Qu’est-ce que la littérature comparée ?

Littérature

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Effectivement Cavatine, j'hésite entre les deux, tu saurais me faire un topo des différences entre les deux? Mon choix se porterait plus sur paris III en raison d'une directrice spécialisée en litté asiatique ! 🙂
Je connais très mal Paris III, mais à mon avis, l'appellation de Sorbonne "nouvelle" peut aussi s'appliquer, en partie, à son orientation au niveau de l'enseignement. Il n'y a en tout cas pas je crois de spécialiste de littérature asiatique à Paris IV (mais pour les domaines anglais, allemand, italien, voire russe, ils assurent 😜), donc oui, mieux vaut rester sur ta première idée 🙂
Ok merci ! tu travailles sur quel sujet toi ?
Thomas1604 a écrit :C' est l' une de mes matières préférées à la fac ; je trouve que c' est vraiment intéressant d' étudier un thème à travers différentes époques et divers auteurs et de voir ce qui les réunit et les différencie.
Obscurément, je préfère quant à moi la littérature française à la littérature comparée. Deux raisons au moins à cela. Si je suis le premier à reconnaître qu'avoir les yeux braqués sur notre petit pays n'est pas la voie la plus enrichissante pour quiconque s'intéresse un tant soi peu sérieusement à la littérature, je dois reconnaître que j'éprouve, depuis ma plus tendre enfance, une attirance très particulière pour ma langue maternelle. A cela, j'ajouterais que la littérature comparé telle qu'elle est enseignée en licence m'a rarement transporté : deux heures par semaine de TD, sans cours magistral, pour étudier au pas de course deux, trois ou quatre auteurs dans lesquels nous n'auront jamais le temps de vraiment rentrer, cela ne m'intéresse qu'assez médiocrement. J'aime me plonger dans une écriture, prendre le temps de réfléchir sur cet auteur, de le découvrir, de l'assimiler. Je ne me suis jamais privé de lire des auteurs étrangers (on peut aimer la littérature française et lire autre chose), mais je n'ai jamais cherché non plus à me détourner des sujets qui m'intéressent le plus. Après tout, faire de la recherche (que ce soit en littérature française ou comparée) ce n'est pas autre chose que de faire des choix, restreindre son champ d'application pour être en mesure de l'affiner, consentir enfin à ne pas tout savoir : je crois que l'on a tendance à confondre "approche comparatiste" et "savoir universel". Comparer des auteurs, c'est une chose : mais les connaître chacun pour eux-même, ce n'est pas rien non plus !
A Jeremiades: représentations de l'amour lyrique chez Apollinaire, Yeats et Blok. Je pense continuer par la suite sur les relations poétiques (intimes, professionnelles, théoriques) au début du XXe siècle 🙂

A Blumroch: je ne sais pas à quoi ressemblent les cours de L.C en licence, mais, j'aimerais souligner l'avantage qu'offrent à mes yeux les études comparatistes, qui nous poussent à aller vers d'autres langues - surtout que bon, la France, de par son histoire politique et théorique, n'a jamais vraiment brillé à ce niveau-là 😜 -, et par contrecoup, de voir sous un jour différent sa propre langue. On pourrait d'ailleurs appliquer le même schéma aux comparaisons entre la littérature et les autres arts.
Le seul risque, après, est en effet de se perdre en essayant de tout survoler, conduisant ainsi à "survoler" sans approfondir 🙂
:d
salut

je suis un étudiant algérien en quatrième année

j'ai besoin de sujets d'examens de l'année précédente

concernant ce module (littérature comparée)

s'il y a des étudiants algériens ?

merci
Jeremiades a écrit :Très intéressant ton sujet Comateencavatine 😜 ! J'ai entendu dire que le master en littérature comparée à la sorbonne requiert la maîtrise de deux langues étrangères… Tu confirmes ? As tu toi même appris le russe ? Par maîtrise, ils entendent un bilinguisme ou une approche assez basique de la langue peut suffir ?

Autre chose (désolé =D), combien êtes (êtiez)-vous d'élèves en M1 ? Etant donné qu'à la Sorbonne, ils demandent 13 ou 14 pour passer en M2, je suppose que la séléction est drastique non ? Penses-tu sincèrement que c'est une note difficile à avoir ? Ceux qui ne l'obtiennent pas se retrouvent dans quelles facs ?

Cela fait beaucoup de questions, je m'excuse et te remercie !
On demande aux comparatistes de très bien maîtriser une langue étrangère, en plus de leur langue maternelle, en fait. Bien sûr, c'est un minimum requis, mais je n'ai par exemple commencé le russe que cette année - je m'appuie donc énormément sur des traductions pour la poésie de Blok, malheureusement -.

