Qu’est-ce que le littéraire ?

Entraide scolaire

104 réponses · Page 5 / 6

Yéléla! Je ne prétendrais pas avoir la science infuse mais je dirais que je me suis faite une idée bien précise de la littérature. Autant par toutes les œuvres que j'ai pu lire mais particulièrement par mon "vécu". Du haut de mes 19 ans, je n'ai surement pas connu le tiers ou moins que d 'autres on pu vivre, simplement je pense que la littérature, comme tout est une question d 'ouverture et d'état d'esprit. C'est pourquoi je réponds :

- à ceux qui pensent que les œuvres datant des siècles d'avant sont dépassées car les gens, particulièrement les jeunes, s'intéressent au présent et à l'avenir : c 'est le passé qui pré-détermine le présent et le futur, par conséquent on ne peut pas se permettre de l'envoyer aux oubliettes ou même de supprimer son enseignement , le meilleur choix ne serait-il pas de le mettre en relation avec le présent et en tirer les leçons, la morale…à partir des questions qu'il suscite? Ce qui nous permettrait de mieux aborder les choses, de les voir sous un angle différent et tout simplement d'aller de l'avant.

- à ceux qui disent que la langue soutenue est barbante et inaccessible à certains, ou même à la plupart : par moments, et de plus en plus souvent, nous préférons nous reposer sur nous acquis, nous nous posons des limites tout ça par pure fainéantise insultant les capacités qui nous sont données! Nous perdons cette soif d'apprendre et d'enrichir nos connaissances peu importe le domaine, en littérature , notre lexique par exemple, également par manque d'humilité!

- à ceux qui prétendent que l'essence même de la littérature est la langue soutenue: je ne pense pas; peu importe nos origines, nos cultures, le nombres d'années d' études, le fait qu'on en ait fait ou pas… peu importe! Le plus important n'est-il pas de se faire comprendre , de partager une réflexion , un ressenti, une émotion, un sentiment….que ce soit des mots soutenus , familiers ou autres! Comme dit William: "ne penchons pas les œuvres vers nous mais penchons nous vers elles!"

- à ceux qui affirment que certains professeurs, certaines personnes nous dégoutent de la littérature: Personne n'a ce pouvoir , mais seulement nous! A partir du moment où l'on a décidé de s'ouvrir à l'univers, de l'apprendre, de le comprendre, personne ne peut nous enlever cette envie car se serait perdre nos valeurs, notre état d'esprit , ce serait nous perdre nous-mêmes!

Tout cela pour dire que dans toutes relations, peu importe sa nature ( amoureuse, amicale,physique, métaphysique, spirituelle, littéraire, avec autrui ou avec soi-même,…), peu importe le domaine, toutes celles qui nous sont données de vivre peu importe le moyen, l'intermédiaire, nous ne pouvons nous permettre de regarder vers le bas ( de digresser), de rester sur la même marche ( de stagner)! Nous devons voir loin très loin, être ambitieux tout en étant réaliste! La littérature forge les Hommes et les Hommes la forge. La littérature c'est avant tout "aimer lire" . Aimer l'œuvre ou non est une question de gout. Quand bien même on peut reconnaitre le talent d'écriture de l'auteur sans adhérer à son œuvre, à sa réflexion et ses sentiments à propos de telles ou telles choses.
Obligation de réagir à cet envoie:
c 'est le passé qui pré-détermine le présent et le futur
Il va falloir relire Merleau-Ponty, là.
"Déterminer", ce n'est pas du domaine du vécu, ni de la temporalité.

Mettons "influer", plus juste, déjà.
Bonjour, Ditapink.
Une remarque plus philosophique ou scientifique que littéraire, dirais-je.

Le déterminisme (à opposer à l'indéterminisme) n'est ni fatalisme (inévitabilité) ni nécessairisme. Il dépend du principe de causalité.

