Racine, Bérénice, acte V, scène 7

Entraide scolaire

16 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je dois faire un commentaire de texte sur la dernière tirade de Bérénice (v1469-1506) :
BERENICE, se levant
Arrêtez, arrêtez. Princes trop généreux,
En quelle extrémité me jetez-vous tous deux !
Soit que je vous regarde, ou que je l'envisage,
Partout du désespoir je rencontre l'image.
Je ne vois que des pleurs, et je n'entends parler
Que de trouble, d'horreurs, de sang prêt à couler.
(à Titus)
Mon coeur vous est connu, Seigneur, et je puis dire
Qu'on ne l'a jamais vu soupirer pour l'empire.
La grandeur des Romains, la pourpre des Césars
N'a point, vous le savez, attiré mes regards.
J'aimais, Seigneur, j'aimais : je voulais être aimée.
Ce jour, je l'avouerai, je me suis alarmée :
J'ai cru que votre amour allait finir son cours.
Je connais mon erreur, et vous m'aimez toujours.
Votre coeur s'est troublé, j'ai vu couler vos larmes.
Bérénice, Seigneur, ne vaut point tant d'alarmes,
Ni que par votre amour l'univers malheureux,
Dans le temps que Titus attire tous ses voeux
Et que de vos vertus il goûte les prémices,
Se voie en un moment enlever ses délices.
Je crois, depuis cinq ans jusqu'à ce dernier jour,
Vous avoir assuré d'un véritable amour.
Ce n'est pas tout : je veux, en ce moment funeste,
Par un dernier effort couronner tout le reste.
Je vivrai, je suivrai vos ordres absolus.
Adieu, Seigneur, régnez : je ne vous verrai plus.
(à Antiochus)
Prince, après cet adieu, vous jugez bien vous-même
Que je ne consens pas de quitter ce que j'aime,

Pour aller loin de Rome écouter d'autres voeux.
Vivez, et faites-vous un effort généreux.
Sur Titus et sur moi réglez votre conduite.
Je l'aime, je le fuis : Titus m'aime, il me quitte.
Portez loin de mes yeux vos soupirs et vos fers.
Adieu : servons tous trois d'exemple à l'univers
De l'amour la plus tendre et la plus malheureuse
Dont il puisse garder l'histoire douloureuse.
Tout est prêt. On m'attend. Ne suivez point mes pas.
(à Titus)
Pour la dernière fois, adieu, Seigneur.

ANTIOCHUS
Hélas !
J'ai fait une lecture analytique du texte (1ères impressions, structure, champs lexicaux, syntaxe, figure de styles, sonorités) mais j'ai encore un peu du mal à faire un plan structuré, j'ai seulment des idées.

Pour l'intro :
présentation de Racine
mise en situation de l'extrait : dernière tirade de la pièce, titus et antiochus viennent d'avoir une discussion où antiochus a tout révélé à titus.
bérénice se retire de l'histoire après en avoir été le centre. sa décision l'honnore, elle part la tête haute au lieu de partir par dépit.
elle ne se suicide pas et accepte de se "sacrifier" pour la raison d'état.

on trouve de nombreux champs lexicaux :
pouvoir (allusion à la raison d'état qui fait qu'ils se séparent), amour, séparation.
Je dois sûrement en louper un ou deux importants.

pour les figures de style, je suis pas très bon donc je n'en vois pas vraiment.

Je songe à un plan comme celui-ci :

I scène de dénouement tragique originale (séparation amoureuse)

A- une tirade de dénouement
B- mais un dénouement original

II Tirade d'adieu pathétique, lyrique

A- rappel d'une situation sans issue
B- opposition : déclaration amoureuse/scène de séparation
C- lyrisme : plainte continue

III le sacrifice admirable de Bérénice

A- Bérénice est maîtresse du destin des personnages
B- une tirade qui grandit Bérénice
C- leçon du sacrifice pour la raison d'Etat


Je doute un peu de la pertinence et j'ai peur que ça amène à être répétitif. Je manque surtout d'éléments pour compléter ces parties.

Pour la conclusion, surtout l'ouverture en fait (puisque le reste dépend de ce que j'ai voulu démontrer), j'ai toujours un peu du mal à en trouver une.
Vu que le thème d'étude est : "Théâtre, textes et représentations" je me demandais si je pouvais faire mon ouverture sur comment l'actrice ayant le rôle de Bérénice doit jouer cette scène (expression des émotions) et comment les deux acteurs jouant Antiochus et Titus doivent se comporter (puisqu'ils ne disent rien sauf le "Hélas !" d'Antiochus à la fin).
D'ailleurs faut-il attacher une importance à ce "hélas !" qui est quand même le dernier mot de la pièce ?

