La Fontaine, La Jeune Veuve

Entraide scolaire

14 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour tout le monde,
Voila je dois faire un pitit commentaire sur la fable La jeune Veuve de La fontaine et j'ai commencé à repérer pas mal de chose mais parmis ces choses il y en a une que je ne comprend pas. En effet la fable est construite de manière assez "étrange" en ce qui concerne la longueur des vers, on passe facilement d'octosyllabe à des Dodécasyllabes et je ne comprend pas le choix d'une telle alternance. Si l'un de vous à une explications je suis tout ouvert.
La perte d’un époux ne va point sans soupirs.
On fait beaucoup de bruit, et puis on se console.
Sur les ailes du Temps la tristesse s’envole ;
Le Temps ramène les plaisirs.
Entre la Veuve d’une année
Et la veuve d’une journée
La différence est grande : on ne croirait jamais
Que ce fût la même personne.
L’une fait fuir les gens, et l’autre a mille attraits.
Aux soupirs vrais ou faux celle-là s’abandonne ;
C’est toujours même note et pareil entretien :
On dit qu’on est inconsolable ;
On le dit, mais il n’en est rien,
Comme on verra par cette Fable,
Ou plutôt par la vérité.
L’Époux d’une jeune beauté
Partait pour l’autre monde. À ses côtés sa femme
Lui criait : Attends-moi, je te suis ; et mon âme,
Aussi bien que la tienne, est prête à s’envoler.
Le Mari fait seul le voyage.
La Belle avait un père, homme prudent et sage :
Il laissa le torrent couler.
À la fin, pour la consoler,
Ma fille, lui dit-il, c’est trop verser de larmes :
Qu’a besoin le défunt que vous noyiez vos charmes ?
Puisqu’il est des vivants, ne songez plus aux morts.
Je ne dis pas que tout à l’heure
Une condition meilleure
Change en des noces ces transports ;
Mais, après certain temps, souffrez qu’on vous propose
Un époux beau, bien fait, jeune, et tout autre chose
Que le défunt. ? Ah ! dit-elle aussitôt,
Un Cloître est l’époux qu’il me faut.
Le père lui laissa digérer sa disgrâce.
Un mois de la sorte se passe.
L’autre mois on l’emploie à changer tous les jours
Quelque chose à l’habit, au linge, à la coiffure.
Le deuil enfin sert de parure,
En attendant d’autres atours.
Toute la bande des Amours
Revient au colombier : les jeux, les ris, la danse,
Ont aussi leur tour à la fin.
On se plonge soir et matin
Dans la fontaine de Jouvence.
Le Père ne craint plus ce défunt tant chéri ;
Mais comme il ne parlait de rien à notre Belle :
Où donc est le jeune mari
Que vous m’avez promis ? dit-elle.
La Fontaine est coutumier des alternances ; ce qui donne à ses Fables un aspect des plus primesautier
[…]

Mais je ne comprend pas en quoi cette alternance donne aux fables de la fontaine un aspect primesautier.
J'ai fait une lecture anlytique dessus et on a parlé de la longueur des vers qui sont donc hétérométriques car ils comportent des alexandrins et des octossyllabes. Ils ont pour but de rendre la fable moins ennuyeuse car plus dynamique.
Voila =)
Merci beaucoup CoO, ton aide me sera grandement utile.
Bonjours j'ai un commentaire composer faire sur La Fontaine " la jeune veuve"

J'ai déja fais mon introduction.

Mais pour mon devellopement j'ai un plan donné mais je ne comprends pas bien ce qu'il faut mettre dans ma partie 1 " l'aspect plaisant de cette fable"Est-ce qu'il faut mettre Comment la jeune veuve reprend goût a la vie?

Et pour ma deuxième partie " C'est aussi un texte argumentatif " . Dans cette partie faut-il mettre la morale et par quel procédé elle est employé dans ce texte, par quel genre de mot? Ou plutôt en mettant l'éloge du temps?

Je pense que la morale c'est que la tristesse a une fin et que le temps guérit les plaies du coeur et de l'âme. Et également que la vie prend toujours le dessus, et qu'il faut profiter.

