Hypokhâgne ou fac de lettres ?
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Bonjour à tous!
Je suis en TL et j'hésite grandement entre une hypokhâgne (au lycée du Parc) ou une licence de lettres modernes à Lyon 3. Mes professeurs me poussent à aller en prépa (15 de moyenne générale au 1er trimestre) mais je suis réellement tiraillée entre les deux.
D'un côté la fac m'attire :
- Spécialisation dans le domaine que je préfère (je veux enseigner le français dans le secondaire)
- Une certaine liberté (dans l'organisation du travail, libre d'aller à des expos d'art, des pièces de théâtre..)
- Indépendance (si je vais à la fac, je serai en colocation avec mon frère et deux copines)
Et l'hypokhâgne :
- Le fait d'acquérir une méthode très efficace
- Une culture large et humaniste à la fin de la prépa
- Un certain prestige et une bonne expérience
Mais j'ai peur d'aller en prépa pour :
- C'est un système bien trop généraliste => peur d'être frustrée et de ne pas vivre pleinement la prépa à cause de ça…
- L'enseignement du français se base uniquement sur la littérature et non sur la grammaire (qui compte de moitié au CAPES tout de même..)
Voilà, c'est un petit résumé et je suis dans une impasse…
Merci à ceux qui me liront 🙂
Les méthodes acquises en prépa sont vraiment un plus pour la suite, notamment la préparation des concours.
Un compromis : tu vas en prépa, tu prends l'inscription cumulative à la fac et si cela ne te convient vraiment pas, tu vas en fac avant la Toussaint ou même au début du deuxième semestre.
Mais d'ici là, tu peux avoir un déclic qui te fera prendre ta propre décision…
Réfléchis également en fonction de ce que tu envisages pour la suite. La prépa t'offre davantage de débouchés (école de commerce, journalisme, IEP, ENS…) mais si tu es déjà fixée sur ce que tu veux - à savoir apparemment l'enseignement -, une licence dans le domaine que tu apprécies te permettra, comme tu l'indiques, d'avoir des connaissances précises dans cette spécialisation, mais aussi du temps pour approfondir ce que tu aimes et ce qui t'intéresse. On apprend parfois également beaucoup - et de manière plus efficace - par soi-même, dans des moments d'indépendance…
Pèse les pour et les contre, comme tu l'as fait, et tu trouveras sûrement un bon compromis.
Bonne continuation à toi !
Je suis entré en prépa persuadé de vouloir faire des lettres. J'ai finalement choisi théâtre comme spécialité, parce que ça me permettait de voir les lettres d'une façon originale ou, disons, charnelle. En sortant de prépa, je suis allé en fac de philosophie.
La prépa permet une certaine flexibilité sur le parcours et, personnellement, j'ai apprécié. Pour le dire brutalement, tu n'as pas réellement fait de philosophie, d'histoire, de langues, jusqu'à maintenant, ou plutôt, tu n'as pas connu ces disciplines comme on les voit dans le supérieur. Peut-être que tu garderas les lettres comme horizon, mais peut-être pas. Et cette petite liberté a son charme.
D'autant plus qu'à mon avis une connaissance solide dans les autres disciplines ne peut que très fortement enrichir ta culture littéraire ; ce serait ne pas l'avoir qui serait pénalisant.
Il faut aussi relativiser ce qu'on dit sur la prépa. Si, tu auras le temps d'aller voir le spectacle du moment au Tnp, normalement tes professeurs t'y encourageront même.
Merci pour vos réponses à tous 🙂
Winter69 a écrit :
- L'enseignement du français se base uniquement sur la littérature et non sur la grammaire (qui compte de moitié au CAPES tout de même..)
Sans importance. Tu auras tout le temps de rattraper ensuite. 🙂
C'est ce qui me fait le plus peur en réalité. Avoir une seule année pour rattraper toute la partie langue, c'est peu je trouve. Savez vous pourquoi nous n'étudions pas la grammaire et l'ancien français en prépa?
Parce qu'il faut quand même consacrer quelques heures au sommeil dans la semaine ? 😀
Pour la grammaire, je ne sais pas (et encore, la pratique des langues anciennes où le niveau est beaucoup plus élevé en prépa doit combler beaucoup de lacunes), mais ceux qui ont repris l'ancien français en L3 n'ont pas ressenti le moindre décalage. Ils avaient suffisamment d'avance dans les autres matières pour trouver le temps de rattraper ce qui n'avait pas été fait.
La grammaire du moins, on est censé l'apprendre à l'école primaire et au collège, non ?
