Tu peux la reformuler, mais tu peux aussi l'incorporer telle quelle dans ton propre texte…
La mise en scène d’une œuvre théâtrale constitue-t-elle une interprétation ou une recréation ?
74 réponses · Page 2 / 4
sinon est ce que mon plan est bon Oregann ?
Est ce que Jean Luc pourrait répondre à ma question car j'ai déjà eu "affaire " avec lui et il donne toujours d'excellents conseils.
Mon plan serait:
I Ce n'est pas un travail de recréation
A Le théâtre était à l'origine un spectacle visuel avec exclusivement un canevas.
B L'auteur ne laisse pas de liberté à un metteur en scène comme dans Ruy Blas de Victor Hugo.
C La mise en scène ne doit faire passer que le message de l'auteur lors de le représentation. Je n'ai pas d'exemple mais je pense que cet argument est faux et en plus, je ne vois pas du tout.
II mais une mise en scène nécessite un travail de recréation pour la représentation.
A Le métier de metteur en scène et de scénographe ont pris de plus en plus d'importance par son interprétation comme Jean-Luc Martinelli, Luc Bondy et Jean Vilar qui ont mis en scène Phèdre de Racine de façon différentes.
B L'auteur reste parfois obscurs sur la mise en scène et le metteur en scène doit faire tout le travail de mise en scène par l'absence de didascalies : le texte troué d'Anna Uberfeld et le couple de texte Racine/Jean-Louis barrault pour la mise en scène.
C Le metteur en scène donne sa propre interprétation de la pièce et cela se ressent pricipalement dans le choix des comédiens et la dramaturgie : Téléfilm de Ruy Blas où le réalisateur met l'accent sur les objets et ceratains vers ont été supprimés dans l'acte.
Merci de ton aide Jean-luc ou un(e) autre.
Mon plan serait:
I Ce n'est pas un travail de recréation
A Le théâtre était à l'origine un spectacle visuel avec exclusivement un canevas.
B L'auteur ne laisse pas de liberté à un metteur en scène comme dans Ruy Blas de Victor Hugo.
C La mise en scène ne doit faire passer que le message de l'auteur lors de le représentation. Je n'ai pas d'exemple mais je pense que cet argument est faux et en plus, je ne vois pas du tout.
II mais une mise en scène nécessite un travail de recréation pour la représentation.
A Le métier de metteur en scène et de scénographe ont pris de plus en plus d'importance par son interprétation comme Jean-Luc Martinelli, Luc Bondy et Jean Vilar qui ont mis en scène Phèdre de Racine de façon différentes.
B L'auteur reste parfois obscurs sur la mise en scène et le metteur en scène doit faire tout le travail de mise en scène par l'absence de didascalies : le texte troué d'Anna Uberfeld et le couple de texte Racine/Jean-Louis barrault pour la mise en scène.
C Le metteur en scène donne sa propre interprétation de la pièce et cela se ressent pricipalement dans le choix des comédiens et la dramaturgie : Téléfilm de Ruy Blas où le réalisateur met l'accent sur les objets et ceratains vers ont été supprimés dans l'acte.
Merci de ton aide Jean-luc ou un(e) autre.
Bonjour,
Ce plan en deux parties ne peut convenir parce qu'il n'y a pas de dépassement. Je te propose le canevas suivant :
1 - la mise en scène est contrainte par un texte et ses didascalies
2 - pourtant le metteur en scène a une grande liberté de choix
3 - à condition de ne pas dénaturer les intentions profondes du dramaturge (limites).
Ce plan en deux parties ne peut convenir parce qu'il n'y a pas de dépassement. Je te propose le canevas suivant :
1 - la mise en scène est contrainte par un texte et ses didascalies
2 - pourtant le metteur en scène a une grande liberté de choix
3 - à condition de ne pas dénaturer les intentions profondes du dramaturge (limites).
Je dois donc trouver une troisième partie pour faire comme thèse - antithèse - synthèse en quelques sortes.
Mais pour le 1, il me manquera alors mon C qui est mieux adapté dans le 3.
Donc pour le 3, je pense dire que rendre une pièce classique comme le Bourgeois gentilhommme de Molière moderne , c'est-à-dire mise en scène par Bigard, change complètement d'univers altérant ainsi le message de Molière.
De plus, l'innovation peut dénaturer le caractère authentique d'une oeuvre si le metteur en scène en déploie trop. Comme exemple, j'aurais la mise en scène de Jean-Luc Martinelli qui place l'héroine de Phèdre de Racine comme étant une "accro" à la cigarette et à l'alcool et sur scène la présence d'une radio.