Si vous pouviez m'éclairer un peu pour savoir si je ne pars pas dans une mauvaise direction pour pouvoir ensuite chercher de quoi remplir mon commentaire.

Merci pour vos conseils.
coucou!!

Je ne suis pas très douée en dissertation et en commentaires, mais je pense franchement que tu ne peux vraiment pas passer à coté du hélas!!je pense qu'il veut dire beaucoup!
Cet Hélas a une importance capitale !

scène de dénouement tragique originale (séparation amoureuse) : en quoi un tel dénouement est-il original ? une séparation amoureuse, c'est une situatuion des plus banales…
Racine (en bon courtisan) a-t-il voulu rappeler la séparation, pour raison d'État, du jeune Louis XIV et de Marie Mancini ? (euh, était-ce bien elle, ou Mlle de Fontanges ? … je crois bien que c'était Marie Mancini)

Remarquez l'accord (fautif semble-t-il)
La grandeur des Romains, la pourpre des Césars
N'a point, vous le savez, attiré mes regards.
le "hélas !" représente l'expression du dilemme si point je me trompe.
On a un rapport avec l'élégie, un registre élégiaque.

un tel dénouement est original du fait que les personnages acceptent la séparation et ne se donnent pas la mort.

Il est vrai qu'il y a eu cette histoire entre Louis XIV et Marie Mancini mais est-ce que je peux en faire mention ? seulement dans l'intro ou la conclusion je pense.
D'ailleurs ce n'est pas le seul hommage à Louis XIV (description de Titus comme le roi soleil dans l'acte I scène 5) donc cette hypothèse est assez probable.

Je remarque l'accord mais il ne me parle pas beaucoup …

Mais mon plan est-il bancal ?
Ton plan n'est pas bancal, sauf pour le 1) : ce dénouement n'est pas vraiment original ; sans lui y aurait-il tragédie ?
Tu peux parler de Louis XIV et Marie Mancini dans l'intro, en disant bien que tu fais une hypothèse
L'accord : c'est à titre anecdotique
Les figures de style ; retourne à l'accueil du site pour en trouver la liste
Seulement je ne vois pas quoi mettre à la place.
Mais un plan en deux parties peut convenir ?
J'ai commencé à apprendre à faire des commentaires en deux parties puis j'ai changé d'établissement et ils font plus souvent des plans en trois parties.

Tu me diras, ce n'est pas vraiment le nombre de parties qui compte mais leur pertinence donc je suppose qu'un plan en deux parties ne pose pas de problème. Je me demande cependant si je ne passe pas à côté d'un point important …

Et quant à mon ouverture (cf mon premier message) pouvez-vous me conseiller ?
Intro classique ; donc ça va, mais je n'y vois pas ta problématique ?
Oui peu importe le nombre de parties. Reprends le texte, tires-en les axes (idées et thèmes qui reviennent) Tu trouveras peut-être autre chose ?
Ceci
servons tous trois d'exemple à l'univers
De l'amour la plus tendre et la plus malheureuse
Dont il puisse garder l'histoire douloureuse.
à placer dans ta partie 3) (enfin, 2) puisque la 1) disparaît)
oui je n'ai pas mis la problèmatique dans mon intro car je cherche encore à la formuler mais je crois que c'est bon.

Non en fait je parlais de l'ouverture de ma conclusion, désolé je me suis mal fait comprendre.

"servons tous trois d'exemple à l'univers
De l'amour la plus tendre et la plus malheureuse
Dont il puisse garder l'histoire douloureuse."

je comptais bien le mettre dans le C du III (devenant II).

Merci 🙂
Bonjour à tous,
Serait-il possible de me donner des idées qui pourraient répondre à la question "en quoi ce dénouement est-il original?"
Je ne demande absolument pas à ce que l'on me fasse mon devoir, c'est pour cette raison même que je ne précise pas de quel type de devoir il s'agit 😉

Merci d'avance =)
Bonjour j'étudie le même passage que Qui-Gon Jinn. j'aimerais parler du pathétique et du lyrisme qu'il y a dans cette scène mais je ne sais pas quoi mettre, peut êtr que vous pouriez m'aider ! Merci
Bonjour.

