Hypokhâgne ou fac de lettres ?

La filière littéraire

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alors pourquoi dit-on que les anciens khâgneux réussissent mieux que les "fakeux"
Ce n'est pas un on dit, c'est un fait.
Si tu ne te sens pas bien en prépa, rien ne t'empêches de basculer vers la fac pour le 2e semestre 🙂
Une réponse en toute sincérité : finis ton année. Si tu restes dans le même état d'esprit, va à la fac l'an prochain (d'ici là il y a peut-être des choses à faire pour valider la 1ère année ?). En fac, contrairement à ce que tu peux penser, on ne fait pas beaucoup plus d'heures de vraie littérature qu'en prépa, et le rythme peut être un peu décevant après un début en hypo. Les heures sont plus nombreuses en apparence mais bien moins intensives et avec moins d'encadrement et moins de devoirs personnels à rendre, je ne parle même pas des DS de 5h00…Si tu n'es pas au bord de la dépression (a priori) force-toi encore un peu.
Dans tous les cas, tu peux devenir prof de français, même si tu décidais d'aller à la fac tout de suite. Bon si tu y vas au bout des 2 années tu pourras viser directement l’agrégation plus facilement (moins difficilement disons !).
Après 2 ans de prépa quand on arrive en fac on se demande un peu parfois ce qu'ils ont fait de leurs 20h00 de cours depuis 2 ans… (désolée, je sais qu'il y a de vrais bosseurs en fac, ce sont d'ailleurs ceux qui réussissent aussi bien que les khâgneux, mais j'y ai vu tellement de touristes…)
Y a aussi que les concours d'enseignement partent du principe qu'un bon professeur doit savoir faire une dissertation (on peut tout-à-fait trouver ça stupide mais c'est un fait). Comme faire une dissertation de philo, de français ou d'histoire ce n'est pas fondamentalement différent, la méthode que tu acquiers en classes préparatoires dans toutes les matières, en plus d'une culture générale décente, te préparent à réussir les épreuves du capes ou de l'agrégation.

Si le français est ta grande passion acquérir la culture littéraire ne devrait pas être un problème, et comme à la sortie de la prépa tu as appris à tenir un rythme incommensurablement supérieur à celui imposé par la fac rattraper les enseignements plus techniques n'est pas sorcier, d'autant plus que tu as fait des langues anciennes de manière poussée.

Puis rien ne vaut la prépa pour éviter toute éventuelle tendance à la flemmingite chronique.
Bien sûr que tu as tes chances de devenir prof en passant par la fac !
C'est essentiel de penser à ton épanouissement personnel. Tout le monde n'est, d'ailleurs, pas fait pour la prépa et certaines personnes réussissent bien mieux en fac, où elles ont le temps d'approfondir et d'apprendre par elles-mêmes.
Un bon professeur est avant tout un bon pédagogue. Pas besoin forcément d'être un érudit dans toutes les matières littéraires et de savoir rédiger des dissertations en histoire à la perfection pour le devenir, contrairement à ce que certains prétendent ici.
Merci pour vos réponses qui m'ont rassurée 🙂 surtout sur le fait que les 20h de littérature à la fac soient moins intenses, ce qui veut dire que nous avons plus ou moins les mêmes savoirs !

Oui c'est vrai qu'en allant à la fac je risque de céder plus facilement à la flemmingite chronique ! Je vais donc prendre le temps de réfléchir, mais je pense que je vais faire mon année…
J'ai peur que minimiser les attentes en termes de culture générale en dehors de sa discipline d'un futur professeur soit fort périlleux. La culture ne se cloisonne pas autant qu'on l'aimerait.
…la culture ne s'acquiert pas qu'en prépa ! et fort heureusement !
Oh je ne dis pas le contraire. On croise des gens remarquables en fac, ça ne fait aucun doute. Mais la prépa reste le bon plan pour acquérir des bases dans toutes les disciplines et de la méthode pour la dissertation et l'exposé, qui restent j'en ai peur les exercices-stars des concours d'enseignement.

