Shakespeare, Roméo et Juliette, acte I, scène 4

Entraide scolaire

9 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,je dois faire une étude linéaire et détailleé de la tirage de MERCUTIO DANS L ACTE 1 SCENE 4 , et je n'y arrive pas beaucoup, pouvez vous m'aider ?
Merci Je reformule ma question en vous mettant l'extrait de la tirade :
je dois faire une étude linéaire et détailleé de la tirade de MERCUTIO DANS L ACTE 1 SCENE 4 de Roméo et Juliette , et je n'y arrive pas beaucoup, pouvez vous m'aider ?
Merci
MERCUTIO. - Oh ! je vois bien, la reine Mab vous a fait visite.
Elle est la fée accoucheuse et elle arrive, pas plus grande qu'une agate à l'index d'un alderman, traînée par un attelage de petits atomes à travers les nez des hommes qui gisent endormis. Les rayons des roues de son char sont faits de longues pattes de faucheux ; la capote, d'ailes de sauterelles ; les rênes, de la plus fine toile d'araignée ; les harnais, d'humides rayons de lune. Son fouet, fait d'un os de griffon, a pour corde un fil de la Vierge. Son cocher est un petit cousin en livrée grise, moins gros de moitié qu'une petite bête ronde tirée avec une épingle du doigt paresseux d'une servante. Son chariot est une noisette, vide, taillée par le menuisier écureuil ou par le vieux ciron, carrossier immémorial des fées. C'est dans cet apparat qu'elle galope de nuit en nuit à travers les cerveaux des amants qui alors rêvent d'amour sur les genoux des courtisans qui rêvent aussitôt de courtoisies, sur les doigts des gens de loi qui aussitôt rêvent d'honoraires, sur les lèvres des dames qui rêvent de baisers aussitôt !
Ces lèvres, Mab les crible souvent d'ampoules, irritée de ce que leur haleine est gâtée par quelque pommade. Tantôt elle galope sur le nez d'un solliciteur, et vite il rêve qu'il flaire une place ; tantôt elle vient avec la queue d'un cochon de la dîme chatouiller la narine d'un curé endormi, et vite il rêve d'un autre bénéfice ; tantôt elle passe sur le cou d'un soldat, et alors il rêve de gorges ennemies coupées, de brèches, d'embuscades, de lames espagnoles, de rasades profondes de cinq brasses, et puis de tambours battant à son oreille ; sur quoi il tressaille, s'éveille, et, ainsi alarmé, jure une prière ou deux, et se rendort. C'est cette même Mab qui, la nuit, tresse la crinière des chevaux et dans les poils emmêlés durcit ces noeuds magiques qu'on ne peut débrouiller sans encourir malheur.
C'est la stryge qui, quand les filles sont couchées sur le dos, les étreint et les habitue à porter leur charge pour en faire des femmes à solide carrure. C'est elle…
Voici l'extrait , si vous voulez toute la scène voici le site : [Lien invalide.]
Laura79 a écrit :MERCUTIO. - Oh ! je vois bien, la reine Mab vous a fait visite.
