Je m’interroge sur la pertinence du passé simple

Langue française

75 réponses · Page 2 / 4

Bonsoir Katarina et Edy,

Vous m'avez donné l'envie d'en savoir plus sur ce baisemain extraterrestre.

Voilà les fruits de ma recherche :

Je confirme les dires d'Edy dont le sens de l'étiquette est impressionnant.

Baisemain : manière pour un homme de saluer une femme, à l'exception des jeunes filles non mariées (sauf si vieilles filles) ou de membres de la famille proche. À pratiquer exclusivement en intérieur, jamais dans les endroits publics, à l'exception de jardins privés, et encore, ou de lieux tels que les courses hippiques de Longchamp et certains endroits exclusivement constitués de membres de la bonne société. De rigueur au Prix de Diane, ce qui est loin d'être évident sous le chapeau.
L'art du baisemain : pour l'homme, il ne s'agit pas seulement de se baisser et de faire semblant d'embrasser la main, il lui faut l'effleurer de ses lèvres. Veiller à ne pas lever la main de la personne que vous embrassez : c'est vous qui devez vous incliner jusqu'à elle.

Un article de wikipedia qui nous en apprend de bonnes :
voir ici

Enfin quelques citations (d'inégale valeur) qui pourront alimenter le "bêtisier" de notre ami Edy si sa perspicacité ne lui a pas permis de déjà les recueillir.

Ce n'est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse.
Léo Ferré
En vieillissant on devient de plus en plus obsédé, de moins en moins sexuel. Heureusement qu'il nous reste le baisemain.
José Artur
Le baisemain, c'est un bon début. Ca permet de renifler la viande.
Olivier de Kersauson
Un baisemain, c'est très bien, mais un diadème en diamant, ça dure toute la vie…
Howard Hawks

Katarina, je me recule, je m'incline, vous effleure la main électroniquement en ce club littéraire très privé et vous adresse mes respectueux hommages.

Que la tradition a du bon !

Jean-Luc
La dame ne doit pas enlever son gant pour "subir?" un baisemain. Mais si elle n'en a point, cela ne pose pas de problème.

"il a baisé ma main." se ressent comme la constation d'un fait, sans émotion aucune, comme si la main n'appartenait pas à la dame.
Ce ne sont cependant que des nuances assez faibles d'intensité: seul le contexte donnera la valeur voulue à la phrase.
Katarina, je me recule, je m'incline, vous effleure la main électroniquement en ce club littéraire très privé et vous adresse mes respectueux hommages.
Que la tradition a du bon !
Ah, Jean-Luc, un baisemain électronique ? Je suis aux anges ! (Rires)
Ah ! qu'en termes galants ces choses-là sont mises. (Molière)

Merci, Jean-Luc !

Les citations sont parties dans ma besace.
Par contre, je n'ai pas retenu celle de Kersauson, que je connaissais.

Cordialement vôtre,
Edy
Bonjour tout le monde !
Je rencontre encore un problème lors de la correction de mon roman.

Peut-on dire :
- Oui, ai-je affirmé.
Pardon si la question vous semble stupide, mais c'est toujours sur ce genre de questionnement que je bute.

Cordialement
Katarina
Bonjour !

La formule est correcte pour un temps passé à valeur d'accompli.
Pour un temps présent : Oui, affirmé-je. (Bizarre ! Peu courant.)

Cordialement,
Edy
Merci de la réponse mais je m'interroge plus sur le bien-fondé de ma réplique que sur le temps.
Si je dis "oui", ai-je besoin de préciser que "j'affirme" juste derrière ? C'est ça qui me dérange.
J'en profite pour souhaiter un bon week-end à tout le monde, il fait très beau chez moi.
Katarina
Bonjour Katarina,

Votre réplique marque ce qu'on appelle une modalisation forte, une prise en compte de l'énoncé par l'énonciateur.
Si vous aviez écrit :
"Oui, ai-je murmuré…"
Vous mesureriez l'écart.
Votre formule penche un peu (mais si peu) vers la redondance ou le pléonasme dans la mesure où "oui" est la marque de l'affirmation. Comme cette affirmation peut être plus ou moins "affirmée", il n'y a là qu'un renforcement.