Si tu as vu qu'il y a du pathétique et du lyrisme dans cette scène…
Tu devrais savoir quoi mettre et donner des exemples, non ?
Bonjour, j'étudie l'oeuvre Bérénice de Racine. J'ai des question auxquelles je ne sais pas répondre sur la scène 7 dans l'acte 5. Pouvez vous me venir en aide ?
Dans la tirade de Bérénice ( Vers 1469 à la fin)
BERENICE, se levant
Arrêtez, arrêtez. Princes trop généreux,
En quelle extrémité me jetez-vous tous deux !
Soit que je vous regarde, ou que je l'envisage,
Partout du désespoir je rencontre l'image.
Je ne vois que des pleurs, et je n'entends parler
Que de trouble, d'horreurs, de sang prêt à couler.
(à Titus)
Mon coeur vous est connu, Seigneur, et je puis dire
Qu'on ne l'a jamais vu soupirer pour l'empire.
La grandeur des Romains, la pourpre des Césars
N'a point, vous le savez, attiré mes regards.
J'aimais, Seigneur, j'aimais : je voulais être aimée.
Ce jour, je l'avouerai, je me suis alarmée :
J'ai cru que votre amour allait finir son cours.
Je connais mon erreur, et vous m'aimez toujours.
Votre coeur s'est troublé, j'ai vu couler vos larmes.
Bérénice, Seigneur, ne vaut point tant d'alarmes,
Ni que par votre amour l'univers malheureux,
Dans le temps que Titus attire tous ses voeux
Et que de vos vertus il goûte les prémices,
Se voie en un moment enlever ses délices.
Je crois, depuis cinq ans jusqu'à ce dernier jour,
Vous avoir assuré d'un véritable amour.
Ce n'est pas tout : je veux, en ce moment funeste,
Par un dernier effort couronner tout le reste.
Je vivrai, je suivrai vos ordres absolus.
Adieu, Seigneur, régnez : je ne vous verrai plus.
(à Antiochus)
Prince, après cet adieu, vous jugez bien vous-même
Que je ne consens pas de quitter ce que j'aime,
Pour aller loin de Rome écouter d'autres voeux.
Vivez, et faites-vous un effort généreux.
Sur Titus et sur moi réglez votre conduite.
Je l'aime, je le fuis : Titus m'aime, il me quitte.
Portez loin de mes yeux vos soupirs et vos fers.
Adieu : servons tous trois d'exemple à l'univers
De l'amour la plus tendre et la plus malheureuse
Dont il puisse garder l'histoire douloureuse.
Tout est prêt. On m'attend. Ne suivez point mes pas.
(à Titus)
Pour la dernière fois, adieu, Seigneur.
ANTIOCHUS
Hélas !
Question: Quel adjectif qualificatif emploie Bérénice pour évoquer le moment de l'adieu ?
et quel champ lexical s'associe a celui-ci ?
Merci d'avance pour ceux qui pourront m'aider.
Bonjour à tous! 🙄
Je suis en 1ère S et j'ai une lecture cursive à faire sur Bérénice. Je bloque sur une question :
"Le "Hélas" final d'Antiochus marque la fin de la tragédie. Commentez la portée de cette interjection en élargissant votre regard sur toute la pièce."
Je pense qu'une vingtaine de lignes serait convenable; pour l'instant je n'en ai que 5!
J'ai trouvé jusqu'à maintenant que Bérénice, dans un coup de théâtre, dissocie le départ définitif de la mort physique et refuse de faire couler du sang, préférant une mort intérieure ajoutant au registre élégiaque de la tragédie.
Ce "hélas" donne le ton final d'une tragédie sans mort, mais qui se termine par un véritable suicide moral.
Mais que dire de plus? :/

J'ai aussi un autre (plus petit) problème : dans l'acte IV, Bérénice menace de se suicider. La question (c'est une question sous-jacente à laquelle quelques lignes suffisent) est : Cette menace est-elle à prendre au sérieux?
Je suis tentée de dire non face à la réaction de Paulin, qui essaie de convaincre Titus qu'étant donné que Bérénice est sans cesse suivie par des servantes, elles l'en empêcheront.
Mais après re-lecture, j'ai un doute… Vous pourriez me donner votre avis là-dessus? Est-ce que je ne devrais pas plutôt m'appuyer sur mon ébauche de réponse à la question précédente (qui est en fait la suivante dans mon devoir) et dire que oui, finalement?

Merci d'avance pour votre aide 🙂

EDIT: cette lecture cursive est à rendre lundi. Oui, je sais, je m'y prends tard… :/
Bonjour, bonjour,
Alors je ne suis pas la première et ne serai sûrement pas la dernière à bosser sur ce texte: Je dois en faire une lecture analytique type oral du bac. La question est "étudiez la tristesse dans le discours" (vaste programme!).

