Zola, L’Assommoir, chapitre 10 - Elle approcha sa chaise, elle s’attabla…

Entraide scolaire

13 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Pouvez-vous m'aider à commenter cet extrait ?
je ne vois pas comment je pourrais structurer un commentaire précis sur le sujet et à l'aide de quelles idées je puis élaborer ce commentaire.
(commenter les figures de styles pour démontrer le goût pour l'alcool … et après … )
merci d'avance de me guider sur le sujet

le sujet est le suivant:

Comment cet extrait de l'Assommoir révèle-t-il la fascination pour l'alcool?
La misère s'empare de Gervaise qui a dû céder sa boutique à Virginie. Coupeau son mari est sujet à des crises de folies et pousse sa femme à boire. L'Assommoir (un café) du père Colombe leur permet un temps d'oublier leur triste vie …

Elle approcha sa chaise, elle s'attabla. Pendant qu'elle sirotait son anisette, elle eut tout d'un coup un souvenir, elle se rappela la prune qu'elle avait mangée avec Coupeau, jadis, près de la porte, lorsqu'il lui faisait la cour. En ce temps-là, elle laissait la sauce des fruits à l'eau de vie. Et, maintenant, voici qu'elle se remettait aux liqueurs. Oh! elle se connaissait, elle n'avait pas pour deux liards de volonté. On n'aurait eu qu'à lui donner une chiquenaude sur les reins pour l'envoyer faire une culbute dans la boisson. Même ça lui semblait très bon, l'anisette, peut-être un peu trop doux, un peu écoeurant. Et elle suçait son verre, en écoutant Bec-Salé, dit Boit-sans-Soif, raconter sa liaison avec la grosse Eulalie, celle qui vendait du poisson dans la rue, une femme rudement maligne, une particulière qui le flairait chez les marchands de vin, tout en poussant sa voiture, le long des trottoirs; les camarades avaient beau l'avertir et le cacher, elle le pinçait souvent, elle lui avait même, la veille, envoyé une limande par la figure, pour lui apprendre à manquer l'atelier. Par exemple, ça, c'était drôle. Bibi-la-Grillade et Mes-Bottes, les côtes crevées de rire, appliquait des claques sur les épaules de Gervaise, qui rigolait enfin, comme chatouillée malgré elle; et ils lui conseillaient d'imiter la grosse Eulalie, d'apporter ses fers et de repasser les oreilles de Coupeau sur le zinc des mastroquets.
" Ah bien ! merci, cria Coupeau qui retourna le verre d'anisette vidé par sa femme, tu vous pompes joliment ça ! voyez donc, la coterie, ça ne lanterne guerre.
- Madame redouble ? " demanda Bec-Salé, dit Boit-sans-Soif.
Non, elle en avait assez. Elle hésitait pourtant. L'anisette lui barbouillait le coeur. Elle aurait plutôt pris quelque chose de raide pour se guérir l'estomac. Et elle jetait des regards obliques sur la machine à soûler, derrière elle. Cette sacrée marmite, ronde comme un ventre de chaudronnière grasse, avec son nez qui s'allongeait et se tortillait, lui soufflait un frisson dans les épaules, une peur mêlée d'un désir. Oui, on aurait dit la fressure de métal d'une grande gueuse, de quelque sorcière qui lâchait goutte à goutte le feu de ses entrailles. Une jolie source de poison, une opération qu'on aurait dû enterrer dans une cave, tant elle était effrontée et abominable ! Mais ça n'empêchait pas, elle aurait voulu mettre son nez là-dedans, renifler l'odeur, goûter à la cochonnerie, quand même sa langue brûlée aurait dû en peler du coup comme une orange.
Jai egalement ce sujet si qq 'un pourrai maider Merci .
Bonjour, j' ai aussi le sujet suivant.
Je dois pour cela me servir du jeu des registres, des paroles rapportées, de la focalisation, du rythme de la narration et des figures de style.
Si quelqu'un pouvait me guider.
Merci 🙂
Zola, L'Assommoir, chapitre X.