Sa serait gentil de m'expliquer a peu près ce qu'il faut mettre pour ces 2 parties.

Le texte est celui-ci.La Jeune Veuve
La perte d'un époux ne va point sans soupirs.
On fait beaucoup de bruit, et puis on se console.
Sur les ailes du Temps la tristesse s'envole ;
Le Temps ramène les plaisirs.
Entre la Veuve d'une année
Et la veuve d'une journée
La différence est grande : on ne croirait jamais
Que ce fût la même personne.
L'une fait fuir les gens, et l'autre a mille attraits.
Aux soupirs vrais ou faux celle-là s'abandonne ;
C'est toujours même note et pareil entretien :
On dit qu'on est inconsolable ;
On le dit, mais il n'en est rien,
Comme on verra par cette Fable,
Ou plutôt par la vérité.
L'Epoux d'une jeune beauté
Partait pour l'autre monde. A ses côtés sa femme
Lui criait : Attends-moi, je te suis ; et mon âme,
Aussi bien que la tienne, est prête à s'envoler.
Le Mari fait seul le voyage.
La Belle avait un père, homme prudent et sage :
Il laissa le torrent couler.
A la fin, pour la consoler,
Ma fille, lui dit-il, c'est trop verser de larmes :
Qu'a besoin le défunt que vous noyiez vos charmes ?
Puisqu'il est des vivants, ne songez plus aux morts.
Je ne dis pas que tout à l'heure
Une condition meilleure
Change en des noces ces transports ;
Mais, après certain temps, souffrez qu'on vous propose
Un époux beau, bien fait, jeune, et tout autre chose
Que le défunt.- Ah ! dit-elle aussitôt,
Un Cloître est l'époux qu'il me faut.
Le père lui laissa digérer sa disgrâce.
Un mois de la sorte se passe.
L'autre mois on l'emploie à changer tous les jours
Quelque chose à l'habit, au linge, à la coiffure.
Le deuil enfin sert de parure,
En attendant d'autres atours.
Toute la bande des Amours
Revient au colombier : les jeux, les ris, la danse,
Ont aussi leur tour à la fin.
On se plonge soir et matin
Dans la fontaine de Jouvence.
Le Père ne craint plus ce défunt tant chéri ;
Mais comme il ne parlait de rien à notre Belle :
"Où donc est le jeune mari
Que vous m'avez promis?" dit-elle
Bonjour a tous!
voila, je suis entrain de me faire des fiches de révisions pour l'oral du bac ( je suis en 1ere L), et pour ce faire je chercher a donner une ou plusieurs problématiques pour chaque texte et y repondre avec un plan.
Mais voila je n'arrive pas a trouver de problematique ( hormis celle donnee par la prof, mais que je n'aime pas beaucoup ) pour La Jeune veuve, une fable de La Fontaine.
Auriez-vous des suggestions?

Voici le texte:
La perte d'un époux ne va point sans soupirs.
On fait beaucoup de bruit, et puis on se console.
Sur les ailes du Temps la tristesse s'envole ;
Le Temps ramène les plaisirs.
Entre la Veuve d'une année
Et la veuve d'une journée
La différence est grande : on ne croirait jamais
Que ce fût la même personne.
L'une fait fuir les gens, et l'autre a mille attraits.
Aux soupirs vrais ou faux celle-là s'abandonne ;
C'est toujours même note et pareil entretien :
On dit qu'on est inconsolable ;
On le dit, mais il n'en est rien,
Comme on verra par cette Fable,
Ou plutôt par la vérité.
L'Epoux d'une jeune beauté
Partait pour l'autre monde. A ses côtés sa femme
Lui criait : Attends-moi, je te suis ; et mon âme,
Aussi bien que la tienne, est prête à s'envoler.
Le Mari fait seul le voyage.
La Belle avait un père, homme prudent et sage :
Il laissa le torrent couler.
A la fin, pour la consoler,
Ma fille, lui dit-il, c'est trop verser de larmes :
Qu'a besoin le défunt que vous noyiez vos charmes ?
Puisqu'il est des vivants, ne songez plus aux morts.
Je ne dis pas que tout à l'heure
Une condition meilleure
Change en des noces ces transports ;
Mais, après certain temps, souffrez qu'on vous propose
Un époux beau, bien fait, jeune, et tout autre chose
Que le défunt.- Ah ! dit-elle aussitôt,
Un Cloître est l'époux qu'il me faut.
Le père lui laissa digérer sa disgrâce.
Un mois de la sorte se passe.
L'autre mois on l'emploie à changer tous les jours
Quelque chose à l'habit, au linge, à la coiffure.
Le deuil enfin sert de parure,
En attendant d'autres atours.
Toute la bande des Amours
Revient au colombier : les jeux, les ris, la danse,
Ont aussi leur tour à la fin.
On se plonge soir et matin
Dans la fontaine de Jouvence.
Le Père ne craint plus ce défunt tant chéri ;
Mais comme il ne parlait de rien à notre Belle :
Où donc est le jeune mari
Que vous m'avez promis ? dit-elle.
Je dois étudier cette fable de Jean de La Fontaine :
La Jeune Veuve

