Bonjour,alors voila le texte en question,ne vous en faites pas je ne vais pas vous demander de faire l'explication.
C'est juste qu'il y a deux parties qui me posent problèmes(je les ai soulignées). Tout d'abord je ne comprends pas son exemple sur les maladies venant de Dieu, je ne vois pas ce que cela apporte à l'argumentation en fait, ensuite sa "question primitive qui revient toujours" d'accord mais laquelle est-ce de question?
Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit, et l’obéissance en devoir. De là le droit du plus fort ; droit pris ironiquement en apparence, et réellement établi en principe. Mais ne nous expliquera-t-on jamais ce mot ? La force est une puissance physique ; je ne vois point quelle moralité peut résulter de ses effets. Céder à la force est un acte de nécessité, non de volonté ; c’est tout au plus un acte de prudence. En quel sens pourra-ce être un devoir ?
Supposons un moment ce prétendu droit. Je dis qu’il n’en résulte qu’un galimatias inexplicable ; car, sitôt que c’est la force qui fait le droit, l’effet change avec la cause : toute force qui surmonte la première succède à son droit. Sitôt qu’on peut désobéir impunément, on le peut légitimement ; et, puisque le plus fort a toujours raison, il ne s’agit que de faire en sorte qu’on soit le plus fort. Or, qu’est-ce qu’un droit qui périt quand la force cesse ? S’il faut obéir par force, on n’a pas besoin d’obéir par devoir ; et si l’on n’est plus forcé d’obéir, on n’y est plus obligé. On voit donc que ce mot de droit n’ajoute rien à la force ; il ne signifie ici rien du tout.
Obéissez aux puissances. Si cela veut dire : Cédez à la force, le précepte est bon, mais superflu ; je réponds qu’il ne sera jamais violé. Toute puissance vient de Dieu, je l’avoue ; mais toute maladie en vient aussi : est-ce à dire qu’il soit défendu d’appeler le médecin ? Qu’un brigand me surprenne au coin d’un bois, non seulement il faut par force donner sa bourse ; mais, quand je pourrais la soustraire, suis-je en conscience obligé de la donner ? Car, enfin, le pistolet qu’il tient est une puissance.
Convenons donc que force ne fait pas droit, et qu’on n’est obligé d’obéir qu’aux puissances légitimes. Ainsi ma question primitive revient toujours.
Merci ceux qui auront le courage de lire ce texte et d'essayer d'éclaire ma lanterne!!
Bonsoir Mélody,
J'ai été courageuse, j'ai lu…
Toute puissance vient de Dieu, je l’avoue ; mais toute maladie en vient aussi : est-ce à dire qu’il soit défendu d’appeler le médecin ?
Je lirais cela comme :
Toute FORCE (= puissance) vient de Dieu, je l'avoue ; mais tout MAL (= maladie) en vient aussi : est-ce à dire qu'il soit défendu d'appeler le JURISTE, le DROIT (d'origine humaine) (= le médecin) ?
Ainsi ma question primitive revient toujours.
Sa "question primitive" doit être en rapport (je suppose) avec la "supposée" légitimité de la "force" par rapport aux vertus humaines et intelligentes du "droit", de ce qui est légiféré (avec respect des individus et des biens).
Muriel
J'avais étudié ce passage, je m'en souviens très bien.
Toute puissance vient de Dieu, je l’avoue ; mais toute maladie en vient aussi : est-ce à dire qu’il soit défendu d’appeler le médecin ?
Il fait ici une analogie entre la maladie et la force. La force est donnée par Dieu, mais la maladie aussi. On appelle le médecin quand on est malade, ainsi, puisque la force est aussi donnée par Dieu, on devrait toujours avoir recours aux "puissances légitimes" (autrement dit, le Droit Moral) dans un rapport de force physique.
Ainsi ma question primitive revient toujours.
La question dite primitive est, très probablement, comment faire pour arriver à un Etat moral ?
Ca remonte tout ça mais je m'en rappelle bien. 🙂
Du Contrat Social est passionnant.
Ah d'accord je comprend mieux maintenantMerci pour votre aide!
Sinon si ça ne vous dérange pas de me dire si vous pensez que mes idée sont correctes,alors pour la thèse j'ai trouver que c'était la 1ère phrase("le plus fort n'est jamais assez fort pour etre toujours le maitre,s'il ne transforme pas sa force en droit et l'obéissance en devoir").Et je pensais dire qu'il cherche à savoir si la notion de droit du plus fort a un sens,question à laquelle il répond négativement.
En gros c'est bien cela?
Heureuse de voir qu'il y en a que Du Contrat Social passione
Il faut que tu puisses analyser les oppositions nécessité / obligation, devoir de conscience / devoir d'obligation, moralité / devoir et droit, force / droit, nécessité / prudence, nécessité / volonté, force / devoir / être forcé / être obligé.
Prends le nécessaire comme ce qui doit être, , et la force comme obéissance non morale.
Le texte est très difficile, je te l'accorde. 😉
Je crois même qu'il serait plus intéressant de l'étudier en Philo qu'en Lettres, mais bon…
Je l'avais étudié en Philo, moi, justement …
Oui oui, moi aussi je l'étudie en philo en francais ce serait un peu exageré quand mêmeSurtout que je n'en fais plus 😞 J'avais mis un ? pour préciser mais je crois qu'il a disparu en chemin, zut alors!
