Bonsoir,
Je dois faire une dissertation pour bientôt et je n'arrive pas bien à comprendre le sujet et donc à faire le plan.
voici le sujet : "Dans quelle mesure la plupart des romans pourraient-ils s'intituler Illusions perdues ?"
Pour répondre au sujet je dois me servir des romans que j'ai lu.
Je sais que Illusion perdues est un roman "d'étude des moeurs" écrit par Balzac.
Les mot illusion désigne d'une part une interprétation erronée de quelque chose, et d'autre part une espérance chimérique.
Je vous remercie d'avance pour vos explications.
Dans quelle mesure, dans la plupart des romans, les héros perdent-ils leurs illusions ?
(ce sujet peut se recouper avec celui du roman d'apprentissage)
Le mot Illusion est utilisé dans le sens de rêve ? Si c'est ça, je dois dire comment ils perdent leurs rèves ? ( je suis désolée si j'ai mal compris )
Non, une illusion n'est pas obligatoirement un rêve. Cherche les sens de ce mot dans le TLF (lien ci-dessus)
[Comme principe d'erreur dans le domaine intellectuel et affectif]
1. Croyance ou conception erronée procédant d'un jugement ou d'un raisonnement faux (dû à l'ignorance ou à l'imagination).
C'est ce sens là :/ ?
Je peut utiliser Le Père Goriot ou Madame Bovary pour illustrer les arguments?
C'est l'imagination ; ils projettent leur avenir et le voient extraordinaire ; la vie leur apprend que la plupart du temps ça ne se réalise pas
Illusion Perdues de Balzac (en très gros) c'est l'histoire d'un jeune provincial, Lucien, qui monte à Paris se croyant poète (il lit des poèmes à ses amis qui aiment bien). Et là il rencontre une femme qui va le soutenir, et l'introduire dans les salons, mais quand il lira ses oeuvres, on va se moquer de lui. La vie à Paris n'est pas du tout ce qu'il imaginait, il va de déception en déception. Cette femme l'abandonne même voyant qu'on se moque de lui. Pour mieux pénétrer les salons, il emprunte alors le nom de jeune fille de sa mère, et se fait appeler Lucien de Rubempré. Il devient journaliste. J'ai pas lu la fin, mais tu dois pouvoir trouver un résumé assez facilement sur le net.
Ses illusions ce sont en effet ses espérances. Il monte plein d'espoir et finit malheureux. Son caractère est vraiment modifié, il n'est plus à la fin du roman le jeune homme un peu naïf qu'il était au début.
merci.
Vous n'auriez pas une idée sur les axes que je pourrais éventuellement mettre, quelques pistes pour que je puisse me lancer ? :/
Pour répondre à ce sujet prècis, quel plan est le plus adapté ?
Je pense plutot au plan dialectitique. Qu'en pensez-vous ?
Attention Skweeky, tu es “hors-charte” Relis les Règles de ce Forum !
Deux axes apparaissent très clairement, du moins à mon avis: le premier traiterait du "roman" en tant que parcours initiatique, où la perte des illusions modèle le caractère (avec pour exemple Lucien chez Balzac, qui n'est plus en effet "le jeune naïf qu'il était au début"). Le second porterait sur la conception du roman, que l'on considérerait alors comme l'espace où les rêves viennent se confronter à la vie, et parfois s'y briser ("C'est l'imagination ; ils projettent leur avenir et le voient extraordinaire ; la vie leur apprend que la plupart du temps ça ne se réalise pas", Léah l'a très bien résumé 🙂 ). Flaubert serait ici un bon exemple (je pense à Mme Bovary mais aussi à Bouvard et Pécuchet).