Et pensant à notre insatiable ami Edy, je vous joins quelques citations où il est question d'affirmation :

Entre le Oui et le Non d'une femme
Il n'y a guère de place pour une épingle.
Cervantes, Miguel de
Don Quichotte

La réponse est oui, mais rappelez-moi donc la question.
Allen, Woody

Quand la bouche dit oui, le regard dit peut-être.
Hugo, Victor
Ruy Blas

Former un couple, c'est n'être qu'un : oui, mais lequel ?
Anonyme
Bonjour à vous !

Je ne suis pas fort en terminologie littéraire. Sous cette réserve, il me semble que l'incise (c'en est une, ça, je le sais) peut se justifier dans une conversation à plusieurs, rapportée en style direct. Dans cette situation, il faut tout de même bien savoir que c'est JE qui dit oui.

Merci, Jean-Luc, pour ces citations. A première lecture, je les ai déjà ; je vais vérifier. Les sources commencent à se tarir. Evidemment, avec 25.000…

Bonsoir et bon dimanche !
Edy
Oui, ai-je affirmé:

Cela me semble tout simplement une forme évoluée de:
-" j'ai dit "oui"."
C'est aussi, à mon avis, une transposition de la langue écrite vers la langue orale.

Jeune instit, je parlais comme ça: mes collègues ne comprenait pas ce que je disais…
Je suis encore là, Jean-Luc.

Votre première citation (Cervantes, Don Quichotte) figurait dans mon livre comme proverbe espagnol. J'ai amendé. Est-ce que, par hasard, Cervantes, ne parlait pas de temps en temps "en proverbes" ?

J'avais les deux suivantes.

La dernière est identifiée comme ceci, mais il s'agit de mariage, alors que vous parlez de couple. C'est pareil quant à l'idée.

* Quand un homme et une femme sont mariés, ils ne font plus qu'un. La première difficulté est de décider lequel. (HENRY MENCKEN. DICTIONARY OF QUOTATIONS)

Merci encore.
lebeau a écrit :Jeune instit, je parlais comme ça: mes collègues ne comprenait pas ce que je disais...
Cela ne m'étonne pas, Monsieur Lebeau ! Je vous ai bien dit que vous étiez… Comment dire ?
Différent ! Moi, on me comprend, mais on a tout de même un point commun : je suis institutrice aussi.
ps : Veuillez excuser mon égarement, je suis hors-sujet, mais il fallait que je le dise, c'était trop tentant, cette perche tendue par lebeau !
Bonjour tout le monde,

Me voilà arrivée à la dernière lecture de mon roman et se pose encore à moi, un petit problème de formule. J'explique :

Le premier chapitre et le dernier se déroulent au présent, le dernier étant la suite et la fin du premier. Entre les deux, je narre le passé, pour expliquer comment l'héroïne a pu en arriver au présent. (Ouh là là, j'espère que c'est clair !)
J'ai bien envie de nommer mes premiers et derniers chapitres "prologue" et "épilogue" mais ne serait-ce pas trop fantaisiste puisque le prologue dans ce cas est postérieur à la partie centrale et que l'épilogue n'est pas vraiment le futur, mais le présent ?

Plan de la situation :


Prologue : Le lecteur suit l'événement en direct et apprend que l'héroïne a rompu avec son fiancé.

Partie centrale : Le lecteur suit la relation amoureuse et sa chute.

Epilogue : retour au présent, suite du prologue et conclusion de l'histoire.


J'ai bien conscience que mon projet est farfelu, mais cela me plaît parce que montre bien les trois parties du roman. Sinon, comment puis-je procéder ? Il existe bien un autre moyen, par exemple, dater les événements ?

A-t-on le droit en littérature à un peu de fantaisie ? Puis-je détourner les termes de leur origine sans choquer ?

