Hypokhâgne ou fac de lettres ?

La filière littéraire

453 réponses · Page 22 / 23

Impersonnelle a écrit :Merci de cette réponse rapide !
Tu as déjà fini ces années de prépa ou tu es en plein dedans ?
ça te plait ? Est-ce que ça t'apporte beaucoup ?
Je suis en plein milieu de mon année d'hypokhâgne.

Le parcours me plaît effectivement, d'une part parce que j'ai fait de super rencontres (qui mènent à des soirées détente), mais aussi parce que je suis immergé dans une classe faite de professeurs compatissants et de camarades de classe non concurrentiels.

Au niveau de l'apport, oui, on apprend à connaître des critiques, des auteurs et des philosophes que nous ne connaissions pas forcément durant nos vertes années dans le secondaire. Moi qui ai une passion pour les jeux vidéo, je me suis beaucoup amusé à retrouver certains termes que j'avais l'habitude de voir dans ces mondes virtuels réinterprétés au goût du jour dans le monde réel. On fait un peu d'onomastique par exemple. Tu apprends également beaucoup sur l'origine latine des mots français. Loin de moi l'envie d'apprendre avec fougue cette langue morte qui terrorise tant de mes camarades en cours, mais je dois lui reconnaître un avantage : elle apprend la formation des mots, et donc à mieux connaître notre langue, et par la même notre identité culturelle.
Désolée de te déranger avec toutes ces questions !
Tu ne me déranges pas : si je te réponds, c'est bien parce que ton profil m'intéresse 🙂
Et bien je te remercie de ce temps que tu m'accordes !

Pourrais-tu me renseigner sur le prix de cette année de prépa ? 😀
Est-ce qu'il t'arrive de craquer ? De regretter ce choix ?
Le prix inclut les frais d'inscription (60€) et l'argent que je dépense chaque mois pour payer les transports (38€) et la cantine (70€).

Bien évidemment, les prix varient en fonction de la prépa, la mienne étant une publique.
Est-ce qu'il t'arrive de craquer ? De regretter ce choix ?
Oui, en début d'année, même lorsqu'on t'as prévenu que ça serait dur et que tu t'y étais préparé(e), tu penses à démissionner pour aller en fac. Le 1er élément sur lequel je me suis appuyé pour rester en prépa, c'est le fait de me dire que si j'allais en fac, j'allais certainement avoir des débouchés plus difficiles par la suite, voire quasi inexistants. Le 2ème, c'est le fait qu'on m'ait dit après le 1er conseil de classe que j'avais le meilleur niveau de français de la classe ; ça encourage à rester.

Et non, je ne regrette pas ce choix. De par la culture et les contacts que j'ai reçus.
Impersonnelle, as-tu lu les réponses apportées à la simple question "Hypokhâgne ou fac ?" Avec 20 et 20, penses-tu que beaucoup de personnes aient obtenu plus que toi ?
N'hésite pas, si tu as un bon niveau et que tu vises l'agrégation, va en prépa. Pas de souci pour le coût…

Ah et je rajoute : la première de ma prépa à l'époque (prépa assez bien classée) venait de S (je venais également de S…). Pas de différence de niveau entre un élève de S littéraire dans l'âme et un élève de L.
Je crois que c'est le pire article du monde ! hmm
Il m'a dégoûté en quelques secondes. M'enfin, merci quand même..
C'était juste pour changer un peu la rengaine. En plus je croyais m'adresser au lycéen précédent qui avait posé la question.
Je te conseille d'aller en hypokhâgne, bien sûr. De toute façon, tu n'as rien à perdre puisque tu peux toujours rejoindre la fac si cela ne te plaît pas.
Merci beaucoup Embu !! 😉 J'avais peur que la prépa soit inaccessible au niveau du prix !

Tu as raison Ammy, mais c'était surtout pour savoir si la prépa est indispensable pour espérer obtenir l'agreg ou si je peux m'en passer !
Ah ça en revanche ça rassure aha 😂 !

