Hypokhâgne ou fac de lettres ?

La filière littéraire

453 réponses · Page 16 / 23

Bonjour, je suis actuellement en classe de Terminal L au lycée Berthelot et je suis un peu perdue en ce qui concerne mon orientation pour l'année prochaine.
Je suis passionnée par les Lettres et j'aimerais intégrer une prépa ou aller en Lettres Modernes à la fac. Et je reçois constamment deux discours à ce sujet : La prépa c'est génial, tu travaille beaucoup mais t'as quand même du temps pour toi et tu ressort avec une très bonne culture. Ou bien : La prépa c'est le bagne ça te détruit t'as plus de vie sociale blablabla…
Et pour la fac : Tu fou rien ça sert a rien ou alors : c'est génial j'ai passé mes meilleures années à la fac…
Donc je suis perdue… Vais-je m'en sortir en prépa sachant que je n'ai jamais eu besoin de travailler pour avoir la moyenne et est ce que ce n'est pas trop général sachant que ce qui me passionne c'est les lettres et les langues (et qu'en fac de lettres modernes toutes les matières tournent autour des lettres) ?

Et si mon choix se tourne définitivement en prépa j'aimerais savoir si la prépa Rive Gauche est bien car je ne trouve pratiquement aucun avis dessus et si la prépa Saint Sernin est bien car j'entends beaucoup de gens dire que l'ambiance n'est pas terrible et qu'il y a vraiment énormément de travail…

En histoire géo je tourne vers 9 en littérature 15 et en anglais et espagnol entre 14 et 16. Ce qui me dérange dans la prépa c'est aussi qu'il y a beaucoup d'heures d'histoire et c'est un peu ma bête noire…

Enfin bref, mes questions se résument à :
L'ambiance et le niveau est-il différent entre Rive Gauche et Saint Sernin ?
La charge de travail est-elle vraiment étouffante ?
Est ce que les cours sont intéressants ?
La fac est-ce vraiment si "nul" ?

Merci d'avance pour vos réponses 🙂
toujours a écrit : Enfin bref, mes questions se résument à :
L'ambiance et le niveau est-il différent entre Rive Gauche et Saint Sernin ?
La charge de travail est-elle vraiment étouffante ?
Est ce que les cours sont intéressants ?
La fac est-ce vraiment si "nul" ?
Bonjour,

- Pour la permière question je ne saurais dire, j'ai fait ma khâgne ailleurs. Il faut savoir que l'ambiance dépend énormément des promos. Ce qu'on a pu dire de l'ambiance d'une khâgne n'est plus forcément valable deux ans plus tard.
- La charge de travail est très importante, c'est vrai, mais la sensation d'étouffement dépend de la gestion de son temps de travail. Il ne faut pas se stresser et ne pas toujours écouter les professeurs qui aiment mettre la pression pour favoriser l'émulation. Ce n'est pas une constante mais cela peut arriver. C'est possible de faire autre chose que son boulot : en khâgne je prenais le temps de faire du sport et même d'avoir un petit job qui me changeait les idées et me payait mes rares extra, tout en travaillant sérieusement et en ayant de bons résultats.
La différence des notes peut faire mal entre la terminale et la prépa où la notation est très dure. Il faut apprendre à considérer un 10/20 comme une bonne note 🙂.
- les cours de manière générale sont très intéressants, en prépa comme à la fac. Il y a toujours des professeurs un peu soporifiques ou d'autres au contraire qui ont une aura extraordinaire. C'est aussi affaire d'intérêt, on peut se passionner pour des choses assez rasantes si on s'y donne à fond.
- Non, la fac ce n'est pas nul. C'est différent.
Merci beaucoup, déjà le fait de savoir qu'il est possible de gérer son temps pour faire une peu de sport par exemple ça me rassure… les gens ont des discours tellement flippant sur les prépas que je me disais que ce n'était pas humainement possible… Et pour les notes faibles ça va je ne me suis jamais vraiment focalisée là dessus ! 🙂
Merci en tout cas !

