Montaigne, Essais, II, chapitre 12 - Apologie de Raimond Sebond

Entraide scolaire

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En effet

2). L’éloge de l’état nature et du bon sauvage


De plus, Montaigne fait içi une éloge du nouveau monde dans la vision qui est en phase avec la naure. A la ligne 7 "et ne vivait que des moyens de la mere nouriciere" met en relief la relation entre les habitants et ce que la mere nouricere, aussi apelé Gaia. De plus il vante ce qu'il appelle "epouvantable magnificience" des ville de Cuzco et de Mexico, qui ont atteint malgré le fait que les européens voient ce nouveau peuple comme des sauvages, a atteint un certain niveau technique et culturel.

c'est un vrai charabia (dernière phrase) et de plus où est le bon sauvage dans ce fatras ?.
ah j'ai oublié de m'expliquer: ceci n'est qu'une préébauche mal rédigé, que j'ai mit la parce que étant donné qu'un pote avait besoin de mon aide et qu'il est sur sa ps3, et bien on ne pouvait pas correspondre pa msn, donc j'ai posté içi pour lui montrer quelques unes de mes idées et mon plan
Mais oui on te croit Slovak
on parie 20€ alors que c'est vrai
bonjour j'ai de grosses difficultées à analyser cette oeuvre est-ce que quelqu'un pourrait-t-il m'aider svpp?
Bonjour j'ai deux petites questions car je ne comprends pas bien ce texte poivez-vous m'aider? Merci beaucoup pour toute aide apportée.. Au revoir


1/ En quoi est-ce paradoxale lorque Montaigne dit "ils se sont vendus et trahis eux-meêmes?

2-Quel reproche Montaigne fait il ici par rapport au nouveau?
Nostre monde vient d’en trouver un autre (et qui nous respond si c’est le dernier de ses freres, puis que les Dæmons, les Sybilles et nous, avons ignoré cettuy-cy jusqu’asture ?) non moins grand, plain et membru que luy, toutesfois si nouveau et si enfant qu’on luy aprend encore son a, b, c : il n’y a pas cinquante ans qu’il ne sçavoit ny lettres, ny pois, ny mesure, ny vestements, ny bleds, ny vignes. Il estoit encore tout nud au giron, et ne vivoit que des moyens de sa mere nourrice. Si nous concluons bien de nostre fin, et ce poëte de la jeunesse de son siecle, cet autre monde ne faira qu’entrer en lumiere quand le nostre en sortira. L’univers tombera en paralisie ; l’un membre sera perclus, l’autre en vigueur.

Bien crains-je que nous aurons bien fort hasté sa declinaison et sa ruyne par nostre contagion, et que nous luy aurons bien cher vendu nos opinions et nos arts. C’estoit un monde enfant ; si ne l’avons nous pas foité et soubmis à nostre discipline par l’avantage de nostre valeur et forces naturelles, ny ne l’avon practiqué par nostre justice et bonté, ny subjugué par nostre magnanimité. La plus part de leurs responces et des negotiations faictes avec eux tesmoignent qu’ils ne nous devoyent rien en clarté d’esprit naturelle et en pertinence. L’espouventable magnificence des villes de Cusco et de Mexico, et, entre plusieurs choses pareilles, le jardin de ce Roy où tous les arbres, les fruicts et toutes les herbes, selon l’ordre et grandeur qu’ils ont en un jardin, estoyent excellemment formez en or ; comme, en son cabinet, tous les animaux qui naissoient en son estat et en ses mers ; et la beauté de leurs ouvrages en pierrerie, en plume, en cotton, en la peinture, montrent qu’ils ne nous cedoient non plus en l’industrie.

Mais, quant à la devotion, observance des loix, bonté, liberalité, loyauté, franchise, il nous a bien servy de n’en avoir pas tant qu’eux : ils se sont perdus par cet advantage, et vendus, et trahis eux mesme.
Bonsoir Jennifer,

1 - L'innocence et la bonté des habitants du Nouveau Monde les a perdus. Ils se sont livrés sans malice à des conquérants rusés et malhonnêtes qui ont abusé de l'hospitalité indigène. Le paradoxe se situe bien dans ce retournement injuste de bonnes intentions qui ont été payées d'ingratitude.