Personne ne dit ici qu'on a besoin d'y passer pour devenir professeur, n'importe quel tableau de résultats du capes le prouve. Seulement défendre que l'on s'ouvre aussi facilement aux disciplines connexes seul avec un livre qu'avec un professeur, des devoirs et des kholles, ce n'est pas tellement tenable. Un bon enseignant est pourtant avant tout quelqu'un d'ouvert d'esprit, et dissocier intégralement les qualités de pédagogues de la culture générale n'aurait aucun sens.
L'ouverture d'esprit, c'est être par soi-même à l'affût de toute découverte, c'est apprendre à s'ouvrir aux choses de la vie et aux autres, l'ouverture d'esprit, c'est s'enrichir au contact direct des choses et non uniquement par l'intermédiaire des livres et du cadre scolaire.
Il me semble pour ma part tout à fait tenable et sensé de dire qu'on apprend sûrement davantage par la vie elle-même, par les rencontres, par l'expérience, par la recherche que par la compétition, le stress, la pression et la recherche d'efficacité.
Et il me semble aussi que certaines méthodes de prépa sont loin d'apprendre la pédagogie lorsque l'on souhaite être professeur.
Je crois que, si l'on parle concours uniquement, ceux du CAPES ou de l'Agrégation paraissent beaucoup plus faciles lorsqu'on a testé ceux de l'ENS. Ce n'est qu'un avis.
Très certainement ! Mais la recherche de l'efficacité à tout prix et de la réussite facile aux concours n'est pas nécessairement un but ultime ! Enseigner, ce n'est pas juste avoir un concours…
LucileClav a écrit :Très certainement ! Mais la recherche de l'efficacité à tout prix et de la réussite facile aux concours n'est pas nécessairement un but ultime ! Enseigner, ce n'est pas juste avoir un concours…
C'est une évidence. Mais le concours est la condition sine qua non pour pouvoir enseigner (dans le public en tant que titulaire). Les épreuves sont discutables, puisque la pédagogie n'est examinée qu'une seule fois, et ce pendant les oraux d'admission. Cependant, enseigner c'est aussi maîtriser un savoir pour pouvoir le transmettre ensuite…

Quant aux méthodes pédagogiques de prépa, que j'ai connues puisque je viens d'en sortir, elles sont propres à chaque professeur. Mais celles que j'ai connues étaient terriblement pertinentes et nous ont beaucoup apporté. Les méthodes pédagogiques de la fac (celles que je connais comme étudiante en allemand) me paraissent beaucoup moins pertinentes. En fait, on dirait qu'il n'y en a pas… 😐
Et c'est personnellement ce qui m'a convenu dans la fac : j'y ai trouvé la liberté, l'éclectisme, et même un certain dilettantisme de bon aloi.
Salut à tous!
Alors voilà, les inscriptions APB s'approchent de plus en plus mais je me sens encore perdue et j'aurais besoin de quelques conseils. Je souhaiterais devenir prof de français et j'étais partie dans l'idée de faire une licence de Lettres Modernes. Cependant tous mes profs me conseillent de faire une prépa et d'essayer d'intégrer l'ENS. Mais l'idée de la prépa m'effraie un peu et je me demandais donc quel était le meilleur parcours afin de devenir prof de français, d'autant plus que j'aimerais tenter l'agrégation.
Je vous remercie d'avance pour vos conseils 🙂
Bonsoir,
Puisque tes professeurs te le conseillent, tu ne dois pas être effrayée.
Ils te connaissent mieux que nous. Alors n'hésite pas !
Tu verras, ce n'est pas si terrible et en plus, si tu n'aimes pas ce genre d'enseignement, tu peux toujours aller à la fac, alors que l'inverse n'est pas possible.
Bonsoir,
Je rajouterai aux propos de gabiana que tu peux toujours te rendre aux portes ouvertes des prépas à proximité de chez toi afin d'affirmer ton choix et éventuellement de te rassurer même si ce n'est pas forcément dans celles-ci que tu prévois de postuler.
Bonjour à tous 🙂

Je suis élève en 1ère ES et je souhaite travailler dans l'enseignement (je ne sais pas encore si je m'oriente dans le primaire pour devenir institutrice ou dans le secondaire et devenir professeure de français), donc j'envisage de faire après mon bac ou une licence de lettres modernes ou une hypokhâgne.

D'après ce que l'on m'a dit, il vaut mieux faire une hypokhâgne pour enseigner car on a (si on tient les 2 années) de bonnes techniques de travail. Je sais que c'est une filière intensive mais je ne sais pas si j'ai vraiment le niveau (mes moyennes approximatives de cette année : Français 16 / Maths 14 / S.E.S. 14 / Histoire-Géo 12 / Anglais LV1 14 / Italien LV2 12 / Espagnol LV3 13 / E.P.S. 14 / Sciences 13). J'ai tout de même envie de franchir le pas, et si je tiens les 2 années partir par la suite en L3 de lettres modernes.

Mais d'un autre côté le programme de la licence de lettres modernes m'intéresse énormément !

Je veux mener à bien mon projet professionnel, même si le chemin que je dois prendre n'est pas le plus facile : si je veux quelque chose je me bats pour l'obtenir malgré mon ÉNORME manque de confiance en moi.

Que me conseillez-vous ?

En vous remerciant par avance 😉
D'après ce que l'on m'a dit, il vaut mieux faire une hypokhâgne pour enseigner
Ce n'est pas vraiment exact.
L'hypokhâgne est un peu la continuité du lycée ; elle permet de poursuivre un enseignement pluridisciplinaire, et conduit à la khâgne qui prépare à des concours.
On y est un étudiant- lycéen.
Mais on n'y est pas mieux préparé à enseigner qu'ailleurs.
Mais on a des méthodes pour passer les concours d'enseignement.

Et tes notes sont tout à fait celles qu'il faut pour aller en prépa, donc pas d'inquiétude.