Je crois sinon qu'on est moins de cinquante en M1 de LC cette année - mais j'irai demain regarder sur les listes, pour le confirmer -. Et avoir 13 comme moyenne n'est vraiment pas mission impossible si tu travailles sérieusement et t'investis dans ton travail… la plupart des séminaires peuvent être validés par des mini-mémoires (12 à 15 pages) en rapport avec le thème du cours, et dont tu choisis généralement le sujet; c'est assez motivant donc 🙂
Merci beaucoup Cavatine ' pour ces informations !! Tu as choisi ton sujet de mémoire vers quel mois?
surtout que bon, la France, de par son histoire politique et théorique, n'a jamais vraiment brillé à ce niveau-là
Cette assertion est difficilement défendable : et de par ma formation d'historien, je ne peux faire autrement que de bondir en entendant ce genre de choses 😜

S'il est vrai que d'un point de vue théorique la France a toujours eu un cran de retard sur l'Angleterre, l'Allemagne ou encore les Etats-Unis, elle a connu son heure de gloire dans les années 50, sous l'impulsion du mouvement structuraliste notamment. Gare à ce que les velléités comparatistes ne poussent le dépaysement jusqu'à un anti-gallicisme, il me semble, assez peu mérité.
A Jeremiades: j'avais déjà une idée en mai-juin, mais il s'est avéré que la problématique était mal adaptée pour un M1 (mais je ne l'ai pas pour autant abandonnée 🙂 ), j'ai donc eu mon sujet plus ou moins définitif en septembre, après en avoir parlé avec ma directrice de recherche. Si tu as déjà une idée plus ou moins précise en tête, commence à contacter dès avril-mai des profs, c'est généralement en échangeant avec eux que se définit (ou redéfinit) mieux ton projet.
Edit: ah, et j'ai vérifié aujourd'hui les listes; on est une soixantaine en M1 de litté comparée, en fait 🙂 Je ne sais pas par contre le taux de passage en M2…

A Blumroch: je ne connais que très partiellement le structuralisme, mais je ne nie pas que des gens comme Vernant, Barthes, Derrida, Foulcault et j'en passe sont des penseurs de premier ordre (j'apprécie énormément ceux que je viens de citer). Bien sûr qu'au niveau théorique la France a produit de grands noms; en fait, par "théorique", je pensais à l'histoire de l'institutionnalisation de la langue française, notamment du XVIe au XVIIIe (en corrélation avec l'établissement des institutions en France) comme langue nationale, avec la promotion du français comme langue universelle car langue de la clarté (voir Rivarol, qui était certes d'origine… italienne 😜). Si je schématise trèèès grossièrement, les Français à l'époque se sentaient moins obligés d'apprendre d'autres langues étant donné que le français était parlé jusqu'en Russie. Pouchkine parlait un français impeccable; Rilke a composé des lettres et des poèmes en français… peut-on trouver un grand auteur français comparable à ces exemples ?
L'apprentissage des langues étrangères continue en tout cas, quelle qu'en soit la ou les causes, à être assez laborieux en France… même si la situation est loin d'être catastrophique, heureusement !
Cavatine a écrit :A Blumroch: je ne connais que très partiellement le structuralisme, mais je ne nie pas que des gens comme Vernant, Barthes, Derrida, Foulcault et j'en passe sont des penseurs de premier ordre (j'apprécie énormément ceux que je viens de citer).
Mais ce ne sont pas des linguistes (et pas tous des structuralistes).

La France est un pays pionnier et encore majeur pour l'enseignement de la linguistique, bien avant le structuralisme. Au moins depuis Saumaise, depuis la grammaire de Port-Royal, depuis l'Ecole des jeunes de langue fondée par Colbert, au XVIIe siècle. Au XVIIIe, la Bibliothèque nationale acquiert des textes qui seront précieux par la suite (notamment l'Avesta avec Anquetil-Duperron), et la Convention fonde l'Ecole spéciale des langues orientales (aujourd'hui l'INALCO). C'est encore en France (au Collège de France) qu'est créée la première chaire de sanskrit (1814), que Bopp apprendra sa discipline. En France enfin que Saussure se formera et débutera son enseignement ; pour ne citer que les très grands noms. Quant au structuralisme, il a eu évidemment plus d'affinités philosophiques avec le monde anglo-saxon, mais les Français comptent parmi les fondateurs importants.
(en corrélation avec l'établissement des institutions en France)
Voir les institutions ci-dessus. =) Si tu parles de la promotion du français face aux langues régionales, on est d'accord : ce fut sans doute un mal nécessaire.
Si je schématise trèèès grossièrement, les Français à l'époque se sentaient moins obligés d'apprendre d'autres langues étant donné que le français était parlé jusqu'en Russie.
Sauf exceptions (dont nous sommes beaucoup sur ce forum =)), un peuple ou une frange importante de la population apprend rarement une langue étrangère par plaisir. Au temps du rayonnement culturel français (qui n'est pas totalement terminé non plus), en effet, aucune nécessité.
Pouchkine parlait un français impeccable;
Non, il fait tout de même quelques fautes dans ses poèmes. 😉

