Préparer la licence de lettres modernes après un bac S
19 réponses
Bonjour!
Je viens d'avoir mon Bac (S - mention Bien) et je suis pré-inscrite à Paris IV en Lettres Modernes. Une prof de lettres dans mon lycée m'a averti que, sortant de S, je serai très en retard par rapport aux élèves de L qui seront avec moi en licence… C'est vrai que la S pour la culture littéraire c'est pas ça…
Que puis-je faire pour préparer ma rentrée? Je suis une bonne lectrice, et latiniste, mais je n'ai presque jamais lu d'ouvrages de théorie littéraire!
Merci d'avance!
~Alya~
Je ne suis pas certain que les élèves de L aient lu plus d'ouvrages de "théorie littéraire" dans leur cursus ! Le fait de venir de la série S ne me paraît en aucun cas un handicap. Le mieux à faire, c'est de lire de la littérature. Les théoriciens viendront après !
D'après les stat, les élèves venant d'un bac scientifique ont une meilleure réussite. Certainement l'habitude d'une certaine rigueur qui fait souvent défaut aux littéraires.
et pour l'histoire, j'ai un bac scientifique et je suis prof de lettres 😉
Merci beaucoup, phil et ysabel, de vos réponses! Vous m'avez rassurée. 🙂
ysabel a écrit :Certainement l'habitude d'une certaine rigueur qui fait souvent défaut aux littéraires.
Je ne voudrais pas faire de polémique mais lorsqu'on lit cela d'une professeur… on se demande comment on va parvenir à briser ce stupide engouement pour le filière S, cette soit-disant "voie royale" qui pénalise les autres filières, mais aussi les matières à proprement parler scientifiques : donc on y gagne rien…
et comment rendre crédible la filière L qui se doit rigoureuse (la dissertation, le commentaire composé sont des exercices rigoureux, dommage si les profs ne savent que trés rarement les rendre interessants) en disant clairement : "vous êtres brouillon et vous ne savez pas quoi faire : allez en L"….
enfin, cela se passe des commentaires.
mais la filière L est complétement décrédibilisée, il ne faut pas se mettre d'oeillères. Elle survit difficilement grâce aux élèves qui ne peuvent pas aller en S et qui refusent d'aller en techno. Et puis il y a une culture scientifique tellement ridicule en L, alors que dans notre société actuelle tout le monde devrait bénéficier d'une très bonne culture scientifique et littéraire pour pouvoir appréhender les grands pb contemporains. En fait il ne devrait y avoir qu'un seul bac et la spécialisation devrait intervenir ensuite.
Il ne faut pas oublier que dans une classe de L, il y a rarement plus de 50% d'élèves qui désirent réellement cette section et beaucoup dépassent à peine la moyenne en lettres.
De toute manière 80% des élèves manquent de rigueur, peu importe leur section mais c'est moins flagrant chez les S.
effectivement, les élèves en L ont souvent un manque de rigueur, surtout s'ils n'ont pas fait de latin ou de grec. (je ne parle pas des études supérieures, ne pas confondre).
Combien d'élèves apprennent spontanément leur cours de français alors que c'est logique pour eux d'apprendre ceux de maths ou d'histoire avant un devoir ? "dites madame, il n'y a rien à réviser pour l'écrit du bac la semaine prochaine ? " ça, on l'entend tous les ans.
oui les travaux de français demandent une très grande rigueur puisque ce sont des démonstrations mais il est bien difficile de faire comprendre ça aux élèves : "je n'ai pas d'inspiration", phrase qu'ils ne disent pas sur un ds de math ou de physique. Et ce f*** sujet d'invention n'est pas là pour les faire changer d'avis "invention" donc on fait ce que l'on veut, on attend l'inspiration divine.
bien sur que cette section n'a plus de crédibiliter, mais ce n'est pas en répercutant de tels affirmations qu'on fera avancer les choses…
et c'est reparti : le latin et le grec… c'est pas possible de s'enfermer ainsi…
donc la rigueur = latin, grec, science…. quel avenir !
l'égalitarisme jusqu'en terminal : parfait, on aura juste encore plus d'inégalité…
c'est l'Education Nationale et les profs qui sont responsables de cette situation en L, c'est une démission consciemment orchestrée dont les deux seules réaction sont : un classicisme exacerbé (sans conséquence!) ou le refus du Littéraire (au sens large)
C'est sans doute le baccalauréat en général qui est totalement discrédité !
