Stendhal, L’Abbesse de Castro, chapitre 6 - Hélène comprit qu’une fois dans ce palais…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Voila l'extrait:
Hélène comprit qu'une fois dans ce palais sa prison pouvait être d'une sévérité sans bornes, et que l'on parviendrait à lui interdire absolument toutes communications avec le dehors, tandis qu'au couvent de Castro elle aurait, pour recevoir et envoyer des lettres, les mêmes facilités que toutes les religieuses. D'ailleurs, et ce fut ce qui la détermina, c'était dans le jardin de ce couvent que Jules avait répandu son sang pour elle: elle pourrait revoir ce fauteuil de bois de la tourière, où il s'était placé un moment pour regarder sa blessure au genou; c'était là qu'il avait donné à Marietta ce bouquet taché de sang, qui ne la quittait plus. Elle revint donc tristement au couvent de Castro, et l'on pourrait terminer ici son histoire: ce serait bien pour elle, et peut-être aussi pour le lecteur. Nous allons, en effet, assister à la longue dégradation d'une âme noble et généreuse. Les mesures prudentes et les mensonges de la civilisation, qui désormais vont l'obséder de toutes parts, remplaceront les mouvements sincères des passions énergiques et naturelles. Le chroniqueur romain fait ici une réflexion pleine de naïveté: parce qu'une femme se donne la peine de faire une belle fille, elle croit avoir le talent qu'il faut pour diriger sa vie, et, parce que lorsqu'elle avait six ans, elle lui disait avec raison: Mademoiselle, redressez votre collerette, lorsque cette fille a dix-huit ans et elle cinquante, lorsque cette fille a autant et plus d'esprit que sa mère, celle-ci, emportée par la manie de régner, se croit le droit de diriger sa vie et même d'employer le mensonge. Nous verrons que c'est Victoire Carafa, la mère d'Hélène, qui, par une suite de moyens adroits et fort savamment combinés, amena la mort cruelle de sa fille si chérie, après avoir fait son malheur pendant douze ans, triste résultat de la manie de régner.
J'ai du mal à faire de plan, j'ai quelques pistes, mais je ne sais pas si elles sont correctes:


1. Hélène ne peux pas échapper au son destin tragique - "la mort cruelle". L'image de prison (= couvent, palais) dans l'extrait

- focalisation sur Hélène et ses réflexions
- l'intrusion de narrateur
- commentaire de chroniqueur romain

2. L'amour passion

- Le couvent, lieu propice pour le développement de l'amour-passion
(le jardin, les lettres)

3 L'hésitation de Stendhal entre les deux fins possibles



Je sais que c'est tres "maigre" comme analyse, mais c'est mon premier commentaire, c'est le 2e jour de mes reflexions, et j'ai du mal à trouver des figures de style et à faire un plan

aidez-moi s’il vous plaît, c'est trés pressant.

peut-etre vous aurez des remarques qui pourraient m'aider dans mon analyse?
Est-ce que les premiers phrases constituent un discours narrativisé?
C'est-à-dire qu'Hélène parle au style indirect ?
je pense qu'il y a une différence entre un discours indirecte libre et un discours narrativisé (ici les réflexions, les choix d'Hélène)?

j'esseye de changer mon plan

1. La relation triangulaire traducteur-chroniquer-lecteur au coeur de "L'Abbesse de Castro"

- Stendhal traducteur - son role est de montrer la suite de pensees d'Helene qui ont determiné son choix, le couvent de Castro, et la role que sa mère a dans sa "dégradation"

-Stendhal nous offre aussi un choix entre les deux denouements possibles (entre idéalisé et humaine), et choisi la 2e par la suite

- la voix de chroniqueur, qui affirme le role maléfique de la mère d'Hélène, et suggère qu'Hélène par rassemblance avec sa mère, va etre obséder par "la manie de régner"

et aprés?

je ne sais pas à partir de quoi construire le reste de commentaire
s.o.s
je pose mal ma question ou c'est trop difficile?
Bonjour Gabrielle !
J'aurai plus de temps en fin d'aprem 🙂
j'attends avec l'impatience, je doit le rendre demain, et je suis completement bloquée.

