pierfm a écrit :Merci, mais j'avoue que je me sens perdue…Cet emploi du mot alternatives (au pluriel) était, autrefois, proscrit. L'est-il toujours ? Je me pose la question, et je la pose aux autres.
Pouvez-vous expliquer un peu la justification de cet écart entre les deux alternatives ?
Merci
pierfm
Accord du participe passé
4223 réponses · Page 137 / 212
Sens classique d' alternative: situation dans laquelle on doit choisir entre deux possibilités opposées.
Autre sens (par calque abusif de l'anglais) : l'une des deux possibilités d'une alternative.
Cet autre emploi est décrit par le Robert des Difficultés comme un glissement de sens qui se rencontre de plus en plus, "même chez les bons auteurs".
Et de citer cette phrase de Damourette et Pichon : Pour b, deux alternatives : ou bien il représente b, ou bien il a une valeur phonétique absolument nulle.
Voir ici ce qu'un dit la BDL :
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca//bdl/gabarit_bdl.asp?id=1127
Autre sens (par calque abusif de l'anglais) : l'une des deux possibilités d'une alternative.
Cet autre emploi est décrit par le Robert des Difficultés comme un glissement de sens qui se rencontre de plus en plus, "même chez les bons auteurs".
Et de citer cette phrase de Damourette et Pichon : Pour b, deux alternatives : ou bien il représente b, ou bien il a une valeur phonétique absolument nulle.
Voir ici ce qu'un dit la BDL :
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca//bdl/gabarit_bdl.asp?id=1127
Hanse condamne sans condamner mais propose de ne pas employer, dans son dernier paragraphe.
Voir ici ce qu'en dit la BDL :
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca//bdl/gabarit_bdl.asp?id=1127
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca//bdl/gabarit_bdl.asp?id=1127
Donc, tout à fait ce que je pensais. Les exemples sont causants (s ???)
Merci.
EDIT :
Hanse le donne comme adjectif, alors, mon 's' avait sa place, il me semble.
Merci.
EDIT :
Hanse le donne comme adjectif, alors, mon 's' avait sa place, il me semble.
Bonjour,
D'après vous, participe passé "rêvée" s'accorde-t-il ici ? Merci ! 😉
Devenez la personne que vous avez toujours rêvée d’être !
Elle pourra devenir la personne qu’elle a toujours rêvée d’être
D'après vous, participe passé "rêvée" s'accorde-t-il ici ? Merci ! 😉
Devenez la personne que vous avez toujours rêvée d’être !
Elle pourra devenir la personne qu’elle a toujours rêvée d’être
Bonsoir.
Vous avez rêvé quoi ? Elle a rêvé quoi ? "d'être la personne…".
Vous n'avez pas rêvé la personne. Elle n'a pas rêvé la personne.
Cela n'aurait aucun sens.
Donc aucune raison d'accorder le participe au féminin.
Devenez la personne que vous avez toujours rêvé d’être !
Elle pourra devenir la personne qu’elle a toujours rêvé d’être.
Vous avez rêvé quoi ? Elle a rêvé quoi ? "d'être la personne…".
Vous n'avez pas rêvé la personne. Elle n'a pas rêvé la personne.
Cela n'aurait aucun sens.
Donc aucune raison d'accorder le participe au féminin.
Devenez la personne que vous avez toujours rêvé d’être !
Elle pourra devenir la personne qu’elle a toujours rêvé d’être.
Merci beaucoup Jehan !
Bonne soirée
Bonne soirée
Le projecteur dont elle a elle-même provoqué l'allumage.
Dans cette phrase, pas de problème car 'allumage' est masculin. Mais, si, à sa place, on avait un mot féminin, je ne pense pas qu'il faudrait pour cela accorder 'provoqué', si ?
Si j'écris :
Le projecteur dont elle a elle-même provoqué l'extinction.
En fait, c'est le 'dont' qui me provoque ce doute, mais je pense qu'il se rapporte plutôt à 'projecteur'.
Dans cette phrase, pas de problème car 'allumage' est masculin. Mais, si, à sa place, on avait un mot féminin, je ne pense pas qu'il faudrait pour cela accorder 'provoqué', si ?
Si j'écris :
Le projecteur dont elle a elle-même provoqué l'extinction.
En fait, c'est le 'dont' qui me provoque ce doute, mais je pense qu'il se rapporte plutôt à 'projecteur'.