Et pour finir, certains jeux de scène comme dans une récente mise en scène d'Andromaque de Racine avec des aggressions sexuelles sur scène, la folie d'Astyanx qui normalement est peu présent ainsi que qu'un strip-tease à la fin d'Oreste détruise totalement la beauté du texte de Racine. ( Je reprends l'exemple que Jean-Luc a cité page 1). Mais peut-il être utilisé à part comme argument-exemple ou doit-il justifier un argument sur la modernité?
Mais pour le 1, il me manquera alors mon C qui est mieux adapté dans le 3.
Donc pour le 3, je pense dire que rendre une pièce classique comme le Bourgeois gentilhommme de Molière moderne , c'est-à-dire mise en scène par Bigard, change complètement d'univers altérant ainsi le message de Molière.
De plus, l'innovation peut dénaturer le caractère authentique d'une oeuvre si le metteur en scène en déploie trop. Comme exemple, j'aurais la mise en scène de Jean-Luc Martinelli qui place l'héroine de Phèdre de Racine comme étant une "accro" à la cigarette et à l'alcool et sur scène la présence d'une radio.
Et pour finir, certains jeux de scène comme dans une récente mise en scène d'Andromaque de Racine avec des aggressions sexuelles sur scène, la folie d'Astyanx qui normalement est peu présent ainsi que qu'un strip-tease à la fin d'Oreste détruise totalement la beauté du texte de Racine. ( Je reprends l'exemple que Jean-Luc a cité page 1). Mais peut-il être utilisé à part comme argument-exemple ou doit-il justifier un argument sur la modernité?
Bonjour,
N'utilise pas le terme de message, mais plutôt celui d'intentions.
Un dramaturge a un projet plus ou moins déclaré dans une préface parfois. Le metteur en scène n'a pas le droit de le dénaturer. En revanche, il peut rester fidèle à ces intentions tout en portant un regard neuf sur ce projet en le réinterprétant avec le contexte culturel de l'époque contemporaine. Ainsi le Bourgeois-gentilhomme est fondamentalement une critique de la vanité sociale du parvenu qui perd toute lucidité : est-ce que la mise en scène moderne respecte cette volonté ? Il est certain qu'une transposition à notre époque risque de rendre incompréhensibles les turqueries. Cette réécriture risque d'être fort difficile. Pour Phèdre, je suis gêné par l'anachronisme de la radio, par l'alcool qui serait une fuite, mais non par la cigarette qui pourrait être une métaphore de la consumation interne du personnage éponyme. L'exemple d'Andromaque de Pitoiset montre tout le danger qu'il y a d'extérioriser la tension extrême du langage racinien, en apparence policé mais révélateur d'une cruauté effrayante. Au final, ces clins d'œil à une supposée modernité sont ridicules et vulgaires, ils affaiblissent toute l'incantation racinienne…
N'utilise pas le terme de message, mais plutôt celui d'intentions.
Un dramaturge a un projet plus ou moins déclaré dans une préface parfois. Le metteur en scène n'a pas le droit de le dénaturer. En revanche, il peut rester fidèle à ces intentions tout en portant un regard neuf sur ce projet en le réinterprétant avec le contexte culturel de l'époque contemporaine. Ainsi le Bourgeois-gentilhomme est fondamentalement une critique de la vanité sociale du parvenu qui perd toute lucidité : est-ce que la mise en scène moderne respecte cette volonté ? Il est certain qu'une transposition à notre époque risque de rendre incompréhensibles les turqueries. Cette réécriture risque d'être fort difficile. Pour Phèdre, je suis gêné par l'anachronisme de la radio, par l'alcool qui serait une fuite, mais non par la cigarette qui pourrait être une métaphore de la consumation interne du personnage éponyme. L'exemple d'Andromaque de Pitoiset montre tout le danger qu'il y a d'extérioriser la tension extrême du langage racinien, en apparence policé mais révélateur d'une cruauté effrayante. Au final, ces clins d'œil à une supposée modernité sont ridicules et vulgaires, ils affaiblissent toute l'incantation racinienne…
J'ai une question à te poser : Est ce que chaque pièce que tu as mis peut être un exemple à un argument précis ( est-ce un A; B ; C) ou ces trois pièces font partie d'un même argument ?
Car pour moi, je les aurais mises comme exemples de d'arguments.
Si ce n'est pas le cas, je peux dire en A que dans la préface de Ruy Blas, Victor Hugo insiste sur la réunification des genres théâtrales dans cette pièce, ainsi la clé de l'oeuvre est de toucher tous les publics. C'est pourquoi, le rôle de Ruy Blas, Don Salluste, Don César et de la reine ne doivent pas être modifiés.
