J'ai vraiment l'impression de me répéter.
Bonjour
En parlant d'un peintre, puisque Baudelaire était aussi critique d'art, c'est pour lui l'occasion de définir ce que lui entend par "modernité. Il ne s'agit pas pour lui de reprendre des thèmes anciens habillés à la mode du temps. Faire œuvre de modernité, c'est autre chose et ce credo, il l'applique dans les Fleurs du mal ou les Petits poèmes en prose.
- modernité dans le choix des sujets (ex : la ville)
- modernité quand il veut extraire la beauté de la laideur
- modernité dans le regard et l'imagination, reine des facultés
- modernité par le jeu des correspondances entre les sons, les parfums …
Angelmaid a écrit :Huuum et bien si le fait qu'il soit moderne a un lien avec sa vie(son passé et son présent). S'il est devenu comme ça suite à des événements spécifiques ou alors il est juste devenu comme ça car il en avait envie.
Voilà une question qui nous emmène loin de la littérature… A-t-on
envie de devenir moderne… ? Franchement…. 😞
Ceci dit, nous naissons tous avec un tempérament, un caractère, une famille, un milieu social, etc. et il nous arrive des trucs qui modifient évidemment notre vision de la vie. Schopenhauer dit en substance que notre caractère fait notre destin.
Baudelaire a souffert du remariage de sa mère ainsi que de la personnalité de son père (un curé défroqué et relativement âgé). Ce qui entraîne certainement chez lui une révolte assez généralisée, son comportement assez bizarre avec les femmes, etc.
Mais rien à voir avec la modernité. Je crois que c'est la souffrance qui lui a donné son génie propre.
Merci pour vos réponses en tout cas elles me seront très utiles 😉.
Bonjour, Je révise mon oral de francais,
Au niveau de l'oeuvre les Fleurs du Mal de Baudelaire, pourriez-vous m'aider ou me guider davantage svp.
En quoi l'entreprise de Baudelaire est-elle moderne ?
Ma réponse : B utilise une écriture poétique qui s'inscrit dans des formes fixes ou il a recours au sonnet et il utilise, dans de nombreux poèmes, l'alexandrin .
Le poète aborde également le thème de la ville nouveau en poésie ou il s'intéresse aux plus démunis .
Je ne sais pas si c'est assez complet. Merci
Bonjour.
Utiliser des poèmes à forme fixe et des alexandrins, ce n'est pas du tout une caractéristique moderne.
Baudelaire a aussi utilisé une autre forme, véritablement moderne.
Laquelle ?
Quant aux thèmes… C'est assez incomplet.
Et puis… "Tu m'as donné ta donné ta boue, et j'en ai fait de l'or", ça doit te dire quelque chose.
Relis en haut de cette page le message de Floreale, cela devrait t'aider.
https://www.persee.fr/doc/litt_0047-4800_1986_num_63_3_1398 page 92
"La modernité, c'est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l'art, dont l'autre moitié est l'éternel et l'immuable …"
Dans
Peintre de la vie moderne Bonjour à toutes et tous, J’ai comme sujet de dissertation "En quoi Baudelaire peut-il être qualifié de poète moderne ?" et je souhaitais avoir votre avis sur le plan que j’ai construit (et vos conseils si vous en avez bien sûr :-))C’est un plan thématique.1) Baudelaire modernise la poésie au niveau de la forme a) Il se libère des règles traditionnelles de la poésie : sonnet irréguliers (mètre, rimes, structure…)b) Il utilise énormément de figures d’image et de procédés musicaux (refrain "Luxe, calme et volupté" par exemple)2) Sur le fond : Baudelaire traite de thèmes nouveaux ; il s’aventure dans les "égouts" du monde et va même jusqu’à traiter de thèmes provocateursa) La ville apparaît en poésie et occupe une place importante dans le recueil (notamment dans les Tableaux Parisiens)b) Les figures de misère (prostituées, personnes âgées, aveugles)c) Thèmes antipoétiques par excellence : la laideur physique et morale (Une Charogne, mais aussi les vices moraux)d) Pièces condamnées : thèmes provocants.3) Finalement, Baudelaire affirme sa modernité en proposant dans son recueil une redéfinition de la beauté a) Rupture avec la conception classique de la beauté ==> La muse malade, vénale, hymne à la beauté.b) Une beauté qui se "construit" à partir du laid, du sale : le travail d’alchimiste du poète qui, justement, extrait cette beauté de toute la laideur du mondeVoilà mon travail, j’avais notamment deux points d’interrogation : 1) Est-ce que le plan est trop déséquilibré avec une seconde partie beaucoup plus dense que les deux autres ? (et si vous avez des astuces à partager pour rétablir l’équilibre, cela me servirait beaucoup)2) Je me demande aussi s’il n’aurait pas été plus judicieux de diviser la 2nd partie (le coeur du travail à mon sens) en 2 parties distinctes quitte à y intégrer les éléments de la première partie (l’étude de la "forme" n’est peut être pas suffisante pour former une partie entière). Merci beaucoup pour votre temps, et vos éventuels conseils, remarques ou critiques.
Bonjour,Ce plan convient tout à fait.Cependant, je le compléterai pour la 3e partie par une notion essentielle chez Baudelaire, le "beau bizarre" :Le beau est toujours bizarre. … Je dis qu’il contient toujours un peu de bizarrerie, de bizarrerie naïve, non voulue, inconsciente, et que c’est cette bizarrerie qui le fait être particulièrement Beau. C’est son immatriculation, sa caractéristique. Renversez la proposition, et tâchez de concevoir un beau banal !Charles Baudelaire Curiosités esthétiques (1868)une part d’imperfection est nécessaire pour le rendre vivant : voir le poème "la Beauté" où l’idéal classique est froid.Le bizarre, c’est l’étrange, il faut chercher hors des sentiers battus. Baudelaire choisit « d’extraire la beauté du Mal », en délaissant « les provinces les plus fleuries du domaine poétique ».c’est l’imprévu, l’insondable, la déchirure imperceptible et fugace dans le réel que le poète doit explorer sans crainte de la réprobation de l’académisme attaché à la fausse sécurité des clichés.il y a sans doute aussi, chez le dandy Baudelaire, un goût certain pour le non-conformisme et une volonté de choquer le bourgeois positiviste.Ce plan est déséquilibré parce que la 1re partie est contestable. En effet, la forme chez Baudelaire reste très classique, même s’il se permet quelques fantaisies. Son lexique est très recherché même quand il aborde la trivialité. Je préciserai donc ce point au début de ta 2e partie que je scinderai en deux comme tu le proposes. Ajoutes-y un paragraphe sur la poésie comme voie de connaissance, peut-être l’aspect le plus moderne chez Baudelaire. Regarde cette page. https://www.etudes-litteraires.com/baudelaire/
Merci beaucoup pour tous ces conseils, j’en prends bonne note et tâcherai de les appliquer au mieux à l’avenir !