Gabiana, je ne sais plus trop pour le coup aha ! 😂
Non, ne t'en passe pas ! "Pouvoir", oui tu peux toujours, on peut réussir l'agrégation en sortant de fac. Mais enfin mets toutes les chances de ton côté puisque tu as largement le niveau pour être prise en prépa…
savoir si la prépa est indispensable pour espérer obtenir l'agreg
La classe préparatoire n'est en rien obligatoire pour obtenir l'agrégation, mais étant donné que l'on y prépare les concours de l'ENS, plus difficiles et sélectifs que l'agrégation, la plupart des étudiants qui sont passés par une classe finissent agrégés, même s'ils n'ont pas réussi le concours de l'ENS. (j'ai bien dit : la plupart)
Gabiana, on écrit en même temps… 😉 On dit d'ailleurs plus ou moins la même chose.
Oui, je viens de m'en rendre compte. On doit avoir des expériences voisines… 🙂
Ammy a écrit :
Ah et je rajoute : la première de ma prépa à l'époque (prépa assez bien classée) venait de S (je venais également de S…). Pas de différence de niveau entre un élève de S littéraire dans l'âme et un élève de L.
Les statistiques en témoignent: Un peu moins de 50% des effectifs des classes d'hypokhâgne sont issus de S et ES (mais je ne sais pas si ce chiffre intègre aussi les prépas B/L), contre un peu moins de 10% il y a 30 ou 40 ans (où, il est vrai, les prépas B/L n'existaient pas encore).
Donc, aujourd'hui, les littéraires dans l'âme n'empruntent plus aussi systématiquement la filière L que dans le passé; c'est pourquoi les prépas littéraires recrutent dans toutes les séries générales.
Je dirais quand même que les L commencent l'hypokhâgne avec une certaine habitude de la philosophie, qui leur est profitable de façon manifeste.
Moui… Je ne suis pas certain. Nous n'avons qu'un seul professeur en philosophie dans toute notre carrière de lycéen, donc c'est un peu la loterie…
Bonjour tout le monde,
Je suis actuellement en Terminale S et je souhaiterai étudier la littérature après mon bac afin de devenir professeur de français. J'en ai récemment parlé avec ma prof de latin, qui était mon professeur de français l'année dernière, et celle ci m'a vivement conseillé de me diriger vers une prépa littéraire, car, d'après elle, la fac ne correspondrait pas à mon profil. Elle m'a dit qu'elle ne m'avait pas assez entrainé à faire des dissertations, et donc que la prépa pourrait m'aider à mieux me préparer à cela. Elle m'a également dit qu'il serait dommage de ne pas passer par la prépa car je suis une élève sérieuse. Selon elle, à la fac j'aurai tendance à me laisser aller car peu d'étudiants sont motivés et que nous devons surtout travailler en autonomie. Hier après-midi, je me suis rendue à un forum pour me renseigner. Des étudiants à la fac m'ont dit que je pouvais très bien aller directement en fac et réussir mes érudes sans problémes. Maintenant, j'hésite enormément entre faire une prépa ou choisir d'aller en fac. Les raisons sont que j'ai peur d'être surchargée de travail en prépa et de ne plus avoir de vie sociale. Je suis quelqu'un qui travaille mais je n'aime pas non plus y consacrer tout mon temps libre (le samedi après midi, par exemple, j'aime bien avoir un peu de loisirs. Le mercredi soir, je suis des cours de zumba) et aussi je suis quelqu'un qui a besoin d'un minimum de sommeil pour pouvoir être efficace dans mon travail (je ne peux plus travailler à partir de 23h). Cependant, je pense qu'aller en prépa pourrait m'apporter beaucoup sur le plan culturel, et me permettre de m'améliorer pour avoir le même niveau que les élèves qui sont passés par un bac littéraire. Par exemple, je ne suis pas très forte en anglais et j'ai peur que cela me pose problème à la fac car les élèves littéraires ont eu beaucoup plus d'heures d'anglais que moi. Ainsi, j'aimerai savoir ce qui serait le mieux pour moi entre faire une prépa (au lycée Jeanne d'Arc de Rouen) ou aller directement à la fac (l'Université de Mont st Aignan). J'aimerai savoir aussi si aller en prépa ne me m'empecherait pas d'avoir des loisirs. Merci d'avance
Bonjour Mathilde, tu devrais lire tous les avis qui précèdent. Les questions sont toujours un peu les mêmes, tu devrais y trouver les différents avis pour faire ton choix. Globalement tu auras une grande majorité de conseils pour la prépa. Mais la décision t'appartient. Il ne faut pas se voiler la face : oui la prépa oblige à réduire passagèrement les loisirs. Mais enfin on ne se terre pas non plus dans une grotte pendant 2 ans ! Il y a les week-end, les vacances, tu peux continuer à avoir une vie et les cours t'apportent beaucoup pour la suite de tes études et pour ta culture personnelle. Si tu as l’habitude de sortir en semaine (le soir) ou de pratiquer une activité extra-scolaire très prenante (plusieurs entraînements par semaine), là il est évident qu'il faudra mettre ça entre parenthèses. Une séance de Zumba par semaine et de la détente le samedi, ça me paraît une demande très raisonnable et compatible avec une classe prépa !
Bonjour.