La perte d'un époux ne va point sans soupirs.
On fait beaucoup de bruit, et puis on se console.
Sur les ailes du Temps la tristesse s'envole ;
Le Temps ramène les plaisirs.
Entre la Veuve d'une année
Et la veuve d'une journée
La différence est grande : on ne croirait jamais
Que ce fût la même personne.
L'une fait fuir les gens, et l'autre a mille attraits.
Aux soupirs vrais ou faux celle-là s'abandonne ;
C'est toujours même note et pareil entretien :
On dit qu'on est inconsolable ;
On le dit, mais il n'en est rien,
Comme on verra par cette Fable,
Ou plutôt par la vérité.
L'Epoux d'une jeune beauté
Partait pour l'autre monde. A ses côtés sa femme
Lui criait : Attends-moi, je te suis ; et mon âme,
Aussi bien que la tienne, est prête à s'envoler.
Le Mari fait seul le voyage.
La Belle avait un père, homme prudent et sage :
Il laissa le torrent couler.
A la fin, pour la consoler,
Ma fille, lui dit-il, c'est trop verser de larmes :
Qu'a besoin le défunt que vous noyiez vos charmes ?
Puisqu'il est des vivants, ne songez plus aux morts.
Je ne dis pas que tout à l'heure
Une condition meilleure
Change en des noces ces transports ;
Mais, après certain temps, souffrez qu'on vous propose
Un époux beau, bien fait, jeune, et tout autre chose
Que le défunt.- Ah ! dit-elle aussitôt,
Un Cloître est l'époux qu'il me faut.
Le père lui laissa digérer sa disgrâce.
Un mois de la sorte se passe.
L'autre mois on l'emploie à changer tous les jours
Quelque chose à l'habit, au linge, à la coiffure.
Le deuil enfin sert de parure,
En attendant d'autres atours.
Toute la bande des Amours
Revient au colombier : les jeux, les ris, la danse,
Ont aussi leur tour à la fin.
On se plonge soir et matin
Dans la fontaine de Jouvence.
Le Père ne craint plus ce défunt tant chéri ;
Mais comme il ne parlait de rien à notre Belle :
Où donc est le jeune mari
Que vous m'avez promis ? dit-elle.
Voilà mon travail que j'ai déjà réalisé pour le moment mais je bloque à la question suivante : Qu'est-ce qui semble manquer dans cette fable ? Je ne vois pas du tout ce qu'il pourrait manquer dans une oeuvre de ce genre de fabuliste …

1.Cette fable est constituée d'une longue morale 1à15, on peut supposer que le fabuliste veut insister. L'histoire de cette fable commence au vers 17, elle est constituée de trois étapes : le désir de mort,le désir du cloître et enfin la séduction. Elle est composée de dialogues.

