Voltaire, Candide - Citation "Il faut cultiver notre jardin"

Entraide scolaire

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Bonsoir,

L'oeuvre de Rabelais, Gargantua est au programme des Terminales L cette année, donc à apprendre pour le bac! Etant donné que je suis en pleine révision je peux te dire que d'après mon prof de littérature Fay ce que voudra signifie que l'Abbaye est au service du savoir, elle prédispose l'homme à la connaissance. C'est donc clairement l'Idéal Humaniste de Rabelais qui y est concrétisé elle aboutit à une nouveauté fondamentale; la Conscience.
Dans Gargantua, c'est la formulation d'idées, la fin de l'aliénation et le début d'une pensée autonome. Elle s'oppose strictement à la Scolastique enseignée par les religieux que Rabelais a non seulement dénoncée mais combattue.

Souviens toi de cette citation Science sans conscience n'est que ruine de l’âme. Je pense que ça te sera utile

J'espère que cela t'a suffisamment aidée 🙂
La philo n'est pas mon domaine de prédilection, je suis cultivateur, mais je pense que dans cette citation VOLTAIRE, nous parle du jardin du " savoir ", de la " connaissance ", personne dans ce bas monde ne détient le savoir suprême, c'est à dire la sagesse. Donc chaque jour nous devons cultiver notre jardin (notre savoir), par la lecture, par tout autre support. Tout une vie d'homme sur terre, ne suffirait pas à acquérir la sagesse. Platon disait : " je sais que je ne sais rien ", c'est dire que malgré son érudition, il admet que son savoir est très limité. Voilà j'espère t'avoir aidé un tant soit peu .
Pour compléter ce que vous avez dit, j'ajouterais que cette phrase symbolise l'évolution du personnage éponyme au cours du roman (roman d'apprentissage) puisqu'il coupe la parole à Pangloss alors que depuis le début du roman il semblait voir la vie à travers sa vision des choses. Candide a trouvé le vrai bonheur, par opposition à l'illusion du bonheur du chapitre 1 qui s'apparente plus à un bonheur immédiat qui aurait du mal à tenir dans la durée. Ainsi, c'est un bonheur limité mais solide que Candide découvre après toutes ses expériences dans la figure du jardin. Comme l'avait annoncé le vieillard : "le travail éloigne de nous trois grands maux: l'ennui, le vice et le besoin". Candide se trouve entre Pangloss le raisonneur creux et Martin le travailleur qui ne réfléchit pas.
Voila j'espère que ça pourra aider quelqu'un dans le besoin 🙂
Bonsoir,
Pour ma part, je pense que cette phrase de Voltaire est sujette à de multiples interprétations.
"Il faut cultiver son jardin"…cette phrase résonne dans ma tête encore aujourd'hui et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je viens de m'inscrire sur ce forum ^^
J'applique les principes de cette phrase dans son sens propre (cultiver la terre et se nourrir de notre propre travail) et dans son sens figuré (la connaissance)

Bien à vous
Voltaire propose aux hommes de se rendre utiles à l'humanité de sorte qu'"Un jour tout sera bien, voilà notre espérance; tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion".
Voltaire propose aux hommes de se rendre utiles à l'humanité
Je crois qu'il s'agit d'un vision trop large de la morale du conte.
bonjour! je viens d'inscrire sur ce site et je trouve ce serai intéressant d'y participer. Pour le moment suis en 1ere année en fac Université de Madagascar et nous malheureusement c'est notre 1ere de cobaille et on prépare un expo sur l'avare et candide, franchement c'est dur et je penses que j'y trouverai de l'aide par ici. bon courage à tous
waouw ça fait 10 ans que cette discussion a été créée, incroyable que ce soit le premier site quand je tape "il faut cultiver notre jardin"
C'est vraiment impressionnant internet quand même 🙂 J'ai moi aussi cherché "il faut cultiver notre jardin" pour mon bac (demain 😐 ) et ça fait bizarre de se dire qu'elle (je crois) doit avoir vers les 26 ans !

