Bonjour à tous,
Je dois rédiger un commentaire composé sur le texte suivant:
PADOUE, BOLOGNE, L’APENNIN
Après plusieurs lectures du texte, je n'arrive toujours pas à dégager une problématique.
Habituellement, je cherche un plan avant ma problématique pour pouvoir la peaufiner ou la réadapter par rapport à mon plan, mais je fais un blocage sur ce texte.
Les idées qui me sont venues ne laissent pas un champ suffisament ouvert à une problématique, de plus, j'ai l'impression qu'elles suivent l'ordre du texte. . . Voici quelques points que j'ai pu tirer du texte:
- idée de sensations (plaisir, grandes joies…)
- la peinture: pas besoin de la comprendre, il suffit de la ressentir
- importance des couleurs (accords bleu/vert, rouge, écaille de truites saumonées, ciel bleu.
- dimension marine ( aquarium, plonger, corail, thon de la mer, dorade, écaille des truites en opposition à la terre (un visage toutefois n'appartient pas à la mer (…), mais à la terre)
- dimensions christique: les fresques de la chapelle des Scrovegni avec les scènes représentant le Christ, des anges ou encore des saints.
Je vois bien à travers cette description un rapport personnel qu'établit le narrateur entre le sacré et la mer mais rien de plus. Et en me renseignant un peu sur le net, j'ai appris que Giono détestait la mer "cet horrible papier de verre qui gratte les rochers" alors cette comparaison à la mer me déroute un peu.
J'ai l'impression que Giono utilise un certain humour ("j'aime par exemple les accords de bleu et de vert, comme on aime les choux-fleurs et les asperges"); ces comparaisons sont un peu étonnantes, je pense que peu de gens , en regardant des fresques dans une chapelle auraient l'idée de les comparer à l'univers marin ? Cela révélerait peut-être un désintéressement du narrateur par rapport au sacré ?
Comme vous pouvez le constater, je tâtonne beaucoup trop. . . Je pense réellement avoir besoin d'un peu d'aide !
Merci d'avance
Je dois rédiger un commentaire composé sur le texte suivant:
PADOUE, BOLOGNE, L’APENNIN
A Padoue, il y a Giotto. Je le vois avec plaisir. Je n’entends rien à la peinture (on s’en sera aperçu) comme d’ailleurs la plupart des gens qui ne l’avouent pas. Je cherche des sensations. Dans ce cas-là, l’appareil de connaissance n’est pas un instrument stable comme l’intelligence, il est soumis à des
contingences diverses : s’il fait chaud , s’il fait froid, si tout va bien, si je suis de belle humeur, ou si tout va mal et si je ronge quelque frein. La très détestable peinture me donne parfois de grandes joies ; l’excellente, il arrive très souvent que je n’en vois pas l’excellence. J’aime par exemple les accords
de bleu et de vert, comme on aime les choux-fleurs ou les asperges. Si, à point nommé, je trouve cet accord chez Tartempion, me voilà content.
Devant les murs de la chapelle des Scrovegni, j’ai le plaisir que j’ai déjà eu quelquefois devant les vitres d’un bel aquarium. Les couleurs, quoique ici immobiles, jouent les unes par rapport aux autres de la même
façon que si elles étaient noyées et mouvantes. Je pense notamment à l’ange qui apparaît à sainte Anne et est représenté en train de plonger par la lucarne vers le corail d’un coffre d’une tunique et d’une auréole. Le rêve de saint Joachim avec ses rochers arides me donne également une sensation de liquide, peut-être à cause également de l’ange qui émerge du ciel bleu comme un thon de la mer. Pour l’entrée du Christ à Jérusalem, cela tient uniquement aux couleurs : le groupe qui suit le Christ a tout entier la couleur que
découvrent les ouïes d’une dorade qui respire et l’admirable morceau de peinture du groupe vers lequel le Christ s’avance me fait penser à l’écaille des truites saumonées. Un visage toutefois (il y en a sûrement cent autres) celui de l’homme (au fait je ne sais pas : il est androgyne) en rouge, à gauche du mariage de la Vierge, n’appartient pas à la mer et aux mystères de l’océan, mais à la terre, autrement dit ici-bas. J’oubliais : le ciel du retour de Joseph du temple, exactement le ciel que j’ai vu au-dessus du Piémont au début de mon voyage.
Après plusieurs lectures du texte, je n'arrive toujours pas à dégager une problématique.
Habituellement, je cherche un plan avant ma problématique pour pouvoir la peaufiner ou la réadapter par rapport à mon plan, mais je fais un blocage sur ce texte.
Les idées qui me sont venues ne laissent pas un champ suffisament ouvert à une problématique, de plus, j'ai l'impression qu'elles suivent l'ordre du texte. . . Voici quelques points que j'ai pu tirer du texte:
- idée de sensations (plaisir, grandes joies…)
- la peinture: pas besoin de la comprendre, il suffit de la ressentir
- importance des couleurs (accords bleu/vert, rouge, écaille de truites saumonées, ciel bleu.
- dimension marine ( aquarium, plonger, corail, thon de la mer, dorade, écaille des truites en opposition à la terre (un visage toutefois n'appartient pas à la mer (…), mais à la terre)
- dimensions christique: les fresques de la chapelle des Scrovegni avec les scènes représentant le Christ, des anges ou encore des saints.
Je vois bien à travers cette description un rapport personnel qu'établit le narrateur entre le sacré et la mer mais rien de plus. Et en me renseignant un peu sur le net, j'ai appris que Giono détestait la mer "cet horrible papier de verre qui gratte les rochers" alors cette comparaison à la mer me déroute un peu.
J'ai l'impression que Giono utilise un certain humour ("j'aime par exemple les accords de bleu et de vert, comme on aime les choux-fleurs et les asperges"); ces comparaisons sont un peu étonnantes, je pense que peu de gens , en regardant des fresques dans une chapelle auraient l'idée de les comparer à l'univers marin ? Cela révélerait peut-être un désintéressement du narrateur par rapport au sacré ?
Comme vous pouvez le constater, je tâtonne beaucoup trop. . . Je pense réellement avoir besoin d'un peu d'aide !
Merci d'avance



