« Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » Ce vers de Racine bien connu est cité comme exemple d' Allitération
«Il y a tant et tant de temps que je t'attends» Cet exemple de Barbara est également cité souvent comme exemple d'une paréchèse !
<<il faut qu'entre nous nous nous nourissions)>> est aussi cité comme exemple d'un paréchème
<< Tout m'afflige, me nuit et conspire à me nuire» Racine (Phèdre)
est un exemple d'Assonance !
Si dans le cas du paréchème et de la paréchèse je saisis le distinguo
J'avoue que dans le cas de l'Allitération de l'Assonance j'ai du mal à saisir réellement la subtilité de la nuance !
Une bonne âme à l'esprit clair me serait d'un grand secours ! Merçi !
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » Ce vers de Racine bien connu est cité comme exemple d' Allitération
Tout m'afflige, me nuit et conspire à me nuire ; assonnance
l'allitération porte sur les consonnes (ici le S)
(TLF : Répétition exacte ou approximative d'un ou de plusieurs phonèmes surtout consonantiques à l'initiale des syllabes d'un même mot, au commencement ou à l'intérieur de mots voisins dans une même phrase
l'assonnance décline des voyelles (ici I et la semi-voyelle UI)
(TLF : En prose ou en poésie, retour, répétition, par recherche d'harmonie, du même timbre vocalique)
Cependant, l'assonnnace est un phénomène subtil qui associe souvent des consonnes de timbre voisin aux voyelles : sombre et rompre ; aux nasales s'associent des consonnes dites "occlusives" et le r fricatif
Bonjour,
Si je savais la différence entre allitération et assonance, je ne savais même pas l'existence de paréchèse et paréchème..
Donc, si j'ai bien compris ( ce dont je ne suis pas sûre ) :
Paréchèse: répétition de mots à l'écriture différente mais homophones
Paréchème: répétition du même mot?
Merci Léah pour ta tentative d'explication ! Le procédé me semble un peu plus clair maintenant, sinon complétement lumineux !
Pour Nux je dirais qu'il faut voir dans la notion de paréchème, une certaine notion de lourdeur du style, de << barbarisme>> alors que le concept de paréchèse introduit une notion moins péjorative et plus << poétique>> de la répétion homophonique d'une syllabe ! en somme plus travaillée sinon plus inspirée; si j'en croit la définition de Littré !
En fait, on considère le paréchème comme une faute de langage, involontaire, une maladresse de construction, alors que le paréchèse est une figure volontaire, un moyen de mettre en valeur ou faire ressortir un mot ou une idée, ou de forcer l'harmonie d'une phrase.
Bonjour,
Si deux noms commencent par la même syllabe - p.ex. inerte et inactif - s'agit-il d'une allitération?
Merci
Bonjour.
On dira qu'il y a les deux (allitération en n, assonance en i).
Cela dit, pour la répétition de groupes de son et de syllabes entières, on peut parler de
paréchèse.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Par%C3%A9ch%C3%A8seDonc on peut parler d'assonance + allitération OU de paréchése?
Encore une autre question 🙂
"Son père n'était pas content qu'elle ne soit pas rentrée à temps."
Est-ce un euphémisme ou une litote?
En fait, je pensais toujours que la litote consistait en une double négation, mais j'en suis pas sûre..
Si le père était en fait très furieux et hors de lui, on peut à la rigueur parler d'euphémisme, d'atténuation.
Mais il n'y a aucune litote.
J'ajoute qu'un
tautogramme (du grec ancien ταυτό, « le même », et γράμμα, « lettre ») est le cas particulier d'allitération où tous les mots du texte commencent par la même lettre.
Exemples tirés de Wikipédia :
Mazarin, ministre malade, méditait même moribond malicieusement mille maltôtes.
Louis de Court, Variétés ingénieuses, ou Recueil et mélange de pièces sérieuses et amusantes, 1725.
Veni vidi vici.https://fr.wikipedia.org/wiki/TautogrammeLes mots qui commencent par le(s) même(s) son(s), s'appellent en grec des "homoiokatarkta".
Oui, appeler ça en français des "homéocatarctes", ça aurait de l'allure ! 😜
Ex. de tautogramme en J :
Joli Jehan jardinera joyeusement jeudi. 😀
Bonjour tout le monde
Quel serait l’effet recherché par cette assonance: "dans l’angle opposé au lit de fer, des fruits séchaient, étalés sur de vieux journaux qui tapissaient une commode bancale "
Moi j’y vois un moyen pour accentuer l’effet de durée exprimé par l’imparfait duratif. je ne suis pas sûre
Hum… je suis perplexe. "étalés" ne se prononce pas comme les finales en "aient". Mais je n’ai peut-être pas bien compris la question.
Bonjour.
Assonance approximative, les sons [e] de étals étant un peu différents du son de la finale [ɛ] des deux imparfaits. Je ne sais pas si Julien Gracq a vraiment recherché un effet particulier. Mais bon, il n’est pas interdit de le ressentir comme tu l’as fait.
Je suis plutôt d’accord avec Jehan. Les assonances, allitératons ou autres.. soit on les fait exprès (auquel cas elles doivent être parfaites et peaufinées)… soit elles tombent par hasard, sans recherche particulière. J’ai l’impression qu’ici on est dans le second cas.
Mais on peut les ressentir, effectivement :
"dans l’angle opposé au lit de fer, des fruits séchaient, étalés sur de vieux journaux qui tapissaient une commode bancale "
Est-ce explicitement voulu par l’auteur ? Who knows?
Je me suis d’ailleurs toujours demandé pourquoi Flaubert avait écrit : « C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar ».et non : « C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins du palais d’Hamilcar ».
> @""#p571396 Hum… je suis perplexe. "étalés" ne se prononce pas comme les finales en "aient". Mais je n'ai peut-être pas bien compris la question.Pour ma part je prononce les deux de la même façon.