Bonjour tout le monde…
Voici l'arme du crime 😀:
Je viens de faire un geste maladroit ou vulgaire : ce geste colle à moi, je ne le juge ni ne le blâme, je le vis simplement, je le réalise sur le mode du pour-soi. Mais voici tout à coup que je lève la tête : quelqu'un était là et m'a vu. je réalise tout à coup la vulgarité de mon geste et j'ai honte. Il est certain que ma honte n'est pas réflexive, car la présence d'autrui à ma conscience, fût-ce à la manière d'une catalyseur, est incompatible avec l'attitude réflexive : dans le champ de ma réflexion je ne puis jamais rencontrer que la conscience qui est mienne. Or autrui est médiateur entre moi et moi-même : j'ai honte de moi tel que j'apparais à autrui.
Bien.
Dois-je ici comprendre le terme "
réflexive" dans le sens d'un reflet ou d'une réflexion (pensée)? Ça change tout le sens du texte…
Comment vas-tu chère N ? 🙂
Quelqu'un était là et m'avu : la présence de cette personne empêche la honte d'être le résultat d'une réflexion sur soi (qui ne peut se faire que dans la solitude) Donc ici c'est l'effet-miroir (enfin je le comprends ainsi)
Très bien Léah… 🙂 Et vous?
Oui, c'est ce que je pense aussi, mais en y réfléchissant, je me suis dit qu'on pouvait dire justement que la honte n'est pas réflexive puisqu'elle n'est pas issue de ma propre réflexion: sans autrui, ce sentiment de honte ne peut exister…
La confusion des deux sens est peut-être volontaire…
Je viens de faire un geste maladroit ou vulgaire: ce geste colle à moi, je ne le juge ni ne le blâme, je le vis simplement, je le réalise sur le mode du pour-soi. Mais voici tout à coup que je lève la tête: quelqu'un était là et m'a vu. je réalise tout à coup la vulgarité de mon geste et j'ai honte. Il est certain que ma honte n'est pas réflexive, car la présence d'autrui à ma conscience, fût-ce à la manière d'une catalyseur, est incompatible avec l'attitude réflexive: dans le champ de ma réflexion je ne puis jamais rencontrer que la conscience qui est mienne. Or autrui est médiateur entre moi et moi-même: j'ai honte de moi tel que j'apparais à autrui.
Ce qui est important dans cet extrait est la relation du sujet au sujet ou pourrait-on dire de "la conscience du sujet" à la "conscience d'autrui".
En effet, le "geste vulgaire" est réalisé sur le "mode du pour-soi". Qu'est-ce à dire? Le "pour-soi" chez Sartre est une dégradation de l'en-soi (sartre dira le "monde"), ou d'une néantisation. Ainsi, le geste vulgaire apparait seul, sans contact avec "le monde" extérieur. Il n'y a qu'un rapport de soi à soi même. Mais, dès lors, que ce geste passe dans le mode de l'en soi, c'est à dire, lorsqu'il est percu par le monde, il devient objet ! On passe d'une sujetisation d'un geste à son objetisation, c'est à dire que "j'ai honte" non pas pour le geste en lui-même mais pour le regard qu'autrui porte sur moi-même. Je deviens "objet" du regard mais étant sujet, j'ai "honte" d'apparaitre a autrui comme objet regardé et non comme sujet regardant! Autrui est alors le moyen pour moi de me constituer à la fois comme conscience "regardante" et comme conscience "regardée"!
Merci beaucoup Benjmin…
J'avais plusieurs questions sur ce texte, et l'une d'entre elles était justement: "comment définissez-vous le mode du pour-soi selon Sartre?"… Je vais bien comparer ce que tu m'as dit avec ma réponse et modifier le cas échéant…
Merci encore… 🙂
Pour moi, le mot "réflexive" est ce qui est issu d'un réflexe.
Il me semble que le sujet s'apparente à l'étude que mène Pléonasme sur Antiphon. https://escholarship.org/uc/item/7kg1w5zm ici.
NOMOS = règle/loi/norme. Il est formulé par les hommes. On est responsable en public ou à plusieurs devant la Loi, mais en tant qu'individu, seul, la règle apporte moins de sens.
PHYSIS = nature/Genèse/croissance/éthique. Seul, on est responsable devant ce qui est 'naturel' = issu de la Nature.
