Je m’interroge sur la pertinence du passé simple

Langue française

75 réponses · Page 4 / 4

salutations les amis/

Je me demande ceci : dans l'écriture d'un roman,je suis attiré par l'emploi du passé composé, de l'mnparfait mais ausssi, de temps à autres, quand l'action est bref : le passé simple.


Merci de me dire si ça va ou pas d'utiliser ces trois temps.
Exemple (texte perso que j'ai écrit avec les trois temps.

ARCHIPEL DES ANDAMANS,

1980

Yvan De Mici s'est penché pour regarder les gaz chimiques s’étendre sur la plage. Son masque à gaz lui donnait un air d’anarchiste violent et ça lui allait bien. L’instant lui ressemblait, convenait à ce qu’il était. Le vide et l’altitude ne lui causaient aucun problème. Il commençait même par aimer ça, le vol avec les portes ouvertes, le contre-rythme assourdissant des pales et les canettes de coca qui roulaient vides dans la soute de l’hélicoptère.
Quelques crachotements de radio lui sont parvenus sans qu'il ne les écoute vraiment. L'anthropologue, assis à côté de lui, a enfilé un masque à gaz à son tour et l'a supplié d'arrêter toute l'opération. Un autre homme l'a dissuadé de dire encore quoi que ce soit rien qu'en lui montrant la crosse noire qui dépassait de son holster.
En contrebas, quelques autochtones étaient en train de lancer des projectiles mais c’était sans danger. L'hélicoptère était hors de portée et les gaz chimiquement prévus pour renverser toutes volontés. Yvan a poussé un cri de victoire puis a signalé l'endroit où atterrir. La nappe jaunâtre s'était épaissie à vue d'œil. Les capsules de fabrication russe avaient été terriblement efficaces, et comme prévu, les autochtones gisaient mainte-nant sur le sol, quasiment nus, crispés mais respirant encore. Des femmes, des enfants, des hommes. Puis les gaz se sont dissipés comme une brume au soleil. Le rotor a créé un tourbillon dans l'air saturé et salé. L’endroit est devenu inerte et immobile, sauf les pales. Les pales ont commencé à exister en tant que mouvements dans les visières en plastique des masques à gaz des deux hommes en tenue militaire qui prirent position autour de l'hélicoptère tels des extraterrestres envahisseurs.
En enjambant les corps, Yvan s'est sentit impressionné par les maxillaires développés et puissants qu'arboraient ces individus isolés du monde. Leur physionomie avait gardé la signature violente des origines de l’espèce humaine, et il enregistra ce commentaire sur son magnéto-phone.
Une heure plus tard, l’hélicoptère a repris le ciel avec à son bord trois spécimens féminins en âge de procréer et des échantillons de spermes. Le paysage s'est ouvert totalement sur l’océan et l’île a disparu loin derrière sur l’horizon bleu. L’anthropologue a été abattu d’une balle dans la tête et jeté pardessus bord. Yvan a regardé une dernière fois l’île. L’île correspondait à l’idée qu’il se faisait du berceau de l’humanité.



Merci de me dire quoi!!!
Amographie


*
Amographie a écrit :dans l'écriture d'un roman, je suis attiré par l'emploi du passé composé, de l'imparfait mais aussi, de temps à autre, quand l'action est brève, du passé simple.
Les temps de la narration sont :
* si l'action est actuelle, le présent ;
* si l'action est passée, le passé simple.

L'imparfait n'intervient que pour exprimer, dans le passé, soit une action qui dure, soit un état. D'autres temps interviennent : le plus-que-parfait ou le passé antérieur notamment.
Le passé composé n'est utilisé que pour exprimer une action passée, terminée, mais qui conserve un effet ou une conséquence sur le temps actuel.

Voyons ton texte :