L'idée principale, dans cet extrait, on voit bien les traits principaux de la nouvelle stendhalienne.

La problématique(?): Stendhal à travers "L'Abbesse de Castro" exploite la technique narrative, dans laquelle plusieurs voix, plusieurs discours s'intermelent et se répondent en créant le style dynamique, sombre, dépouillé, aux ressorts dramatiques puissants.

J'ai voulu developper le théme d'amour-passion d'Hélène à travers les signes qui sans présents dans le texte: le jardin, le bouquet, les lettres, el le couvent lui-même, qui rappelle Jules à Hélène, et qu'elle croit mort. D'ailleurs, je pense, que la dégradation d'Hélène est dû à mensonges de sa mére, mais aussi à l'impossibilité de dévellopper son amour, qui sera absorbé par "la manie de régner".

Je ne sais pas si je ne vais pas vers hors-sujet?
Quels figures stylistiques voyez-vous dans cet extrait? et qu'est-ce qu'on peut dire à propos de temps?
Bonjour Gabrielle,

Il me semble que le coeur de ce texte est "la longue désagrégation d'une âme forte et généreuse".

Dans ses Chroniques italiennes Stendhal veut mettre en lumière la virtù (la force de caractère) de la Renaissance très éloignée du conformisme bourgeois français.

Il établit donc un portrait contrasté de la fille et de la mère tout en commentant ses propos afin de nous faire partager son attrait pour cet art de vivre qui lui a fait choisir l'Italie comme patrie de coeur.
"Dans ses Chroniques italiennes Stendhal veut mettre en lumière la virtù (la force de caractère) de la Renaissance très éloignée du conformisme bourgeois français.

Il établit donc un portrait contrasté de la fille et de la mère tout en commentant ses propos afin de nous faire partager son attrait pour cet art de vivre qui lui a fait choisir l'Italie comme patrie de coeur."

Merci, mais je ne comprends pas en quoi consiste la virtu d'Hélène, sa force de caractère, parce que la dégradation de son âme est dû au manque de virtu, non?
Non, Hélène est naturellement douée pour la passion; Seulement l'éducation reçue de sa mère a vicié son riche tempérament. D'où les critiques de Stendhal.
est-ce que vous pourriez m'aider de construire le plan et de trouver les figures
de style?

il ne s'agit pas de faire du travail à ma place, mais je suis tellement désesperée de ne pas pouvoir le faire…
Bonjour Gabrielle,

Pour le plan, ce n'est pas trop compliqué.
Tu pars de ton parcours de lecture : par ex. quel est l'idéal stendhalien ?
Tu définis alors tes parties de manière progressive :
1 - une jeune femme passionnée et courageuse
2 - contrariée par l'éducation maternelle
3 - les commentaires du chroniqueur et du traducteur

Avant de chercher les figures de style, intéresse-toi aux champs lexicaux.
En particulier attache-toi à définir précisément le terme de "naïveté" qui ici n'est pas péjoratif.
Regarde dans le TLFI le sens A :
A. Simplicité naturelle, sans apprêt. Naïveté charmante, touchante
Dans une description, une oeuvre d'art, un moyen d'expression ou chez un artiste, Caractère de ce qui décrit, de ce qui représente la réalité telle qu'elle est ou en la simplifiant, sans rechercher d'effet.
Dans mon analyse, je ne peux pas m'éloigner du texte.
Quels sont les mots qui confirment le courage d'Hélène?
Est-ce que le role de chroniqueur est de présenter le fait vrai?
Je t'ai copié l'essentiel.
Mon idée c'était de partir à partir de la réflexion sur la polyphonie dans "L'Abbesse de Castro"

