Bonjour à tous
Après l'écrit du bac de français , on se prépare tous y compris moi pour l'oral…. et je viens donc chercher de l'aide…
cette fois-ci pour la préface des Essais de Montaigne. J'ai , comme toute ma classe , un problème avec ce texte : comment faire une lecture analytique de 10 minutes dessus ? je pense qu'il nous faut relever les marques d'un texte autobiographique , montrer la façon dont aborde Montaigne le lecteur (assez agressivement) , mais je ne vois pas quoi faire de plus ?
merci pour votre aide …
Bonjour Melou,
Je pense que tu te trompes sur le type d'épreuve qui t'attend.
Tu auras simplement à répondre à une question précise.
Va voir
cette page du site
Regarde cette note de recommandation aux examinateurs qui peut donc être utile aux candidats :
Quelle formulation des questions ?
Les questions doivent être claires et accessibles. Elles ne peuvent exiger du candidat un travail de décryptage préalable que l’emploi d’un métalangage exagérément technique rendrait nécessaire.
La première question relève d’une tournure interrogative directe :
Ce texte vous paraît-il… ? ou En quoi/Pourquoi/Comment/Dans quelle mesure ce texte… ?
La seconde question peut être posée de façon plus indirecte :
Vous vous demanderez si…, Vous vous interrogerez sur … ou utiliser une formule destinée à orienter la réflexion de l’élève : Vous réfléchirez à…
Quelle est la fonction de la question ?
Elle porte sur un texte. C’est donc le caractère spécifique du texte qui appelle la question.
Elle porte sur un texte déjà connu du candidat. Elle n’appelle donc pas une découverte du texte mais sa relecture, en fonction d’une orientation précise, indiquée par la question.
Elle appelle l’étude d’un aspect essentiel du texte. Elle n’induit donc ni une étude pointilliste ni une analyse qui se voudrait exhaustive.
Elle permet au candidat d’aborder tout à la fois le sens et les choix d’écriture,
- soit en partant de l’observation pour élaborer progressivement une interprétation,
- soit en partant d’une interprétation pour la justifier par l’étude des choix d’écriture.
Elle permet d’évaluer les capacités du candidat à :
- comprendre la question qui lui est posée,
- comprendre, au sens littéral du terme, le texte qui lui est proposé,
- trouver dans ce texte des éléments de réponse à la question en prenant appui sur sa connaissance de l’objet de l’étude,
- mettre en relation ces différents éléments pour parvenir, en prenant appui sur le texte,
à une réponse construite.
Quelles questions possibles ?
Questions portant sur l’ensemble du texte donné, mais pouvant prendre appui plus particulièrement :
- sur le titre :
En quoi le titre annonce-t-il / éclaire-t-il le texte ?
- sur un court passage, indiqué par l’examinateur :
En quoi tel passage est-il une clef possible pour la lecture du texte ?
En quoi tel vers est-il représentatif de l’ensemble du poème ?
En quoi le premier vers est-il annonce-t-il le déroulement de l’ensemble du poème ?
En quoi l’anecdote des lignes X à Y sert-elle la démonstration ?
- sur la comparaison de deux brefs passage, indiqués par l’examinateur :
le début et la fin d’une scène théâtrale,
deux courts portraits,
un texte et quelques variantes.
- sur la recherche, par le candidat, d’une série d’extraits :
Quelles sont, dans ce texte, les formules les plus révélatrices de la thèse soutenue par l’auteur ? Justifiez votre choix.
Questions liées :
- à la composition ou à la construction du texte :
étapes d’un dialogue théâtral et enchaînement des répliques,
construction d’un portrait,
composition d’un sonnet.
- au mouvement du texte :
évolution d’un raisonnement,
progression d’une argumentation,
développement d’une métaphore filée.
- à la visée du texte (implicite, intentions cachées, double sens) et à ses enjeux :
En quoi ce texte est-il un apologue ?
Quelles sont les valeurs morales qui sous-tendent ce texte ?
En quoi ce texte est-il une forme d’art poétique ?
En quoi tel portrait a-t-il une valeur argumentative ?
Quel est l’enjeu de cette lettre ?
- à la réception du texte par le candidat :
Quelle réaction la lecture de ce texte suscite-t-elle en vous ? Justifiez votre réponse en prenant appui sur le texte.
Les procédés argumentatifs employés dans ce texte vous paraissent-ils efficaces ? Pourquoi ?
Questions amenant à étudier le texte :
- par rapport à un genre :
Quelle relation s’établit dans ce texte entre le narrateur adulte et l’enfant qu’il a été et met en scène ?
Comment s’opère dans ce texte la mise en forme du souvenir ?
Comment ce poème joue-t-il avec le langage ?
- par rapport à une esthétique :
Par quels aspects ce texte se rattache-t-il à l’esthétique baroque ?
- par rapport à une registre ou à l’articulation de plusieurs registres :
Quels sont les éléments susceptibles de susciter le rire dans ce texte, et quelle forme de rire ?