Yvan De Mici s'est penchése pencha pour regarder les gaz chimiques s’étendre sur la plage. Son masque à gaz lui donnait [oui !] un air d’anarchiste violent et ça lui allait bien. L’instant lui ressemblait, convenait à ce qu’il était. Le vide et l’altitude ne lui causaient [oui encore : action durable] aucun problème. Il commençait même parà aimer ça, le vol avec les portes ouvertes, le contre-rythme assourdissant des pales et les canettes de coca qui roulaient vides dans la soute de l’hélicoptère.
Quelques crachotements de radio lui sont parvenusparvinrent sans qu'il ne [le ne explétif n'est, ici, pas indispensable] les écoute vraiment. L'anthropologue, assis à côté de lui, a enfiléenfila un masque à gaz à son tour et l'a suppliéle supplia d'arrêter toute l'opération. Un autre homme l'a dissuadéle dissuada de dire encore quoi que ce soit, rien qu'en lui montrant la crosse noire qui dépassait de son holster.
En contrebas, quelques autochtones étaient en train de lancer des projectiles mais c’était sans danger. L'hélicoptère était hors de portée et les gaz chimiquement prévus pour renverser toutes volontéstoute volonté / toutes vélléités. Yvan a poussépoussa un cri de victoire puis a signalésignala l'endroit où atterrir. La nappe jaunâtre s'était épaissie à vue d'œil. Les capsules de fabrication russe avaient été terriblement efficaces, et comme prévu, les autochtones gisaient mainte-nant sur le sol [oui pour le p-q-pft : les corps gisaient = action qui dure ; les capsules avaient été efficaces = action antérieure], quasiment nus, crispés mais respirant encore : des femmes, des enfants, des hommes. Puis les gaz se sont dissipésdissipèrent comme une brume au soleil. Le rotor a créécréa un tourbillon dans l'air saturé et salé. L’endroit est devenudevint inerte et immobile, sauf les pales. Les pales ont commencécommencèrent à exister en tant que mouvement [au sing.] dans les visières en plastique des masques à gaz des deux hommes en tenue militaire qui prirent [oui !] position autour de l'hélicoptère tels des extraterrestres envahisseurs.
En enjambant les corps, Yvan s'est sentise sentit impressionné par les maxillaires développés et puissants qu'arboraient ces individus isolés du monde. Leur physionomie avait gardé [oui !] la signature violente des origines de l’espèce humaine, et il enregistra [oui encore] ce commentaire sur son magnétophone.
Une heure plus tard, l’hélicoptère a reprisreprit le ciel avec à son bord trois spécimens féminins en âge de procréer et des échantillons de sperme [au sing.]. Le paysage s'est ouverts'ouvrit totalement sur l’océan et l’île a disparudisparut loin derrière sur l’horizon bleu. L’anthropologue a été abattufut abattu [passé simple, voix passive] d’une balle dans la tête et jeté par-dessus bord. Yvan a regardéregarda une dernière fois l’île. L’île correspondait à l’idée qu’il se faisait du berceau de l’humanité [oui, état et action durable].

Conclusion : tu ne peux pas écrire (ou narrer) une suite d'actions ponctuelles au passé composé. Tu pourrais employer ce temps si, par exemple, tu terminais ton récit par une phrase du genre : « Il en est revenu changé dans ses idées sur la civilisation. », action passée, ponctuelle, achevée mais dont les conséquences durent.
Je te remercie pour cette mise au point éclairante et pour le temps que tu m'as consacré.

Très cordialement…
Katarina a écrit :C'est vrai ? Je ne voyais pas cette nuance. Je pensais plutôt à la sonorité de mes phrases.
"m'a" et "main" = DEUX M dans la seconde.
J'aurais donc choisi la première, mais avec la nuance de sens, ça change tout. Le baisemain est si rare et si agréable pour une femme ! Messieurs, qu'on se le dise !
Merci beaucoup, je me régale de votre réponse, Jean -Luc.
Katarina
Excusez-moi d'intervenir si tard dans ce débat Katarina.
Il est vrai que le baisemain est la façon courtoise, élégante et respectueuse pour un homme de saluer une dame. C'est dommage que cela ne soit pas plus souvent pratiqué, avec simplicité et naturel (comme c'est la norme dans certains pays comme la Pologne).
Certains hommes n'osent pas le faire de peur que la dame n'en connaisse pas l'usage et se méprenne.
Alors, les dames qui apprécient ce geste devraient prendre l'initiative, quand un homme les salue, de lever vers lui le dos de sa main, le poignet fléchi, les doigts repliés vers la paume: seul un rustre ne lui baisera pas la main.
Philippe.
Il est vrai que le baisemain est la façon courtoise, élégante et respectueuse pour un homme de saluer une dame. C'est dommage que cela ne soit pas plus souvent pratiqué, avec simplicité et naturel (comme c'est la norme dans certains pays comme la Pologne).
Pourquoi pas : une façon courtoise pour un homme de saluer une dame, ou un homme ?
Ursus a écrit :
Il est vrai que le baisemain est la façon courtoise, élégante et respectueuse pour un homme de saluer une dame. C'est dommage que cela ne soit pas plus souvent pratiqué, avec simplicité et naturel (comme c'est la norme dans certains pays comme la Pologne).
Pourquoi pas : une façon courtoise pour un homme de saluer une dame, ou un homme ?
Parce que la nature est ainsi faite, les hommes doivent egards, hommages et respect au dames. Pour se saluer, les hommes se serrent la main entre eux, les femmes s'embrassent entre elles, les hommes baisent la main des dames (plus delicat que leur broyer la main, moins familier que les embrasser). Je n'embrasse que ma mere, mes soeurs, ma femme et mes filles, et baise la main des autres dames, ce dont elles doivent etre satisfaites puisque j'ai toujours droit a un gentil sourire de remerciement.
Ce n'est plus la rubrique langue d'un forum littéraire… Cela devient quasiment un manuel de savoir-vivre ! =)
Je n'ai rien contre le savoir-vivre, mais attention au hors-sujet…
Jehan a écrit :Ce n'est plus la rubrique langue d'un forum littéraire… Cela devient quasiment un manuel de savoir-vivre ! =)
Je n'ai rien contre le savoir-vivre, mais attention au hors-sujet…
Merci pour votre rappel a l'ordre Monsieur le Moderateur.
Les propos n'etaient pas hors-sujet: si vous allez en amont, vous constaterez que l'origine etait dans le sujet.
Ayez, je vous prie, la tolerance d'accepter les digressions, qui sont parfois enrichissantes.
(J'ecris sur un clavier "qwerty" et implore votre clemence pour mon orthographe sans accent).
Notez que j'avais pris soin de dire tout cela avec un smiley comme celui-ci… =)