Si quelqu'un a déjà été à Rive Gauche ou à Saint Sernin je veux bien des infos ! 🙂
Surtout qu'il y a peu, France 2 diffusait au journal de 20h un reportage flippant sur les prépas, notamment sur celle de Condorcet… Une fille qui faisait de l'eczéma, un type qui bûchait jusqu'à 1h du matin avant de se lever à l'heure le lendemain pour aller en cours… Sûr que ça décourage, et mes parents à côté qui me zyeutaient avec insistance, l'air de me demander si j'étais toujours décidée…
Surtout que moi-même j'aime bien avoir du temps libre. Trop, peut-être 🙂

P.S : j'ai connu quelqu'un que la prépa n'avait pas l'air d'empêcher de surfer sur Internet. Il savait s'organiser, j'imagine.
Les médias à part à nous faire peur ne servent pas à grand chose de toute façon…
Et du coup tu es allée en prépa ? Et alors ? :3
Pour le coup, je suis un peu d'accord, surtout quand je me confronte aux témoignages en vrai. Je pense qu'il vaut mieux penser que le seul qui soit sincère, c'est le tien. Il faut juger par soi-même plutôt que s'appuyer sur les autres. Comme moi, si je suis admise, je verrais si je suis capable et sinon direction la fac.
L'avantage c'est que je n'aurai pas la pression parentale sur le dos comme la plupart des gens. Je dirais même que c'est l'inverse… Mes parents ne sont pas très rassurés, ils se demandent si je serais capable. Et évidemment, ça a tendance à me donner le cafard aussi.
Je ne suis qu'en Terminale, là je postule, c'est tout 🙂
C'est vrai, c'est pour ça que je me demande souvent à quoi servent toutes ces préventions scolaires… mais bref !
D'accord je vois ! Et tu penses aller à qu'elle prépa ? 🙂
Bonjour,

Pour avoir passé près de trois ans à Saint-Sernin et connaître des anciens hypokhâgneux de Rive-Gauche, je peux te répondre : déjà, il faut savoir que Rive-Gauche n'a qu'une hypokhâgne et pas de khâgne, ceux qui sont acceptés en khâgne la font donc à Saint-Sernin ; c'est une petite prépa de proximité, avec une ambiance apparemment très chaleureuse, mais qui a un niveau plus faible que Saint-Sernin (je crois que la moitié seulement des élèves sont pris en khâgne, ce qui n'exclut pas que ceux-là fassent un excellent parcours !).

Pour ce qui est des rumeurs de mauvaise ambiance à Saint-Sernin, je ne peux que les démentir, puisqu'à ce jour j'en retiens des souvenirs de folles randonnées, d'excellents cours (oui, quand même), de profs généralement très à l'écoute des élèves et d'une formidable entraide dans la classe qui m'a bien servi dans les moments difficiles. Certes, il y a du boulot, mais ça reste supportable, surtout en hypokhâgne où les profs veillent à ce qu'on ne se sente pas écrasés par la masse de travail et qu'on ne perde pas le moral en cours de chemin.
Si tu as d'autres questions, je serais ravie d'y répondre en mp. 🙂
J'aimerais aller dans une des prépas les plus proches de chez moi, à savoir Chateaubriand et Malherbe. Mais au vu de mon bulletin scolaire, je pense que j'ai davantage de chances d'être admise à Malherbe. Qui sait, peut-être qu'après tout je n'en serais pas mécontente 😉
Bonjour,
En ce milieu d'année de première, je me pose de nombreuses questions sur mon avenir professionnel et mes futures études, car l'heure du choix est sur le point d'arriver. J'avais, il y de cela une année environ, consulter votre avis sur une possible demande d'intégration en classe préparatoire littéraire, plusieurs d'entre vous m'avaient donné un avis positif, à la condition que mes résultats ne chutent pas en première (ES). Or, il se trouve qu'ils ont augmenté, ma moyenne du premier trimestre étant de 16.1 et de 16.4 pour le second trimestre. Néanmoins, après des discussions et des témoignages, je ne suis pas sur que les classes préparatoires me conviennent : l'ambiance, les grosses charges de travail…. Et je n'en éprouve pas l'envie. Peut-être est-ce une erreur de ma part.
A présent, j'aimerais entreprendre une licence de lettres, qui m'amènera surement sur un master, et qui vraisemblablement m’entraînera à devenir professeur de lettres, et sait-on jamais des occasions autre que l'enseignement se présenteront peut-être devant moi.

Toutes les critiques constructives sont les bienvenues.
Cher Sylvain,

Il est un peu difficile de répondre à ton post parce que tu ne poses pas de question mais je vais tenter de te donner quelques conseils, sans influer sur ton choix.

Si tu crois que la prépa littéraire n'est pas faite pour toi, ne te force pas à y aller, l'université peut se révéler également un très bon choix. Cependant, fais tout de même bien attention en choisissant une licence générale. Tu n'auras des cours que dans cette seule et unique discipline, ce qui veut dire que tu vas "abandonner" nécessairement beaucoup de matières que tu affectionnais peut-être, et plus tard te demander si finalement tu n'aurais pas préféré approfondir également d'autres matières que celle que tu as choisi, pour enfin te rendre compte que tu aurais préféré te spécialiser dans une autre comme l'histoire, la philosophie, l'anglais… Le choix de la licence de lettres (modernes ou classiques ?) est à méditer très sérieusement. Tu as encore ton année de terminale pour y réfléchir.