2.Apologue: Un apologue est un récit qui a pour fonction d'illustrer une leçon morale qui peut être formulée explicitement. La visée de l'apologue est donc argumentative. L'apologue propose des personnages et des situations symboliques, représentatifs de la morale que l'auteur veut en dégager.
La morale de cette fable se situe dans les vers 1à15 :
- vers 1-2 : raisonnement de Jean de La Fontaine
-vers 1-13 : développement de l'idée de La Fontaine
-vers 14-15 : phrase annonciatrice de l'histoire
Cette fable propose différents personnages dont un principal, « une jeune beauté »,puis son « Mari »et son père apparaissent dans cette histoire.
Les situations symboliques de cette histoire sont :
-la mort de son mari, elle devient alors veuve « L'Époux d'une jeune beauté
partait pour l'autre monde » v.16-17
-ambition de mourir « Attends-moi, je te suis » v.18
-désire de cloître « Un cloître est l'époux qu'il me faut » v.33
-séduction,elle veut un nouveau mari « Où est donc le jeune mari
Que vous m'avez promis ? » v.47-48
Ainsi, nous pouvons dire que cette fable est un apologue car elle contient les exigences de ce type de récit.

3.Situation initiale/ élément perturbateur :v.16-17 « L'Époux d'une jeune beauté partait pour l'autre monde. » La mort du mari
Péripéties : v17-39
Élément de résolution : v.40-44 : elle reprend confiance, remonte la pante du décès de son mari. Femme désespérée et discussion avec son père.
Situation finale : v.45-48 : elle veut un autre mari Demande d'un nouveau conjoint.

4. Le comportement de la jeune veuve évolue. En effet, au début de
la fable celle-ci est triste,désespérée d'avoir perdu son époux : elle est en deuil. « consoler »v.23, « verser de larmes »v.24, « Un cloître est l'époux qu'il me faut »v.33 .Cependant, en fin de texte la femme retrouve le sourire, la joie de vivre en tant que jeune veuve : « Toute la bande des Amours » « L'autre mois on l »emploie à changer tous les jours
Quelque chose à l'habit, au linge, à la coiffure » v.37-38 : on lui oblige à prendre soin d'elle, pour lui redonner vie.

5.Le champ lexical de la douleur : « criait » « torrent » « verser de larmes » « souffrez »
Personnification : « Un Cloître est l'époux qu'il me faut. » v.33
Hyperbole : « L'une fait fuir les gens ,et l'autre a mille attraits. » v.9

6.Le père a le rôle de 'raison',de conseiller, de sagesse. Champ lexical de la sagesse : question rhétorique, «Ma fille » « lui laissa digérer sa disgrâce » « Le Père ne criant plus ce défunt »

7. Occurrence : Événement qui se présente fortuitement (ans liaison de cause )
Le pronom indéfini « on » utilisé dans la moral désigne le fabuliste,cela correspond à son opinion / vérité générale ( utilisation du présent )
Dans le récit, le « on » désigne la jeune veuve.
L'utilisation de ce pronom est fait pour donner une généralité des veuves.

8.Mots et expressions qui désignent le temps,la chronologie :
« Temps » v.3;4 => personnification du temps
« Année » « journée » v.5-6
« A la fin » v.23 et 42
« tout à l'heure » v.28
« après certain temps » v.30
« Un mois » v.35
« L'autre mois » « tous les jours »v.36
« En attendant » v.39
« soir et matin » v.43

Merci d'avance de votre aide 🙂
Bonjour, alors voilà, j'ai un DM type bac de français à faire pour la rentrée. J'ai choisi le commentaire et voici le sujet :
«Vous rédigerez le commentaire de la fable de La Fontaine en analysant l'alliance de l'agrément et de la valeur moralisatrice».
J'ai compris le sujet mais le problème est que je n'arrive pas à formuler ma réponse. Je ne trouve pas les éléments nécessaires pour y répondre. J'ai déjà fait l'introduction mais j'ai du mal avec le développement. Si quelqu'un pouvait m'aider je lui en serait très reconnaissante, merci.

[même texte]
Il faudra donc parler de l'agrément (= du récit piquant, plaisant) et de la constatation qui tient lieu de morale et que La Fontaine tire de l'expérience, de l'observation.


Repère d'abord la structure de cette fable, proche d'une petite comédie.
Un prologue (vers 1-15)
Un premier tableau (16-20) le deuil inconsolable
Un second tableau (21-33) l'intervention du père
Un troisième tableau (34-47) révélation du sentiment nouveau de le jeune veuve

Revois la définition de l'apologue.

Situe, dans la fable, les considérations générales qui tiennent lieu de morale.