Elle est la fée accoucheuse et elle arrive, pas plus grande qu'une agate à l'index d'un alderman, traînée par un attelage de petits atomes à travers les nez des hommes qui gisent endormis. Les rayons des roues de son char sont faits de longues pattes de faucheux ; la capote, d'ailes de sauterelles ; les rênes, de la plus fine toile d'araignée ; les harnais, d'humides rayons de lune. Son fouet, fait d'un os de griffon, a pour corde un fil de la Vierge. Son cocher est un petit cousin en livrée grise, moins gros de moitié qu'une petite bête ronde tirée avec une épingle du doigt paresseux d'une servante. Son chariot est une noisette, vide, taillée par le menuisier écureuil ou par le vieux ciron, carrossier immémorial des fées. C'est dans cet apparat qu'elle galope de nuit en nuit à travers les cerveaux des amants qui alors rêvent d'amour sur les genoux des courtisans qui rêvent aussitôt de courtoisies, sur les doigts des gens de loi qui aussitôt rêvent d'honoraires, sur les lèvres des dames qui rêvent de baisers aussitôt !
Ces lèvres, Mab les crible souvent d'ampoules, irritée de ce que leur haleine est gâtée par quelque pommade. Tantôt elle galope sur le nez d'un solliciteur, et vite il rêve qu'il flaire une place ; tantôt elle vient avec la queue d'un cochon de la dîme chatouiller la narine d'un curé endormi, et vite il rêve d'un autre bénéfice ; tantôt elle passe sur le cou d'un soldat, et alors il rêve de gorges ennemies coupées, de brèches, d'embuscades, de lames espagnoles, de rasades profondes de cinq brasses, et puis de tambours battant à son oreille ; sur quoi il tressaille, s'éveille, et, ainsi alarmé, jure une prière ou deux, et se rendort. C'est cette même Mab qui, la nuit, tresse la crinière des chevaux et dans les poils emmêlés durcit ces noeuds magiques qu'on ne peut débrouiller sans encourir malheur.
C'est la stryge qui, quand les filles sont couchées sur le dos, les étreint et les habitue à porter leur charge pour en faire des femmes à solide carrure. C'est elle…
Essayer d’expliquer le caractère du personnage de la Reine Mab.
Sur quel ton Mercutio, raconte-il cela et à qui?
Il serait bien que tu aies lu le contexte de ces lignes.
Quelle est la nature des images que j'ai mises en italiques?
Coucou, en pleine révisions du BAC, s'il était possible que quelqu'un m'éclaire sur les personnages que sont Benvolio et Mercutio, ce serait gentil.. Puisque nous n'avons pas, en cours, pris la peine d'en parler suffisament afin d'en faire une dissertation
Je sais seulement que Mercutio est le gentilhomme par excellence, beau parleur mais aussi manieur d'épée (on peut le comparer à Tybalt)
Et que Benvolio est le pacifiste le "bienveillant", ainsi, le confident de Roméo mais, tout comme la nourrice il est détenteur de paroles prémonitoires (donc tragiques)..
Merci de bien vouloir me guider 😉
Bonjour bon je n'ai pas trouvé de forum correspondant à ma demande alors je suis venue ici. Je dois faire un exposé sur les personnages de Tybalt et Mercutio de Roméo et Juliette, j'aurai voulu savoir si vous aviez des sites qui pourraient m'aider ou si vous aviez des idées à me donner concernant le contenu de l'exposé etc.. Je vous remercie bien d'avance, bisous à tous!
Bonsoir, Tidoou.
D'abord, lis la pièce!
En la lisant, prends des notes concernant le caractère des personnages concernés. Leurs interactions et relations avec les autres personnages, leur importance dans le déroulement de l'histoire.
Merci pour cette aide précieuse. Est-ce que par la suite je dois dire quelles sont leurs différences et points communs si j'en trouve?