Elle approcha sa chaise, elle s'attabla. Pendant qu'elle sirotait son anisette, elle eut tout d'un coup un souvenir, elle se rappela la prune qu'elle avait mangée avec Coupeau, jadis, près de la porte, lorsqu'il lui faisait la cour. En ce temps-là, elle laissait la sauce des fruits à l'eau de vie. Et, maintenant, voici qu'elle se remettait aux liqueurs. Oh! elle se connaissait, elle n'avait pas pour deux liards de volonté. On n'aurait eu qu'à lui donner une chiquenaude sur les reins pour l'envoyer faire une culbute dans la boisson. Même ça lui semblait très bon, l'anisette, peut-être un peu trop doux, un peu écoeurant. Et elle suçait son verre, en écoutant Bec-Salé, dit Boit-sans-Soif, raconter sa liaison avec la grosse Eulalie, celle qui vendait du poisson dans la rue, une femme rudement maligne, une particulière qui le flairait chez les marchands de vin, tout en poussant sa voiture, le long des trottoirs; les camarades avaient beau l'avertir et le cacher, elle le pinçait souvent, elle lui avait même, la veille, envoyé une limande par la figure, pour lui apprendre à manquer l'atelier. Par exemple, ça, c'était drôle. Bibi-la-Grillade et Mes-Bottes, les côtes crevées de rire, appliquait des claques sur les épaules de Gervaise, qui rigolait enfin, comme chatouillée malgré elle; et ils lui conseillaient d'imiter la grosse Eulalie, d'apporter ses fers et de repasser les oreilles de Coupeau sur le zinc des mastroquets. " Ah bien ! merci, cria Coupeau qui retourna le verre d'anisette vidé par sa femme, tu vous pompes joliment ça ! voyez donc, la coterie, ça ne lanterne guerre. - Madame redouble ? " demanda Bec-Salé, dit Boit-sans-Soif. Non, elle en avait assez. Elle hésitait pourtant. L'anisette lui barbouillait le coeur. Elle aurait plutôt pris quelque chose de raide pour se guérir l'estomac. Et elle jetait des regards obliques sur la machine à soûler, derrière elle. Cette sacrée marmite, ronde comme un ventre de chaudronnière grasse, avec son nez qui s'allongeait et se tortillait, lui soufflait un frisson dans les épaules, une peur mêlée d'un désir. Oui, on aurait dit la fressure de métal d'une grande gueuse, de quelque sorcière qui lâchait goutte à goutte le feu de ses entrailles. Une jolie source de poison, une opération qu'on aurait dû enterrer dans une cave, tant elle était effrontée et abominable ! Mais ça n'empêchait pas, elle aurait voulu mettre son nez là-dedans, renifler l'odeur, goûter à la cochonnerie, quand même sa langue brûlée aurait dû en peler du coup comme une orange.
Bonjour,
La question est : " Comment cet extrait révèle t-il la fascination pour l' alcool ? ". Je dois pour cela m' aider du jeu des registre, des paroles rapportées , de la focalisation , du rythme de la narration et des figures de style.

Voila ce que j' ai trouvé:
Le champs lexical de l' alcoolisme " eau de vie, liqueurs, boit sans soif, guerie, machine à souler "
2 oxymores " trop doux; écoeurant " et " peur;désir"
Un vocabulaire péjoratif " Boit sans Soif "; " coterie "
Une périphrase désigant une fille publique " en poussant sa voiture le long des trottoirs "
Une hyperbole " les côtes crevées de rire "
Des métaphores " la misère s'empare de gervaise" " soufflait un frisson "et " elle jetait des regards obliques "
Des comparaisons …

Mais je n' arrive pas à interpréter ces idées.
C'est toujours Hors Charte !
Commence par ceci
Je dois pour cela m' aider du jeu des registres, des paroles rapportées , de la focalisation , du rythme de la narration et des figures de style.
ok
Une tornade ? Je sais qu'on peut utiliser des images mais tornade …
Aussi, on ne démontre pas, on montre
Et on ne met pas l'alcoolisme à jour…
Tout au plus son ordi !
Merci pour vos conseils,
C'est mieux, mais tu n'as pas situé le passage dans l'ouvrage (ça peut être rapide )
d' accord très bien !
Merci beaucoup pour votre aide
A bientot peut etre
Mesdames, Messieurs, Bonjour,

Je dois également effectuer un commentaire de texte sur cet extrait du chapitre 10 de l'Assommoir de Zola. Néanmoins, j'éprouve quelques difficultés de trouver des arguments pertinents, puisque je trouve que cet extrait est uniquement basé sur l'alcoolisme. Voici mon plan au préalable :

A. Les effets de l'alcool sur les ouvriers

1. Alcool est un refuge qui donne une illusion du bonheur : « elle se rappela la prune qu’elle avait mangée avec Coupeau », «raconter sa liaison avec la grosse Eulalie (…) ».
2. La perte de décence et du respect de soi : « Même ça lui semblait très bon, l’anisette, peut-être un peu trop doux, un peu écoeurant. Et elle suçait son verre » ; « appliquait des claques sur les épaules de Gervaise, qui rigolait enfin, comme chatouillée, malgré elle ».
3. Dépendance à l’alcoolisme : « Non, elle en avait assez. Elle hésitait pourtant (…) ».

B. Réalisme/naturalisme au service d'une critique de la classe ouvrière exprimée par Zola

1. Une description réaliste des personnages de l'époque ainsi que des moeurs : utilisation d'un registre et d'un vocabulaire spécifique, description détaillée, etc : "Madame redouble ?" , "Fais pas la bête, n'est-ce pas ?"
2. Dénoncer la classe ouvrière, qui est devenue dépendante à l'alcool et qui est d'ailleurs fascinée par celui-ci : "suçait son verre"
3. Voilà mes arguments se sont terminés ici, pouvez-vous svp me guider davantage dans mon analyse ?

Merci d'avance.
Tu n'as pas confirmé les limites exactes de l'extrait que tu dois commenter.
Si c'est bien celui qui est donné au début de ce fil, considère cet extrait comme une scène pleine de vérité humaine et de danger vers la déchéance. L'art de Zola pour créer une atmosphère avec le discours direct, les sobriquets et la langue couleur locale.

Le projet implicite du romancier : La lamentable dégradation de Gervaise : le milieu comme simple décor ou comme piège.

Gervaise dans un lieu
Gervaise et son attirance vers l'anisette
Gervaise les regards tournés vers l'alambic

Un lieu qui mérité son nom d' Assommoir.