Je suis actuellement en terminale Es et je viens vers vous car je sais que vous avez une bonne culture littéraire et que j'hésite vraiment entre la fac de lettres de Nancy et la prépa hypokhâgne de poincaré.
Voilà plus tard, j'aimerais intégrer le cours florent afin de travailler dans le cinéma et le théâtre j'aimerais également être écrivain et pourquoi pas journaliste.
Mais j'hésite vraiment entre la fac et la prépa. J'y trouve des avantages et des inconvénients pour les deux… Je suis un peu perdu.

D'un côté la prépa hypokhâgne de poincaré offre de bons retours, j'ai parlé à des élèves qui y sont actuellement ainsi que des anciens mais j'ai peur de craquer sous la pression. Après j'aime beaucoup la littérature, le théâtre et le cinéma. J'aimais beaucoup le français et ça me manque beaucoup maintenant… Afin de bien commencer ces vacances j'ai acheté les caprices de Marianne d'Alfred de Musset car le romantisme m'attire énormément. Après on a aussi les cours d'histoire et de cinéma qui me plaisent. J'ai une vague idée de l'option audiovisuelle à poincaré mais j'aimerais avoir plus d'informations. En hypokhâgne vous avez une prof ?
L'organisation avec le caméo m'attire beaucoup, les cours de cinéma ont l'air de qualité, François Bouvier qui anime des cinés clubs au caméo a de très bons retours à ce que j'ai vu.

Mais après la fac me tente aussi pour son enseignement de théâtre et du cinéma, j'ai assisté à un cour de littérature et ça ne m'a pas vraiment plu. Des professeurs en fac ont l'air très bons comme Yannick Hoffert avec ses cours de théâtre. Je l'ai vu une fois lors d'une rencontre avec les acteurs d'une représentation du jeu de l'amour et du hasard de Marivaux. Après je n'ai pas d'informations à propos du déroulement des enseignements. De plus le diplôme d'études théâtrales m'attire aussi (le duete) dont Yannick Hoffert est le responsable. J'ai l'impression qu'on reste dans son coin… En prépa c'est bien d'avoir une classe et ça aussi ça me fait douter…

Ainsi je m'en remets à vous car je suis vraiment dans le doute et ça m'angoisse pour l'apb…

J'ai peur que je craque sous la pression de la prépa et que je connaisse une grande chute de notes… Afin d'avoir une idée de la prépa, combien d'heures faut-il travailler du Lundi au Vendredi ? Et le week end ? Merci 🙂.

A bientôt. 🙂
Hadrien59 a écrit :Donc je souhaite savoir quelle orientation est la plus intéressante : Hypokhâgne ou Licence de Lettres ?
Actuellement, difficile de ne pas répondre : "l'hypokhâgne", et ce même pour quelqu'un qui serait déjà très intéressé par des disciplines précises. Pourquoi ? Tout simplement parce que la prépa présente des avantages que ne peut pas proposer, hélas, l'université dans l'état actuel des choses (même si certaines bi-licences ou licences spéciales se forment depuis quelques années).
Elle propose un cadre qui force l'étudiant sérieux à travailler, permet d'étendre la culture générale et de remédier aux éventuels manques concernant celle-ci, offre une structure solide avec des devoirs, des khôlles et des entraînements réguliers, donc un certain suivi. Ce sont des atouts à mon avis considérables pour beaucoup de profils d'étudiants, même si tous ne sont pas adaptés, bien entendu, à la prépa.
C'est la khâgne, l'année du concours, qui propose le plus de difficultés du côté des loisirs et du "temps libre". Quand j'étais en khâgne, j'avais besoin de rentrer en famille le week-end, et après un devoir de six heures le samedi matin, forcément, le week-end commençait tard…
savoir si la prépa est indispensable pour espérer obtenir l'agreg
Ce n'est pas du tout indispensable, rassurez-vous. Cela étant, évidemment, avoir d'autres expériences de concours et de préparation est toujours intéressant pour viser la préparation de l'agrégation.
J'en profite d'ailleurs pour dire aux lycéens ayant un bon ou un très bon niveau dans une matière de réfléchir à la préparation du Concours général, qui est formatrice (même si on se lance comme ça, sans espérer un accessit ou autre) et permet notamment d'éviter, comment dire, le syndrome de la paresse du bon/très bon lycéen (mais par rapport à sa classe ou à son lycée).

C'est précisément l'avantage de la khâgne par rapport à l'université : il y a davantage de stimulation directe pour être exigeant envers soi-même, et peut-être moins de diversions directes si l'on compare avec l'étudiant à l'Université (même si tout est possible, bien entendu). En ce qui concerne la différence d'accent entre les deux formations, même si vous tendez naturellement vers une étude plus poussée, plus approfondie, de matières un peu plus spécialisées (ce qu'offre l'université), il me semble préférable de passer par la prépa : si l'on continue ensuite dans la voie littéraire sans être entré à l'ENS, de toute façon, on arrive en L3, avec la possibilité de rattraper rapidement certains enseignements spécifiques. La L3 peut être peu enthousiasmante après une prépa, mais le master change la donne (enfin, là, j'évoque mon expérience, et il s'agissait d'un master recherche).