Bonsoir, nous sommes le le premier Juin 2021. Je suis en pleine révision du bac de Français et je viens de trouver la réponse à ma question sur une discussion débutée en 2006. Soit 2 ans après ma naissance…

Candide a beaucoup voyagé et a vu "le monde" et les gens qui y vivaient. Et ses voyages lui ont montré la réalité pratique de la vie et que le bonheur ne se trouvait pas dans les idéaux, mais bien dans le travail, et surtout pas n’importe quel travail justement, mais bien dans le travail de tout ce qui compte pour nous: "notre jardin" = tout ce qu’on aime et qui nous anime, et aussi l’aspect pragmatique de nos existences tout ce qui nous donne à manger et paye notre loyer.cultiver notre jardin c’est s’impliquer et s’investir dans nos tâches et dans tout ce que l’on aime, que ce soit le foot ou l encyclopédie ou la médecine ou les séries ou la culture des carottes ou les voyages, et pas justement travailler sans autre raison que de travailler. mais bien canaliser nos efforts dans tout ce qui nous "nourris" intérieurement et extérieurement. il s’agit fondamentalement d’accepter l’effort nécessaire à la vie, mais pour nous construire nous-mêmes et notre vie. le livre parle de deux travers: 1) le travail pur effort sans autre but que de gagner sa croute = excès de pragmatisme, absence d’intérêt et de motivation profonde.2) les théories et idéaux très beaux mais déconnectés des réalités matérielles et de la vie = absence de pragmatisme, excès de motivationVoltaire par sa conclusion fait l’éloge de l’effort, mais dans une perspective "locale", individuelle, qui ne vise pas à transformer le monde ou à essayer de transformer les gens avec des théories et des idéaux, mais bien à cultiver nos êtres à travers les activités qui sont "notre jardin" à la fois intérieur = nos passions, et extérieurs = notre boulot, et dans une perception ancrée dans la réalité pragmatique de la vie. c’est avoir les pieds sur terre.on peut parler de la chanson de Goldman par exemple: "il changeait la vie", qui donne des exemples de vie selon le précepte de Candide. On cultive son jardin à soi, sans visée grandiose et théorique, mais avec passion et investissement. que ce soit Jardinier. saxophoniste ou cordonnier. On donne le meilleur de nous-même à nos ouvrages. mais cet effort local et personnel finit par se propager au monde et rendre chacun plus heureux au final. sans qu’on le cherche, de façon naturellesi on veut comprendre Candide il faut bien sur regarder la vie de Voltaire.

Bonjour,

Bien vu ! Au XVIIIe siècle, le philosophe est plus un homme d’action qu’un théoricien.

Bonjour alors même si la question a été posée il y a de cela 16 ans je tiens quand même à y répondre.

Pour moi la citation "il faut cultiver son jardin" est utilisée pour dire qu’après le long voyage qu’a fait Candide il est bien et plus préférable de se concentrer sur "son jardin" c’est à dire de se concentrer sur soi et ses connaissances en les approfondissant et non en s’éparpillant pour apprendre ou voir plus (comme lors du voyage).

voila je ne sais pas si j’ai été assez claire mais je voulais quand même partager ma vision ^^

p.s: désolé pour les fautes d’orthographe ^^’

Bonsoir,16 ans après, je m’essaye à mon tour à définir cette phrase énigmatique découverte il y a bien longtemps. Ma compréhension rejoint celle de l’ensemble du forum et définit au mieux ce qu’a été la vie de mon père. Il a cherché toute sa vie à s’ouvrir sur la nature, à embrasser la vie en actes à accomplir gardant un lopin de terre comme on garde un trésor caché à l’abri des regards avec l’envie de le faire fructifier. Tailler un rosier, nourrir un mouton éloignait l’ennui. C’était de plus une manière efficace afin de faire face aux besoins raisonnables qui nous donnent le gout de l’indépendance.A travers le travail, il aimait cultiver son propre savoir-faire et s’appliquer à faire évoluer la société et la rendre meilleure afin de faire fructifier au maximum ce que la vie lui a donné, de donner un sens à sa vie.Il aimait cultiver son esprit critique, la pensée par soi-même avec raison à travers ses lectures, ses connaissances. Ne se limitant pas aux doctrines et vaines paroles, il aimait se servir de son propre entendement parfois avec entêtement.La vie de mon père symbolise tout l’aspect (cf Candide de retour) pragmatique de nos existences qui nous nourrit intérieurement et extérieurement à force d’efforts et de volonté.

Bonjour,

Un beau témoignage filial.