui nous occupe ici.
Que est pronom quand il est le référant d'un inanimé.
Au fait, le français est-il ta langue maternelle ?
Bah oui, justement ! Pourquoi ?
Ebichu a écrit :Mais normalement ce sont les mêmes… (ils permettent de faire des déplacements en tête de la proposition)
Pas compris… Tu veux dire que le "que" interrogatif et le "que" relatif permettent tous deux des déplacements en tête de la proposition ?! C'est apparemment inexact en ce qui concerne le relatif, en tout cas. Tu as un exemple ? D'autre part je ne vois pas le rapport avec le caractère inanimé… Et ce caractère inanimé, quel rapport avec la fonction de COD et l'accord du participe ? Je te rappelle que c'est le sujet de la discussion. Et avec toutes tes considérations hétéroclites, nous sommes de plus en plus hors sujet…
Que est pronom quand il est le référent d'un inanimé.
Oui, mais pas seulement dans ce cas. Un "que" pronom peut très bien être aussi le référent d'un animé.
Le pronom relatif COD "que" peut aussi bien être le référent d'un inanimé (la maison que je vois) que d'un animé ( la personne que je vois ). Et encore une fois, de toute façon, peu importe le caractère animé ou inanimé, c'est hors sujet par rapport à la discussion initiale.

Je te demandais si le français était ta langue maternelle, parce que tu donnes ici l'impression de quelqu'un qui a appris des cours de grammaire par cœur, mais sans vraiment les comprendre, et qui en cite des bribes hors de propos et de façon désordonnée. Il vaudrait mieux qu'on en reste là.
Je pourrais retourner le compliment…

Pour finir sur la possibilité de ne pas considérer que relatif comme un pronom :
(…)normalement, les pronoms relatifs-interrogatifs excluent la conjonction, donc la remplacent fonctionnellement. Dans le cas, présent, c’est l’inverse. On supposera (en suivant l’analyse de Kayne 1975) que la paire qui (sujet) / que (non sujet) remplace les pronoms « humains » qui et « non humains » quoi dans les constructions à antécédent dans lesquelles le pronom relatif est seul dans son syntagme. Le que observable dans l’homme que tu vois, les gens qu’il faut recevoir, l’enfant qu’il était est alors la conjonction (le pronom serait qui « humain » dans les deux premiers cas), conjonction qu’on peut supposer marquer par défaut la fonction d’argument direct du verbe. On parlera de forme hybride : la subordonnée reste une relative, la fonction argumentale se marque minimalement dans la conjonction par l’opposition entre qui et que. Comme la conjonction, ces formes n’apparaissent pas devant l’infinitif (Kayne 1975) :

(96) *Je cherche quelqu’un que photographier / Je cherche quelqu’un à qui parler

La forme spécifique au sujet qui traduit l’obligation en syntaxe du français moderne de marquer grammaticalement la fonction sujet dans la proposition, même lorsque celui-ci est extrait comme dans les questions du type suivant :

(97) Qui crois-tu qui est venu ? Que crois-tu qui est arrivé ?

à comparer avec :

(98) Qui/que crois-tu que Paul a vu ?
https://www.claude-muller-linguiste.fr/wp-content/uploads/2012/12/Que-entre-conjonction-et-pronom.pdf (p.17)

Anne345 a écrit :Que choisir selon toi ?
Le but n'étant que de trouver s'il faut accorder ou pas un participe passé, que l'on soit d'accord avec l'analyse de la grammaire scolaire (accord avec que) ou non (accord avec l'antécédent) est à laisser à la sensibilité de chacun.
Merci.
Encore que le point de vue de Claude Muller ne soit pas forcément celui de tous les linguistes, je comprends mieux où tu voulais en venir. Mais je maintiens que tes réponses semblaient décousues et ne facilitaient pas la compréhension. Tu aurais dû donner ces références plus tôt.

Sémantiquement, "ma tante" est bien évidemment l'objet patient de "avait privée".
Mais grammaticalement, ce n'est évidemment pas "ma tante" qui est COD de "avait privée".

Bien entendu, le participe s'accorde en genre et en nombre avec l'antécédent du pronom COD.
Mais comme le pronom endosse le genre et le nombre du nom qu'il représente…
Bonjour,

Toutes les études sur lesquelles j'ai travaillées en tant que stagiaire, avaient déjà débuté.

Pouvez-vous me dire si je dois bien accorder travaillées ou non?
Je l'accorde avec les études placé avant le verbe mais j'ai un doute.

Merci
Non, pas d'accord. Etudes n'est pas COD.
Merci de votre réponse
L'accord du participe passé est-il correct dans la phrase suivante ?
"Cliquer sur ce message permet d'ouvrir la photo qui lui est associée"

le verbe associer s'accorde-t-il avec le COD plaçé juste avant "la photo", malgré la présence d'un COI, "lui", juste après ?

merci
Bonsoir.

Quand le participe passé est conjugué avec l'auxiliaire "être", on n'accorde pas avec le COD, mais avec le sujet. Le sujet de "est associée" est le pronom relatif sujet "qui", représentant l'antécédent "la photo". On accorde donc au féminin singulier.
La photo est associée au message.
Quant au COI, il n'a jamais aucune influence sur l'accord du participe passé.

Cet antécédent "la photo" est bien COD, mais pas de "est associée"…
D'ailleurs, un verbe au passif n'a pas de COD.
L'antécédent "la photo" est COD de l'infinitif "ouvrir".
Parfait, tout est clair désormais

merci beaucoup