BERENICE, se levant
Arrêtez, arrêtez. Princes trop généreux,
En quelle extrémité me jetez-vous tous deux !
Soit que je vous regarde, ou que je l'envisage,
Partout du désespoir je rencontre l'image.
Je ne vois que des pleurs, et je n'entends parler
Que de trouble, d'horreurs, de sang prêt à couler.
(à Titus)
Mon coeur vous est connu, Seigneur, et je puis dire
Qu'on ne l'a jamais vu soupirer pour l'empire.
La grandeur des Romains, la pourpre des Césars
N'a point, vous le savez, attiré mes regards.
J'aimais, Seigneur, j'aimais : je voulais être aimée.
Ce jour, je l'avouerai, je me suis alarmée :
J'ai cru que votre amour allait finir son cours.
Je connais mon erreur, et vous m'aimez toujours.
Votre coeur s'est troublé, j'ai vu couler vos larmes.
Bérénice, Seigneur, ne vaut point tant d'alarmes,
Ni que par votre amour l'univers malheureux,
Dans le temps que Titus attire tous ses voeux
Et que de vos vertus il goûte les prémices,
Se voie en un moment enlever ses délices.
Je crois, depuis cinq ans jusqu'à ce dernier jour,
Vous avoir assuré d'un véritable amour.
Ce n'est pas tout : je veux, en ce moment funeste,
Par un dernier effort couronner tout le reste.
Je vivrai, je suivrai vos ordres absolus.
Adieu, Seigneur, régnez : je ne vous verrai plus.
(à Antiochus)
Prince, après cet adieu, vous jugez bien vous-même
Que je ne consens pas de quitter ce que j'aime,
Pour aller loin de Rome écouter d'autres voeux.
Vivez, et faites-vous un effort généreux.
Sur Titus et sur moi réglez votre conduite.
Je l'aime, je le fuis : Titus m'aime, il me quitte.
Portez loin de mes yeux vos soupirs et vos fers.
Adieu : servons tous trois d'exemple à l'univers
De l'amour la plus tendre et la plus malheureuse
Dont il puisse garder l'histoire douloureuse.
Tout est prêt. On m'attend. Ne suivez point mes pas.
(à Titus)
Pour la dernière fois, adieu, Seigneur.
ANTIOCHUS
Hélas !
Donc pour le moment, au niveau du plan, j'avais (en plutôt mal exprimé, je vous l'accorde 😜):
I/ L'élégiaque et le pathétique dans la tirade.
II/La grandeur et la maîtrise dans la tristesse.
III/La tristesse s'exprimant au travers d'une mort intérieure plutôt que physique.

Pour les deux dernières parties, sachant qu'elles s'articulent autour d'idées thématiques, ça devrait être bon. Mais j'ai peur que ma première partie soit trop formaliste. Et, si ce n'était pas trop formaliste, est-ce que je peux me permettre de mettre le pathétique et l'élégiaque dans une même partie?
Bonjour,
Mon coeur vous est connu, Seigneur, et je puis dire
Qu'on ne l'a jamais vu soupirer pour l'empire.
La grandeur des Romains, la pourpre des Césars
N'a point, vous le savez, attiré mes regards.
J'aimais, Seigneur, j'aimais : je voulais être aimée.
Ce jour, je l'avouerai, je me suis alarmée :
J'ai cru que votre amour allait finir son cours.
Je connais mon erreur, et vous m'aimez toujours.
Votre coeur s'est troublé, j'ai vu couler vos larmes.
Bérénice, Seigneur, ne vaut point tant d'alarmes,
Ni que par votre amour l'univers malheureux,
Dans le temps que Titus attire tous ses voeux
Et que de vos vertus il goûte les prémices,
Se voie en un moment enlever ses délices.
Je crois, depuis cinq ans jusqu'à ce dernier jour,
Vous avoir assuré d'un véritable amour.
Ce n'est pas tout : je veux, en ce moment funeste,
Par un dernier effort couronner tout le reste.
Je vivrai, je suivrai vos ordres absolus.
Adieu, Seigneur, régnez : je ne vous verrai plus.
Voici le texte que j'etudie, je dois faire un commentaire en m'appuient sur des citation précisement commentées et expliquez pourquoi ce passage donne le sentiment d'une "tristesse majestueuse"

J'acommencé mon paragraphe par :
La tristesse est tres presente dans le texte de racine …
puis l'inspiration ne me viens plus.

Si quelqun ici pourrait m'aider il me serait d'un grande utiliter
Merci d'avance
Cordialement
Bonjour
Je suis en 2nde et je dois faire mon premier commentaire composé sur la dernière scène de Berenice (le dialogue entre Titus et Antiochus) . Ma prof nous a déjà donné le plan mais je bloque vraiment pour la dernière partie .
Le plan est le suivant :
I - Un dénouement surprenant : un double aveu d'amour
II - Qui a pour effet de surprendre le lecteur en provoquant la pitié
III - Pour montrer le spectacle des passions

La dernière partie me pose vraiment problème car je ne la comprend pas , je ne trouve aucun argument dans le texte !
Si vous pouviez juste me donner des arguments , ou des sous parties ce serait très bien ..
Merci d'avance de votre aide !