Enfin, précise le ton général de cette fable qui oscille entre ironie, scepticisme amusé et indulgence.
Bonjour Nadia, c'est que tu n'as pas fait le travail préalable nécessaire. Rédiger une "réponse", donc un développement, vient en tout dernier. Renseigne-toi sur la méthode du commentaire (tu trouveras beaucoup de discussions sur ce sujet ici). Tu peux lire aussi des corrigés de commentaire sur le net pour te donner des exemples. Ne cherche pas à rédiger quoi que ce soit, tu as beaucoup de choses à faire avant… 😉
Bonjour j'ai passé mon oral vendredi et j'ai été interrogée sur La Jeune veuve qui est une fable de La Fontaine.

Voici la problématique : En quoi cette fable est un hymne à la vie?

Et mon plan

1) Une fable ambiguë
A) Le pathétique.
B) L'ironie de l'auteur.

2) Le temps, un allié.
A) Omniprésence du temps.
B) La métamorphose.

Donc voilà, en gros dans mon commentaire j'ai dit que en utilisant l'ironie sur un sujet grave comme la mort, La Fontaine dédramatisait la mort. Puis j'ai parlé de la métamorphose de la veuve avec le retour à la vie (qui prend soin d'elle, parures, coiffure linge etc…) et ai évoqué la fontaine de Jouvence qui redonne la jeunesse, période d'insouciance et d'enthousiasme. J'ai dit que La Fontaine appelait à prendre de la distance par rapport aux événements de la vie, et que patienter guérissait toutes les douleurs. J'ai cependant oublié de parler du carpe diem… Est-ce que du coup j'ai fait un hors sujet total ou est-ce que ça me pénalisera que de très peu étant donné que j'ai abordé le retour à la vie et la jeunesse ? Merci.
La réponse me paraît bonne.
Il n'est pas vraiment question de carpe diem.
La Fontaine propose plutôt une leçon de vie souriante.
PerrineIks a écrit :Bonjour j'ai passé mon oral vendredi et j'ai été interrogée sur La Jeune veuve qui est une fable de La Fontaine.
Vous pouvez être content(e) de vous. Les Fables (livres I à VI) de La Fontaine étaient au programme de l'agrégation de Lettres en 2012. Voici un extrait du rapport du jury concernant cette fable :
« [Dans cette fable], le thème traditionnel de l'inconstance féminine s'y allie à une méditation sur le Temps, sur la loi générale de l'oubli nécessaire. Le récit s'y déploie selon une chronologie qui correspond à la leçon de la fable sans rien sacrifier des codes d'écriture du conte. La précision psychologique des portraits est remarquable : c'est d'abord l'annonce du double portrait de « la veuve d'une journée » et de celle « d'une année » que la saynète va particulariser sous les traits d' « une jeune beauté ». C'est ensuite le père : « La belle avait un père, homme prudent et sage ». Le recours au discours direct fait vivre les personnages en opposant au pathétique appuyé de la déploration de la jeune femme la modération paternelle. La leçon est pleine de malice qui dénonce l'illusion au sein même de la sincérité, les soupirs vrais étant aussi illusoires que les faux ; des formules denses ponctuent le récit et soulignent le commentaire allègre du fabuliste : « Le mari fait seul le voyage », « Le deuil enfin sert de parure ». La métaphore du vol parcourt le poème, de l'évocation des « ailes du Temps » jusqu'au colombier où revient à son tour « Toute la bande des Amours », c'est-à-dire au moment propice, ce tour déjà audible dans les « atours » de la belle. La chute revient plaisamment sur l'héroïne et son appétit de vivre en lui laissant le dernier mot impatient : « Où donc est le jeune mari / Que vous m'avez promis? » dit-elle.» La fable a ainsi joué, de façon particulièrement vive, de toutes les ressources de la poésie alliées aux stéréotypes du conte pour illustrer une morale qui pourrait être austère, mais se teinte d'indulgence : La Jeune Veuve met en tension une lucidité sans complaisance à l'égard de notre frivolité et un regard empli de bienveillance sur la beauté et la grâce de la jeunesse. »
_ _ _ Fin de citation.