Baudelaire, Spleen, Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle

Entraide scolaire

46 réponses · Page 2 / 3

Bonsoir,

Que mets tu dans la sonorité? Ne sépare pas le fonds de la forme en tous cas 😉
Bonjour,
Je suis d'accord avec arouer. La partie sonorité n'est pas pertinente, car il s'agit de la "forme" et non du "fond" demandé.

Il serait intéressant que tu bases ton analyse sur la gradation comme le souligne diealive en te reportant à la définition du spleen.
Par exemple : I L'ennui, mélancolie, amertume; II Sensation d'étouffement, d'enfermement ; III La mort (une aspiration ?)

Je suis passé sur ce texte lors de mon bac blanc et je ne me souviens que d'une seule chose (le correcteur me l'avait expliquée par la suite) : le lexique de l'eau est très présent dans le texte et repose donc sur la conception des grecs des humeurs (si je me rappelle bien l'eau est synonyme d'ennui). Toute ces petites remarques sont toujours bonnes à prendre dans un commentaire, ne l'oublie pas 😉
@ Arouer: je vais mettre dans les sonorites tout ce qui a un rapport avec avec les bruits "Cloches" "sans tambours ni musique" mais c'est peu pour une sous-partie.
Que puis-je mettre a sa place?
et comment ameliorer mon plan?

Je vous remercie beaucoup
bonjour je voudrais savoir est ce que baudelaire a des particularité pour écrir ces textes et quels sont ces origines ?
merci d'avance
Bonsoir, j'ai un petit problème pour terminer mon deuxieme axe
" Comment Baudelaire exprime et définit-il le spleen ici ? "


voilà ce que j'ai pris en note :

- notion d'enferment
- lexique sombre
- sonorité nasales, & sifflantes
- Allégorie ; Espérance & Angoisse


Pouvez m'aidez à complèter cette analyse ? Merci davance
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
II nous verse un jour noir plus triste que les nuits;


Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;


Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,


Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.


- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
en revanche une partie sur l'évocation du spleen dans ce poème est possible
comment baudelaire exprime ce splenn et pourquoi
Bonjour à tous ,

Je me posais une petite question concernant ce poème pour mes oraux …. Je viens de finir de ficher ce texte avec mes notes et en m'inspirant de ce lien [lien invalide]

Je trouve que ma lecture est trop analytique mais pourtant Baudelaire nous donne déjà les clés de l'analyse avec une montée croissante vers une crise nerveuse dans le dernier quatrain et les autres quatrains montrant la gradation qui s'opère .

J'ai repris grossièrement et en bien plus détaillé cette fiche précédente et mes notes mais pensez vous qu'elle soit trop analytique pour un oral parce que bien qu'étant analytique elle montre bien l'évolution psychique du poète au cours du poème …?

Merci d'avance de vos avis

@ + et bonne journée ,

Chenapan
Bonjour .
Je dois faire un commentaire sur le spleen LXXVIII , et j'aurai besoin d'aide:
Qu'est ce que je pourrais mettre dans mon axe
→ La presence de la mort :

Me dire aussi ce que je peux mettre dans le champs sémantique de la mort et de la nuit .

Merci ;

Quand le ciel bas et lourd […] drapeau noir .
Bonjour , je viens de m'aperçevoir qu'il me manquait la lecture annalytique "Le spleen' de Baudelaire . " Quand le ciel bas et lourd ….."
Pouvez-vous m'envoyez le plan ou la lecture ?
MERCI beaucoup
Je propose :

I- Le spleen comme paysage dépressif
A- paysage ext vers un paysage interieur
B- Preponderance du pathos

II- Le poete ecrasé, vision de la réalité à travers le spleen
A- resserement progressif
B- Angoisse existentielle (folie, fantastique)
C- Victoire du spleen sur le poete
Bonjour j'ai un commentaire à faire sur Spleen de Baudelaire :
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
Problématique : En quoi ce poème est il représentatif de la partie spleen et idéal ?

Axes :
I - La vie du poète est infectée par le spleen : la crise
a)
B)

II - Dans l'écriture il n'y a plus d'espoir
a)
b)

Voila j'ai besoin d'aide car je n'arrive pas à compléter ce qu'il manque.

J'ai déjà fait une petite analyse et j'ai trouvé :
CL : Paysage, tristesse, enfermement, angoisse, son, animaux.
FdS :Allégorie : " Espérance" v.6 ; Angoisse v.19 ; Espoir v.18.

Si vous pouviez m'aider s'il vous plait
Bonsoir,

J'ai étudié cette année le dernier poème issu de Spleen et Idéal, "Spleen 4". Mes examens sont déjà passés, mais Baudelaire me taraude toujours l'esprit.
J'ai une question assez précise par rapport à deux vers de ce poème que je ne suis pas sûr de comprendre. Il s'agit des vers 13 et 14 :

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement


Ma question est : que représentent les cloches et pourquoi agissent-elles ainsi ? Symbolisent-elles les "esprits gémissants" mentionnés au vers 2 ? Et pensez-vous qu'il serait juste de dire d'elles qu'elles se révoltent ("furie" ; "hurlement vers le ciel") ?
C'est une remarque générale, mais il serait intéressant de faire le rapprochement avec "Elevation" au début du recueil (le n°3 de l'édition de 1861).