Au regard de ton niveau dans le secondaire, à moins d'une chute en terminale mais cela m'étonnerait, tu n'auras aucun souci pour réussir en licence. Je ne te cache pas qu'ils sont d'ailleurs peu, il est vrai, les élèves qui avec un tel niveau s'orientent directement vers l'université (ce fut mon cas, même si mon niveau académique était peut-être un peu plus faible), les élèves ayant eu mention bien ou très bien au baccalauréat étant plus naturellement orientés vers la prépa littéraire. La grande différence entre l'université et la prépa réside je crois dans la méthode de travail : préfères-tu l'encadrement ou la liberté dans ton organisation ?

Concernant l'orientation professionnelle, l'immense majorité des étudiants de prépa littéraire retournant à l'université en L3, il n'y a pas théoriquement de grands écarts : l'enseignement reste la voie royale. En revanche, la prépa littéraire peut aussi te faire passer les concours des écoles de commerce par exemple via la BEL, ce qui peut être intéressant si l'enseignement n'est pas une vocation chez toi.

Pour un témoignage plus personnel, j'ai littéralement adoré tous les cours de ma licence de lettres modernes et ne regrette pas mon choix de fin de terminale. Aujourd'hui en recherches, mes cours de licence me manquent même parfois…
AntoineParis a écrit : Il est un peu difficile de répondre à ton post parce que tu ne poses pas de question mais je vais tenter de te donner quelques conseils, sans influer sur ton choix.
Merci à toi. Je n'attend pas des réponses à des questions précises (je ne pose pas de question, d'ailleurs… 😀 ), mais plutôt un avis critique sur mon possible choix.
AntoineParis a écrit : Si tu crois que la prépa littéraire n'est pas faite pour toi, ne te force pas à y aller, l'université peut se révéler également un très bon choix. Cependant, fais tout de même bien attention en choisissant une licence générale. Tu n'auras des cours que dans cette seule et unique discipline, ce qui veut dire que tu vas "abandonner" nécessairement beaucoup de matières que tu affectionnais peut-être, et plus tard te demander si finalement tu n'aurais pas préféré approfondir également d'autres matières que celle que tu as choisi, pour enfin te rendre compte que tu aurais préféré te spécialiser dans une autre comme l'histoire, la philosophie, l'anglais… Le choix de la licence de lettres (modernes ou classiques ?) est à méditer très sérieusement. Tu as encore ton année de terminale pour y réfléchir.
Je ne crois pas que je regretterais de délaisser les autres matières, mon amour pour la langue française les surpasse. Mon choix s'orienterait alors vers une licence de lettres modernes.
AntoineParis a écrit : La grande différence entre l'université et la prépa réside je crois dans la méthode de travail : préfères-tu l'encadrement ou la liberté dans ton organisation ?
J'affectionne la liberté plus que tout, c'est d'ailleurs un critère qui m'attire tout particulièrement dans la licence.
AntoineParis a écrit : Concernant l'orientation professionnelle, l'immense majorité des étudiants de prépa littéraire retournant à l'université en L3, il n'y a pas théoriquement de grands écarts : l'enseignement reste la voie royale. En revanche, la prépa littéraire peut aussi te faire passer les concours des écoles de commerce par exemple via la BEL, ce qui peut être intéressant si l'enseignement n'est pas une vocation chez toi.
Une vocation, il est encore trop tôt pour le dire. Mais, j'apprécie le fait de transmettre sa passion pour la langue française, communiquer avec des jeunes, aider, faire naître des vocations…
Bonjour, je suis actuellement en 1ère L et je voudrais avoir plus de renseignements à propos du post-bac.
L'année dernière, ma prof de français m'a dit que je pouvais aller en classe prépa. Je m'étais renseignée et ça m'avait beaucoup plu.
En début d'année de première, ma nouvelle prof de français m'a aussi affirmé que je pourrais le faire. Mais au deuxième trimestre, mes notes ont chuté en français (juste dans cette matière heureusement) et depuis, malgré tous mes efforts, je n'arrive pas à remonter la pente.
Je me demande alors si la prépa est une bonne idée? J'ai cru comprendre que les CPGE regardent aussi les bulletins de première?
Je suis une élève sérieuse, j'aime apprendre et travailler mais je n'ai pas de facilité (je travaille beaucoup donc ça paye mais je n'ai pas des notes exceptionnelles non plus).
