herodote92 a écrit :
En particulier vous avez bien écrit "consacrer" et "améliorer", à l'infinitif, ce qui devient de plus en plus rare.
La grammaire est-elle en perdition ?
Il y a un sujet sur lequel il est facile de faire des progrès, si on veut bien y passer quelques jours : la conjugaison. Il suffit d'apprendre par cœur le Bescherelle. Je ne plaisante pas : je l'ai fait à 17 ans puis je l'ai refait à 25. Mais il faut apprendre toutes les pages, avec les exceptions. Et vérifier qu'on a tout mémorisé. Comme pour préparer un examen. C'est bien plus facile qu'obtenir un diplôme de niveau bac + 5.
Et bien sûr, comme on le dit souvent et comme l'a dit herodote92 : lire. Des romans, des revues bien écrites, des récits historiques (ce que je préfère). En se demandant si on comprend bien, si on aurait écrit comme ça. (Pourquoi ser
ai ? Pourquoi pas ser
ait, ou ser
ais ? Quelle est la raison ?)
Sans être un littéraire, j'ai plutôt une bonne orthographe, mais très souvent, plusieurs fois par jour en moyenne, je vérifie que tel mot auquel je pense s'écrit bien comme je le crois, qu'il a bien, si c'est un nom, le genre que je crois. Avec un ordinateur, ça se fait en trois clics. Il faut dire que je n'ai peut-être pas une excellente mémoire. Maintenir mon niveau en orthographe me demande un effort constamment répété. Je trouve que c'est important alors je fais cet effort.
Pour la syntaxe, je ne vois rien à dire sauf… lire.
Penser à se relire, ça doit devenir une habitude. Et quand on écrit un truc important, se faire relire par une connaissance.
Herodote92, quand j'étais petit, j'aimais le Bled. Ça a sans doute été une chance pour moi.
À part pour les gens doués, bien écrire demande un effort. Un effort de tous les jours. Il n'y a pas de magie.