Merci encore !! !!
Bonjour!

Je bloque sur la fin du monologue… L'histoire des chevaux : j'arrive pas à faire de lien, enfin je me demande s'il faut en faire un avec quelque chose ou si c'est juste un mauvais présage ces noeuds dont il parle… Et puis aussi l'histoire des vierges que la reine Mab aide à tomber enceinte, j'arrive pas à faire ressortir le côté mauvais de Mab…

Merci pour votre aide !
Bonjour à tous! J'ai besoin de votre aide pour un DM de Littérature qui m'est très difficile de réaliser :/
La qestion est : Quels sont les interêts de la tirade de Mercutio ? (Acte I, scène 4)
MERCUTIO. - Oh ! je vois bien, la reine Mab vous a fait visite.
Elle est la fée accoucheuse et elle arrive, pas plus grande qu'une agate à l'index d'un alderman, traînée par un attelage de petits atomes à travers les nez des hommes qui gisent endormis. Les rayons des roues de son char sont faits de longues pattes de faucheux ; la capote, d'ailes de sauterelles ; les rênes, de la plus fine toile d'araignée ; les harnais, d'humides rayons de lune. Son fouet, fait d'un os de griffon, a pour corde un fil de la Vierge. Son cocher est un petit cousin en livrée grise, moins gros de moitié qu'une petite bête ronde tirée avec une épingle du doigt paresseux d'une servante. Son chariot est une noisette, vide, taillée par le menuisier écureuil ou par le vieux ciron, carrossier immémorial des fées. C'est dans cet apparat qu'elle galope de nuit en nuit à travers les cerveaux des amants qui alors rêvent d'amour sur les genoux des courtisans qui rêvent aussitôt de courtoisies, sur les doigts des gens de loi qui aussitôt rêvent d'honoraires, sur les lèvres des dames qui rêvent de baisers aussitôt !
Ces lèvres, Mab les crible souvent d'ampoules, irritée de ce que leur haleine est gâtée par quelque pommade. Tantôt elle galope sur le nez d'un solliciteur, et vite il rêve qu'il flaire une place ; tantôt elle vient avec la queue d'un cochon de la dîme chatouiller la narine d'un curé endormi, et vite il rêve d'un autre bénéfice ; tantôt elle passe sur le cou d'un soldat, et alors il rêve de gorges ennemies coupées, de brèches, d'embuscades, de lames espagnoles, de rasades profondes de cinq brasses, et puis de tambours battant à son oreille ; sur quoi il tressaille, s'éveille, et, ainsi alarmé, jure une prière ou deux, et se rendort. C'est cette même Mab qui, la nuit, tresse la crinière des chevaux et dans les poils emmêlés durcit ces noeuds magiques qu'on ne peut débrouiller sans encourir malheur.
C'est la stryge qui, quand les filles sont couchées sur le dos, les étreint et les habitue à porter leur charge pour en faire des femmes à solide carrure. C'est elle…
La traduction de mon livre n'est pas la même mais je ne pense pas que celà soit très important..
Merci
La longue tirade de Mercutio apparaît d'abord comme un morceau de bravoure, à la fois de la part de l'écrivain et de la part du comédien qui doit la prononcer. Le texte met en scène un personnage du folklore irlandais, la reine Mab, ce qui peut paraître étrange dans la bouche d'un personnage donné comme un italien de Vérone. L'on est, en tous les cas, frappé par la précision de la description de son char, qui est fait d'objets ou de créatures naturels. Qu'il s'agisse du char constitué d'une noisette vide, ou des rayons des roues de son carrosse "faits de longues pattes de faucheux", les accessoires de la Reine Mab montrent qu'elle est une des forces surnaturelles que Shakespeare aimera tant représenter dans son théâtre; elle est la mère spirituelle de toutes les fées, leur "accoucheuse", et il est fait référence au "temps immémorial" lors duquel le vieux ciron confectionna peut-être le char du personnage. Plus original encore, Mercutio met en scène un véritable microcosme, puisque la reine Mab n'est "pas plus grosse qu'une pierre d'agate à l'index d'un échevin"; elle est traînée par un attelage de petits atomes". Son cocher est d'ailleurs "un petit moucheron gris-vêtu/ Pas plus gros que la moitié du petit ver rond" Cette esthétique du minuscule est assez typique de ce seizième siècle finissant, qui voit l'exploration de l'infiniment grand comme de l'infiniment petit se développer, en même temps que l'on affectionne les mises en abyme, reproduisant notre univers à l'infini.
Telle une araignée, Mab tisse sa toile autour de ses proies, et l'on voit clairement comment le texte est construit sur des parallélismes: "Through lovers' brains, and then they dream of love/ O'er courtiers' knees, that dream on curtsies straight" qui montrent les différents maléfices de la fée. Petit à petit celle-ci se transforme en sorcière, en mauvais génie qui "tresse la crinière des chevaux la nuit" ou qui, "quand les filles sont sur le dos/ […] les presse et leur apprend à l'endurer la première fois." La tirade a ainsi le mérite de créer, en l'espace de quelques vers, un personnage à la fois haut en couleurs et inquiétant.
Mais pourquoi Shakespeare se donne-t-il cette peine, à ce moment précis de la pièce?

