Quant à, en ce qui concerne, sur le plan, au point de vue…

Langue française

9 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour !

Dans des exercices auto-apprentissages, on doit (entre autre) être capable de remplacer le mot 'au niveau de' par un mot plus spécifique…
On a aussi les corrections.

Comme ça on a p.ex.: (=> : remplacé par)

- au niveau des résultats, un vote blanc et une abstention se valent.
=> au point de vue des
- Le film est très réussi au niveau des effets spéciaux
=> le film… sur le plan des
- Au niveau des autres jours, on s'engagera différemment.
=> Quant aux
- Le lycée est mal organisé au niveau du théâtre
=> … en ce qui concerne

Moi, je ne comprends pas la différence entre tous ses équivalents de 'au niveau de'.
Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer cette différence?

Merci d'avance!! 🙂

Petite flamande
En fait tu peux remplacer les uns par les autres

au niveau des résultats, un vote blanc et une abstention se valent.
Quant aux résultats, vote blanc et abstention se valent
au point de vue des…
- Le film est très réussi au niveau des effets spéciaux
le film… est très réussi pour ce qui concerne les effets spéciaux.
- Au niveau des autres jours, on s'engagera différemment : je ne comprends pas ce que veut dire "au niveau des autres jours" ; mais "pour ce qui concerne les autres jours" ou "quant aux autres jours" oui ; on dira moins "sur le plan des autres jours" ou "au point de vue des autres jours"
=> Quant aux…
- Le lycée est mal organisé au niveau du théâtre
Au point de vue du théâtre, le lycée est mal organisé

On peut dire aussi "pour ce qui est de"…

Ces expressions sont à peu près synonymes ; il est donc normal qu'on ne puisse pas les différencier.
Merci beaucoup Léah!

Mais,seulement par intérêt j'ai encore une petite question…
Vous employez 'POUR ce qui concerne'.. Je n'ai encore jamais entendu ça.
Moi, j'emploie toujours: 'EN ce qui concerne'.
Est-ce que on emploi ça souvent et est-ce qu'on préfère 'pour ce qui concerne' à 'en ce qui concerne'?
En ce qui concerne, pour ce qui concerne, pour moi je ne fais pas de différence
Mais si notre érudit Edy passe par là je suis sûre qu'il va t'apporter ses lumières (et,de plus, il réside dans ton beau pays de Blegique)
Oké,
Merci beaucoup en tous cas… 🙂

D'ailleurs, personnellement je trouve que la France est plus belle que la Belgique… 🙂

Bonne soirée!!
"Au niveau de" s'entend bcp dans la langue courante, mais dans l'absolu, je doute de son intégrité quant à la langue appuyée de ceux qui veulent bien écrire.

Niveau = hauteur/élévation, même figurativement.

L'accepter d'un point de vue équivalance ici me semble niveler par le bas la belle langue française.
Bonsoir !

J'ai trouvé dans HANSE :
* En ce qui concerne…
* Pour ce qui concerne…
Aucune différence de sens n'est indiquée.
Le Grevisse est du même avis et ajoute que le verbe concerner peut être remplacé par regarder ou toucher.

Je saisis l'occasion pour indiquer qu'en 1967, l'Académie française a repoussé le tour passif de "concerner", alors qu'il était entré dans le bon usage et y est d'ailleurs resté ; d'ailleurs, le verbe se construisant avec un COD, la forme passive en découle tout naturellement.
* Cette affaire concerne la ville.
→ La ville est concernée par cette affaire.
* Je n'étais concerné PAR aucun jugement… (Camus)
* C'est étrange que, catholique, je me sente si peu concerné PAR… (Mauriac)
Source : Le Robert des difficultés.
Le Grevisse donne une dizaine de citations dans le même sens.
C'est surtout, me semble-t-il, la construction absolue (sans complément d'agent) qui heurte les puristes.
Le Petit Robert mentionne cependant :
* Je ne suis pas concerné. → Cela ne me regarde pas.
Il ajoute que la forme passive et le participe passé ont été introduits au XIXe siècle, sous l'influence de l'anglais.
AU NIVEAU DE

Grevisse :
* Une locution venue à la mode au milieu du XIXe siècle et que l'on emploie à tort et à travers au lieu de diverses autres prépositions.

Hanse
Il se moque implicitement de cette manie et termine en disant :
* Au niveau de mes vaches.

Le Robert des difficultés
* Emploi très répandu dans les exposés ou les analyses de caractère didactique. On a raillé à juste titre l'emploi passe-partout de cette locution.
Il cite :
- Où t'en es sur Flaubert ?
- Au niveau Bovary, à la page 35.
- Et au niveau temps, ça t'a pris quoi ?
- Dix mois.
- Ben, dis donc, t'es drôlement fort sur la lecture !
(Exemple pris en terminale C. Claude Sarraute)
Et, comme les équivalents ne manquent pas, le livre renvoie à "plan".
Merci beaucoup pour vos réponses très spécifiques! 🙂