Coi, Coite !

Langue française

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Et voila encore une fois aujourd'hui je me suis laissé prendre!
Cette faute ( coit ): je la recommence toujours, et toujours. Elle revient aussi immanquablement que la misère sur le pauvre monde !

Avec son féminin en coite je me fais piéger à l'envi !
comment expliquer cette bizarrerie ! De plus que si j'en crois mon dictionnaire étymologique ce mot provient du latin "quietus" ( bien que j'en doute un petit peu, coi et quietus étant suffisamment éloignés l'un de l'autre pour me satisfaire… mais il faut coller une origine latine à tout , même en dépit du bon sens quelque fois; oubliant l'origine indo-européenne commune de presque tous les langages de notre continent ) . Mais bref : on aurait pu estimer raisonnablement que venant de quietus le moi se serait décliné en coit !

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Dites-moi si me je trompe mais je viens de prendre votre rectificateur d'orthographe en faute! Dans l'expression citée plus haut: à l'envi il me "sort"
une faute, oubliant ( encore une fois je prends mes précautions mais je suis quasiment sûr de moi ) que dans l'expression à l'envi il n'y a pas de E à "envi"
comme dans une envie de…. !

Pouvez avoir l'amabilité de vérifier !

P.S.
J'ai vérifié effectivement cette expression vient du verbe de l'ancien français ENVIER qui signifiait alors provoquer au jeu et ne prend pas E au final !


Bonne soirée à tous !
à l'envi sans E bien sûr, pas de fautes au correcteur 🙂

envi « défi au jeu, provocation » (fin XIIe s. ds T.-L.), déverbal de l'a. fr. envier « convier, inviter à; inciter; provoquer (au jeu) » (ca 1050 Alexis, éd. Chr. Storey, 294), issu du lat. class. invitare « inviter, engager ». Fréq. abs. littér. : 196. Bbg. ROG. 1965, p. 130.
(TLF)
Chère Léah , le correcteur signale bel et bien une faute à envi si je l'écris sans E final et il ne le propose pas (envi )dans les choix du menu déroulant ! Donc il y a bien une lacune dans le correcteur !

Bonne soirée très chère !
Puisque Léah, toujours la première sur tous les coups, n'a pas répondu à la question, elle nous laisse un peu d'espace et je m'y engouffre ; hélas ! je n'ai guère mieux à te proposer :

=> coi / coite (XIème S.) est bien issu du latin quietus, jusque là rien de neuf, mais je n'y trouve pas (dans Robert Historique) de racine indo-européenne ; il en découle via un intermédiaire bas-latin quetus, et un vieux français quei XIIème S.). Il a déjà perdu son T à ce moment, peut-être sous l'influence d'oil ? (hypothèse personnelle).

=> quietus a donné un autre dérivé, que nous qualifierons de savant : quiet / quiète (XIIIème S.), lequel a, conformément à son statut, conservé son T …

De la à penser que, l'un (coi) étant de formation populaire et l'autre (quiet) de formation savante, cela aura entraîné la chute du T et ceci l'aura conservé, il n'y a qu'un pas fort tentant à franchir pour un néophyte comme moi qui ne suis pas linguiste. Y a-t-il un linguiste dans la salle ?
😂
Warulf, je n'utilise jamais les correcteurs orthographiques (donc j'ai mal compris ce que tu as dit)
Ouh là là Pierrot, fautil que je m'inquiète pour ma réputation 😂 Ton hypothèse est plaisante ; et en tant que telle je la déclare plausible (et tant pis pour les linguistes puristes si t'as tout faux)
Merci à tous pour vos réponses !
Plus particulièrement à Pierrot dont l'hypothèse est effectivement plaisante et pas dénuée de bon sens !

Bonne journée à vous !