Zola, L’Assommoir, chapitre 2 - Sur la rue, la maison avait cinq étages…

Entraide scolaire

14 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir, je suis nouvelle ici!

J'ai un commentaire composé à faire sur l'assommoir, chapitre II:
Sur la rue, la maison avait cinq étages, alignant chacun à la file quinze fenêtres, dont les persiennes noires, aux lames cassées, donnaient un air de ruine à cet immense pan de muraille. En bas, quatre boutiques occupaient le rez-de-chaussée : à droite de la porte, une vaste salle de gargote graisseuse ; à gauche, un charbonnier, un mercier et une marchande de parapluies. La maison paraissait d'autant plus colossale qu'elle s'élevait entre deux petites constructions basses, chétives, collées contre elle ; et, carrée, pareille à un bloc de mortier gâché grossièrement, se pourrissant et s'émiettant sous la pluie, elle profilait sur le ciel clair, au-dessus des toits voisins, son énorme cube brut, ses flancs non crépis, couleur de boue, d'une nudité interminable de murs de prison, où des rangées de pierres d'attente semblaient des mâchoires caduques, bâillant dans le vide. Mais Gervaise regardait surtout la porte, une immense porte ronde, s'élevant jusqu'au deuxième étage, creusant un porche profond, à l'autre bout duquel on voyait le coup de jour blafard d'une grande cour. Au milieu de ce porche, pavé comme la rue, un ruisseau coulait, roulant une eau rose très tendre.
- Entrez donc, dit Coupeau, on ne vous mangera pas.
Gervaise voulut l'attendre dans la rue. Cependant, elle ne put s'empêcher de s'enfoncer sous le porche, jusqu'à la loge du concierge, qui était à droite. Et là, au seuil, elle leva de nouveau les yeux. A l'intérieur, les façades avaient six étages, quatre façades régulières enfermant le vaste carré de la cour. C'étaient des murailles grises, mangées d'une lèpre jaune, rayées de bavures par l'égouttement des toits, qui montaient toutes plates du pavé aux ardoises, sans une moulure -, seuls les tuyaux de descente se coudaient aux étages, où les caisses béantes des plombs mettaient la tache de leur fonte rouillée. Les fenêtres sans persienne montraient des vitres nues, d'un vert glauque d'eau trouble. Certaines, ouvertes, laissaient pendre des matelas à carreaux bleus, qui prenaient l'air ; devant d'autres, sur des cordes tendues, des linges séchaient, toute la lessive d'un ménage, les chemises de l'homme, les camisoles de la femme, les culottes des gamins ; il y en avait une, au troisième, où s'étalait une couche d'enfant, emplâtrée d'ordure. Du haut en bas, les logements trop petits crevaient au-dehors, lâchaient des bouts de leur misère par toutes les fentes.
La seule piste de travail que j'ai trouvé est la description très importante des lieux faite avec beaucoup de détails très précis, ce qui prouve bien que Zola est un naturaliste.

Je vous remercie d'avance pour votre aide!
Bonsoir Mansionenne,

Un petit effort pour caractériser cette description ? Un relevé des adjectifs : mélioratifs ? Un relevé des noms : lèpre, ordure, misère… : mélioratifs ?

En plein milieu de cette description : "une eau rose très tendre"…

La description de Balzac de la "pension Vauquier" dans Le Père Goriot semble celle d'un palace à côté de ça !

Muriel
Merci Muriel!

Oui, la description est à connotation péjoratif.
Je n'avais pas remarqué "une eau rose très tendre" que je ne sais pas trop comment interpréter? Je dirai que c'est la beauté de la nature…

Sinon, j'ai trouvé aussi que Zola utilise parfois des mots familiers "gamins", "crevaient"…
Mais est-ce que cela renforce la description, qui va être ma première partie de mon commentaire ou est-ce que cela doit faire l'objet d'une seconde partie?

Hormis la description, je n'ai pas d'autres pistes de recherche, pouvez-vous m'aider encore svp?
Bonjour Mansonienne,

Si un ami t'écrit pour te dire qu'il a acheté une maison, s'il a envie de partager sa joie avec toi, s'il te décrit cette maison avec des détails précis : la seule chose que tu pourras faire après lecture, c'est peindre ou dessiner cette maison.