Il est difficile à imaginer la création artistique dans une bulle hors de toute influence ou toute cause. Elle est nécessairement influée par les expériences de l'artiste, y inclu l'effet que des sources du passé peuvent exercer sur lui. Pourquoi pas "déterminé", même si le passé n'est pas la seule 'cause'?

Plus communement "today is yesterday's tomorrow" = aujourd'hui, c'est le lendemain d'hier.
Tu as raison, il serait inconvenant de parler de philosophie ici, puisqu'il s'agit bien de cela.

Néanmoins, je vais simplement me permettre de répondre à ta question:
Pourquoi pas "déterminé", même si le passé n'est pas la seule 'cause'?
A cela, il me suffirait simplement de mettre en avant l'absence de causes de toutes choses empiriques, & plus encore conceptuelles.

Je ne pense pas qu'il faille en faire tout un ouvrage, sur ce topic précisément, je te renvoie plutôt à Hume (causalité), Bergson (Durée/Simultanéité/Temporalité), Kant (Entendement & Raison Pure) & enfin Merleau-Ponty, dans sa réflexion sur l'Art, mais surtout son refus de l'analyse Cartésienne & plus encore Sartrienne.

Voilà voilà.
Toutes mes excuses pour avoir troubler quelques instants la quiétude de ce forum, très constructif par ailleurs, et que je me plais à visiter sans commenter.

Raison du précédent: Ai estimé qu'une erreur aussi flagrante en entré de texte ne pouvait que rebuter quiconque le lirait.

Ditapink.
Je viens de remarquer plusieurs fautes dans le commentaire ci-dessus.

Je m'en excuse platement.

Ditapink.
Est littéraire ce qui est à l'écart.

Le littéraire est l'ennemi du lieu commun.
Ditapink a écrit :
Pourquoi pas "déterminé", même si le passé n'est pas la seule 'cause'?
A cela, il me suffirait simplement de mettre en avant l'absence de causes de toutes choses empiriques, & plus encore conceptuelles.
Il manque des exemples pour que ce soit compréhensible.
je te renvoie plutôt à Hume (causalité), Bergson (Durée/Simultanéité/Temporalité), Kant (Entendement & Raison Pure) & enfin Merleau-Ponty, dans sa réflexion sur l'Art, mais surtout son refus de l'analyse Cartésienne & plus encore Sartrienne.
C'est gentil. Tu me donnes combien de temps pour les lire?
Des références plus précises?
En ce qui concerne Kant sur les arts (dont la littérature), j'aurais cru plus raisonnable d'étudier sa Critique du Jugement que de s'imbriguer dans sa Critique de la Raison Pure.(Je ne voudrais pas que nos jeunes lecteurs se trompent).
Merleau-Ponty, hélas, me semble indiquer plus ce qui n'est pas l'Art qu'il indique ce qu'il est.
Son analyse arrive (comme celle de la plupart des Critiques artistique) après coup, étant donné que lui-même écrit beaucoup mais crée peu.
Je ne crois pas qu'un Malraux examina le degré de sa subjectivité comme indice d'intentionnalité, que d'autres artistes furent plus concerné avec la cause de leur expression en excluant toute recherche (ou tout rejet) du beau.
Le geste créatrice n'arrive pas uniquement de la volonté de créer, car un geste est informé.
Raison du précédent: Ai estimé qu'une erreur aussi flagrante en entré de texte ne pouvait que rebuter quiconque le lirait.
Ne t'est-t-il pas venu à l'esprit, que l'auteur de la phrase que tu tiens en "erreur" ne maîtrise pas le même langage que toi? Sa définition des mots n'est probablement pas la tienne…. 😐
Jérémy a écrit :Est littéraire ce qui est à l'écart.
Comme les jambes d'une danseuse?
Jérémy a écrit :Le littéraire est l'ennemi du lieu commun.
.
Un forum est le premier des lieux communs qui vient à mon esprit. Dis-tu que la littérature n'a aucune place sur, par exemple, un forum littéraire?
Juste pour dire qu'il y a danger à balancer des belles citations çà et là. 😀
Jérémy a écrit :Est littéraire ce qui est à l'écart.
Comme les jambes d'une danseuse?
Oui. Mais la façon dont cela est dit ne sonne pas très littéraire 😀