Je n'avais pas pensé au réflexe… AAAARRRRGGGHHH….
Bonsoir,
Mon interprétation se rapproche de celle de benjamin. L'"attitude réflexive" désigne, dans l'acte de penser, l'état de la conscience qui se réfère en permanence à soi. La conscience réflexive est donc la conscience de soi. C'est la pensée qui se pense, la conscience qui prend conscience de sa propre activité, de son état, de son contenu. L'attitude réflexive désigne donc le retour de la conscience à soi, la prise de conscience de soi du sujet pensant (percevant).
Dans le texte de Sartre, ma honte qui n'est pas due à cette attitude réflexive, à cette conscience pure de soi, est vulgaire dans le sens où ce sentiment est né de la perception d'un reflet de soi, comme l'effet de miroir, renvoyé par d'autrui. Ce sentiment risque de mettre en cause la subjectivité pure, puisque la perception de soi par le biais d'autrui n'est pas la conscience pure (qui doit être le fondement de la subjectivité).
Puis-je par conséquent rattacher le mode du pour-soi à une certaine forme de solipsisme?
Il me semble que la pensée de Sartre, comme beaucoup de philosophes de son temps, vise à sortir la philosophie de cette forme de solipsisme. Ainsi la conscience de soi, selon Sartre, doit être née en même temps que la conscience du monde, ce "pour soi". (Le monde est "en soi", alors que l'apparition du monde devant la conscience est "pour soi.") Je ne suis pas sure si l'interprétation de ce texte doive s'orienter vers ce fameux duo "en soi" et "pour soi," puisque la question d'autrui est plutôt celle de la conscience à l'extérieur de ma conscience. Moi, devant d'autrui, est l'objet de sa conscience. Il s'agit plutôt d'une question de "other minds," n'est-ce pas? Est-ce que ma conscience peut être l'objet de la conscience qui n'est pas la mienne, et vice versa? C'est encore une autre question ….:/
Bonsoir Lumino.
D'abord merci pour tes éclaircissements…
Il se trouve que dans ce devoir je suis très limitée: je ne dois pas réaliser une explication de texte (ça aurait été plus simple, j'aurais pu organiser ma réponse et construire solidement certaines oppositions), mais répondre très brièvement à des questions sur ce texte (et d'autres, mais bon, bref).
Une des questions est donc: "comment définissez-vous le mode d'être du pour-soi?"
Il serait donc vaseux de rattacher le pour-soi au solipsisme? Je 'lai fait dans ma réponse, amis ce ne sont que quelques mots, pas très importants à l'échelle de ma réponse. Je peux les supprimer si ça apporte plus de confusion qu'autre chose, de toutes manières on ne me demande pas si le pour soi rejoint le solipsisme, mais comment je peux le définir à l'aide de ce texte…
Pour Léah: très joli père Noël, vous l'avez inauguré…
L'attitude réflexive, c'est le retour sur soi par la pensée, c'est la saisie de soi par la pensée.
Bonjour, alors voila je dois faire un commentaire de texte en philo c'est mon premier donc je vous pries d'être très indulgent avec moi merci 😀 😀 ! (Je suis en terminal S )
Alors voilà le texte que je dois étudier :
« Je viens de faire un geste maladroit ou vulgaire : ce geste colle à moi, je ne le juge pas ni ne le blâme, je le vis simplement, je le réalise sur le mode du pour-soi. Mais voici tout à coup que je lève la tête : quelqu'un était là et m'a vu. Je réalise tout à coup toute la vulgarité de mon geste et j'ai honte. il est certain que ma honte n'est pas réflexive, car la présence d'autrui à ma conscience, fût-ce à la manière d'un catalyseur, est incompatible avec l'attitude réflexive : dans le champ de ma réflexion je ne puis jamais rencontrer que la conscience qui est la mienne. Or, autrui est le médiateur indispensable entre moi et moi-même : j'ai honte de moi tel que j'apparais à autrui. Et, par l'apparition même d'autrui, je suis mis en mesure de porter un jugement sur moi-même comme un objet, car c'est comme un objet que j'apparais à autrui. Mais pourtant cet objet apparu à autrui, ce n'est pas une vaine image dans l'esprit d'un autre. Cette image en effet serait entièrement imputable à autrui et ne saurait me "toucher". Je pourrais ressentir de l'agacement, de la colère en face d'elle, comme devant un mauvais portrait de moi, qui me prête une laideur ou une bassesse d'expression que je n'ai pas ; mais je ne saurais être atteint jusqu'aux moelles: la honte est, par nature, reconnaissance. Je reconnais que je suis comme autrui me voit. » Jean Paul Sartre, L'Être et le néant (1943)