Merci pour tes conseils Oregann c'est ce que j'avais essayer de commencer à faire mais bon c'est que c'est long à faire tout ça.
Bon enfin bref merci pour l'aide maintenant reste plus qu'a rédigé!!
Bonjour, alors voilà, j'ai un commentaire à faire sur ce texte de Rousseau : le droit du plus fort, texte assez intéressant je trouve sur la question de l'autorité politique. J'ai presque fini mon commentaire, seulement j'hésite entre 2 phrases pour la thèse. Si quelqu'un pouvait m'apporter une réponse, ce serait génial.
Alors voilà le texte, je met en rouge les deux phrases entre lesquelles j'hésite. j'espère que vous pourrez apporter une réponse à mon interrogation, je vous remercie par avance et vous souhaite une bonnne journée 🙂
texte :
Le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit, et l'obéissance en devoir. De là le droit du plus fort ; droit pris ironiquement en apparence, et réellement établi en principe. Mais ne nous expliquera-t-on jamais ce mot ? La force est une puissance physique ; je ne vols point quelle moralité peut résulter de ses effets. Céder à la force est un acte de nécessité, non de volonté ; c'est tout au plus un acte de prudence. En quel sens pourra-ce être un devoir ?
Supposons un moment ce prétendu droit. Je dis qu'il n'en résulte qu'un galimatias inexplicable; car, sitôt que c'est la force qui fait le droit, l'effet change avec la cause : toute force qui surmonte la première succède à son droit. Sitôt qu'on peut désobéir impunément, on le peut légitimement ; et, puisque le plus fort à toujours raison, il ne s'agit que de faire en sorte qu'on soit le plus fort. Or, qu'est?ce qu'un droit qui périt quand la force cesse? S'il faut obéir par force, on n'a pas besoin d'obéir par devoir; et si l'on n'est plus forcé d'obéir, on n'y est plus obligé. On voit donc que ce mot de droit n'ajoute rien à la force ; il ne signifie ici rien du tout.
Obéissez aux puissances. Si cela veut dire : Cédez à la force, le précepte est bon, mais superflu ; je réponds qu'il ne sera jamais violé. Toute puissance vient de Dieu, je l'avoue; mais toute maladie en vient aussi : est?ce à dire qu'il soit défendu d'appeler un médecin? Qu'un brigand me surprenne au coin d'un bois, non seulement il faut par force donner sa bourse; mais quand je pourrais la soustraire, suis-je en conscience obligé de la donner? Car enfin, le pistolet qu'il tient est une puissance; Convenons donc que force ne fait pas droit, et qu'on n'est obligé d'obéir qu'aux puissances légitimes.
J'ai aussi à étudier ce chapitre du Contrat social seulement il y a un passage que je n'arrive pas bien à expliquer dans mon commentaire:
"s’il ne transforme sa force en droit, et l’obéissance en devoir. De là le droit du plus fort ; droit pris ironiquement en apparence, et réellement établi en principe"
Si quelqu'un pouvait m'apporter quelques pistes… Merci d'avance :/
Bonjour à tous, je viens de lire les trois premiers chapitres du
"Contrat Social", et j'ai du mal à saisir toutes les nuances du premier paragraphe du troisième chapitre, que je dois analyser. Un expert en la matière pourrait-il m'aider à déchiffrer ce passage ? Merci beaucoup ! la dine
Chapitre 1.3
Du droit du plus fort
Le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit, et l'obéissance en devoir. De là le droit du plus fort ; droit pris ironiquement en apparence, et réellement établi en principe. Mais ne nous expliquera-t-on jamais ce mot ? La force est une puissance physique ; je ne vois point quelle moralité peut résulter de ses effets. Céder à la force est un acte de nécessité, non de volonté ; c'est tout au plus un acte de prudence. En quel sens pourra-ce être un devoir ?
On dirait bien que Rousseau paraphrase Pascal :
N'ayant pu faire que le juste soit fort, on a fait que le fort soit juste.
Quelqu'un peut-il m'aider à comprendre le sens de ce paragraphe ? Merci encore
Bonjour, je dois étudier ce paragraphe tiré du "contrat social", et j'aimerai de l'aide si possible.
J'ai compris après plusieurs lectures qu'un être ne peut devenir puissance qu'en cherchant à faire de ses volontés des lois, et en inculquant le devoir à ses "soumis". Mais le pouvoir d'une telle personne est formel, seulement écrit, mais réellement inexistant, car personne n'est maître, nous sommes tous égaux. La force est tout d'abord physique, et ne donne donc aucun droit légitime sur les êtres. Se plier à l'autorité est un geste d'altruisme, et de sécurité (on se protège en obéissant), mais non une affirmation de la supériorité du maître. Obéir devient un devoir lorsque le fait de ne pas obéir pourrait nuire à autrui, mais il n'en est pas un si aucune conséquence négative ne découle de sa transgression. Qu'en pensez-vous ? Merci beaucoup !
Chapitre 1.3
Du droit du plus fort
Le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit, et l'obéissance en devoir. De là le droit du plus fort ; droit pris ironiquement en apparence, et réellement établi en principe. Mais ne nous expliquera-t-on jamais ce mot ? La force est une puissance physique ; je ne vois point quelle moralité peut résulter de ses effets. Céder à la force est un acte de nécessité, non de volonté ; c'est tout au plus un acte de prudence. En quel sens pourra-ce être un devoir ?