Ce qui se passe, c'est que la filière S, d'une certaine manière, permet de sauver quelques apparences : les élèves se croient intéressés par les sciences, tant que l'on en reste à la répétition mécanique d'exercices stéréotypés. Par contre, ce qu'ils apprennent n'a aucune signification pour eux : certes, ils savent comment calculer une dérivée ou une primitive, mais demandez-leur d'expliquer avec des mots simples ce que c'est qu'une dérivée … leur silence sera éloquent. Bref, je crois que la fameuse "rigueur" des S n'est qu'une rigueur de façade, plutôt inquiétante, d'ailleurs, parce qu'elle est liée à une sorte de conformisme (c'est des maths, alors on se tait), une paresse intellectuelle, une sorte d'abolition de l'étonnement et du sens critique… Par ailleurs, le niveau de culture dite générale (littéraire, artistique, politique, religieuse) de mes élèves de S est proprement désastreux. Bref, le piédestal de la série S me paraît, à y regarder de près, très fragile, et tout à fait susceptible de se lézarder rapidement.
Dans la filière L, le déficit de sens actuel, la "crise de la culture", la disparition de l'étonnement, la désertion de la sphère de l'argumentation rationnelle … se prennent de plein fouet. La filière littéraire paie assez cher une sincérité et des ambitions abandonnées depuis longtemps par la filière S.
Pour élargir un peu le débat (ce n'est pas directement relié à ce qui précède, mais quand même), lisez les confessions de ce jeune enseignant de philosophie :
https://www.lemonde.fr/idees/article/2006/06/09/prof-de-philo-quelle-est-ta-quete-par-michael-smadja_781490_3232.html
Note : je suis prof de philo moi-même ; je ne suis pas l'auteur de l'article (et je ne le connais pas), je ne partage pas tout ce qui est dit. Par contre, l'aspect "subjectivement vécu" du diagnostic ne fait pas le moindre doute. Faire cours, pour un prof de philosophie (en L ou ailleurs), c'est devenu ça.
C'est un débat très intéressant.
Effectivement la filière littéraire est une filière en panne mais c'est voulu par l'Education Nationale comme l'a souligné Poilue. Ysabel est parfaitement représentative de l'opinion publique, donc elle n'a pas complètement tord vu que c'est ce que pense le peuple. La filière L = filière poubelle pour élève raté pas assez bon en maths … franchement c'est pathétique ! Au lieu de contribuer à cela vous (les profs et autres membres de l'EN) feriez mieux de quitter vos syndicats pourris de gauche (car pour moi ce sont vraiment TOUS des pourris qui paralysent depuis bien trop longtemps les réformes ESSENTIELLES de l'EN) et de réfléchir un peu plus sur les vrais problèmes du système. Aujourd'hui on est vraiment tombé dans une querelle des filières (et vas-y que je te mets une dose de culture littéraire par-ci et une dose de culture scientifique par-là par le jeu des options et sous-filières ou que je te cré un énième BTS-DUT, et que je te renomme la STT en STG pour faire plus "class" … franchement ça devient caricatural !). Comme cela a été dit précédement, je pense qu'il faudrait créer un Bac Général unique sans aucune pré-spécialisation. On constate bien que nos pré-spécialisations actuelles n'ont aucune valeur ! Que les bacheliers S réussissent mieux que les L en lettres modernes, c'est quand même le comble. De même qu'on trouve des littéraires en BTS commerce international ou dans les grandes écoles de commerce …
Je pense qu'il est absurde de demander à un élève de seconde s'il se sent plus scientifique, littéraire ou économiste alors qu'il n'a aucune idée de ce que c'est réellement !