En B, j'aurais mis que la modernisation de certaines pièces classiques comme le Bourgeois gentilhomme de Molière par J-M Bigard peut surprendre et déconcerter car effets de style du temps de Molière ne sont pas les mêmes comme notamment les turqueries. La pièce garde toujours sa critique de la vanité sociale mais elle perd sa crédulité en étant représentée dans une salle de sports.
En C, je dirais que comme le montre la mise en scène de Pitoiset d'Andromaque, il veut nous montrer de façon explicite les sentiments que lui suscite la poésie racinienne même si cela choque les spectateurs.
Car pour moi, je les aurais mises comme exemples de d'arguments.
Si ce n'est pas le cas, je peux dire en A que dans la préface de Ruy Blas, Victor Hugo insiste sur la réunification des genres théâtrales dans cette pièce, ainsi la clé de l'oeuvre est de toucher tous les publics. C'est pourquoi, le rôle de Ruy Blas, Don Salluste, Don César et de la reine ne doivent pas être modifiés.
En B, j'aurais mis que la modernisation de certaines pièces classiques comme le Bourgeois gentilhomme de Molière par J-M Bigard peut surprendre et déconcerter car effets de style du temps de Molière ne sont pas les mêmes comme notamment les turqueries. La pièce garde toujours sa critique de la vanité sociale mais elle perd sa crédulité en étant représentée dans une salle de sports.
En C, je dirais que comme le montre la mise en scène de Pitoiset d'Andromaque, il veut nous montrer de façon explicite les sentiments que lui suscite la poésie racinienne même si cela choque les spectateurs.
Jean-Luc a écrit :Le metteur en scène n'a pas le droit de le dénaturer.Pourtant on voit tellement d' "adaptations" sur scène, avec des coupures ou changements de texte, notamment de Shakespeare! C'est comme si le public actuel ne peut supporter que des pièces qui ne durent pas plus de 1h30mins (cf la durée d'un film).
Bonjour,
Ces remarques sont des réponses aux exemples que tu as proposés pour essayer d'affiner les marges de manœuvre du metteur en scène.
Le metteur en scène doit humblement être au service de la pièce et non se faire valoir au détriment de l'auteur dramatique. Les grandes mises en scène sont celles qui mettent en valeur des aspects insoupçonnés du texte : la tragédie solaire de Phèdre chez JL Barrault ou l'image obsédante du père vue par la psychocritique de Mauron que l'on a pu apercevoir dans certaines mises en scène…
Pour JSC : je suis moins choqué par des coupes dans le texte (à condition qu'elles portent sur des parties secondaires) que par des interprétations abusives. D'ailleurs, certains auteurs comme Montherlant, ont fourni des versions scéniques avec des coupes et une édition livresque. La longueur a aussi été un obstacle à la mise en scène de pièces comme Lorenzaccio ou Le Soulier de satin.
Ces remarques sont des réponses aux exemples que tu as proposés pour essayer d'affiner les marges de manœuvre du metteur en scène.
Le metteur en scène doit humblement être au service de la pièce et non se faire valoir au détriment de l'auteur dramatique. Les grandes mises en scène sont celles qui mettent en valeur des aspects insoupçonnés du texte : la tragédie solaire de Phèdre chez JL Barrault ou l'image obsédante du père vue par la psychocritique de Mauron que l'on a pu apercevoir dans certaines mises en scène…
Pour JSC : je suis moins choqué par des coupes dans le texte (à condition qu'elles portent sur des parties secondaires) que par des interprétations abusives. D'ailleurs, certains auteurs comme Montherlant, ont fourni des versions scéniques avec des coupes et une édition livresque. La longueur a aussi été un obstacle à la mise en scène de pièces comme Lorenzaccio ou Le Soulier de satin.
Je n'ai donc qu'une dernière question ( j'espère), c'est dans ma première partie, je n'ai pas de C. Peux -tu me donner une piste pour trouver l'argument? Je ne peux pas continuer ma rédaction.
Pour le grand 3 , je dois trouver les arguments correspondants aux idées que tu as développé à partir des exemples que j'ai cité si j'ai bien compris.
Encore merci pour ton aide Jean-Luc
Pour le grand 3 , je dois trouver les arguments correspondants aux idées que tu as développé à partir des exemples que j'ai cité si j'ai bien compris.
