Accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir

Langue française

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J'avais un collègue à Bercy, il employait, par modestie, nous ou on.

Au cours de réunions, il disait, par ex., au lieu de Je suis d'accord pour adopter la solution proposée par … : Nous sommes d'accord pour adopter…

Il aurait écrit sans doute (en tout cas, il aurait dû écrire) : Merci de nous avoir accompagné.
Oui, j'avais pensé un instant évoquer en plus le cas des nous de modestie et de majesté.
Mais je me suis finalement abstenu…
J'ai considéré (peut-être à tort) que c'étaient des hypothèses moins probables pour la phrase soumise par le questionneur. 😉
Le collègue se prend pour Louis XIV dont la modestie n'était pas la première qualité.
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca//bdl/gabarit_bdl.asp?id=1706
au lieu de Je suis d'accord pour adopter la solution proposée par … : Nous sommes d'accord pour adopter…
Il donne son point de vue qui n'est pas nécessairement celui du groupe. Le nous n'est ici ni modeste ni majestueux, il est ridicule.
Roméo a écrit hier :
au lieu de Je suis d'accord pour adopter la solution proposée par … : Nous sommes d'accord pour adopter…
Paulang a répondu aujourd'hui :
Il donne son point de vu qui n'est pas nécessairement celui du groupe. Le nous n'est ici ni modeste ni majestueux, il est ridicule.
(Souligné par moi.)


Paulang, s'agissant d'un ancien collègue (du ministère des finances) et d'un ami, je ne vous permets pas… 😞

J'ajoute que cet ami n'employait le nous de modestie* que lorsque, bien évidemment, aucune confusion n'était possible quant à la portée du nous.
Ex. : - Monsieur R…, quelle est votre opinion sur ce sujet ?
- Nous pensons que…

* Extrait de l'article de la BDL auquel conduit le lien donné par Jehan (il ne fait aucun doute, pour moi, qu'au cas présent, cet ami utilisait bien le nous dit "de modestie".
Adjectif avec nous de majesté et de modestie
Le pronom nous est employé, dans certaines circonstances, pour désigner une seule personne. On trouve cet emploi dans les discours officiels de personnes détenant une autorité civile ou religieuse. Il s’agit alors du nous de majesté ou d’autorité. Nous peut aussi être employé par une personne en parlant d’elle-même, dans la préface d’un livre par exemple ; dans ce cas, il s’agit du nous de modestie.
Ex. : - Monsieur R…, quelle est votre opinion sur ce sujet ?
- Nous pensons que…
C'est bien ce que j'ai écrit : Votre collègue et ami se prenait pour Louis XIV.
Désolé, mais je persiste à trouver ce nous ridicule dans cette circonstance.
Ce qui sort d'un bureau d'étude est clairement une œuvre collective quand bien même elle est le fait d'un seul individu (nous). Par contre, le responsable d'une erreur couteuse est et doit être clairement identifiée faute de quoi il faut virer tout le bureau (je). Il ne faudrait quand même pas que nous devienne un nous de déresponsabilisation.
Bonjour,

Petit coup de main demandé pour cet accord :

"l’euphorie de la victoire les avait autorisé à envisager autrement la gestion des ressources…"

Autorisé ou autorisés ? ("les" est masc. plur.)

Merci !
Bonjour.

L'euphorie de la victoire avait autorisé qui ? > eux (représentés par le pronom COD les écrit avant). Ce sont eux qui sont autorisés à envisager.
Donc accord avec ce COD :
L’euphorie de la victoire les avait autorisés à envisager autrement la gestion des ressources…
Merci !
Bonjour !

Il y a plusieurs règles que je ne maîtrise pas en français, parmi lesquelles celle-ci.

Quand j'écris : C'est le voisin qui me les avaient donné.

Quand j'écris : Si tu ne me les avaient pas donné (en parlant de fleurs)

Comment savoir comment savoir la terminaison de donné ? Comment savoir dans quel cas elle reste vierge "é" et dans quel cas elle passe au pluriel/féminin/les deux "és" ées".

Après l'auxiliaire avoir ça ne s'accorde pas, mais quand il y a des mots entre avoir et donner je ne comprend pas.
Bonjour.

S'il s'agit de fleurs, on écrit : C'est le voisin qui me les avait données.

Quand le participe passé est conjugué avec l'auxiliaire avoir, il s'accorde seulement avec le COD du verbe, et seulement si ce COD est écrit avant le verbe.

Le voisin m'avait donné des fleurs.
Il m'avait donné quoi ? > des fleurs, COD placé après, donc aucun accord.
C'est le voisin qui me les avait données. > Il m'avait donné quoi ? > des fleurs (féminin pluriel), représentées par le pronom COD les écrit avant, donc accord du participe au féminin pluriel.
Même chose avec Si tu ne me les avais pas données, puisque le COD "les" écrit avant représente toujours "les fleurs".
Merci infiniment. Je n'avais jamais cherché à comprendre cette règle. Là tout est très clair, me voilà libéré 😀
Bonjour,
Merci de pardonner le déterrage de topic comme la maladresse de l'exemple, ce dernier se voulant le plus proche possible du débat qui nous anime.

Si le message s'adresse à une salade, est-ce correct d'écrire :
"je vous aurais bien volontiers mangée ce soir" ?

Comme vous vous en doutez, certaines personnes ici (même si cette nécessité est pour moi surréaliste) ont besoin d'une réponse qui ne soit pas la mienne ; je suis néanmoins certain qu'une confirmation de votre part ne manquera pas de me donner raison 😂

Merci par avance
😉
Bien sûr, mangée.
C'est la salade, représentée par "vous" écrit avant, qui est mangée.
Merci Jehan,
Vos nombreuses réponses soigneusement détaillées, dans ce topic comme dans tant d'autres, vous confèrent aisément le crédit suffisant pour froisser ici quelques susceptibilités, que les onze minutes et deux bières qui séparent nos messages ont encore exacerbé 😜

Merci, et bonne soirée

(c'était pourtant évident, bon sang 😂 )