Ce texte vous paraît-il devoir susciter le rire ou l’émotion ?
Avec un intérêt particulier accordé :
- à l’utilisation du genre ou du registre :
Comment l’auteur tire-t-il parti du genre épistolaire pour mettre en valeur l’anecdote racontée ?
Quel traitement particulier l’auteur fait-il subir dans ce texte au genre et dans quel but ?
Dans quelle mesure cette lettre vous paraît-elle devoir être considérée – ou non – comme une oeuvre littéraire ?
- aux écarts entre le code, la norme et le texte :
En quoi ce texte échappe-t-il au genre épistolaire ?
Quel est l’effet produit par la construction particulière de ce sonnet ?
Quelles questions éviter ?
- Toute question ce type purement formaliste qui n’induirait qu’un simple relevé de vocabulaire, de figures de style ou de procédés d’écriture ;
- toute question d’ordre uniquement psychologique, qui n’entraînerait pas une approche littéraire du texte et aboutirait, par exemple, à une simple analyse du « caractère » de tel ou tel personnage.
Quel type de réponse exigible ?
On insistera seulement ici sur la liberté qui doit être laissée au candidat dans la présentation ordonnée de sa réponse.
il me semble que j'ai en réalité simplement mal formulé mon propos ….
je voulais dire par mon message que l'on peut par exemple me demander (ça m'étonnerait mais bon) "Montrez en quoi ce texte est autobiographique et quel est l'effet produit sur le lecteur" et donc je souhaitais savoir si , en ce qui concerne ce texte , je pouvais être interrogée sur un autre aspect car comme le dit la note de recommandations aux examinateurs : "Elle porte sur un texte déjà connu du candidat. Elle n’appelle donc pas une découverte du texte mais sa relecture, en fonction d’une orientation précise, indiquée par la question."
Je voulais donc savoir si je n'avais pas pris en compte un aspect du texte .
merci tout de même pour le lien et la note
Bonsoir Melou,
Va voir cette page à tout hasard
https://yjohri.pagesperso-orange.fr/Moi_et_Autobio.html ici
Il y aurait aussi une notion comme celle du pacte autobiographique que tu ne sembles pas avoir abordée. Mais aussi une allusion aux différentes cultures, jusqu'à l'opposition entre nature et culture qui sous-tend donc une définition de la culture, donc tourne ton regard aussi vers l'Humanisme…
Bonjour,
Avez-vous des propositions de plans pour le texte "l'avis au lecteur" de Montaigne ?
Voici le mien :
I) Un avis paradoxal
a) livre public et destinataire privé
b) Dévalorisation du livre (avec les tournures négatives)
II) Une préface en bonne et due forme
a) projet autobiographique
III) un avis original
a) le caractère privé de l'oeuvre garantit son authenticité
b) métaphore pour renforcer sa promesse de sincérité
Peut-être que les 3 parties sont bonnes je ne sais pas trop, mais je ne suis pas convaincu des élements que je mets dedans donc si vous pouviez m'aider un peu..
merci
Pour ce texte j'ai le plan suivant :
I. Un pacte autobiographique ordinaire
- Interpellation du lecteur, tutoyement, et donc complicité.
- Evoque la sincérité de Montaigne
- Implication de l'auteur dans son oeuvre, et " je t'arvertit"
- Annonce un récit de vie
II. Un avertissement paradoxal
- Fin privée et domestique selon lui, or il publie son livre…
- Affirme également que son livre n'a aucun intérêt d'être lu par d'autres personnes que son entourage
==> éveille la curiosité du lecteur
III. Justifications d'une telle entreprise
- Portrait hommage ( Montaigne est très malade et risque de mourir lorsqu'il écrit les confessions)
- Donner de soi une représentation plus vivante
- Mieux se connaître soi-même.
Voilà j'espère t'avoir aidé un peu 😉
oki merci !! 🙂
Avez-vous une ouverture pour ce texte ?
Tout dépend ce que tu as vu en classe, nous par exemple on a étudié un autre texte issu des Essais de Montaigne et on voyait clairement qu'il ne s'agissait pas d'une autobiographie, mais d'une analyse de soi. En effet, il énonce une thèse, évoque une expérience personnelle, un contre-exemple, et il en tire une conclusion parfois sous forme de maxime.
Cependant si tu ne l'as pas vu ne l'invente pas parce que ça peut inspirer l'examinateur pour l'entretien.
Sinon tu peux dire que ce livre est digne d'un humaniste (analyse de soi etc…) ou le mettre en relation avec un autre pacte autobiographique, si tu as fait celui des Confessions de Rousseau il peut y avoir avoir quelque chose à dire.
Oui j'ai fait les Confessions,
mais je sais pas trop quoi dire, c'est lui qui a inspiré Rousseau ?
Non bien au contraire, car dans son préambule, Rousseau précise qu'il est unique, et que son entreprise n'a jamais eu d'exemple… Tu peux comparer les façons d'inciter le lecteur à lire par exemple.