J'ai commencer à rédiger mon introduction, je vous montre ce que sa donne et dite moi ce que vous en pensez :
Jean-Paul Sartre est un philosophe français contemporain du 20e siècle, il a publié un essai : L’Être et le néant en 1943. Il s’interroge ici sur l’influence qu’a autrui sur moi. Le rapport entre autrui et moi n’aurait-il donc pas des conséquences sur moi, sur ma manière de penser ? Le sentiment de la honte survient lorsque l’on prend connaissance d’un acte, le geste maladroit ou vulgaire que j’ai exécuté me donne la sensation d’avoir honte car j’ai du préalablement imaginer ce geste comme étant un geste maladroit ou vulgaire, j’en prend donc conscience et m’imagine donc par conséquent qu’autrui pense la même chose que moi, ce dernier est un sujet qui est autre que « je ». Ainsi « je » prends conscience de sa honte grâce à l'aide d'autrui car le besoin de reconnaissance nous force à nous imaginé ce que pourrait pensé autrui a notre égard et donc par conséquent cela va nous affecté, On aurai donc honte de l’image que l’on renvois à autrui, c’est-à-dire avoir honte de soi-même.
Ainsi, ce texte a pour thème la reconnaissance grâce au regard d’autrui. Pour cela Jean Paul Sartre, nous l’expose en trois temps, toute d’abord il nous expose une conscience de soi, et analyse son changement des lors que l’on croise le regard d’autrui comme si celui-ci été la genèse de la conscience réflexive. Ensuite on a par l’intermédiaire d’autrui la conscience de soi qui s’objective et deviens conscience de soi-même et donc grâce à celui-ci je me découvre moi-même comme objet. Et pour finir, il nous expose le fait que la connaissance de soi est indissociable d’autrui car je ne peux être objet que pour un sujet par conséquent la reconnaissance apparaît grâce au regard d’autrui.
Je souhaiterai savoir si dans mon introduction on a les informations qu'on attend c'est-à-dire:
-si j'ai bien définie la notion central du texte
- si j'ai bien présenté le texte, l'œuvre , l'auteur, date
- si j'ai bien annoncé le découpage
-et si j'ai bien présenté la thèse
De plus, je rencontre aussi un soucis au niveau de la problématique, j'ai du mal a me posé les bonnes questions auxquelles l'auteur répond . Et donc par conséquent du mal a trouvé un plan, je ne sais pas par quoi commencer .
Veuillez excuser mon français maladroit, merci en avance de l'aide que vous pourriez m'apporter.
Cordialement
Bonsoir à tous et à toutes !
J'ai énormément besoin d'aide vis-à-vis d'une analyse de texte de Jean-Paul Sartre. Nous avions fait une analyse de texte, et j'avais eu un peu de mal à la faire. Au final, j'ai rendu trois pages sur LibreOffice.
J'ai obtenu 9/10… Étant donné que la majorité avait raté l'analyse (moyenne de 8), le prof a proposé à ceux qu'ils le voulaient de recommencer/corriger leurs copies pour assembler les deux notes afin d'en créer une nouvelle. C'est le dernier semestre où je peux tout juste avoir la moyenne ! J'aimerais vraiment avoir la moyenne dans toutes les matières, je sais que je peux le faire mais là, euh…
J'ai donc corrigé ce qui était à ma porté, mais bon… Il me manque la dernière partie de mon analyse (que je n'avais pas écrite : j'avais tellement du mal que j'ai quelque peu "fait un mixte" entre la seconde et dernière partie afin de combiner le peu de compréhension que j'avais compris de la fin du texte), et franchement pour trouver les idées je sèche… :/ J'ai l'impression d'avoir "tout dit" (enfin, pour mon niveau) dans les précédentes parties et de me répéter sans cesse.