*
Shirubainu a écrit :J'ai peur que je craque sous la pression de la prépa et que je connaisse une grande chute de notes…
En ce qui concerne la chute de notes, il ne faut pas trop s'effrayer à l'avance. Le mode d'évaluation est bien différent de celui du lycée, évidemment, mais il ne faut pas se dire qu'il y aura forcément une chute vertigineuse. Ce qui va compter, ce sera la progression et/ou la stabilisation. Cela dépend bien sûr du niveau de la personne, de son travail. Connaître un peu à l'avance le mode d'évaluation en prépa est utile et permet de mieux s'y préparer.
Exemple : on pouvait avoir 18 de moyenne au lycée ou au bac et se retrouver plutôt autour de 12 au début par exemple, mais l'on s'y fait vite. Cependant, retrouver ce genre de notes-là n'est pas non plus impossible (et elles ont alors bien plus de valeur que les notes élevées du lycée).

Concernant le nombre d'heures de travail, c'est, j'imagine, variable selon la personne, son niveau, ses goûts (lorsqu'on aime telle ou telle matière et qu'on a des facilités, on n'a parfois plus l'impression de travailler !), sa capacité initiale de travail.
Ascagne a écrit : C'est la khâgne, l'année du concours, qui propose le plus de difficultés du côté des loisirs et du "temps libre". Quand j'étais en khâgne, j'avais besoin de rentrer en famille le week-end, et après un devoir de six heures le samedi matin, forcément, le week-end commençait tard…
Il existe des prépas où les DS se font le vendredi, comme par exemple Joffre depuis quelques années (c'est fou comme je fais de la pub pour Montpellier en ce moment)… 10 heures de travail dans la journée, c'est crevant, mais ça permet d'avoir le week-end de libre !
@mattlev : Ah oui ? Je me demande comment ils s'organisent, devoir le matin, cours l'après-midi ? Je ne sais pas trop ce qui est préférable, en fin de compte, même si l'idée d'un week-end plus complet aurait été effectivement alléchante à l'époque où j'étais en khâgne.
Je précise que cela restait vivable, tout de même !
gabiana a écrit :Je crois que, si l'on parle concours uniquement, ceux du CAPES ou de l'Agrégation paraissent beaucoup plus faciles lorsqu'on a testé ceux de l'ENS. Ce n'est qu'un avis.
Quand on s'est déjà confronté à un concours généraliste comme celui d'Ulm par exemple, en effet, on peut avoir une appréciation un peu différente de l'agrégation en comparaison de ceux pour qui ce serait - grosso modo - le premier concours.
Zwizwi a écrit :Seulement défendre que l'on s'ouvre aussi facilement aux disciplines connexes seul avec un livre qu'avec un professeur, des devoirs et des kholles, ce n'est pas tellement tenable.
Ce qui change la donne, c'est le suivi, les khôlles, les devoirs. C'est pour cette raison que la prépa me semble préférable. Pour prendre un exemple simple, un "autodidacte" motivé, performant, sérieux, est capable de tout, mais, de grandes facilités mises à part, il risque de lui manquer ce genre d'entraînement et de confrontation aux devoirs et à l'évaluation qui est tout sauf secondaire.
@Ascagne: oui, cours le matin et devoir l'après midi. J'avoue que les journées avec 10 heures d'histoire (cours de tronc commun + d'option le matin et DS d'histoire l'après midi) étaient assez hardcores, mais c'était vraiment mieux que les DS du samedi matin qu'on avait en hypokhâgne; ce mode de fonctionnement avait été décidé sur demande des khâgneux de l'année précédente.


Enfin je ne sais pas, peut être que ça ne plaisait pas à tout le monde. En tous cas il existe des différences entre les prépas; il faut voir et choisir en fonction.


Ceci dit, question temps libre ça ne change pas grand chose. Il faut travailler, beaucoup, et du temps, on n'en a pas. Enfin, pas beaucoup. Si je me souviens bien en khâgne (c'est fou comme ça s'oublie vite) je travaillais 10 à 12 heures par jour en semaine, et finalement très peu, deux à trois heures, le week end.
C'était effectivement vivable et malgré des moments assez durs de stress -pour les khôlles et les oraux notamment- je garde encore le souvenir du grand plaisir que l'on prend à travailler à fond et sur le long terme sur un même sujet, comme de celui de rentrer chez soi en étant satisfait d'avoir bien et beaucoup bossé.



L'hypokhâgne était vraiment plus tranquille.