Ce que je vais dire va faire HURLER les humanistes
Je pense en fait que l'erreur qui a été faite c'est de populariser les études supérieures, c'est à dire d'ammener comme le voulait Chevènement 80 % d'une classe d'âge au Bac. Pour moi, il faut absolument abandonner cette idée et réélitiser la population, que cela soit dans les domaines scientifiques ou littéraires. Il faut que le bac général reprenne sa valeur et redevienne la voie la plus directe et la plus certaine pour des études supérieures longues ! Certes cela va creuser inégalités sociales, mais pour moi c'est un fait que de vouloir trop démocratiser (c'est à dire dans les faits niveler par le bas) réduit la qualité, d'où le déficit de culture et tous les problèmes qu'évoque le prof de philo dans l'artice du Monde. Cela explique la multiplication des classes prépas, qui sont véritablement pour moi le contre-poid de cette volonté de démocratiser le Bac Général. En effet, comme l'on n'arrive plus à créer un nombre suffisant d'élites pour notre société à la sortie du Bac, on les forme en classes prépas, qui peuvent être vues comme une sorte de "Bac prolongé" si je puis m'exprimer ainsi.
Franchement, on se trompe de priorité dans l'EN. Au lieu de vouloir que tous les français sachent citer du Nietzche ou La Bruyère on ferait mieux de leur réapprendre à écrire lire et à écrire correctement le français. Certes, c'est un bel idéal que de vouloir que tout le monde soit très cultivé etc, ça me fait même rêver, mais ce n'est pas réaliste ! Le peuple restera toujours le peuple, c'est un fait indéniable et il y aura toujours des élites, toujours des inégalités ! Ce n'est pas être fataliste mais REALISTE !
Attention, je ne veux pas que le Bac général redevienne uniquement réservé aux élèves issus de milieux favorisés. Non, il faut créer des bourses au mérite, pour que les élèves travailleurs et motivés puissent poursuivre leurs études dans le supérieur en toute sérénité. Aujourd'hui c'est bien loin d'être le cas, le système est complètement hypocrite ! Je pense notamment à la Fac, où de bons élèves sont obligés de prendre un job pour financer leurs études, alors qu'un tas de glandeurs sont en train de jouer les soixante-huitards, organisent des votes soi-disant démocratiques et bloquent les Facs. Ce qui creuse encore plus les inégalités ! Sous le regard bien complaisant de nos profs engagés humanistes qui votent à gauche à chacune des élèctions …
Certes les bourses au mérite ne sont pas suffisantes, il faudrait réfléchir à d'autres solutions pour un système plus juste et plus efficace.
En contre-partie de cette réélitisation du Bac général il faudrait revaloriser toutes les filières professionnelles et techniques (aujourd'hui synonyme d'échec scolaire ! Ah c'est vrai que dans ces filières on risquerait de trouver du travail … lol !!), et créer des ponts vers les études supérieures pour ces filières. Et biensûr il faut intégrer pleinement le monde de l'entreprise dans les études supérieures, car aujourd'hui l'experience compte autant que le niveau théorique ! L'EN n'est vraiment pas en phase avec la société actuelle !
Euh… Peut-être que je devrais expliquer comment je suis tombée en S…
Je m'intéresse à la fois aux lettres et aux sciences, et, plus jeune, j'avais rêvé de devenir physicienne, donc pour moi c'était la voie "évidente". En Seconde, tous les profs m'encourageaient à faire S, et tous les élèves à faire L… En finale, j'ai tranché en me disant qu'il y a plus de littérature en S que de science en L.