1. La relation triangulaire traducteur-chroniquer-lecteur au coeur de "L'Abbesse de Castro"

- Stendhal traducteur - son role est de montrer la suite de pensees d'Helene qui ont determiné son choix, le couvent de Castro, et la role que sa mère a dans sa "dégradation"

-Stendhal nous offre aussi un choix entre les deux denouements possibles (entre idéalisé et humaine), et choisi la 2e par la suite

- la voix de chroniqueur, qui affirme le role maléfique de la mère d'Hélène, et suggère qu'Hélène par rassemblance avec sa mère, va etre obséder par "la manie de régner"

Si je suis votre plan, est-ce que je peux mettre ce point en develloppant la 3e partie, c'est-à-dire " les commentaires du chroniqueur et du traducteur"?
Gabrielle,

Ne complique pas les choses.
Suis les conseils qu'on te donne.
Le chroniqueur, (cherche le sens de ce mot), doit rendre compte de l'Histoire par les petits faits qu'il a vécus. Pourquoi t'ai-je demandé de chercher le sens de naïveté ?
Le courage d'Hélène : sa décision déterminée, elle n'a pas peur du sang, son âme est "noble et généreuse", "ses passions énergiques"…
Stendhal n'offre pas le choix entre deux dénouements, il fait simplement remarquer qu'il a pris le parti d'être un traducteur honnête. Il ne veut rien embellir, il ne veut rien dissimuler. Lui aussi est un chroniqueur.
D'où l'importance de la 3e partie qui tirera tout l'intérêt de ces commentaires.
La fin tragique d'Hélène poignardée nous garantit que nous ne sommes pas dans un vaudeville bourgeois.

Je vais te laisser continuer toute seule car tu es maintenant abondamment pourvue.
merci beaucoup pour votre aide.

cela me semble si simple quand je vous lis, mais je ne suis pas capable de voir tout ça moi-même dans le texte, j'espere que de l'entrenement ameliora mes capacités, sinon, pourqoui faire des études de Lettres?

désolé pour mes fautes, mais je suis étrangère, j'esseye de mon mieux.
Bonjour Gabrielle,

Je ne connaisais pas ta situation particulière.
Je comprends mieux tes difficultés.
Ne perds pas confiance car tu as un bon niveau en français.
N'hésite pas à faire appel à nos modestes lumières.
Est-ce que vous pourriez me dire qu'est-ce que vous en pensez de mon introduction?

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Le texte présent est un extrait de « L'abbesse de Castro », une des nouvelles de recueil intitulé « Chroniques italiennes », que Stendhal a publié pour la première fois dans « Le Revue de Deux Mondes » les premier février et premier mars 1839.Il ne faut pas oublier que « Chroniques italiennes » est un titre allographe donné à un groupement de texte, aprés la mort de l'auteur, mais qui relie la passion de Stendhal pour le fait vrai et l'amour pour l'Italie. Ce titre réconcilie aussi le siècle des Lumières et le Romantisme, et s'accorde avec l'essai de Jean-Pierre Richard, qui voit chez Stendhal une hésitation permanente entre tendresse et séchresse.
L'extrait analysé se situe au VI chapitre de « L'abbesse de Castro », le chef-d'oeuvre da la nouvelle stendhalienne, raconte une tragique histoire d'amour entre Jules Branciforte, « brigand et fils de brigand » et Hélène de Campireali. Cet amour est partagé; mais il est trop pauvre pour prétendre de l'épouser. Au cours d'un affrontement, Jules tue le frère d'Hélène qui s'opposait à sa passion. Mise au couvent, Hélène demeure fidèle à Jules. Au chapitre V, celui-ci tente de l'enlever, mais il échoue grièvement blessé. Hélène qui a admiré « l'assaut sublime », quitte la ville déguisée en ouvrier, et tente de retrouver Jules. Elle rend visite au Prince Colonna qui lui déclare que Jules est mort pour elle. Elle apprend aussi que sa mère avait découvert sa fuite et avait donné les ordres de la transporter de force au palais de Campireali.
L'extrait commence par le discours narrativisé qui décrit l'état de désespoir d'Hélène après avoir pris la décision de retourner au couvent.
A travers de personnage d'Hélène Stendhal veut mettre en lumiére la « virtu », la force de caractère de la Rennaissance très élognée du conformisme bourgeois français.
Dans cet bref extait, il établit donc un portrait contrarié de la fille, Hélène de Campireali, et de sa mère tout en commentant ses propos afin de nous faire partager son attrait pour cet art de vivre qui lui a fait choisir l'Italie comme patrie de coeur.
Cet un exemple parfait de génie de Stendhal dans l'art de la technique narrative de la nouvelle polyphonique où plusieurs voix se répondent, ceux de narrateur-traducteur, de chroniqueur italien et de personnage d'Hélène.
Bonsoir Gabrielle,