La littérature, c'est autre chose… il faut accéder à une deuxième description, celle qui est suggérée, distillée à petites gouttes…

Par exemple, les mots flancs, mâchoires, nudité, baillant… appartiennent à quel champ lexical ? ont-ils un effet sur la description ? pourquoi ? est-ce un "procédé" ?

Autre chose (qui ne se limite pas à ces quelques exemples) :
- dont les persiennes noires, aux lames cassées, donnaient un air de ruine
- les tuyaux de descente se coudaient aux étages
- Les fenêtres sans persienne montraient des vitres nues

Tu ne remarques rien ? Est-il écrit : Les persiennes avaient un air de ruine ; Les tuyaux étaient coudés ; Les fenêtres possédaient des vitres… ? Non ? Alors trouve où est la différence, et le "procédé", et l'effet de ce procédé (tu es censée le connaître).

Tu peux t'intéresser aussi aux rares touches "mélioratives" : ciel clair, jour, rose, douceur, peut-être aussi la porte ronde… et leur trouver du sens par rapport au "reste".

Voilà, relis donc ton texte en étant attentive à tout, y compris aux deux petites maisons chétives.

Vois cette fiche du site : Les figures de style.

Muriel
Merci pour votre aide précieuse Muriel

Le plan de mon commentaire composé va être celui-ci:

I-La description
A-à dominante péjorative
B-quelques touches mélioratives
II-Le rapprochement humain
A-le champs lexical du corps
B-la personnification

Qu'en pensez-vous?

Il me reste encore à l'écrire et à trouver une introduction digne de ce nom…
Oui, c'est bien.
Dans ton I, n'oublie pas les couleurs, les indications spatiales etc., (il nous suffirait de prendre nos pinceaux et porter sur une toile cette description…).

Pour ton II, je voudrais savoir quelle image de la maison as-tu maintenant ?
Je trouve que la maison est très humaine, par sa description mais par ses sentiments aussi.
Il faut que le rapprochement soit plus fort qu'un simple attribut : tu dois la percevoir comme une immense créature vivante (dont on voit vivre l'extérieur mais aussi les entrailles), et le justifier.
Allez, bon courage.
Bonjours,