2 - Le Nouveau monde a été corrompu par l'avidité et la ruse des prétendus civilisés. Il a perdu son innocence et le bonheur de vivre en harmonie avec la nature.
J'ai ce texte à étudier avec des questions mais je comprends vraiment rien. Je suis en 1ere S par conséquent le francais c'est vraiment pas ma tasse de thé. J'ai 3questions a faire qui doivent remplir 2pages.
"Quant a l'erreur et incertitude de l'opération des sens, chacun s'en peut fournir autant d'exemple qu'il lui plaira, tant les fautes et tromperies qu'ils nous font, sont ordinaires. [..]
Qu'on loge un philosophe dans une cage de menus filets de fer clairsemés, qui soit suspendue au haut des tours de Notre-Dame de Paris , il verra par raison évidente qu'il est impossible qu'il en tombe, et si (1), ne se saurait garder (s'il n'ai accoutumé le métier des recouvreurs (2) ) que la vue de cette hauteur extrême ne l'épouvante et ne le transisse. Car nous avons assez à faire de nous assurer aux galeries (3) qui sont en nos clochers, si elles sont façonnées à jour (4) encore qu'elles soient de pierre. Il y en a qui n'en peuvent pas seulement porter la pensée. Qu'on jette une poutre entre ces deux tours, d'une grosseur telle qu'il nous la faut à nous promener (5) dessus: il n'y a sagesse philosophique de si grande fermeté qui puisse nous donner courage d'y marcher comme nous ferions, si elle était à terre. J'ai souvent essayé cela en nos montagne de deçà (6) (et si suis de ceux qui ne s'effrayent que médiocrement de telles choses) que je ne pouvais souffrir la vue de cette profondeur infinie sans horreur et tremblements de jarrets et de cuisses, encore qu'il s'en fallût bien ma longueur que ne fusse du tout au bord, et n'eusse sur choir(7) si je ne me fusse porté à escient au danger. J'y remarquai aussi, quelque hauteur qu'il y eût, pourvu la diviser, que cela nous allège et donne assurance, comme si c'était chose de quoi à la chute nous pussions recevoir secours; mais que les précipices coupés (8) et unis, nous ne les pouvons pas seulement regarder sans tournoiement de tête: "ut despici sine vertigine simul oculorum animique non possit(9)", qui est une évidente imposture de la vue. Ce beau philosophe (10) se creva les yeux pour décharger l'âme de la débauche qu'elle en recevait, et pouvoir philosopher en liberté.

1.Et pourtant- 2.Couvreur- 3.De nous rassurer grâce aux galeries- 4. A claire voie- 5.Pour nous promener- 6.Les Pyrénées- 7.Je n'aurais pas pu tomber sauf si je m'y étais exposé exprès ("a escient")- 8.Abrupts- 9. "Si bien qu'on ne peut regarder en bas sans que le vertige saisisse et les yeux et les esprits" (tite live) - 10. Démocrite, philosophe grec.
Quel sont les exemples que Montaigne donne à l'appui de sa thèse énoncée dans la première phrase?
Pourquoi a-t-il pris l'exemple d'un philosophe? son propre exemple? Quel est l'intérêt de la peinture du "moi" dans cet extrait?
Pourquoi insiste-t-il sur les manifestations physiques de la peur? Quelle image de la raison humaine donne-t-il ici?


Merci pour l'aide apporter.
Quelques pistes:
Il déclare que son but est de « décrire l'homme, et plus particulièrement lui-même

Sa célèbre devise « Que sais-je ? » apparaît comme le point de départ de tout son étonnement philosophique.

Ses écrits sont marqués d'un pessimisme et d'un scepticisme qui ne sont pas rares du temps de la Renaissance

Citant le cas de Martin Guerre, il pense que l'humanité ne peut atteindre la certitude et il rejette les propositions absolues et générales. Son scepticisme est le mieux exposé dans le long essai Apologie de Raymond Sebond (Chapitre 12, livre 2) fréquemment publié séparément des Essais. Pour lui nous ne pouvons pas croire nos raisonnements car les pensées nous apparaissent sans acte de volition : nous ne les contrôlons pas. Nous n'avons pas de raison de nous sentir supérieurs aux animaux. Nos yeux ne perçoivent qu'à travers nos connaissances : SourceWiki.
Puisque nous sommes parfois trompés par nos sens et nos jugements, nous ne devons pas nous y fier. D’autre part, la confusion possible entre la folie, le rêve et la réalité ne nous permettent pas de garantir la valeur de nos perceptions. Il convient donc de suspendre notre jugement quant aux info transmises par les sens .
"Puisque nous sommes parfois trompés par nos sens et nos jugements, nous ne devons pas nous y fier. D’autre part, la confusion possible entre la folie, le rêve et la réalité ne nous permettent pas de garantir la valeur de nos perceptions. Il convient donc de suspendre notre jugement quant aux info transmises par les sens ."
J'ai trouvé a peu près çà aussi pour la thèse.
Enfin j'ai mis qu'il fallait pas se fier à nos sens et nos jugements car ils nous trompent souvent.