Encore merci pour ton aide Jean-Luc
Bonsoir,
Ce pourrait être justement le texte et les didascalies au service d'un projet qui donne la tonalité générale de la pièce et qui est parfois exposé dans une préface (Par ex. Phèdre de Racine)
Ce pourrait être justement le texte et les didascalies au service d'un projet qui donne la tonalité générale de la pièce et qui est parfois exposé dans une préface (Par ex. Phèdre de Racine)
un peu comme dans la préface de Ruy Blas, Victor Hugo dit que cette pièce de théâtre est un bon exemple de drame romantique car la pièce touche tous les types de publics. L'auteur donne donc l'ambition de sa pièce grâce à sa préface, ainsi ses intentions sont connues de tous. Cela évite les quiproquos avec des éventuels metteurs en scènes.
Je te remercie jean-Luc
Je te remercie jean-Luc
Donc, pour résumer le III
A le respect du texte de la part du metteur en scène en présentatnt des aspects insoupçonnés d'un texte : la mise de Jean-Louis Barrault ou celle de Jean-Louis Martinelli de Phèdre de Racine.
B La modernisation peut rendre incompréhensible certains procédés stylistiques ou culturels pour le spectateur comme dans le Bourgeois gentilhomme mise en scène Alain Sahcs avec Jean-Marie Bigard qui se déroule dans une salle de sports. On voit mal l'intéret des turqueries qui étaient très intéressantes au XVII ème à cause du contexte historique.
C L extériorisation des sentiments évoqués dans un texte classique pour rendre une pièce plus accessible à un public moderne fausse les intentions du dramatirge comme dans la mise en scène de Phèdre de Pitoiset, ce dernier montre par le jeux des acteurs ( aggressions sexuelles, strip tease,…) la tension importante que recèle le language racinien. Certes très policé, il possède néanmoins une cruauté effrayante que la mise en scène révèle mais celle-ci détruit toute la beauté des alexandrins raciniens.
A le respect du texte de la part du metteur en scène en présentatnt des aspects insoupçonnés d'un texte : la mise de Jean-Louis Barrault ou celle de Jean-Louis Martinelli de Phèdre de Racine.
B La modernisation peut rendre incompréhensible certains procédés stylistiques ou culturels pour le spectateur comme dans le Bourgeois gentilhomme mise en scène Alain Sahcs avec Jean-Marie Bigard qui se déroule dans une salle de sports. On voit mal l'intéret des turqueries qui étaient très intéressantes au XVII ème à cause du contexte historique.
C L extériorisation des sentiments évoqués dans un texte classique pour rendre une pièce plus accessible à un public moderne fausse les intentions du dramatirge comme dans la mise en scène de Phèdre de Pitoiset, ce dernier montre par le jeux des acteurs ( aggressions sexuelles, strip tease,…) la tension importante que recèle le language racinien. Certes très policé, il possède néanmoins une cruauté effrayante que la mise en scène révèle mais celle-ci détruit toute la beauté des alexandrins raciniens.
Je ne crois pas que la mise en scène d'Andromaque par Pitoiset détruise la beauté des alexandrins de Racine, elle détourne seulement l'attention de leur force intrinsèque.
la mise en scène prend donc le pas sur le texte d'après ce que tu dis, elle "cache" les idées développées par Racine dans ses alexandrins très travaillés si j'ai bien compris
Tout à fait, elle distrait.
Lorsqu'il faut dire que le texte et les didascalies correspondent à un projet de l'auteur et qu'il est explicité dans la préface. Pour Phèdre de Racine, s'agit-il de l'amour qui donne tous les malheurs. Il ne peint les "que pour montrer le désordre dont elle sont cause ".
Est ce bien ça ou est-ce qu'il s'agit d'un autre point qui m'aurait échappé ?
Est ce bien ça ou est-ce qu'il s'agit d'un autre point qui m'aurait échappé ?
La peinture des effets de la passion est une des visées de Racine, mais il veut susciter aussi "terreur et pitié", examiner l'innocence et la culpabilité de Phèdre…
Bonjour à tous, je suis dans la même classe que sleeping pill, et je voudrais savoir quelle ouverture on pourrait mettre, il ne me reste plus que cela !
Voila merci de me répondre
Voila merci de me répondre
Le rôle du metteur en scène semble aujourd'hui phagocyter tous les autres contributeurs à la représentation : auteur dramatique, dramaturge chargé d'actualiser le texte, acteurs auxquels il impose sa manière de voir… Nous sommes en train d'assister au déclin d'un théâtre traditionnel fondé sur la prééminence du texte au profit d'un spectacle qui cherche à provoquer par ses effets.