peut-on trouver un grand auteur français comparable à ces exemples ?
Je n'en vois pas non plus pour les raisons invoquées. Mais on peut mentionner les talents de traducteur de Baudelaire, par exemple.
L'apprentissage des langues étrangères continue en tout cas, quelle qu'en soit la ou les causes, à être assez laborieux en France… même si la situation est loin d'être catastrophique, heureusement !
Cela n'est pas si dramatique, et dans une certaine mesure rassurant : le français ne se porte pas si mal que ça. Lorsqu'on vante les compétences linguistiques (en fait, surtout anglistiques) des pays scandinaves, des Pays-Bas ou autres, on oublie des données importantes du problème : la faible attractivité de la langue nationale (peu ou pas diffusée hors des frontières), et surtout la généralisation de l'anglais dans l'enseignement supérieur (sauf dans certaines matières refuges comme la littérature nationale, etc. la théologie, le droit local, qui attirent normalement peu d'étrangers), la recherche ou l'entreprise. Les écoliers néerlandais, danois, suédois, sont bons en anglais (et parfois dans d'autres langues) parce qu'ils y sont fortement incités, qu'ils n'ont pas (plus) le choix. Heureusement, nous n'en sommes pas encore là.
C'est pourquoi je suis assez agacé quand j'entends les ministres successifs déclarer que l'école devrait mener au bilinguisme (qui ne peut-être que français-anglais, évidemment, j'imagine), ou à une maîtrise très correcte de la langue. Les quelques Etats-nations qui sont bilingues en Europe le sont pour des raisons historiques (la Belgique - et encore, avec quelles résistances ! -, la Suisse avec plus de succès, l'Irlande dans une très faible mesure).
Je crois qu'il faut que je te remercie, Arthur, pour toutes ces reprises et précisions. Je trouve en tout cas très juste ton analyse de l'apprentissage des langues étrangères en France et dans les autres pays, qui exprime parfaitement bien ce que je tentais de faire passer par mon maladroit "ce n'est pas si catastrophique" 😉
Merci beaucoup à tous pour votre attention !

Juste une petite question pour le moment qui me vient en vous lisant : la littérature comparée, en quoi cela consiste exactement ?

Bonne soirée, et merci encore.
Tu étudies généralement plusieurs oeuvres étrangères autour d'une thématique commune. A titre d'exemple : le théâtre naturaliste européen chez Ibsen, Tchekhov, Schnitzler et Gorki. Malheureusement, l'étude porte presque toujours sur les textes traduits, même s'il n'est pas interdit de se référer à l'original si l'on en maîtrise la langue. =)
On te demandera donc de comparer les auteurs entre eux en fonction de la problématique directrice, sous forme de dissertation ou de commentaire comparés.
Cela peut aussi porter sur des oeuvres non littéraires (exemple, sur la figure du vampire, avec le roman de Stoker et le film Nosferatu de Murnau), au niveau du master tout du moins - je ne sais pas ce qu'il en est pour la licence -.
Pour en rajouter en ce qui concerne les auteurs français bilingues, Chateaubriand avait magnifiquement traduit le Paradis Perdu de Milton.
Bonjour! Je suis nouvelle sur le forum et vois que la littérature comparée en inspire plus d'un mais n'est pas la matière la plus facile à cerner. Je m'explique:
Depuis que je suis rentrée en licence1 je n'ai eu que deux cours incomplet sur cette matière (sachant que j'ai repris depuis un moi et demi) à cause des grèves et des blocus. Pour la semaine prochaine j'ai pourtant un commentaire à proposer devant la classe sur le thèmes de l'épistolaire avec pour oeuvre les premiers chapitres des "Lettres Portugaises" et "Les Héroides" d'Ovide. Ca peut parraitre simple mais vu que cette matière est différente de la littérature que je connais je n'ai aucune méthode pour ce travail. Je ne sais pas comment construire mon plan.

Est-cee-que vous pourriez m'aider à saisir un peu mieux le sens de cette matière et la manière de construire un plan SVP?!!
bonjour tout le monde svp j'ai un exposé portant sur l'etude comparative entre deux oeuvres littéraires alos que je n'ai ni plan ni procdure ni methode poue le faire .aidez au moins la methodologie et merci
Je voudrais savoir si c'est possible d'aborder un sujet de traduction dans le Master de littérature (je sais qu'il y a un parcours traduction et même des seminaires des théories de la traduction dans mon université). Je voudrais faire une comparaison linguistique d' un conte en espagnol et sa traduction vers le français (qui comporte des erruers de traduction et des sens)
Merci de votre réponse