Voici le texte :
(PARTIE 1) Je viens de faire un geste maladroit ou vulgaire : ce geste colle à moi je ne le juge ni le blâme, je le vis simplement, je le réalise sur le mode du pour-soi. Mais voici tout à coup que je lève la tête : quelqu’un était là et m’a vu. Je réalise tout à coup la vulgarité de mon geste et j’ai honte. Il est certain que ma honte n’est pas réflexive, car la présence d’autrui à ma conscience, fût-ce à la manière d’un catalyseur, est incompatible avec l’attitude réflexive ; dans le champ de la réflexion je ne peux jamais rencontrer que la conscience qui est mienne.(FIN PARTIE 1, PARTIE 2) Or autrui est le médiateur entre moi et moi-même : j’ai honte de moi tel que j’apparais à autrui. Et par l’apparition même d’autrui, je suis mis en mesure de porter un jugement sur moi-même comme sur un objet, car c’est comme objet que j’apparais à autrui. (FIN PARTIE 2, DERNIÈRE PARTIE) Mais pourtant cet objet apparu à autrui, ce n’est pas une vaine image dans l’esprit d’un autre. Cette image en effet serait entièrement imputable à autrui et ne saurait me « toucher ». Je pourrais ressentir de l’agacement, de la colère en face d’elle, comme devant un mauvais portrait de moi, qui me prête une laideur ou une bassesse d’expression que je n’ai pas ; mais je ne saurais être atteint jusqu’aux moelles : la honte est, par nature, reconnaissance. Je reconnais que je suis comme autrui me voit.
Pourriez-vous m'aider à me débloquer s'il vous plaît ?
Personnellement, j'ai du mal à comprendre pourquoi il ne peut être "touché" par l'image que l'ont a de lui. S'il a honte, c'est que forcément il y a un changement en lui, qu'il se rend compte de ce qu'il est en ce moment (d'où le "mauvais portrait de moi", qui pourtant n'atteint pas les "moelles"); non ? Ce qui me dérange, c'est que Sartre nous fait un jolie paragraphe expliquant que la conscience de soi a besoin d'un catalyseur pour obtenir une réaction (ici, la honte), mais au final il nous dit que non tout va bien; je suis "trop fort" et "trop sûr" de qui je suis pour être réellement touché. Il s'oppose complètement (mon opinion).
J'aimerais vous montrer le début de mon analyse, mais peut-on joindre un fichier ou dois-je faire copier/coller ?
Merci d'avance !
Tu as bien compris, Sartre décrit l'image qui ne saurait me toucher etc. que parce qu'il suppose qu'il s'agit de la vaine image dans l'esprit d'un autre.
Or comme au contraire je suis touché par ma honte, il ne doit pas s'agir d'une vaine image dans l'esprit d'un autre.
Bonjour !
Merci beaucoup pour votre réponse !
Comment devrais-je construire ma réponse alors ?
III. Une image imputable
a. L'image que je ("il" dans la copie) donne n'est pas vaine à autrui (je pose un exemple type : un souvenir peut rester, même dix ans après quelque chose)
b. La reconnaissance de soi a besoin d'un catalyseur pour comprendre que nous ("il" dans la copie) vivons dans une réalité
Est-ce bon ?
bonsoir, ayant des problèmes en ce moment je n'arrive pas à suivre et encore plus en philo. C'est pour cela que je demande votre aide dans une explication de texte pour une rédaction.
Voici le texte:
Je viens de faire un geste maladroit ou vulgaire : ce geste colle à moi, je ne le juge ni ne le blâme, je le vis simplement, je le réalise sur le mode du pour-soi. Mais voici tout à coup que je lève la tête : quelqu'un était là et m'a vu. je réalise tout à coup la vulgarité de mon geste et j'ai honte. Il est certain que ma honte n'est pas réflexive, car la présence d'autrui à ma conscience, fût-ce à la manière d'une catalyseur, est incompatible avec l'attitude réflexive : dans le champ de ma réflexion je ne puis jamais rencontrer que la conscience qui est mienne. Or autrui est médiateur entre moi et moi-même : j'ai honte de moi tel que j'apparais à autrui. Et, par l'apparition même d'autrui, je me suis mis en mesure de porter un jugement sur moi-même comme sur un objet, car c'est comme objet que j'apparais à autrui.
Sartre, l'être et le néant.
Vraiment je vous remercie d'avance car j'ai vraiment besoin de votre aide.