Bonjour,
Je dois faire un commentaire de texte sur la dernière tirade de Bérénice (v1469-1506) :
Pour l'intro :
présentation de Racine
mise en situation de l'extrait : dernière tirade de la pièce, titus et antiochus viennent d'avoir une discussion où antiochus a tout révélé à titus.
bérénice se retire de l'histoire après en avoir été le centre. sa décision l'honnore, elle part la tête haute au lieu de partir par dépit.
elle ne se suicide pas et accepte de se "sacrifier" pour la raison d'état.
on trouve de nombreux champs lexicaux :
pouvoir (allusion à la raison d'état qui fait qu'ils se séparent), amour, séparation.
Je dois sûrement en louper un ou deux importants.
pour les figures de style, je suis pas très bon donc je n'en vois pas vraiment.
Je songe à un plan comme celui-ci :
I scène de dénouement tragique originale (séparation amoureuse)
A- une tirade de dénouement
B- mais un dénouement original
II Tirade d'adieu pathétique, lyrique
A- rappel d'une situation sans issue
B- opposition : déclaration amoureuse/scène de séparation
C- lyrisme : plainte continue
III le sacrifice admirable de Bérénice
A- Bérénice est maîtresse du destin des personnages
B- une tirade qui grandit Bérénice
C- leçon du sacrifice pour la raison d'Etat
Je doute un peu de la pertinence et j'ai peur que ça amène à être répétitif. Je manque surtout d'éléments pour compléter ces parties.
Pour la conclusion, surtout l'ouverture en fait (puisque le reste dépend de ce que j'ai voulu démontrer), j'ai toujours un peu du mal à en trouver une.
Vu que le thème d'étude est : "Théâtre, textes et représentations" je me demandais si je pouvais faire mon ouverture sur comment l'actrice ayant le rôle de Bérénice doit jouer cette scène (expression des émotions) et comment les deux acteurs jouant Antiochus et Titus doivent se comporter (puisqu'ils ne disent rien sauf le "Hélas !" d'Antiochus à la fin).
D'ailleurs faut-il attacher une importance à ce "hélas !" qui est quand même le dernier mot de la pièce ?
Si vous pouviez m'éclairer un peu pour savoir si je ne pars pas dans une mauvaise direction pour pouvoir ensuite chercher de quoi remplir mon commentaire.
Merci pour vos conseils.
Je dois faire un commentaire de texte sur la dernière tirade de Bérénice (v1469-1506) :
BERENICE, se levantJ'ai fait une lecture analytique du texte (1ères impressions, structure, champs lexicaux, syntaxe, figure de styles, sonorités) mais j'ai encore un peu du mal à faire un plan structuré, j'ai seulment des idées.
Arrêtez, arrêtez. Princes trop généreux,
En quelle extrémité me jetez-vous tous deux !
Soit que je vous regarde, ou que je l'envisage,
Partout du désespoir je rencontre l'image.
Je ne vois que des pleurs, et je n'entends parler
Que de trouble, d'horreurs, de sang prêt à couler.
(à Titus)
Mon coeur vous est connu, Seigneur, et je puis dire
Qu'on ne l'a jamais vu soupirer pour l'empire.
La grandeur des Romains, la pourpre des Césars
N'a point, vous le savez, attiré mes regards.
J'aimais, Seigneur, j'aimais : je voulais être aimée.
Ce jour, je l'avouerai, je me suis alarmée :
J'ai cru que votre amour allait finir son cours.
Je connais mon erreur, et vous m'aimez toujours.
Votre coeur s'est troublé, j'ai vu couler vos larmes.
Bérénice, Seigneur, ne vaut point tant d'alarmes,
Ni que par votre amour l'univers malheureux,
Dans le temps que Titus attire tous ses voeux
Et que de vos vertus il goûte les prémices,
Se voie en un moment enlever ses délices.
Je crois, depuis cinq ans jusqu'à ce dernier jour,
Vous avoir assuré d'un véritable amour.
Ce n'est pas tout : je veux, en ce moment funeste,
Par un dernier effort couronner tout le reste.
Je vivrai, je suivrai vos ordres absolus.
Adieu, Seigneur, régnez : je ne vous verrai plus.
(à Antiochus)
Prince, après cet adieu, vous jugez bien vous-même
Que je ne consens pas de quitter ce que j'aime,
Pour aller loin de Rome écouter d'autres voeux.
Vivez, et faites-vous un effort généreux.
Sur Titus et sur moi réglez votre conduite.
Je l'aime, je le fuis : Titus m'aime, il me quitte.
Portez loin de mes yeux vos soupirs et vos fers.
Adieu : servons tous trois d'exemple à l'univers
De l'amour la plus tendre et la plus malheureuse
Dont il puisse garder l'histoire douloureuse.
Tout est prêt. On m'attend. Ne suivez point mes pas.
(à Titus)
Pour la dernière fois, adieu, Seigneur.
ANTIOCHUS
Hélas !
Pour l'intro :
présentation de Racine
mise en situation de l'extrait : dernière tirade de la pièce, titus et antiochus viennent d'avoir une discussion où antiochus a tout révélé à titus.
bérénice se retire de l'histoire après en avoir été le centre. sa décision l'honnore, elle part la tête haute au lieu de partir par dépit.
elle ne se suicide pas et accepte de se "sacrifier" pour la raison d'état.
on trouve de nombreux champs lexicaux :
pouvoir (allusion à la raison d'état qui fait qu'ils se séparent), amour, séparation.
Je dois sûrement en louper un ou deux importants.
pour les figures de style, je suis pas très bon donc je n'en vois pas vraiment.
Je songe à un plan comme celui-ci :
I scène de dénouement tragique originale (séparation amoureuse)
A- une tirade de dénouement
B- mais un dénouement original
II Tirade d'adieu pathétique, lyrique
A- rappel d'une situation sans issue
B- opposition : déclaration amoureuse/scène de séparation
C- lyrisme : plainte continue
III le sacrifice admirable de Bérénice
A- Bérénice est maîtresse du destin des personnages
B- une tirade qui grandit Bérénice
C- leçon du sacrifice pour la raison d'Etat
Je doute un peu de la pertinence et j'ai peur que ça amène à être répétitif. Je manque surtout d'éléments pour compléter ces parties.
Pour la conclusion, surtout l'ouverture en fait (puisque le reste dépend de ce que j'ai voulu démontrer), j'ai toujours un peu du mal à en trouver une.
Vu que le thème d'étude est : "Théâtre, textes et représentations" je me demandais si je pouvais faire mon ouverture sur comment l'actrice ayant le rôle de Bérénice doit jouer cette scène (expression des émotions) et comment les deux acteurs jouant Antiochus et Titus doivent se comporter (puisqu'ils ne disent rien sauf le "Hélas !" d'Antiochus à la fin).
D'ailleurs faut-il attacher une importance à ce "hélas !" qui est quand même le dernier mot de la pièce ?
Si vous pouviez m'éclairer un peu pour savoir si je ne pars pas dans une mauvaise direction pour pouvoir ensuite chercher de quoi remplir mon commentaire.
Merci pour vos conseils.