Laoshi a écrit :La grammaire du moins, on est censé l'apprendre à l'école primaire et au collège, non ?
J'ai pensé la même chose…Ensuite je me suis dit que s'il y a bien des agrégés de grammaire c'est que la matière doit être enseignée à l'université, et pourquoi pas en prépa littéraire…
En classe préparatoire littéraire, non.
Ce qui n'a jamais empêché ceux qui le voulaient de passer l'agrégation de grammaire.
Winter69 a écrit :C'est ce qui me fait le plus peur en réalité. Avoir une seule année pour rattraper toute la partie langue, c'est peu je trouve. Savez vous pourquoi nous n'étudions pas la grammaire et l'ancien français en prépa?
La grammaire, rassure-toi, tu en fais (bon pas de la grande grammaire mais…). Les profs te font vite comprendre que tu ne sais pas parler ta propre langue en début d'hypokhâgne. Et encore moins l'écrire. Et c'est valable pour toute la classe. Nous reprenons tout, en vitesse -heureusement- mais on revoit même des trucs basiques style la syntaxe… oui oui!
Au delà de la préparation à l'épreuve de dissertation les 5h de lettres par semaine en HK sont surtout une ENORME remise à niveau. Chez nous en tout cas aux Maristes mais j'ai des échos de camarades dans d'autres prépas lyonnaises qui me rapportent le même discours.
Winter69 a écrit :C'est ce qui me fait le plus peur en réalité. Avoir une seule année pour rattraper toute la partie langue, c'est peu je trouve. Savez vous pourquoi nous n'étudions pas la grammaire et l'ancien français en prépa?
Rassure-toi, ça ne pose pas de problème (je l'ai fait à mon époque, les amis de ma promo aussi, et je n'en garde pas le souvenir de quelque chose d'insurmontable, loin de là…)
Je pense que j'aviserai après les portes ouvertes 🙂
Oui tu as raison. Dans tous les cas, ne prends pas ta décision juste sur ces questions de grammaire et MÂ que tous les anciens élèves de prépa surmontent, d'autres motivations (légitimes) doivent guider ton choix.
Et puis dans tous les cas, que je choisisse la prépa ou la faculté, ces deux formations me mèneront au CAPES 🙂
je te conseille la prépa 🙂 Au pire si tu n'y arrives pas, vu que généralement on s'inscrit en parallèle avec l'université, rien ne t’empêche d'y aller si tu décroches en prépa. Alors que l'inverse n'est pas possible!
Certainement 🙂
Bonsoir,
alors voilà je suis en hypokhâgne et je souhaite devenir professeur de français 🙂 Sauf que je ne me plais pas vraiment en prépa ! C'est pourtant très intéressant, les profs sont vraiment excellents… Tous les cours en eux- mêmes me plaisent mais je n'arrive pas à travailler toutes les matières, ça me prend beaucoup trop de temps ! J'ai l'impression de ne pas être assez efficace dans le travail et même les devoirs de conjugaison ou de latin (débutant) où je pourrais avoir de très bonnes notes (+/- 17 !) je n'ai que des mauvaises notes (7-9 !), je me sens bloquée. Pourtant je ne suis pas dans une prépa élitiste, et les profs ne sont pas trop stressants.
Pour le moment je ne vois vraiment pas ce que m'apporte la prépa ! Il est vrai qu'avoir un devoir de 5h tous les samedi permet de progresser (quoique pas toujours…), de moins stresser et les colles me forcent à vaincre ma timidité mais je ne m'épanouis pas !
De plus, j'ai l'impression de laisser le français de côté et je me dis que si j'étais à la fac je pourrais plus le travailler, de même pour le latin et la grammaire (avec qui je suis un peu fâchée ).
D'après vous ai-je mes chances de devenir prof un jour en arrêtant la prépa ? Est-ce une bonne idée de quitter la prépa en cours d'année pour rejoindre la fac ? Quels sont les atouts de la prépa par rapport à la fac ? Je me pose vraiment cette question alors que l'année dernière tout me paraissait clair ! Si des élèves de fac s'adonnent au français avec une petite vingtaine d'heures par semaine contre seulement 5 en hypokhâgne, alors pourquoi dit-on que les anciens khâgneux réussissent mieux que les "fakeux" ? L'enseignement est certes pluridisciplinaire, encore faut-il être capable de tout travailler à fond!
Tout cela est confus, mais je demande simplement des témoignages et des réponses d'anciens khâgneux, hypokhâgneux, profs, étudiants susceptibles de m'éclairer !
merci d'avoir lu ce message
meursault