Faire des renvois aux pages plutôt qu'aux mots est possible bien sûr, mais cela impose une opération supplémentaire après la composition du livre, opération d'autant plus fastidieuse que la pagination est copieuse, ce qui est le cas pour Picoche. Par ailleurs, si la pagination change lors des éditions successives, il faut refaire toute la table, ce qui est un autre inconvénient.
Au reste, comme on l'a déjà fait remarquer, les renvois à la page sont pratiques quand les pages sont relativement peu garnies, ce qui n'est pas le cas de Picoche où chaque page comprend deux colonnes très denses et plusieurs rubriques. Il est finalement plus précis et pas plus long de renvoyer directement à la rubrique. Il est exact par contre qu'il faut plutôt une bonne vue, et l'ouvrage est peut-être peu indiqué pour les mal-voyants.
À mon avis, le mode de recherche constitue un très bon exercice pour le lecteur, étudiant ou simple amateur, qui fait au passage d'agréables découvertes, des rapprochements avec d'autres mots de la même famille, etc. C'est ce qu'explique Jacqueline Picoche écrit dans l'introduction :
En revanche, il est un peu léger sur le détail de la formation de chaque mot, et il est utile d'avoir en parallèle le Bloch & Wartburg, ou le Dictionnaire historique de la langue française de Rey, ou de consulter les notices étymologiques du TLF.
Au reste, comme on l'a déjà fait remarquer, les renvois à la page sont pratiques quand les pages sont relativement peu garnies, ce qui n'est pas le cas de Picoche où chaque page comprend deux colonnes très denses et plusieurs rubriques. Il est finalement plus précis et pas plus long de renvoyer directement à la rubrique. Il est exact par contre qu'il faut plutôt une bonne vue, et l'ouvrage est peut-être peu indiqué pour les mal-voyants.
À mon avis, le mode de recherche constitue un très bon exercice pour le lecteur, étudiant ou simple amateur, qui fait au passage d'agréables découvertes, des rapprochements avec d'autres mots de la même famille, etc. C'est ce qu'explique Jacqueline Picoche écrit dans l'introduction :
La consultation de ce dictionnaire demandera donc au lecteur quelque exercice du pouce et de l’œil, puisqu'il devra feuilleter d’abord le corps du dictionnaire où il trouvera directement les mots-entrées puis l'index, repérer ensuite dans le dictionnaire, grâce à sa numérotation, le mot cherché, remonter de l'étymon à l'introduction, prendre enfin une vue générale de cette introduction et du corps de l'article. La typographie, qu'on a voulue aussi claire que possible, l'y aidera grandement. On l'invite en somme, plutôt que de se procurer chez le détaillant le fruit qu'il cherche, à aller le cueillir lui-même, au milieu des autres de même espèce, sur un certain arbre, en un certain verger. Espérons qu'il trouvera plaisir à la cueillette, et quelque saveur à la récolte.J'utilise avec bonheur ce dictionnaire depuis sa première édition et m'en suis toujours trouvé très satisfait. Il est le seul dictionnaire étymologique actuel et usuel à concentrer dans une même rubrique tous les mots appartenant à la même vaste famille indo-européenne, donc notamment tous les mots apparentés qu'on allait jadis chercher dans Les mots latins ou dans Les mots grecs de Martin, si l'on étudiait ces langues, ainsi que dans des dictionnaires de racines indo-européennes comme celui de Grandsaignes d'Hauterive.
En revanche, il est un peu léger sur le détail de la formation de chaque mot, et il est utile d'avoir en parallèle le Bloch & Wartburg, ou le Dictionnaire historique de la langue française de Rey, ou de consulter les notices étymologiques du TLF.