N'empêche. Ressusciter une digression d'il y a trois ans, ça sent un peu le réchauffé, non ? 😉
Parce que la nature est ainsi faite, les hommes doivent egards, hommages et respect au dames. Pour se saluer, les hommes se serrent la main entre eux, les femmes s'embrassent entre elles, les hommes baisent la main des dames (plus delicat que leur broyer la main, moins familier que les embrasser).
C'est une tautologie, non ? En somme, vous dites : "c'est comme ça parce que c'est comme ça".
Je n'embrasse que ma mere, mes soeurs, ma femme et mes filles, et baise la main des autres dames, ce dont elles doivent etre satisfaites puisque j'ai toujours droit a un gentil sourire de remerciement.
Pour moi, j'embrasse autant que possible sans considérer les entre-jambes, tenant chacun pour mon égal et jugeant meilleures, sans vouloir l'imposer, les marques de politesse quand elles sont en fonction de la seule familiarité. Suis-je un être vicié ?
Ressusciter une digression d'il y a trois ans, ça sent un peu le réchauffé, non ?
Tout à fait. =) Mais j'en sortirai peut-être enrichi : pour moi, c'est ce qui compte.
Ursus a écrit :
Parce que la nature est ainsi faite, les hommes doivent egards, hommages et respect au dames. Pour se saluer, les hommes se serrent la main entre eux, les femmes s'embrassent entre elles, les hommes baisent la main des dames (plus delicat que leur broyer la main, moins familier que les embrasser).
C'est une tautologie, non ? En somme, vous dites : "c'est comme ça parce que c'est comme ça".
Je n'embrasse que ma mere, mes soeurs, ma femme et mes filles, et baise la main des autres dames, ce dont elles doivent etre satisfaites puisque j'ai toujours droit a un gentil sourire de remerciement.
Pour moi, j'embrasse autant que possible sans considérer les entre-jambes, tenant chacun pour mon égal et jugeant meilleures, sans vouloir l'imposer, les marques de politesse quand elles sont en fonction de la seule familiarité. Suis-je un être vicié ?
Ressusciter une digression d'il y a trois ans, ça sent un peu le réchauffé, non ?
Tout à fait. =) Mais j'en sortirai peut-être enrichi : pour moi, c'est ce qui compte.
Comme l'a fort justement fait remarquer le Moderateur, c'est de plus en plus hors-sujet (j'ajouterai deplace, voire scabreux) dans ce forum litteraire. Je m'en tiendrai donc la. Je vous recommande, "Ursus", de rechercher activement un forum psychiatrique (ou autre), ou vous pourrez librement poursuivre votre genre de propos. Je vous serai (sans "s" car ce n'est pas une requete mais une injonction) tres reconnaissant de ne plus me citer ni me repondre.
Bonjour à tous,

Stop au hors-sujet. Merci.

Muriel
Comme l'a fort justement fait remarquer le Moderateur, c'est de plus en plus hors-sujet
Vous avez soutenu mieux que moi que cette parenthèse avait de l'intérêt.
Je m'en tiendrai donc la.
Soit. Mais il eût été plus élégant de s'en tenir là vraiment, sans jeter derrière soi une offense. :roll:

Pour toute autre insulte, ma messagerie privée est à votre disposition : j'ose croire qu'on lui préfère encore la digression, ici.
Je répète après Muriel :

Stop au hors-sujet. Merci.
Ursus a écrit :
Comme l'a fort justement fait remarquer le Moderateur, c'est de plus en plus hors-sujet
Vous avez soutenu mieux que moi que cette parenthèse avait de l'intérêt.
Je m'en tiendrai donc la.
Soit. Mais il eût été plus élégant de s'en tenir là vraiment, sans jeter derrière soi une offense. :roll:

Pour toute autre insulte, ma messagerie privée est à votre disposition : j'ose croire qu'on lui préfère encore la digression, ici.
Enfin des paroles sages "Ursus"!
Vais donc vous provoquer en duel, mais pas ici, epargnons le sang aux utilisateurs de ce forum.
Ai par ailleurs visite votre site:
1- Chapeau!
2- M'a rassure sur votre etat psychique et intellectuel.

Ne vous inquietez pas Madame la Moderatrice Muriel, nous allons poursuivre sur le pre, et vous laisser en paix. Pour ne pas decevoir vos usagers haletants du resultat de la joute, le survivant les tiendra informes.