Je vous remercie de votre attention, j'espère avoir été lisible, cette fois , je n'en suis pas convaincue.
Cordialement
Katarina
Bonjour Katarina,

Vous êtes toujours dans le doute.
Alors je vais vous rassurer avec des notions très savantes élaborées par Anne Souriau et approfondies par Genette, j'ai nommé la diégèse, l'analepse, la prolepse.
Donc comme M. Jourdain, vous avez pratiqué sans le savoir le récit diégétique et l'analepse ou déchronologie.
Ce que vous avez tenté a été utilisé plus d'une fois tant par les écrivains que par les cinéastes. Pour le cinéma, me revient aussitôt à l'esprit le magnifique film de La Comtesse aux pieds nus de Mankiewicz avec Ava Gardner et Humphrey Bogart. En littérature, c'est Jacquou le croquant d'Eugène Le Roy que je revois, mais il faudrait que je vérifie. L'Heptameron utilise le récit enchâssé…
Les termes de prologue et d'épilogue conviennent très bien, n'y changez rien !
Bonjour Jean-Luc,
Vous êtes toujours dans le doute.
Oui, forcément, puisque je n'ai aucune notion littéraire proprement dite, et que j'écris à l'intuition. Merci de me rassurer une nouvelle fois et je pense, dernière, au moins pour ce roman là, puisque ma correction touche à sa fin.
Cordialement

Katarina
Bonjour Katarina,

Ne voyez aucune critique dans mon propos, mais plutôt le désir de vous voir prendre confiance en vous. Votre intuition, qualité reconnue habituellement aux femmes, ne vous trompe pas. Elle est même un guide très sûr. Ah ! j'allais oublier un grand classique de l'intuition féminine et du récit enchâssé : Les mille et une nuits !

Je vais vous infliger une lecture supplémentaire en guise de remède :

On tient pour suspectes l'induction et l'intuition ; l'induction, le grand organe de la logique ; l'intuition, le grand organe de la conscience.
Victor Hugo

Les intuitions des poètes sont les aventures oubliées de Dieu.
Elias Canetti

L'intuition est une vue du coeur dans les ténèbres.
André Suarès

C'est avec la logique que nous prouvons et avec l'intuition que nous trouvons.
Henri Poincaré

Si après cette prescription, vous n'êtes pas guérie…

Bonne chance à votre roman !

N'auriez-vous pas l'intuition que notre ami Edy pourrait passer par là ? 🙂

Jean-Luc
Bonsoir à vous deux !

Je ne suis pas en mesure de donner un conseil. Il me semble cependant que le plan peut être adopté.

Je vous donne une série de citations sur l'intuition féminine. Cum grano salis…

* Les femmes ont un instinct qui leur dit qu’un homme les aime, bien avant qu’il ne le leur dise lui-même. (ALEXANDRE DUMAS PERE)
* Les femmes devinent tout ; elles ne se trompent que quand elles réfléchissent. (ALPHONSE KARR. UNE POIGNEE DE VERITES)
* Y voir sans regarder est science de femme. (ÉDOUARD PAILLERON. LE MUR MITOYEN)
* L'intuition fait deviner à des femmes raisonnant mal des choses incomprises d'hommes raisonnant très bien. (GUSTAVE LE BON. APHORISMES DU TEMPS PRESENT)
* Les femmes ont un merveilleux instinct des choses. Elles peuvent tout découvrir, sauf ce qui est évident. (OSCAR WILDE. LES PENSEES)
* Les femmes ne se servent de leur intelligence que pour étayer leur intuition. (JACQUES DEVAL)
* Cette fameuse intuition des femmes qui, neuf fois sur dix, leur fait commettre des erreurs irréparables. (JEAN-MARIE ROUART)
* Intuition : cet étrange instinct qui dit à une femme qu’elle a raison, que ce soit vrai ou non. (ANONYME)
Merci de tout coeur à vous deux!
Bonsoir, Katarina !

Depuis que les femmes écrivent, les hommes ont perdu des plumes.

De qui est cette citations plaisante ?
Je voudrais l'insérer, avec votre accord si elle est de vous.
Bonsoir Edy,
Ha ha ha ! On a l'oeil sur toutes les citations qui passent ! Hélas, elle n'est pas de moi et j'ignore son origine, cela fait longtemps que je la connais et j'en ai oublié l'auteur. Je vais essayer de le retrouver pour vous faire plaisir. Je voudrais à ce propos un livre dédicacé, je vous envoie un message privé.
Bonne nuit
Katarina