Et je dois dire que côté curiosité, intérêt au travail, ouverture d'esprit, dans ma promotion les S sont bien meilleurs que les L. On a à peu près deux élèves sur 15 qui sont rentrés en L parce qu'ils aiment la littérature, dont un qui a fini par quitter le lycée et passer le Bac en candidat libre (et il s'en est tout de même sorti avec mention AB). Ce qui est encore plus révélateur est que la première de la classe est une jeune fille qui a un niveau lamentable en français, qui voulait aller en ES et qui est passée en L en commission d'appel… Elle a maintenant 13 de moyenne parce qu'elle a un niveau moyen en philo et qu'elle est anglophone, donc 19 en spé anglais… En ce qui concerne les inscriptions en fac, tous les L se sont inscrits en filières d'éco, de gestion ou de droit.
En S, j'ai remarqué qu'on se passionne pour ce qu'on fait (et je dois dire que vu les clowns qui sont tombés dans ma classe, ça tient du miracle), et même parfois pour les matières littéraires. Enfin, ça dépend du prof, bien sûr, mais il nous arrive d'être très enthousiastes pour aller en cours d'histoire ou de philo. Dernière remarque: cette année on a été 2 dans la promotion à faire latin, et on était toutes les deux en S.
Enfin, je signale tout de même que c'est le Lycée Français du Caire, c'est à dire un lycée de l'étranger, plein de gens anglophones, bon niveau de culture générale et, de plus en plus, une certaine prédilection pour la ES, "valeur sûre" (le mythe étant que ES = bon bac + peu de travail), qui n'est en fait plus sûre du tout.
bonjour à tous !
Je partage vos opinions. J'ai 45 ans et rien n'a changé, me semble-t'il, sur l'élitisme du bac S. J'ai quatre fils et je suis impressionnée par la quantité de matières enseignées au détriment peut-être des matières principales et basiques.L'idée d'une spécialisation après bac me plaît mais pour les milieux défavorisés il faudrait en effet des bourses d'études conséquentes.
80% de réussite au bac me choque ! Le baccalauréat serait-il devenu un monument déclassé !
Bonjour,
Mon message arrive quelque peu en retard… peu importe. Je suis actuellement en terminale littéraire autant vous dire que je vis chaque seconde de ce débat entre scientifique et littéraire.
En effet beaucoup de personnes et même de profs sont persuadés que de nos jours les élèves de L ne sont là que par orgueil de ne vouloir tomber dans le "techno" et donc s'accrochent désespérément dans la seule filière capable de drainer tant bien que mal des élèves ne s'intéressant pas à grand-chose et surtout n'ayant pas la fibre scientifique (autant dire de nos jours ayant un avenir limité).
Et bien je ne suis pas d'accord avec cette idée ! en seconde on m’a clairement laissé le choix d'aller ou bon me semblait et je n'ai pas hésité une seconde pour moi c t L . Et je ne regrette d'ailleurs pas ce choix ce serait à refaire je me relancerais tout de suite dans la filière et je connais beaucoup de personnes dans mon cas.
Dans ma classe de première j'ai enfin pu voir des élèves intéressés par les lettres, les langues, l'histoire, des élèves avec qui on n’a pas peur de parler bouquins et rhétorique… ou le fait d'expliquer une idée n'est pas perçu comme une agression envers le reste du troupeau ! et quand on me parle de niveau cela me fait légèrement rire, il est vrai que dans ma classe quelques élèves étaient en difficulté, n'avaient pas d'idées, rendaient des devoirs confus… mais souligne-t-on autant les imperfections des scientifiques ?
Beaucoup d'élèves me semble-t-il se retrouvent en S sans trop savoir pourquoi… Ont-ils tous la rigueur des maths ? Le raisonnement sicentifique et la passion pour la chimie ?
Je connais bon nombre de S se lamentant de leur niveau bidon en physiques chimie ou en bio et qui se retrouvent avec un bac à la 10,1 de moyenne… Bien sûr, ce même souci est ressenti en L mais étrangement on a pris l'habitude de toujours pointer plus fort les imperfections.
Quant au niveau ? Le problème c'est que à force de réduire les volumes horaires de langues, on finit par rendre totalement ridicule l'importance de la filière ! C'est un scandale d'arriver en première et de se taper 2h à peine de lv2 alors qu'on est en littéraire !!! j'adore l'espagnol et heureusement que mon lycée propose un renforcement de lv2 menant le volume horaire à 5h !
