Senghor, Il a plu…

Entraide scolaire

12 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Léopold Sédar Senghor, « Il a plu», Lettres d’hivernage, Seuil.
Il a plu…
Il a plu toute la nuit.
J’ai pensé à toi sous la fulgurance sulfureuse des ténèbres.
La mer bavait sur les brisants[sup]1[/sup] des tuiles vertes, la mer meuglante
Sous le tonnerre et la tornade, nous gémissions sous l’Ange de la mort
D’une longue plainte et si douce

Me voici dans le gouffre du palais sonore
Dans les moiteurs les migraines, comme à Dyilôr[sup]2[/sup] jadis
Ma mère ceignait[sup]3[/sup] mes angoisses de feuilles de manioc, les saignait.
À Joal comme autrefois, il y a cette souffrance à respirer, qui colle visqueuse à la passion
Cette fièvre aux entrailles le soir, à l’heure des peurs primordiales.

Je rêve aux rêves de jeunesse.
Mon ami l’Étranger disait la fraîcheur des prés en Septembre
Et les roses de Tinchebray[sup]4[/sup] qui s’irisent dans la candeur du matin
Je rêvais d’une jeune fille au cœur odorant.
Et quand elle se fâchait, ou délirait, ses yeux jetaient des éclairs

De soufre, comme toi n’est-ce pas ? comme la nuit d’hivernage[sup]5[/sup]. [sup]1[/sup] Écume qui se forme sur un rocher ou un banc de sable.
[sup]2[/sup] Village de l’intérieur du pays sérère (au Sénégal) où le père de Senghor possédait une résidence.
[sup]3[/sup] Du verbe ceindre : entourer, serrer une partie du corps ; mettre autour de son corps ou de sa tête.
[sup]4[/sup] Tinchebray est une commune française, située dans le département de l’Orne en région Basse-Normandie.
[sup]5[/sup] Hivernage : saison des pluies, qui, au Sénégal, commence en juin pour s'achever dans la deuxième quinzaine d’octobre.
Tout d'abord bonjour ,

Je dois faire un commentaire du poème extrait de ce poème et je bloque un peu , je comprends pas trop la question et je vois pas trop comment commenter ce poème .
Pouvez-vous m'aider s'il-vous-plait , je dois rendre ce travail pour la rentrée et je bloque .
On peut t'aider mais donne nous ton idée de plan, on te la corrigera si nécéssaire !
En fait je n'ai pas vraiment de plan , ce n'est pas une dissertation , il faut juste faire un commentaire , j'ai mis qu'il parlait beaucoup de l'obscurité et pas beaucoup de la lumière et fait allusion aux blancs et aux noirs , son inspiration est la femme dont il parle à la fin et je le décrirait comme un arbre dont ses racines sont enterrées profondément dans sa terre qui est le Sénégal .
Mais je ne suis pas sur que se soit vraiment ça , c'est pour cela que je demande votre aide .
Moi j'aurais privilégié les phénomenes sonores et rythmiques !
Si c'est un commentaire montre nous ton intro et ton annonce du plan. Quelqu'un a une solution a proposer?
j'ai tout mi au brouillon je fais sa se soir .
Si quelqu'un d'autre a trouvé quelque chose pour le plan de ce texte ce serait bien de nous l'indiquer car je ne trouve pas trop de plan !
Désolé! merci d'aider !
Bonjour,
Tu aurais dû être honnête et dire dès le début que tu avais le même devoir à faire plutôt que de compter sur le travail d'autrui…
Bonsoir,

Il faudrait d'abord définir une problématique : une plainte amoureuse ?

