Accord du participe passé
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Anne345 a écrit :Je suis curieuse de savoir ce qu'écrit exactement la grammaire qui suggère que la relative entre virgules, donc explicative, qui permette de dire qu'elle se rapporte au noyau de groupe nominal et non à son complément.
J'ai eu un peu de mal à retrouver le passage. C’était au chapitre ponctuation. Reste à savoir si j'ai bien compris.
La virgule (,) : la plus courte pause.
……
Il ne faut pas mettre la virgule entre les mots réunis par le sens ou la structure de la phrase :
- le verbe et son sujet
- le verbe et son complément
- l'antécédent et son relatif. Écrivez Le chat de ma belle mère qui est féroce si c'est la femme qui est féroce. Si c'est le chat, écrivez : Le chat de ma belle mère, qui est féroce.
Orthographe Michet BARLOW 1981 les nouvelles éditions Marabout, Verviers, Belgique.
Bonsoir ,
Je voudrais savoir comment écrire:
J'aurais préférée te voir (je suis une fille)
Je pense qu'il faut un e à préférée ?
Merci pour votre réponse,
apprendrecomprendre
Bonsoir.
Non, pas de -e en plus à préféré, puisque lorsque le participe est conjugué avec l'auxiliaire avoir, il ne s'accorde jamais avec le sujet. Ce n'est pas celle qui parle qui est préférée !
Donc : J'aurais préféré te voir.
Avec l'auxiliaire avoir, le participe ne peut éventuellement s'accorder qu'avec un COD placé avant.
Et ici, il n'y a pas de COD placé avant…
Bonjour,
Petit doute avec cet accord :
"Mon père m’a rappelé à Toulouse"
C'est une femme qui parle.
Autre exemple :
"Je suis allé dans le magasin de ton père et parfois même je t’ai suivi dans les rues de Toulouse."
Là c'est un homme qui parle, et je t'ai suivi, il parle d'une femme. Accorde-t-on avec le "t" et donc suivie ?
Je doute toujours sur l'accord avec le verbe avoir. Parfois, quand c'est un COI, ça ne s'accorde pas, c'est bien ça ?
Du coup, pour être sûr si c'est un COI, il faut poser la question "à qui", "à quoi" ?
Pourrais-je avoir un exemple d'un non accord avec un COI ?
En vous remerciant pour vos réponse, toujours utiles.
Bien à vous.
Vous avez la réponse sur le post précédent.
Avec l'auxiliaire avoir, le participe ne peut éventuellement s'accorder qu'avec un COD placé avant.
Éventuellement parce que la règle souffre des exceptions. Voir
ici
Il n'y donc jamais d'accord avec le COI quelque soit sa position dans la phrase.
Mon père m’a rappelé
e à Toulouse = mon père a appelé qui
m' (mis pour femme) COD placé avant l'auxiliaire avoir.
Je suis allé dans le magasin de ton père et parfois même je t’ai suivi dans les rues de Toulouse. = …je t’ai suivi dans les rues de Toulouse. J'ai suivi qui
t' COD mis pour la personne suivie. avec
t' = une femme,
suivie. Si c'avait été un homme,
suivi.
Paulang a écrit :Éventuellement parce que la règle souffre des exceptions.
Non, pas de réelles exceptions…
Éventuellement, parce que le verbe n'a pas toujours de COD, ou bien parce que le COD n'est pas placé avant. Mais s'il en a bien un et qu'il est placé avant, l'accord se fait.
Romano3366 a écrit :Pourrais-je avoir un exemple d'un non accord avec un COI ?
Marie, mon père t'a parlé. = Mon père a parlé
à toi (COI).
Bonjour,
Ces deux phrases peuvent-elles être utilisées ?
il m'a laissée sortir ou bien il m'a laissé sortir.
On me stipule qu'il faut plutôt utiliser "il m'a laissé sortir", mais le COD est placé avant, donc j'ai un doute.
On parle d'une femme, bien sûr.
Merci à vous,
Belle journée,
Mimine
La règle générale de l'accord d'un participe passé suivi d'un infinitif exige l'accord avec le complément placé avant le verbe si ce complément fait l'action exprimée par l'infinitif. Donc il m'a laissée sortir.
Mais depuis la réforme de 1990, le participe de laisser peut rester invariable (comme c'était déjà le cas pour faire) donc il m'a laissé sortir.
Au choix !
Mais depuis la réforme de 1990, le participe de laisser peut rester invariable (comme c'était déjà le cas pour faire) donc il m'a laissé sortir.
Au choix !
Il serait peut-être bon de préciser qu'en ce qui concerne "faire", il n'y a pas de choix possible, il reste invariable.
À moins que je ne me trompe.
Oui, tout à fait d'accord, les participes des verbes "laisser " et "faire" demeurent invariables avant un verbe à l'infinitif.
Pas pour laisser, où il y a le choix entre la variabilité ET l'invariabilité.
Quant à faire, j'attends confirmation, ou infirmation de ce que j'avance plus haut.
Je confirme : toujours invariable pour fait + infinitif.
Merci, Jehan
Jehan a écrit :Je confirme : toujours invariable pour fait + infinitif.
Avant 1990, fait suivi d'un infinitif était bien variable ?
Non, il était déjà invariable dans tous les cas…
Anne345 a écrit :La règle générale de l'accord d'un participe passé suivi d'un infinitif exige l'accord avec le complément placé avant le verbe si ce complément fait l'action exprimée par l'infinitif. Donc il m'a laissée sortir.
Mais depuis la réforme de 1990, le participe de laisser peut rester invariable (comme c'était déjà le cas pour faire) donc il m'a laissé sortir.
Au choix !
Comment aurait-il fallu l'écrire ?
J'en déduis donc que "peut rester invariable" s'adresse AUSSI à faire.
Alors que je croyais que faire DEVAIT rester invariable, il n'y avait pas de possibilité de choix .
Tu infirmes donc ce que je pensais mais dont je n'étais pas sûr.
EDIT :
Je pense que je fais une mauvaise interprétation de ta phrase.
Laisser : avec ou sans accord
Faire : sans accord
Est-ce ce que tu penses ?
Que ce soit bien clair : le participe fait avant infinitif est invariable dans tous les cas, ce n'est pas une simple possibilité; à la différence de laissé, pour lequel l'invariabilité n'est qu'une tolérance.
Ça me surprend.
Cette phrase est fautive ?
"Il a rencontré Isabelle, il l'a faite chanter".
C'est pourtant incorrect.
Le pronom féminin l' (Isabelle) ne peut être COD du participe "fait"…
Le monsieur n'a pas "fait" Isabelle. Il l'a "fait chanter".
Donc : Il l'a fait chanter.