Elle avait provoqué quoi ? > l'allumage.
Elle avait provoqué quoi ? > l'extinction.
De toute façon, le COD étant placé après dans les deux cas, il n'y a bien sûr aucun accord à faire.
Quant au dont, il représente effectivement l'antécédent projecteur, et il est complément du nom allumage (ou du nom extinction, selon la phrase).
dont elle a elle-même provoqué l'allumage. = elle a elle-même provoqué l'allumage du projecteur.
dont elle a elle-même provoqué l'extinction. = elle a elle-même provoqué l'extinction du projecteur.
Elle avait provoqué quoi ? > l'extinction.
De toute façon, le COD étant placé après dans les deux cas, il n'y a bien sûr aucun accord à faire.
Quant au dont, il représente effectivement l'antécédent projecteur, et il est complément du nom allumage (ou du nom extinction, selon la phrase).
dont elle a elle-même provoqué l'allumage. = elle a elle-même provoqué l'allumage du projecteur.
dont elle a elle-même provoqué l'extinction. = elle a elle-même provoqué l'extinction du projecteur.
Merci Jehan, tu confortes ce que je pensais, mais quand je commence à douter, je préfère demander confirmation.
J'ai subi une petite intervention, il y a quelques jours et l'anesthésie se fait encore ressentir, j'ai le cerveau embué. 😉
J'ai subi une petite intervention, il y a quelques jours et l'anesthésie se fait encore ressentir, j'ai le cerveau embué. 😉
Bonsoir
Cette phrase est-elle correcte ?
J'ai effectué en amont toutes les actions que l'on m'a proposées ou que l'on a portées à ma connaissance.
Merci par avance de votre aide.
Cette phrase est-elle correcte ?
J'ai effectué en amont toutes les actions que l'on m'a proposées ou que l'on a portées à ma connaissance.
Merci par avance de votre aide.
Benoit a écrit :BonsoirOui, les accords sont corrects.
Cette phrase est-elle correcte ?
J'ai effectué en amont toutes les actions que l'on m'a proposées ou que l'on a portées à ma connaissance.
Merci par avance de votre aide.
Bonjour,
"Ce village a résonné d’histoires tant enjolivées qu’elles en sont devenues invraisemblables."
Pour "devenues", est-ce qu'on fait l'accord ? Le "en" ne prend-il le dessus ?
En vous remerciant par avance.
Bien à vous.
"Ce village a résonné d’histoires tant enjolivées qu’elles en sont devenues invraisemblables."
Pour "devenues", est-ce qu'on fait l'accord ? Le "en" ne prend-il le dessus ?
En vous remerciant par avance.
Bien à vous.
« devenues » est correct (elles sont devenues).
Le « en » n'y change rien (complément circonstanciel de cause ? les spécialistes répondront sur ce point).
Le « en » n'y change rien (complément circonstanciel de cause ? les spécialistes répondront sur ce point).
Oui, le "en" est ici complément de cause ( = "à cause de cela").
Mais pas vraiment circonstanciel : il est difficilement déplaçable…
Mais pas vraiment circonstanciel : il est difficilement déplaçable…
Quant à la phrase elle-même, je remplacerais "tant" par "tellement". Ce qui ne veut pas dire qu'avec 'tant', elle soit incorrecte.
Jehan a écrit :Mais pas vraiment circonstanciel : il est difficilement déplaçable…Jehan, je me disais que si le pronom n’était pas déplaçable, en revanche le complément qu’il pronominalise, l’est.
Ce village a résonné d’histoires tant enjolivées, qu’à cause de cela elles sont devenues invraisemblables.
Ce village a résonné d’histoires tant enjolivées qu’elles sont devenues, à cause de cela, invraisemblables.
Ce village a résonné d’histoires tant enjolivées qu’elles sont devenues invraisemblables, à cause de cela.
Tout comme y :
À Paris, l’air est pollué.
L’air, à Paris, est pollué.
L’air est pollué, à Paris.
Mais, L’air y est pollué.
Le pronom étant le représentant du complément circonstanciel, n’est-il pas de fait lui aussi complément circonstanciel ? Ce qui le rend indéplaçable ne relève-t-il pas plus de sa nature que de sa fonction ?
Oui, c'est vrai… Cela me rappelle un peu, à l'envers, la discussion sur la fonction COD ou COI d'une certaine complétive.
Ah ah oui, j'y ai aussi pensé très fort ! 😉