Le choix de mon orientation en première L m'a confirmé que je vouais une véritable passion pour les livres et surtout la littérature française… et j'envisage même le métier d'enseignant.
Je suis un peu perdue et j'aurais besoin d'aide. Est-ce que la prépa me correspond? Est-ce qu'il est préférable que je m'oriente vers la fac? Si oui, laquelle?
Merci d'avance pour vos réponses
Attends de voir ce que va donner la terminale. Pour entrer en classes préparatoires, tu n'as pas besoin d'un dossier exceptionnel; mais les faiblesses réelles doivent être peu nombreuses. Si tu as 7 en français, je ne te conseillerai pas cela. Si tu as 12 en revanche, ça reste très correct et c'est alors envisageable. As tu des "points forts" au lycée ?
manon742 a écrit :
Je suis une élève sérieuse, j'aime apprendre et travailler mais je n'ai pas de facilité (je travaille beaucoup donc ça paye mais je n'ai pas des notes exceptionnelles non plus).
Difficile de juger sur un simple post mais si tu travailles déjà beaucoup pour des résultats honorables mais moyens, la prépa peut s'avérer difficile car le rythme de travail demandé n'a rien à voir avec celui du lycée et les notes chutent souvent en dessous de la moyenne. Si tu sens que tu travailles déjà beaucoup en première il serait peut-être préférable d'envisager autre chose. Ceci dit, comme l'a bien dit benvad97, tu as le temps de voir comment tu t'en sortiras en terminale et surtout en littérature.
L'année dernière, ma prof de français m'a dit que je pouvais aller en classe prépa. Je m'étais renseignée et ça m'avait beaucoup plu.
En début d'année de première, ma nouvelle prof de français m'a aussi affirmé que je pourrais le faire.
Le choix de mon orientation en première L m'a confirmé que je vouais une véritable passion pour les livres et surtout la littérature française… et j'envisage même le métier d'enseignant.
Il faudrait bien sûr mieux te connaître pour pouvoir te conseiller.
Mais tu as encore du temps pour te décider.
Et que risques-tu à présenter un dossier pour entrer en classe préparatoire ?
il risque quand même d'être accepté dans une formation qui pourrait ne pas lui convenir …
Pas au vu de ce que l'on lit, et que j'ai cité, mais effectivement, nous n'avons pas photocopie du dossier scolaire et des bulletins…
L'élève dit qu'il aime la littérature, je ne l'envoie pas postuler en math sup', tout de même.
Tu dis que tu as rencontré des difficultés uniquement en français. Tout dépend de ces difficultés et de ton niveau ailleurs. Si tu as 16 en histoire, 15 en langues, et 11/12 en français bien évidemment ce n'est pas un obstacle. Si tu arrives péniblement à 10/12 en général et que tu n'as pas la moyenne en français, c'est un autre problème.
Toutes les CPGE n'ont pas le même niveau ni les mêmes exigences. Il en existe de très sélectives et d'autres beaucoup plus modestes. Attends la terminale pour voir ton niveau, la philo sera aussi à prendre en compte.
Bonjour,
Je pense que la terminale est une année décisive, la première a plus pour but de découvrir ta série et voir si tu t'es bien orienté(e), mais si tu vois que tu aimes ce que tu fais, il n'y a pas de raison. En te donnant les moyens pour maintenir tes résultats corrects (surtout en anglais, LV2, histoire-géo et français), tu peux amplement réussir à intégrer une CPGE. Comme le dit Ammy, toutes n'ont pas le même niveau, et heureusement, rassure-toi.
Je pense que la philo va beaucoup compter aussi: cette matière fait appel aussi bien à ta culture générale qu'à ta sensibilité littéraire, déjà développée dès l'année de première avec le français. Tu pourras d'ailleurs réinvestir tes connaissances acquises en première dans tes dissertations de philo, et ce n'est pas négligeable, ça aide même à trouver des idées.
Bon, je m'éloigne un peu du sujet. Tu peux donc y arriver si tu maintiens tes efforts jusqu'en terminale. Enfin, je trouve que les notes sont très variables d'un lycée à un autre, ça n'est pas représentatif, tout dépend de comment ton prof te note. J'ai eu une prof en seconde en français qui avait pour habitude de mettre un 14/15 grand maximum pour un devoir qu'elle trouvait excellent, alors qu'une autre, en première L, pouvait mettre 18 ou 19… Je trouve que ce n'est pas équitable.