Ce que tu m'as écrit se sont les réponses pour les 3questions?
Il faut que je developpe alors?
Merci pour l'aide.
Arniz a écrit :- Quel sont les exemples que Montaigne donne à l'appui de sa thèse énoncée dans la première phrase?
- Pourquoi a-t-il pris l'exemple d'un philosophe? son propre exemple? Quel est l'intérêt de la peinture du "moi" dans cet extrait?
- Pourquoi insiste-t-il sur les manifestations physiques de la peur? Quelle image de la raison humaine donne-t-il ici?
Pour en faire deux pages, il faudra en effet un peu d'expansion. 🙂
- Quelle est sa thèse? Quels en sont les exemples?
- Quel est le métier d'un philosophe? En quoi le pratique-t-il dans une cage suspendue? Quel est le "moi" des philosophes? Des psychologues? de quoi consiste-t-il?
- Qu'est-ce que la raison? La peur qu'a-t-elle à faire dedans? Quels sont les instruments de mesure de l'échelle Plaisir-Douleur?

Peut-on se fier à seuls les raisonnements?
Pour la question 1 j'ai mis

La thèse qu'évoque Montaigne est que nous sommes parfois trompés par nos et nos jugements, nous ne devons pas nous y fier. Cet extrait démontre que la vue est génératrice d'erreur.
Afin de le prouver Montaigne met en place une expérience "Qu'on loge un philosophe dans une cage de menus filets de fer clairsemés, qui soit suspendue au haut des tours de Notre-Dame de Paris", le philosophe aura le vertige et éprouvera une sensation épouvantable malgré le fait qu'il sache qu'il ne pourra pas tomber.
Il a recours à un autre exemple pour nous prouver que la vue trompe la raison "Qu'on jette une poutre entre ces deux tours" il ne pourra la traverser "je ne pouvais souffrir la vue de cette profondeur infinie sans horreur et tremblements de jarrets et de cuisses". Pour cet exemple Montaigne parle de son cas personnel car il ne supporte pas le vide.

Pour la 2.
Un philosophe est une personne qui s'applique à rechercher les principes et les causes. La philosophie est une sorte de connaissance subjective. Un philosophe s'appuie sur des idées abstraites et non sur du concret.

Je comprends pas tellement le "En quoi le pratique-t-il dans une cage suspendue? Quel est le "moi" des philosophes? Des psychologues? de quoi consiste-t-il?"
Pourtant, je suis convaincu que si tu réponds à mes questions, la réponse aux tiennes deviendront plus accessibles…. 🙂
Mais je comprends pas "En quoi le pratique-t-il dans une cage suspendue?"
Quel aspect de son métier pratique-t-il dans sa cage imaginaire?
Quel est le "moi" des philosophes? Des psychologues? de quoi consiste-t-il?"
Faut faire des recherches de définitions!
Bon je vais pas répondre a cette question 😞
Pour le "moi" dans cet extrait j'ai trouvé que l'interêt du moi c'était le constat que chacun doit faire, lorsqu"'il réfléchit lui-même et essaie de penser aux autres. Chacun fait l’expérience de la difficulté d’être quelqu’un, mais ne cesse de buter sur lui-même lorsqu’il cherche à se mettre à la place des autres. 🙂
Car il y a des "autres" (autrui) dans ses exemples?
as-tu vraiment lu mon message #2 et le lien, qui contient pas mal sur le "moi" de Montaigne!

As-tu fait une recherche Google pour, par exemple, 'Montaigne moi'?
Les opinions personnelles sont toujours plus fortes quand elles sont basées sur un texte…
J'ai trouvé çà "décrire l'homme, et plus particulièrement lui-même (…) et l'on trouve autant de différence de nous à nous-même que de nous à autrui »." Bon merci vous pouvez fermer le sujet
Ca me fatigue j'arrete.
C'est pas pour moi. Bisous
J'ai également un commentaire de texte a faire sur ce texte.
J'ai fais le tableau, ou, j'ai tout répertorié, mais j'ai un problème sur le plan.
J'ai trouvé :

I) Les relations entre les deux mondes
1)Enfant / Adulte
2)Valorisation de l'ancien monde
3)Critique de l'ancien monde

II) Dénonciation de la colonisation, puis critique des colonisateurs.
1)Dénonciation de la colonisation
2)Critique des colonisateurs
3) ?

III) Nouvelle conception de l'univers
1)Nouvelle conception de l'univers
2)L'admiration de l'auteur pour les civilisations pré-colombiennes
3) ?


Voilà, je suis pas sûre de ce que j'ai mis, de plus il me manque deux 3).
Pourriez-vous m'aider ? 🙂
Bonjour Eline,

Ton plan semble parfois se répéter.

Pour ton II, trouve trois critiques principales adressées aux colonisateurs.

Pour III
a) éclatement du monde antique et de ses connaissances
b) de nouvelles civilisations
c) naissance d'un nouveau débat entre nature et culture (état sauvage et état civilisé) : relativité de nos valeurs.