je suis en seconde et je dois faire un CC, cet extrait va de "Gervaise haussait le menton…" à "une personne géante".
https://www.ebooksgratuits.com/pdf/zola_assommoir.pdf : Page 55 jusqu'au début de la page 57
Gervaise haussait le menton, examinait la façade. Sur la rue, la maison avait cinq étages, alignant chacun à la file quinze fenêtres, dont les persiennes noires, aux lames cassées, donnaient un air de ruine à cet immense pan de muraille. En bas, quatre boutiques occupaient le rez-de-chaussée : à droite de la porte, une vaste salle de gargote graisseuse ; à gauche, un charbonnier, un mercier et une marchande de parapluies. La maison paraissait d'autant plus colossale qu'elle s'élevait entre deux petites constructions basses, chétives, collées contre elle ; et, carrée, pareille à un bloc de mortier gâché grossièrement, se pourrissant et s'émiettant sous la pluie, elle profilait sur le ciel clair, au-dessus des toits voisins, son énorme cube brut, ses flancs non crépis, couleur de boue, d'une nudité interminable de murs de prison, où des rangées de pierres d'attente1 semblaient des mâchoires caduques, bâillant dans le vide. Mais Gervaise regardait surtout la porte, une immense porte ronde, s'élevant jusqu'au deuxième étage, creusant un porche profond, à l'autre bout duquel on voyait le coup de jour blafard d'une grande cour. Au milieu de ce porche, pavé comme la rue, un ruisseau coulait, roulant une eau rose très tendre.
" Entrez donc, dit Coupeau, on ne vous mangera pas. " Gervaise voulut l'attendre dans la rue. Cependant, elle ne put s'empêcher de s'enfoncer sous le porche, jusqu'à la loge du concierge, qui était à droite. Et là, au seuil, elle leva de nouveau les yeux. À l'intérieur, les façades avaient six étages, quatre façades régulières enfermant le vaste carré de la cour. C'étaient des murailles grises, mangées d'une lèpre jaune, rayées de bavures par l'égouttement des toits, qui montaient toutes plates du pavé aux ardoises, sans une moulure ; seuls les tuyaux de descente se coudaient aux étages, où les caisses béantes des plombs2 mettaient la tache de leur fonte rouillée. Les fenêtres sans persiennes montraient des vitres nues, d'un vert glauque d'eau trouble. Certaines, ouvertes, laissaient pendre des matelas à carreaux bleus, qui prenaient l'air ; devant d'autres, sur des cordes tendues, des linges séchaient, toute la lessive d'un ménage, les chemises de l'homme, les camisoles de la femme, les culottes des gamins ; il y en avait une, au troisième, où s'étalait une couche d'enfant, emplâtrée d'ordure. Du haut en bas, les logements trop petits crevaient au-dehors, lâchaient des bouts de leur misère par toutes les fentes. En bas, desservant chaque façade, une porte haute et étroite, sans boiserie, taillée dans le nu du plâtre, creusait un vestibule lézardé, au fond duquel tournaient les marches boueuses d'un escalier à rampe de fer ; et l'on comptait ainsi quatre escaliers, indiqués par les quatre premières lettres de l'alphabet, peintes sur le mur. Les rez-de-chaussée étaient aménagés en immenses ateliers, fermés par des vitrages noirs de poussière : la forge d'un serrurier y flambait on entendait plus loin des coups de rabot d'un menuisier tandis que, près de la loge, un laboratoire de teinturier lâchait à gros bouillons ce ruisseau d'un rose tendre coulant sous le porche. Salie de flaques d'eau teintée, de copeaux, d'escarbilles de charbon3, plantée d'herbe sur ses bords, entre ses pavés disjoints, la cour s'éclairait d'une clarté crue, comme coupée en deux par la ligne où le soleil s'arrêtait. Du côté de l'ombre, autour de la fontaine dont le robinet entretenait là une continuelle humidité, trois petites poules piquaient le sol, cherchaient des vers de terre, les pattes crottées. Et Gervaise lentement promenait son regard, l'abaissait du sixième étage au pavé, remontait, surprise de cette énormité, se sentant au milieu d'un organe vivant au coeur même d'une ville, intéressée par la maison, comme si elle avait eu devant elle une personne géante.
Je dois développé deux axes:
-Une vision réaliste de la misère du milieu ouvrier
-Une description qui suggère le danger pour Gervaise


Mais j'ai besoin d'aide pour les sous parties.
Pour l'axe I, il y a une description extrèmement détaillée, l'insalubrité des lieux…

Pourver Vous m'aidez SVP, 1er fois que je dois faire un CC (Message édité) Voila j'ai un plan :

I) Une vision réaliste de la misère du milieu ouvrier
a-Zola se rend sur place pour rendre son oeuvre plus réaliste
b-Le délabrement des lieux
c-

II) Une description qui suggère le danger pour Gervaise
a-faire ressortir les émotions de Gervaise qui découvre ce lieu
b-le gigantisme de la maison
c-


Dans ce passage il y a une description interne, la description de la maison est faite a travers le regarde de Gervaise.
Sa relève l'intéréêt, la curiosité de gervaise pour le lieu.
Sans le savoir, elle observe le lieu ou elle mourra.
Cette focalisation va rendre la description plus naturelle.

La description progresse globalemen selon le déplacemen de gervaise.

Il y a le champ lexical du délabrement, de la saleté, des métaphores.

En ce qui concerne mon plan je ne c'est pas comment le rédiger, pouvez-vous m'aidez ?
Bonjour, je suis nouvelle sur ce site! 🙂
J'ai un commentaire à faire sur l'extrait ci-dessous, du roman L'Assommoir d'Emile Zola.
Le problème est que je suis pas douée du tout en commentaire , et donc je sait pas du tout comment m'y prendre, que dire… 😞
J'aimerais bien avoir de l'aide s'il vous plaît, merci…
Je suis en seconde!

