Baudelaire, Spleen, Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle

Entraide scolaire

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Ah oui pourquoi pas ! Merci beaucoup Jean-Luc.
Je vais faire des petites recherches sur ce poème pour pouvoir en parler.
Bonne soirée !

Bonsoir, suite à mon contrôle prochain de jeudi sur le commentaire composé, je suis en 2nd11. Et bine je m’entraîne à relever le maximum de figure de style en un temps record, car oui le temps c’est le temps ! Voici le poème "spleen" où j’ai essayé en 15 min de relever le maximum de figure de style, les voici (petite analyse à la fin) Poème : Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercleSur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,Et que de l’horizon embrassant tout le cercleIl nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;Quand la terre est changée en un cachot humide,Où l’Espérance, comme une chauve-souris,S’en va battant les murs de son aile timideEt se cognant la tête à des plafonds pourris ;Quand la pluie étalant ses immenses traînéesD’une vaste prison imite les barreaux,Et qu’un peuple muet d’infâmes araignéesVient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,Des cloches tout à coup sautent avec furieEt lancent vers le ciel un affreux hurlement,Ainsi que des esprits errants et sans patrieQui se mettent à geindre opiniâtrement.- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir,Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,Sur mon crâne incliné plante son drapeau noirFigure de style :Ligne 1, 6=comparaison Ligne 2,13,14,15,16…= personnification(y’en a trop (Ligne 4=oxymore Ligne 5,9,10 = métaphore Ligne 17 = énumération "Quand *3"debut des deux premiers quatrains =Anaphore- parallélisme pour ces 3 phrases ? On voit dans ce poème la personification constante de la tristesse, ou le poète décris son monde dans laquelle il ne peut plus sortir," angoisse, pleure…"mais aussi on retrouve assez souvent la métaphore et la comparaison qui décris son espoir et son le monde dans laquelle il vit. Bon c’est pas fou mais pour un début je pense que c’est pas mal, après je sais pas si" spleen "est un poème difficile donc moi j’ai pris mon anthologie et j’ai pris au pif un poème. Merci d’avance à ceux qui vont m’aider

Bonsoir,

Repérer les figures de style, c’est bien, en rendre compte, leur donner du sens, c’est mieux.

En outre dans un poème, il faut s’intéresser aux rythmes et à la musicalité.

Le fil conducteur du poème est celui de l’enfermement qui culmine avec le cercueil. L’autre thème dominant est celui de la défaite.

En outre, on ne parle pas de lignes mais de vers.

Tu as pris un poème « au pif », dis-tu. Tu as choisi l’un des plus poignants. Celui qui évoque les souffrances de la dépression, un enfermement oui. Mais tu parles d’espoir, je n’en vois pas.

Attention à ne pas réduire le commentaire à un concours de figures de style. Sois attentif au contenu, aux émotions communiquées. Commence par essayer de comprendre les objectifs de l’auteur : ici, communiquer, illustrer, faire comprendre ce qu’il ressent lors d’une profonde crise d’angoisse. Les figures de style, les rythmes, les sonorités sont des moyens de transmettre cela.

Sinon tu as l’allégorie aussi à la fin : personnification de l’Angoisse en personnage concret victorieux, les champ lexicaux qui sont intéressants à analyser ici avec par exemple celui des sons, de l’obscurité, de l’enfermement…

Attention à ne pas réduire le commentaire à un concours de figure de styleJe ne saurais que trop inciter également à cette mise en garde.Les élèves croient trop souvent qu’un relevé de figures de style suffit dans un commentaire et que plus on en trouve et que plus on connaît leur nom savant, et mieux c’est.Ce serait une grave erreur. Le poète, le romancier, le dramaturge expriment avant tout quelque chose. Et ce n’est pas seulement valable pour ce poème. Ce "quelque chose", ils peuvent nous le présenter de façon neutre, ou bien originale en l’habillant d’images, pour que nous le percevions mieux ou sous un jour différent. La plupart des figures de style sont des images (les comparaisons, les métaphores, les hyperboles et autres synecdoques ou métonymies…ne sont rien d’autre que des images) ou produisent des images dans notre esprit. Ce qu’il est intéressant de faire, c’est non seulement de les identifier, mais surtout de les expliquer et de voir ce qu’elles apportent au texte.