Mais si on jouait ce petit jeu avec la filière S faisant passer la physique de 5h à 2h… les S seraient-ils toujours aussi crédibles ?
Le problème le voici : gouvernement après gouvernement on s'emploie à tuer la filière L en rabaissant les volumes horaires et en n'offrant pas de vraie particularité au L ! Pourquoi ? Évidemment le monde de nos jours a besoin de scientifiques et d'économistes !! que faire de philosophes ? alors bon il nous reste notre point fort linguistique mais là aussi on préfère rabaisser les horaires c’est tellement plus économique…
Bien sûr, après on s'étonne : -tiens en L on fait les mêmes matieres qu'en S à peine plus en volume horaire… Il est vrai qu'un élève bon de partout a plus intérêt à aller en S ! Pratiquement le même programme que les L et en + la magie des sciences… Et si S devenait le bac général tout simplement ? Honnêtement on peut sauver la filière ! voici un exemple concret d'une réforme imaginaire : déjà booster le niveau en langue avec 4h obligatoire de Lv1 et 4h obligatoire de lv2 à cela pouvant s'ajouter une spécialisation.
Pour les lettres, un changement : la littérature ne sera plus évaluée qu'en terminale au coefficient 7.
En première alors ? un bac de francais spécial pour les L plus axé sur la grammaire, la stylistique le commentaire et les outils de communication de la langue francaise. Soit donc une petite séparation français et littérature jusqu'alors trop liés et empêchant de voir l'essentiel (6h de littérature en première et terminale et 4h de français et communication en première) en voilà déjà une spécialisation !
Autre réforme : celle la spécialisation possible en littérature dès la première ou terminale.
Nouveauté aussi : une initiation à la philo dès la première L et rien que pour les L ! Disons 1h30 permettant de mettre en place des mécanismes fort utiles pour la terminale (fini la philo qui tombe dont ne sait où sur vos têtes à raison de 8h par semaine et qui va peser lourd dans l'obtention de votre bac sans explications) désormais celle-ci sera appréhendée pour plus d'efficacité. La mise en place dès la première de 3h consacrées aux sciences politiques, économiques et sociales… Voilà qui par la même occasion évitera l'asphyxie prochaine de la filière ES ou l'économie se cantonne tant bien que mal alors que d'autres n'en entendront jamais parler ! si on veut mettre les L en phase avec le réel quoi de mieux qu'un peu de sciences humaines en lien étroit avec le programme de philo et d'histoire géo. Autre proposition : le retour de la langue morte ou des maths au choix une sorte d'option obligatoire ou alors le retour clair et net des maths juste de quoi donner aux élèves de quoi se débrouiller en fac de socio ou de géographie. Pour la langue morte son retour serait souhaitable avec une sorte de cours pour débutants en 1re L mais son retour serait un atout de plus pour les L.
Il y a beaucoup de solutions pour sauver la filière ! Mais il faut s'en donner les moyens ! et j'irais même jusqu'à dire qu'une supression de la lv2 chez les S redonnerait un atout pour la filière L.
Bonjour,
je suis actuellement en terminal scientifique, et dans quelques jours je dois valider mes choix pour l'an prochain.
La licence lettres modernes me tente bien, sauf que, je n'ai jamais lu des livres de "grands auteurs", à part du Maupassant!
J'adore lire, mais les livres comme Harry Potter, ou ceux de Mark Lévy…
Un autre problème, je déteste la philosophie ( c'est peut être seulement à cause de mon prof!!!).
J'aime bien le français, mais je ne sais pas si j'aime bien la littérature, étant en S, je n'en ai jamais fais.
Je pense que j'arriverai à lire n'importe quel livre, mais par contre je ne sais pas si je vais aimer l'étudier, devoir lire entre les lignes et en déduire le fond de la pensé de l'auteur.
Faire des commentaires de textes et des disserts, j'aime pas trop, c'est trop abstrait pour moi!!!
