Hadrien59 a écrit :Donc je souhaite savoir quelle orientation est la plus intéressante : Hypokhâgne ou Licence de Lettres ?
Actuellement, difficile de ne pas répondre : "l'hypokhâgne", et ce même pour quelqu'un qui serait déjà très intéressé par des disciplines précises. Pourquoi ? Tout simplement parce que la prépa présente des avantages que ne peut pas proposer, hélas, l'université dans l'état actuel des choses (même si certaines bi-licences ou licences spéciales se forment depuis quelques années).
Elle propose un cadre qui force l'étudiant sérieux à travailler, permet d'étendre la culture générale et de remédier aux éventuels manques concernant celle-ci, offre une structure solide avec des devoirs, des khôlles et des entraînements réguliers, donc un certain suivi. Ce sont des atouts à mon avis considérables pour beaucoup de profils d'étudiants, même si tous ne sont pas adaptés, bien entendu, à la prépa.
C'est la khâgne, l'année du concours, qui propose le plus de difficultés du côté des loisirs et du "temps libre". Quand j'étais en khâgne, j'avais besoin de rentrer en famille le week-end, et après un devoir de six heures le samedi matin, forcément, le week-end commençait tard…
savoir si la prépa est indispensable pour espérer obtenir l'agreg
Ce n'est pas du tout indispensable, rassurez-vous. Cela étant, évidemment, avoir d'autres expériences de concours et de préparation est toujours intéressant pour viser la préparation de l'agrégation.
J'en profite d'ailleurs pour dire aux lycéens ayant un bon ou un très bon niveau dans une matière de réfléchir à la préparation du Concours général, qui est formatrice (même si on se lance comme ça, sans espérer un accessit ou autre) et permet notamment d'éviter, comment dire, le syndrome de la paresse du bon/très bon lycéen (mais par rapport à sa classe ou à son lycée).
C'est précisément l'avantage de la khâgne par rapport à l'université : il y a davantage de stimulation directe pour être exigeant envers soi-même, et peut-être moins de diversions directes si l'on compare avec l'étudiant à l'Université (même si tout est possible, bien entendu). En ce qui concerne la différence d'accent entre les deux formations, même si vous tendez naturellement vers une étude plus poussée, plus approfondie, de matières un peu plus spécialisées (ce qu'offre l'université), il me semble préférable de passer par la prépa : si l'on continue ensuite dans la voie littéraire sans être entré à l'ENS, de toute façon, on arrive en L3, avec la possibilité de rattraper rapidement certains enseignements spécifiques. La L3 peut être peu enthousiasmante après une prépa, mais le master change la donne (enfin, là, j'évoque mon expérience, et il s'agissait d'un master recherche).
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Shirubainu a écrit :J'ai peur que je craque sous la pression de la prépa et que je connaisse une grande chute de notes…
En ce qui concerne la chute de notes, il ne faut pas trop s'effrayer à l'avance. Le mode d'évaluation est bien différent de celui du lycée, évidemment, mais il ne faut pas se dire qu'il y aura forcément une chute vertigineuse. Ce qui va compter, ce sera la progression et/ou la stabilisation. Cela dépend bien sûr du niveau de la personne, de son travail. Connaître un peu à l'avance le mode d'évaluation en prépa est utile et permet de mieux s'y préparer.
Exemple : on pouvait avoir 18 de moyenne au lycée ou au bac et se retrouver plutôt autour de 12 au début par exemple, mais l'on s'y fait vite. Cependant, retrouver ce genre de notes-là n'est pas non plus impossible (et elles ont alors bien plus de valeur que les notes élevées du lycée).
Concernant le nombre d'heures de travail, c'est, j'imagine, variable selon la personne, son niveau, ses goûts (lorsqu'on aime telle ou telle matière et qu'on a des facilités, on n'a parfois plus l'impression de travailler !), sa capacité initiale de travail.