Ceci est une hypothèse, mais la clé de lecture est pour moi à chercher du côté du lien entre Spleen et Idéal, et le projet de la section. Le poète, c'est l'Albatros, lui seul peut s'élever au dessus du monde pour atteindre l'Idéal. Seulement, ce voyage se fait en imagination, et le poète subit le monde. Il le parcoure en lui étant étranger. Sa douleur est d'autant plus forte qu'il souffre de la comparaison avec l'euphorie du voyage vers l'idéal (Elevation). D'où cette insoutenable mélancolie, le spleen. Car ce voyage n'est possible que par un arrachement total du monde "Ô Mort vieux capitaine, il est temps, levons l'ancre" (L'Invitation au voyage). On remarquera que l'Albatros est toujours obligé de revenir sur la terre à un moment ou à un autre.

Les cloches sont aussi dans cette position. Elles symbolisent le célèste, mais elles sont terrestres par essence. De par cette dualité, ce déchirement, elles n'ont en effet de place nulle part, dans aucun des mondes : elles sont "sans patrie" (si on considère le "ainsi que" comme un comparatif). Ainsi leur cri rappelle-t-il durement au poète sa propre condition : les cloches sont par ailleurs parfaites pour introduire la métaphore de la procession funèbre, et le Te Deum de la victoire (celle de l'Angoise sur l'Espoir).
Merci pour cette réponse très intéressante. Cependant je ne comprends toujours pas la symbolique des cloches. Pourquoi avoir choisi des cloches si ce n'est pour la métaphore de la procession funèbre ? Qu'est-ce qui ferait que des cloches soient "célestes mais terrestres par essence" ? Est-ce lié à un mythe ou à quelque chose du genre ? Ou est-ce simplement parce qu'elles sont généralement suspendues en hauteur (le céleste) bien qu'elles soient constituées de métaux lourds (le terrestre) ?
Les cloches renvoient tout simplement au sacré, au divin, l'idéal par excellence. Elles lancent un cri vers le ciel, elles "sautent" (et non s'envolent) car elles restent soumises aux lois de cette pesanteur qui se fait ressentir dans tout le texte. Elles rappellent au poète sa condition (sans dire pour autant qu'elles symbolisent le poète, ce qui serait forcer le texte) au moment où, en bon catholique, il les entend. Mais Baudelaire est - comme Rimbaud - un chrétien révolté, sa foi lui pèse et son remords le déchire. On pourrait caricaturer en disant qu'en entendant le son des cloches le chrétien se réjouit, l'athée s'en fiche, mais Baudelaire en souffre, et délire. Les cloches lui rappellent tout ce qu'il est, poète maudit et pêcheur, qui n'atteindra jamais totalement l'idéal, et qui sans espoir est rongé par le spleen.
Bonjour,

je viens de faire mon commentaire de texte sur le poème "Spleen" autrement dit "Quand le ciel bas et lourd" de Baudelaire et je n'arrive pas à trouver d'ouverture. J'ai fait des recherches sur internet pour trouver des poèmes similaires mais rien ne correspond réellement au poème étudié.
Si vous avez une idée, une suggestion à me donner, n'hésitez pas. Merci.
Thèmes du poème : mal-être du poète, souffrance, échec, anéantissement, désespoir, tristesse, écrasement, prison, angoisse.

Poème :
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
C'est difficile de proposer une ouverture qui amène précisément à la manière dont tu traites le sujet, ta problématique et ton plan.

Elle risque d'être trop vague, trop générale, etc.

Mais enfin, je proposerais ceci : "Baudelaire s'inscrit dans la lignée des "poètes maudits" dont a parlé Verlaine. Sans vouloir creuser cette notion de malédiction apparemment commune à de nombreux poètes du XIXe siècle, on peut d'ores et déjà, à la lecture de "Spleen", constater que le mal-être, etc. "

Ceci dit, en me relisant, je me dis que si j'étais ta prof, j'écrirais en marge : Si vous ne voulez pas la creuser, pourquoi la mentionner ? 😀
merci pour ta réponse fandixhuit !

Donc, si je comprends bien ce que tu veux dire, c'est qu'il faudrait que je parle des autres poètes maudits, qui sont particulièrement touchés par un mal-être dans les années 1800 ? En élargissant (un peu) sur les raisons de leur sentiments d'angoisse et de solitude qu'ils ont tous en communs ?
Il ne faut rien, c'est juste une suggestion.

Attention, pas les années 1800. Nous sommes dans la deuxième partie du XIXe siècle. N'élargis pas trop. Une ouverture doit t'amener très vite à ton texte. En gros, oui, c'est ce que je ferais.
Et pourquoi ne pas ouvrir sur Baudelaire lui-même avec au bout du désespoir le désir de mourir ? Voir "le voyage"
Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l’ancre !
Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !
Si le ciel et la mer sont noirs comme de l’encre,
Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons !

Verse-nous ton poison pour qu’il nous réconforte !
Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,
Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ?
Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau !

Remarque que tu peux faire le lien avec le "drapeau noir" et les nuages funèbres de Spleen