La tirade semble être gratuite, une pure fantaisie, fruit du caprice du dramaturge; d'ailleurs, Roméo n'interrompt-il pas Mercutio en s'exclamant: "Vous parlez de riens?" Mais la fantaisie pure est rare au théâtre et le plus fantaisiste des discours a une fonction dramatique particulière. La tirade de Mercutio répond, en l'occurrence, à l'affirmation de Roméo selon laquelle il avait fait un rêve, la nuit précédente, sans doute prémonitoire, puisqu'il le poussait à ne pas aller au bal des Capulet. Une tirade sur la reine Mab montre que Mercutio veut en quelque sorte rassurer Roméo, sur le ton de la plaisanterie voire de la taquinerie, et le pousser à se joindre à ses amis pour se rendre à la fête. Il veut lui montrer que les rêveurs sont dans l'erreur, "That dreamers often lie." La reine Mab est une incroyable illusionniste: "En cet atour, nuit après nuit elle galope/ Dans les cerveaux des amoureux/ Et alors ils rêvent d'amour;/ Sur les genoux des courtisans/ Qui vivement rêvent de courbettes." A la même époque, Montaigne montre l'emprise de l'imagination sur l'esprit humain, et quelques décennies plus tard, Pascal dira qu'elle est "cette maîtresse d'erreur et de fausseté, et d'autant plus fourbe qu'elle ne l'est pas toujours". Roméo, l'amoureux transi de Rosaline, empêtré dans le pétrarquisme le plus caricatural, aura donc tout intérêt, selon Mercutio à émerger de ses rêves et se joindre à ses joyeux compagnons.
D'autant plus que l'amour lui-même est démythifié dans la tirade de la reine Mab. Celle-ci déforme les lèvres des belles dames rêvant d'amour, "ces lèvres que Mab furieuse couvre d'ampoules/ Car leur haleine par les douceurs est empestée" Elle fait des amantes, des "femmes de bonne charge" On reconnaît là le goût prononcé de Mercutio pour les allusions érotiques et grivoises, qui contrastent avec les sentiments éthérés de Roméo. On rappellera d'ailleurs avec profit que "quean", l'homonyme de queen, désigne une femme légère, voire une prostituée. Et pourtant cette entreprise de dédramatisation contient les germes du drame qui va se nouer; emporté par sa faconde, Mercutio ne se rend même pas compte qu'il présente la reine comme une fée héritière des Parques, "Qui tresse la crinière des chevaux la nuit/ Et dans leurs poils gluants fabrique des noeuds magiques/ Qui débrouillés font arriver de grands malheurs." Le pressentiment de Roméo, né de ce mauvais rêve dont le spectateur ne connaîtra jamais la teneur, se trouve ainsi conforté. Noyé dans la fantaisie verbale de Mercutio, la possibilité de l'avertissement passera ainsi inaperçue. La fatalité pourra se mettre en marche à la scène suivante, lorsque Roméo rencontrera l'éblouissante Juliette.

L'irruption de la celtique Reine Mab dans ce drame shakespearien à l'exotisme italien n'en finit pas de surprendre le spectateur. Celui-ci peut apprécier l'inventivité de Shakespeare, ainsi que son talent de peintre, voire de miniaturiste, en accord avec l'esthétique baroque de son temps. Mais loin d'être un simple faire-valoir du comédien qui l'interprète, la tirade sur la Reine Mab a un lien direct avec la psychologie d'un Roméo éperdu d'amour et craignant de se rendre au bal des Capulet, victime d'un rêve qu'il croit prémonitoire. Mais l'in peut trouver de longues tirades du théâtre baroque autement plus gratuites: ainsi en est-il de celle prononcée par Don Gonzale dans L'Abuseur de Séville, longue de 136 vers et ne visant qu'à décrire la ville de Lisbonne, sans que cette peinture ait le moindre rapport avec l'action de la pièce.

(Site littéraire)
j'espere que ça va t'aider moi ça m'a pas mal aidé !! bon courage