Voila, je me dis que je devrais faire une autre licence, mais dès que je commence à m'interresser à une autre, je me dis que je vais le regretter si je ne tente pas lettres modernes.
Merci de votre aide, je commence vraiment à avoir peur, et avec le bac qui approche, je n'aime pas avoir trop de préoccupation en tête!!!
Violaine
Bonsoir Violaine,
Quelque chose m'échappe… Pourquoi penses-tu regretter une filière (Lettres modernes) qui, visiblement, ne t'attire pas ?
Muriel
J'ai du mal m'exprimer.
Si les lettres modernes m'attirent.
Enfin je crois… c'est bien ça le problème, je ne sais pas si cette licence me correspond.
Mais je me dis, qu'avoir des connaissances en littérature, ç'est plus favorable que d'avoir des connaissances en maths, ce que je veux dire c'est que c'est plus utile dans la vie de tous les jours!
Comment étudions nous les oeuvres en lettres modernes? Comme en 1ere? Est-ce qu'on fait des plans de texte assez regulierement?
Ce qui me plait en lettres modernes, c'est plutôt revoir le français "de base", la grammaire et tout ça…
j'ai peut etre une fausse image de cette licence!
Renseignez moi SVP !!!
Violaine
Mais je me dis, qu'avoir des connaissances en littérature, ç'est plus favorable que d'avoir des connaissances en maths, ce que je veux dire c'est que c'est plus utile dans la vie de tous les jours!
Ça, c'est une opinion qui se défend…
Ce qui me plait en lettres modernes, c'est plutôt revoir le français "de base", la grammaire et tout ça…
j'ai peut etre une fausse image de cette licence!
Renseignez moi s’il vous plaît !!!
Oui, tu en as une "fausse" idée… Attends donc que ceux qui "y" sont te renseignent…
violaine a écrit :J'adore lire, mais les livres comme Harry Potter, ou ceux de Mark Lévy…
violaine a écrit :Faire des commentaires de textes et des disserts, j'aime pas trop, c'est trop abstrait pour moi!!!
Déjà que les licences de lettres modernes sont floues niveau débouchés, même pour les gens super motivés, alors pour ceux qui y vont limite à reculons, je préfère ne pas imaginer.
A moins que tu n'aies vraiment aucune autre licence qui t'intéresse, j'ai l'impression, en lisant ce que tu dis toi-même, que tu te plantes d'orientation : dans une licence de lettres modernes, je pense qu'on attend des gens qui lisent autre chose que Harry Potter et Marc Lévy… Enfin je n'ai rien contre ces bouquins, mais entre ça et les "grands auteurs", comme tu dis, il y a un monde.
Ce n'est que mon avis de probable future étudiante en lettres modernes : j'ai l'impression que tu veux essayer de 'tester' la licence, pour voir si elle te correspond… Déjà, c'est un peu tard (tu peux encore faire des voeux ?!) pour te poser la question. Ensuite, à toi de voir si tu veux perdre un an dans une licence qui n'a pas trop l'air de te correspondre.
Violaine je crois bien que tu ne te poses pas la bonne question. Il te manque un but, une profession que tu souhaites exercer, au moins quelques idées sur ce sujet. Les études ne sont qu'un chemin pas une fin en soi.
Merci à tous pour vos réponses.
C'est vrai, j'ai oublié de le préciser, mais j'ai effectivement un but, je veux devenir professeur des écoles.
Et donc je n'ai pas le choix, il faut que j'ai une licence!
En tout cas vous m'avez bien ouvert les yeux, c'est vrai que c'est dommage que je perde une année en lettres modernes si une fois là-bas toutes mes craintes se confirment.
Si, j'ai d'autres licences qui m'intéressent, et je pense que je vais continuer le scientifique l'an prochain!
Encore une fois merci pour votre aide.
Violaine
PS: Ma prof de français de l'an dernier m'a dit que dans quelques années, l'IUFM n'existerait plus, est-ce vrai? Si oui, avez vous des renseignements à me donner là-dessus?