Sur la rue, la maison avait cinq étages, alignant chacun à la file quinze fenêtres, dont les persiennes noires, aux lames cassées, donnaient un air de ruine à cet immense pan de muraille. En bas, quatre boutiques occupaient le rez-de-chaussée : à droite de la porte, une vaste salle de gargote graisseuse ; à gauche, un charbonnier, un mercier et une marchande de parapluies. La maison paraissait d'autant plus colossale qu'elle s'élevait entre deux petites constructions basses, chétives, collées contre elle ; et, carrée, pareille à un bloc de mortier gâché grossièrement, se pourrissant et s'émiettant sous la pluie, elle profilait sur le ciel clair, au-dessus des toits voisins, son énorme cube brut, ses flancs non crépis, couleur de boue, d'une nudité interminable de murs de prison, où des rangées de pierres d'attente semblaient des mâchoires caduques, bâillant dans le vide. Mais Gervaise regardait surtout la porte, une immense porte ronde, s'élevant jusqu'au deuxième étage, creusant un porche profond, à l'autre bout duquel on voyait le coup de jour blafard d'une grande cour. Au milieu de ce porche, pavé comme la rue, un ruisseau coulait, roulant une eau rose très tendre.
- Entrez donc, dit Coupeau, on ne vous mangera pas.
Gervaise voulut l'attendre dans la rue. Cependant, elle ne put s'empêcher de s'enfoncer sous le porche, jusqu'à la loge du concierge, qui était à droite. Et là, au seuil, elle leva de nouveau les yeux. A l'intérieur, les façades avaient six étages, quatre façades régulières enfermant le vaste carré de la cour. C'étaient des murailles grises, mangées d'une lèpre jaune, rayées de bavures par l'égouttement des toits, qui montaient toutes plates du pavé aux ardoises, sans une moulure -, seuls les tuyaux de descente se coudaient aux étages, où les caisses béantes des plombs mettaient la tache de leur fonte rouillée. Les fenêtres sans persienne montraient des vitres nues, d'un vert glauque d'eau trouble. Certaines, ouvertes, laissaient pendre des matelas à carreaux bleus, qui prenaient l'air ; devant d'autres, sur des cordes tendues, des linges séchaient, toute la lessive d'un ménage, les chemises de l'homme, les camisoles de la femme, les culottes des gamins ; il y en avait une, au troisième, où s'étalait une couche d'enfant, emplâtrée d'ordure. Du haut en bas, les logements trop petits crevaient au-dehors, lâchaient des bouts de leur misère par toutes les fentes.
Merci beaucoup de votre aide!
Bonjour et bienvenue.


Si tu ne sais pas comment faire un commentaire, tu peux t'aider des fiches-méthode du site (cliquer en bas de page) .
Ok, merci je regarde ça!!
Bonjour, commence par lire et tenter d'appliquer la méthode proposée sur ce site pour avancer un peu. Il faut commencer par rechercher des éléments dans le texte en te posant un certain nombre de questions adaptées au genre (ici le roman) : comment est construit le texte, s'agit-il d'un dialogue, d'une description, d'une action…, quels sont les procédés d'écriture (figures de styles essentiellement) et quels effets produisent-ils, etc. Ne cherche pas à faire un plan ni à "trouver quelque chose à dire" pour l'instant.
Bonjour et bienvenue; il faut d'abord que tu relèves toutes les figures de style , ensuite toutes les formes grammaticales et surtout il faut que tu les analyses. Il faut aussi bien sûr que tu prennes des exemples (tu sais, il faut que quasiment tout le texte se retrouve dans ton commentaire) après dans tout ce que tu as relevé, tu peux le répartir en 2 ou 3 parties, puis il faut aussi que tu trouves le message de l'auteur, car dans un commentaire il faut que tu nous dises pourquoi l'auteur a écrit ce texte et comment il le dit. Au début c'est difficile mais quand tu connais la méthode après c'est très simple. C'est une épreuve du bac. Bonne chance à toi, je l'ai fait aussi et j'ai pensé la même chose.
Bonne soirée.