Bonjour,
Dans une scène de théâtre, je dois étudier le dérèglement du langage. Après une petite recherche, j'ai appris que celui-ci était souvent formés de syllogismes et de tautologies.
Je vais donc consulter le dictionnaire qui m'apprends que la tautologie est le fait de répéter deux fois la même chose et qu'elle est semblable au pléonasme et à la lapalissade.
Seulement après avoir lu la définition de ces trois mots, je n'y voit toujours aucune différence.
Y aurait-il une âme charitable pour m'expliquer le mystère de ces figures de style?
Merci d'avance.
Sur ce site même, il y a toute une page consacrée aux figures de style 🙂
Je m'étonne qu'un dico t'ait dit que lapalissade est équivalent à tautologie
Je te recommande le TLF (lien ci-dessus)
Oui j'avais consulté la page des figures de style mais seul le pléonasme y figure.
J'ai regardé le TLF et je comprends mieux la différence avec la lapalissade ( mon dictionnaire scientifique m'indiquait simplement que le pléonasme pouvait s'apparenter avec une lapalissade)
Quant au pléonasme et à la tautologie, sont-ils totalement équivalents ou existe-ils une subtilité?
En tout cas merci.
Je ne vois pas de différence entre pléonasme et tautologie, sauf peut-être dans la partie “logique” pour la tautologie
B. LOGIQUE
1. LOG. FORMELLE. ,,Proposition identique, dont le sujet et le prédicat sont un seul même concept (exprimé ou non par un même mot)`` (LAL. 1960).
Principe, postulat de tautologie. ,,Principe d'après lequel le même mot doit, dans le cours d'un exposé théorique, être pris dans le même sens`` (FOULQ.-ST-JEAN 1969). Le principe de tautologie met l'accord constant entre l'auteur et le lecteur. C'est le principe même de la lecture (BACHELARD, Philos. du non, ds FOULQ.-ST-JEAN 1969). L'intelligible serait l'identique, ou, comme disent les logisticiens modernes, que le principe suprême de la pensée, c'est le principe de tautologie (Gds cour. pensée math., 1948, p. 372).
2. LOG. MOD. ,,Proposition complexe qui reste vraie en vertu de sa forme seule, quelle que soit la valeur de vérité des propositions qui la composent [selon Wittgenstein]`` (LAL. 1968). La tautologie est cette forme dégénérée de la liaison qui demeure vraie quelles que soient les valeurs de vérité des propositions qu'elle combine; la proposition « p ou non p », par exemple, est vraie indépendamment de tout constat, puisqu'elle l'est pour p vraie comme pour p fausse (Encyclop. univ. t. 16 1973, p. 997).