C'est bien.
J'ai corrigé quelques fautes en mettant mes corrections en majuscules.
Le texte présent est un extrait de « L'abbesse de Castro », une des nouvelles dU recueil intitulé « Chroniques italiennes », que Stendhal a publié pour la première fois dans « LA Revue deS Deux Mondes » les premier février et premier mars 1839.Il ne faut pas oublier que « Chroniques italiennes » est un titre allographe donné à un groupement de texte, après la mort de l'auteur, mais qui relie la passion de Stendhal pour le fait vrai et SON amour pour l'Italie. Ce titre réconcilie aussi le siècle des Lumières et le Romantisme, et s'accorde avec l'essai de Jean-Pierre Richard, qui voit chez Stendhal une hésitation permanente entre tendresse et séchEresse.
L'extrait analysé se situe au VIE chapitre de « L'abbesse de Castro », le chef-d'oeuvre da la nouvelle stendhalienne, QUI raconte une tragique histoire d'amour entre Jules Branciforte, « brigand et fils de brigand » et Hélène de Campireali. Cet amour est partagé; mais JULES est trop pauvre pour prétendre A l'épouser. Au cours d'un affrontement, Jules tue le frère d'Hélène qui s'opposait à sa passion. Mise au couvent, Hélène demeure fidèle à Jules. Au chapitre V, celui-ci tente de l'enlever, mais il échoue grièvement blessé. Hélène qui a admiré « l'assaut sublime », quitte la ville déguisée en ouvrier, et tente de retrouver Jules. Elle rend visite au Prince Colonna qui lui déclare que Jules est mort pour elle. Elle apprend aussi que sa mère avait découvert sa fuite et avait donné les ordres de la transporter de force au palais de Campireali.
L'extrait commence par le discours narrativisé qui décrit l'état de désespoir d'Hélène après avoir pris la décision de retourner au couvent.
A travers Le personnage d'Hélène Stendhal veut mettre en lumière la « virtu », la force de caractère de la Ren(n)aissance très éloIgnée du conformisme bourgeois français.
Dans cet bref extait, il établit donc un portrait contraSTE de la fille, Hélène de Campireali, et de sa mère tout en commentant ses propos afin de nous faire partager son attrait pour cet art de vivre qui lui a fait choisir l'Italie comme patrie de coeur.
Cet un exemple parfait de génie de Stendhal dans l'art de la technique narrative de la nouvelle polyphonique où plusieurs voix se répondent, CELLES dU narrateur-traducteur, dU chroniqueur italien et dU personnage d'Hélène.
Sur le fond, je crois que Stendhal promeut moins un art de vivre qu'un idéal féminin, passionné mais doux et réservé, surtout déterminé dans sa quête du bonheur. Tu peux y voir par exemple les linéaments de Clélia Conti de la Chartreuse de Parme, oeuvre qui reprend aussi le thème de la réclusion au besoin dans un couvent.