1- Le caporal épinglé de Jacques Perret.
2-L'Enfant de Jules Vallès.
Ey.
L'enfant (maltraité) qu'était Jules Vallès me fait penser à Poil de carotte (mais peut-être un peu "simplet" pour des élèves de première)
Détrompez-vous Haelle, le texte de Vallès est bien plus riche qu'il n'y paraît. J'en veux pour preuve que mes premières en avaient un passage cette année pour le bac et qu'il a fait partie des extraits les plus demandés par les examinateurs.
J'apprécie très modérément la personne de Vallès mais c'était un grand prosateur.
Cordialement,
Ey.
Vallès, OK ; quand je disais "simplet" je pensais à Poil de carotte 😉
Bien, au temps pour moi.
Ey.
De Vallès je n'ai lu que L'enfant et un autre tome de sa bio Le bachelier
Pourquoi n'appréciez-vous que modérément le personnage ? Est-ce parce qu'il fut communard ?
Haelle a écrit :De Vallès je n'ai lu que L'enfant et un autre tome de sa bio Le bachelier
Pourquoi n'appréciez-vous que modérément le personnage ? Est-ce parce qu'il fut communard ?
Entre autre, oui. Mais aussi, et surtout, parce que je ne peux pas respecter un homme dont la démarche consiste à employer son talent, incontestable, à ridiculiser sa famille, à cracher sur son père et sa mère, à cracher sur tout en fait. C'est une vision dualiste et haineuse de la société, une vision gauchiste, dont l'objectif est d'attiser la haine plutôt que chercher la conciliation et l'entente.
Quant à la trilogie de Jacques Vingtras, c'est vraiment le premier volume qui vaut le détour : les deux autres sont dépourvus d'humour et totalement déprimants, surtout le dernier, l'Insurgé.
Léon Bloy à écrit un article remarquable sur Vallès que je vous recommande. Il s'intitule
La frénésie du médiocre et vous pouvez le trouver dans le recueil
Propos d'un entrepreneur de démolitions.
Cordialement,
Ey.
Il me semble qu'il :avait de bonnes raisons d'en vouloir à ses parents, non ?
Pour le reste je ne suis pas d'accord pour dire que les gauchistes ont une vision haineuse et dualiste. Mais il est vrai aussi que le mot "gauchiste" ne veut plus dire grand-chose
Pour citer un quasi contemporain de Vallès, Zola n'attisait pas la haine. Hugo non plus…
J'ai beaucoup aimé L'Adoration de Jacques Borel (prix Goncourt 1967), mais c'est peut-être un peu trop long…
bonjour ! et bien mOi j'ai 16 ans je suis en première L et nous étudions l'oeuvre autobiographique, ainsi que plusieurs autres genres , parmis de nombreuses oeuvres lu et/ou etudiés , en voici quelques une très intéressentes ou même plaisantes :
"si c'est un homme" comme vous connaissez
"enfance" de natalie sarraute
"les confessions " de rousseau
"mémoire d'outre tombe" de chateaubriand
"si le grain ne meut" d'andré gide
"vie de henry brulard" de stendhal (mais un peu compliqué)
"toi que j'aimais tant " mary hingins clark
"candide" de voltaire
"ruy blas" de victor hugo
"le misanthrope " de molière
" le médecin malgrès lui " molière
"l'ecole des femmes " de molière
"l 'avare "de molière
"des souris et des hommes " mais je ne sais plus l'ecrivains
" le petit soleil jaune" je ne sais pas non plus l'auteur désolé ..
dès que je me souviens ou que je decouvre des oeuvres suceptibles d'intérésser vos élèves et "bonnes" à étudiez , je vous en citerais d'autre j'espère que ceci vous aide déjà.
à bientot et bon courage !!
[ par contre en oeuvre autobiographique je VOUS DECONSEILLE "la place d'annie ernaux !!!!! ]
Bonjour. Je suis cette année en première. En lecture analytique, pour l'autobiographie, nous avons travaillé sur L'amant de Marguerite Duras. Je sais, tout comme ma prof, que ce livre pourrait "choqué" certaines personnes. 🙂
Mais personnellement, cela m'a beaucoup plus, elle ne répond pas aux sujets bateaux de l'autobiographie, et son style d'écriture change un peu 🙂
J'ajoute une œuvre déjà conseillée sur un autre post : les Mémoires de Berlioz, absolument délicieux.
hello Andromaque, je plussoie pour Enfance de Sarraute que j'ai lu en première et qui fait partie de mes livres préférés. en ce qui me concerne, ce livre m'a beaucoup parlé et touché.
si tu ne connais pas je te recommande aussi Lambeaux de Charles Juliet, une histoire certes pas très gaie mais qui m'a donné une grande claque en pleine figure lorsque je l'ai lu dans le cadre de l'étude de l'autobiographie.
en revanche, on préconise Rousseau mais je parle en connaissance de cause si je te dis que l'étude du préambule des Confessions m'a fâché avec lui pour la vie. et je me rappelle qu'à cette époque dans la classe, le nombre d'élèves qui l'avaient apprécié était peu nombreux (d'après ma prof de philo de terminale, on se réconcilie avec Jean Jacques en philo, je n'ai jamais trop compris pourquoi ou comment mais bon 😜 ).
ah et j'allais oublier W ou le Souvenir d'Enfance de Perrec: en général cela touche assez les élèves par la gravité du sujet, c'était d'ailleurs mon cas. sinon, je me rappelle avoir lu Mémoires d'Une Jeune Fille Rangée de Beauvoir avec un grand plaisir, certains extraits plairont certainement aux féministes de ta classe.