Bonsoir à tous ,
J ' aurais , juste un question qui est la suivante ;
Quel rapports entre les champs lexicaux du jour et de la nuit et les champs lexicaux de la vie et de la mort entretiennent-ils entre eux ?
Merci d ' avance
🙂
euh peut-être que la vie est assimilée au jour et la mort à la nuit ? sans doute à cause des vampires d'ailleurs 😜
Bonjour.
Euh… Tout dépend du texte, en fait… 🙂
Bonjour ,
Le texte en l ' occurence c 'est les suivant :
Vous me demandez, frère, si j’ai aimé ; oui. C’est une histoire singulière et terrible, et, quoique j’aie soixante-six ans, j’ose à peine remuer la cendre de ce souvenir. Je ne veux rien vous refuser, mais je ne ferais pas à une âme moins éprouvée un pareil récit. Ce sont des événements si étranges, que je ne puis croire qu’ils me soient arrivés. J’ai été pendant plus de trois ans le jouet d’une illusion singulière et diabolique. Moi, pauvre prêtre de campagne, j’ai mené en rêve toutes les nuits (Dieu veuille que ce soit un rêve !) une vie de damné, une vie de mondain et de Sardanapale. Un seul regard trop plein de complaisance jeté sur une femme pensa causer la perte de mon âme ; mais enfin, avec l’aide de Dieu et de mon saint patron, je suis parvenu à chasser l’esprit malin qui s’était emparé de moi. Mon existence s’était compliquée d’une existence nocturne entièrement différente. Le jour, j’étais un prêtre du Seigneur, chaste, occupé de la prière et des choses saintes ; la nuit, dès que j’avais fermé les yeux, je devenais un jeune seigneur, fin connaisseur en femmes, en chiens et en chevaux, jouant aux dés, buvant et blasphémant ; et lorsqu’au lever de l’aube je me réveillais, il me semblait au contraire que je m’endormais et que je rêvais que j’étais prêtre. De cette vie somnambulique il m’est resté des souvenirs d’objets et de mots dont je ne puis pas me défendre, et, quoique je ne sois jamais sorti des murs de mon presbytère, on dirait plutôt, à m’entendre, un homme ayant usé de tout et revenu du monde, qui est entré en religion et qui veut finir dans le sein de Dieu des jours trop agités, qu’un humble séminariste qui a vieilli dans une cure ignorée, au fond d’un bois et sans aucun rapport avec les choses du siècle.
Oui, j’ai aimé comme personne au monde n’a aimé, d’un amour insensé et furieux, si violent que je suis étonné qu’il n’ait pas fait éclater mon cœur. Ah ! quelles nuits ! quelles nuits ! Théophile Gautier, La Morte amoureuse
cc !
Il me semble que ces termes font partis d'un figure d'opposition ( elle souligne ce qu'il y a de contradictoire entre deux êtres, deux situations ou deux réalités). IL s'agit d'une antithèse qui crée un effet de contraste entre des termes opposés ici :
Jour/nuit
Vie /mort
Leurs champs lexicaux sont totalement opposés (jour/nuit et vie/mort) mais il me semble que comme le dit angelusia les champs lexicaux Jour /Vie et Nuit/mort peuvent être assimilés ensemble.
A+
Bonjour Naditinho,
Ce qui a été dit plus haut est juste. La compréhension de ton texte devrait te conduire à souligner le paradoxe suivant : pendant plus de trois ans, c'est de nuit que le prêtre a pu connaître les sensations de la vie…
Muriel
Salut à tous ,
J ' ai aussi une question qui est la suivante :
1- Montrez ce qui appartient au reve et ce qui releve de la réalité . Le narrateur , le lecteur , peuvent-ils répondre avec certitude ?
Tout abord , ce qui appartient au reve est la nuit car il dit a l.7 " J ' ai mené en reve toutes les nuits " et de ce qui appartient à la réalité est le jour car il dit " Le jour , j ' étais un pretre du seigneur , chaste , occupé "
Merci de me corriger
🙂
Bonsoir à tous ,
Je voudrais une aide en ce qui concerne le champ lexical de la vie et de la mort .
En faite je voudrais savoir si les mots suivants font partis de ce champs lexical , ou en rajouter :
terrible , cendre , diabolique , violent
Extrait La morte amoureuse :
Vous me demandez, frère, si j’ai aimé ; oui. C’est une histoire singulière et terrible, et, quoique j’aie soixante-six ans, j’ose à peine remuer la cendre de ce souvenir. Je ne veux rien vous refuser, mais je ne ferais pas à une âme moins éprouvée un pareil récit. Ce sont des événements si étranges, que je ne puis croire qu’ils me soient arrivés. J’ai été pendant plus de trois ans le jouet d’une illusion singulière et diabolique. Moi, pauvre prêtre de campagne, j’ai mené en rêve toutes les nuits (Dieu veuille que ce soit un rêve !) une vie de damné, une vie de mondain et de Sardanapale. Un seul regard trop plein de complaisance jeté sur une femme pensa causer la perte de mon âme ; mais enfin, avec l’aide de Dieu et de mon saint patron, je suis parvenu à chasser l’esprit malin qui s’était emparé de moi. Mon existence s’était compliquée d’une existence nocturne entièrement différente. Le jour, j’étais un prêtre du Seigneur, chaste, occupé de la prière et des choses saintes ; la nuit, dès que j’avais fermé les yeux, je devenais un jeune seigneur, fin connaisseur en femmes, en chiens et en chevaux, jouant aux dés, buvant et blasphémant ; et lorsqu’au lever de l’aube je me réveillais, il me semblait au contraire que je m’endormais et que je rêvais que j’étais prêtre. De cette vie somnambulique il m’est resté des souvenirs d’objets et de mots dont je ne puis pas me défendre, et, quoique je ne sois jamais sorti des murs de mon presbytère, on dirait plutôt, à m’entendre, un homme ayant usé de tout et revenu du monde, qui est entré en religion et qui veut finir dans le sein de Dieu des jours trop agités, qu’un humble séminariste qui a vieilli dans une cure ignorée, au fond d’un bois et sans aucun rapport avec les choses du siècle.
Oui, j’ai aimé comme personne au monde n’a aimé, d’un amour insensé et furieux, si violent que je suis étonné qu’il n’ait pas fait éclater mon cœur. Ah ! quelles nuits ! quelles nuits ! Théophile Gautier, La Morte amoureuse
Merci
Antoine
Bonsoir Antoine,
Ton relevé est bien léger et en partie erroné…
Muriel
J'espère que ce lien t'aide à aller plus loin. 🙂
champs lexicauxEn quoi les mots terrible ou violent feraient-ils partie du champ lexical de la vie ou de la mort ?
Un peu plus de travail perso ne te ferait pas de mal
Bonsoir Antoine,
Il est évident que tu as déjà manqué toutes les occurrences de "vie" dans ce texte et que tu n'as pas poussé du côté de ton intuition vers les connotations vie = Dieu, mort = Satan. En effet ce conte est placé sous les enjeux de la vie et de la mort spirituelles, du salut ou vie éternelle et de la damnation.