Jérémy a écrit :Le littéraire est l'ennemi du lieu commun.
.
Un forum est le premier des lieux communs qui vient à mon esprit. Dis-tu que la littérature n'a aucune place sur, par exemple, un forum littéraire?
Juste pour dire qu'il y a danger à balancer des belles citations çà et là. 😀
Sur ce forum, on parle de littérature. Mais on n'en fait pas. Sauf les artistes de la critique…
La littérature est pleine de lieux communs… Cf. Paulhan, Les Fleurs de Tarbes
Oh! que si, Jérémy. Le site pullule de poètes et autres écrivains!
(voir rubrique sujets variés, par exemple).


Tout comme la beauté est dans le regard de l'observateur; le 'ton' que tu m'attribues ne peut qu'être dans ton entendement. 😂
Quand on revient du grand écart, je pense à des Casses-Noisettes.(Tchaïkovski).
Arthur a écrit :La littérature est pleine de lieux communs… Cf. Paulhan, Les Fleurs de Tarbes
Alors ce n'est pas de la littérature mais une curiosité intellectuelle 😀
Andromaque a écrit :Nous sommes sur un forum littéraire, et une question me paraît fondamentale : selon quels critères peut-on définir un texte comme étant littéraire ? Une question difficile ! S'agit-il de critères universels et intemporels, ou variables ? Et quels sont-ils ?
Puis-je rappeller la question initiale? J'ai l'impression que nous n'avons toujours pas répondu!
Bonsoir,

Pour revenir à la question initiale, il me semble que le propre de la littérature c'est le caractère flou de ses frontières; aussi, convient-il d'essayer de répondre à cette question "par défaut".

Certaines personnes ont évoqué "l'anthropocentrisme" pour définir la littérature, il me semble que c'est une définition bien discutable.
D'une part, une grande partie des textes scientifiques (de la médecine aux sciences humaines) traitent de l'homme. D'autre part, beaucoup de romans ne sont pas centrés sur l'homme et parfois ils en font même l'impasse (les récits de sciences-fictions..etc.).

A mon humble avis, un texte littéraire se différencie d'un essai scientifique par son rapport au vrai d'une part et la conscience permanente que sa qualité tient autant à son contenu qu'à la formulation qu'il élit pour ce faire (littérarité).

Cordialement
Je vois plutôt ça par rapport au matériau de base, qui est le langage. Le texte littéraire serait celui qui, insatisfait du langage, le travaille pour en repousser les limites. La littérarité d'un discours caractiserait tout ce qui, en lui, constitue un travail particulier du langage.
Nous pourrions parler de la distinction fondamentale entre l'utilisation du langage comme matériau de communication (journalisme, textes de dissertation, etc.) et son déploiement comme matériau d'expression. Il me semble que la valeur littéraire peut être jugée à cet aune.
Bonjour,

Suite à mon doctorat de philosophie, je m'intéresse tout particulièrement à Racine et à Phèdre, femme qui suscite une forte passion et surtout mon admiration. Je cherche des informations sur cette tragédie de 1677, tout en étant Dirigeant de banque en parallèle.
Je vous remercie par avance de votre attention.
Phèdre, la Marilyn Monroe anticipée de trois siècles? 🙂
Bonjour James,

Sur ce site, il existe une page qui pourrait vous intéresser ici.
Phèdre, la Marilyn Monroe anticipée de trois siècles? 🙂
A te lire, on pourrait te prendre pour François Bégaudeau 😜
pour vous est ce que la chanson est une forme de littérature ?