Rousseau est orgueilleux, il met au défi le lecteur ce qui le pousse à continuer sa lecture. Montaigne au contraire est simple, et se sous-estime presque, pourtant ces deux procédés ont le même but.
Bon encore un problème j'ai une lecture analytique à faire pour lundi.
La problématique est la suivante : "Dans quelle mesure cet avis au lecteur se place-t-il délibérément sous le signe du paradoxe ?"
Pouvez-vous m'aider à trouver un plan ?
Voici le texte :
"C'est ici un livre de bonne foi, lecteur. Il t'avertit, dès l'entrée, que je ne m'y suis proposé aucune fin, que domestique et privée. Je n'y ai eu nulle considération de ton service, ni de ma gloire. Mes forces ne sont pas capables d'un tel dessein. Je l'ai voué à la commodité particulière de mes parents et amis : à ce que m'ayant perdu (ce qu'ils ont à faire bientôt) ils y puissent retrouver aucuns traits de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent, plus entière et plus vive, la connaissance qu'ils ont eue de moi. Si c'eût été pour rechercher la faveur du monde, je me fusse mieux paré et me présenterais en une marche étudiée. Je veux qu'on m'y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention et artifice : car c'est moi que je peins. Mes défauts s'y liront au vif, et ma forme naïve, autant que la révérence publique me l'a permis. Que si j'eusse été entre ces nations qu'on dit vivre encore sous la douce liberté des premières lois de nature, je t'assure que je m'y fusse très volontiers peint tout entier, et tout nu. Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière de mon livre : ce n'est pas raison que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain. Adieu donc.
De Montaigne, ce 12 de juin 1580."
🙂 🙂
dans cet extrait peut-on parler de rejet (même si ce n'est pas une poésie) car il écrit: "c'est ici un livre de bonne foi, lecteur. ou est-ce un autre procédé littéraire?
sans le texte et sa mise en page, impossible de te répondre
Bonsoir svp pouvez vous m'aider à répondre aux 4 questions soigneusement car c'est un travail noté que je dois rendre demain merci d'avance à vous tous
Début des Essais de Montaigne
Ce livre, lecteur, est un livre de bonne foi. Il t’avertit, dès le début, que je ne l’ai écrit que pour moi et quelques intimes, sans me préoccuper qu’il pût être pour toi de quelque intérêt, ou passer à la postérité ; de si hautes visées sont au-dessus de ce dont je suis capable. Je le destine particulièrement à mes parents et à mes amis, afin que lorsque je ne serai plus, ce qui ne peut tarder, ils y retrouvent quelques traces de mon caractère et de mes idées et, par là, conservent encore plus entière et plus vive la connaissance qu’ils ont de moi. Si je m’étais proposé de rechercher la faveur du public, je me serais mieux attifé et me présenterais sous une forme étudiée pour produire meilleur effet ; je tiens, au contraire, à ce qu’on m’y voie en toute simplicité, tel que je suis d’habitude, au naturel, sans que mon maintien soit composé ou que j’use d’artifice, car c’est moi que je dépeins. Mes défauts s’y montreront au vif et l’on m’y verra dans toute mon ingénuité, tant au physique qu’au moral, autant du moins que les convenances le permettent. Si j’étais né parmi ces populations qu’on dit vivre encore sous la douce liberté des lois primitives de la nature, je me serais très volontiers, je t’assure, peint tout entier et dans la plus complète nudité.
Ainsi, lecteur, c’est moi-même qui fais l’objet de mon livre ; peut-être n’est-ce pas là une raison suffisante pour que tu emploies tes loisirs à un sujet aussi peu sérieux et de si minime importance.
Sur ce, à la grâce de Dieu. Montaigne, ce 1 mars 1950
Question bilan sur le texte :
1) Pour qui Montaigne dit-il écrire? Justifiez-vous. Est-il sincère selon vous? Expliquez-vous.
2) Pour quelles raisons dit-il écrire ? Formulez au moins deux idées et justifieez-vous.
3) De quelle manière Montaigne veut-il se peindre ? Justifiez–vous.
4) Pourquoi Montaigne place-t-il ce texte au début de ses Essais ? Formulez au moins deux idées.
Aidez-moi s'il vous plait, merci d'avance.
Ta demande est un peu tardive et tu n'as rien fait.
Pour t'aider pour les deux premières questions.
Relis ce qui est écrit en gras.
Ce livre, lecteur, est un livre de bonne foi. Il t’avertit, dès le début, que je ne l’ai écrit que pour moi et quelques intimes, sans me préoccuper qu’il pût être pour toi de quelque intérêt, ou passer à la postérité ; de si hautes visées sont au-dessus de ce dont je suis capable. Je le destine particulièrement à mes parents et à mes amis,afin que lorsque je ne serai plus, ce qui ne peut tarder, ils y retrouvent quelques traces de mon caractère et de mes idées et, par là, conservent encore plus entière et plus vive la connaissance qu’ils ont de moi. …