Pourquoi n'essaies-tu pas de prendre chacune des strophes comme axe :
1 la tempête
2 la touffeur des cases
3 le rêve de la France tempérée avec l'évocation de cette Normandie ou Senghor va se retirer à la fin de sa vie.
Jean luc , peut-tu éclaircir tes idées .
Merci à bientôt .
Bonjour,
Voilà je dois faire un commentaire de français sur le poème nuit d'hivernage de Senghor. J'ai presque tout rédigé au brouillon mais je ne sais pas quoi dire sur la femme dans le poème, je n'ai pas très bien compris l'évocation des trois femmes. Et je n'ai pas compris le dernier vers du poème… quelqu'un pourrait il m'aider ?
De plus es ce que dans les deux premiers quintils il parle bien du Sénégal ?

Merci d'avance

Voici le poème :
Il a plu toute la nuit.
J’ai pensé à toi sous la fulgurance sulfureuse des ténèbres.
La mer bavait sur les brisants des tuiles vertes, la mer meuglante
Sous le tonnerre et la tornade, nous gémissions sous l’Ange de la mort
D’une longue plainte et si douce

Me voici dans le gouffre du palais sonore
Dans les moiteurs les migraines, comme à Dyilôr jadis
Ma mère ceignait mes angoisses de feuilles de manioc, les saignait.
A Joal comme autrefois, il y a cette souffrance à respirer, qui colle visqueuse à la passion
Cette fièvre aux entrailles le soir, à l’heure des peurs primordiales.

Je rêve aux rêves de jeunesse.
Mon ami l’Étranger disait la fraîcheur des prés en Septembre
Et les roses de Tinchebray qui s’irisent dans la candeur du matin
Je rêvais d’une jeune fille au cœur odorant.
Et quand elle se fâchait, ou délirait, ses yeux jetaient des éclairs

De soufre, comme toi n’est-ce pas ? comme la nuit d’hivernage. Léopold Sédar Senghor, « Il a plu», Lettres d’hivernage, Seuil 1972.
comme la nuit d'hivernage
Saison des pluies au Sénégal de juin à fin octobre.
Merci pour ta réponse
Mais pourquoi souffre-t-il comme ces pluies ?
Bonjour tout le monde ! je viens vous demandez votre aide car je bloque sur ma problématique. En effet mon introduction est déjà rédigée, j'ai un plan solide mais je n'arrive pas à construire une problématique digne de ce nom.

Le poème :
Il a plu toute la nuit.
J’ai pensé à toi sous la fulgurance sulfureuse des ténèbres.
La mer bavait sur les brisants des tuiles vertes, la mer meuglante
Sous le tonnerre et la tornade, nous gémissions sous l’Ange de la mort
D’une longue plainte et si douce

Me voici dans le gouffre du palais sonore
Dans les moiteurs les migraines, comme à Dyilôr jadis
Ma mère ceignait mes angoisses de feuilles de manioc, les saignait.
À Joal comme autrefois, il y a cette souffrance à respirer, qui colle visqueuse à la passion
Cette fièvre aux entrailles le soir, à l’heure des peurs primordiales.

Je rêve aux rêves de jeunesse.
Mon ami l’Étranger disait la fraîcheur des prés en Septembre
Et les roses de Tinchebray qui s’irisent dans la candeur du matin
Je rêvais d’une jeune fille au cœur odorant.
Et quand elle se fâchait, ou délirait, ses yeux jetaient des éclairs

De soufre, comme toi n’est-ce pas ? comme la nuit d’hivernage.

mon introduction :
Durant l’entre deux guerre, un nouveaux courant littéraire et politique se développe, impulsé par des artistes francophones de peau noire. Il s’agit de la négritude qui consiste à mètre en avant « l’ensemble des valeurs culturelles de l’Afrique noire », en effet c’est l’affirmation de la culture africaine et la revendication de l’identité noire.
Senghor est l’un des fondateurs de la négritude, né en 1906 au Sénégal, il fait ses études supérieures en France. Senghor est un poète, écrivain et homme politique français et Sénégalais, il est le premier président de la république Sénégalaise. Son œuvre poétique est marqué par une double influence des cultures africaines et européennes. En 1972 Senghor publie le recueil lettres d’hivernage qu’il Senghor consacre à sa seconde épouse Colette Hubert. Le poème « lettre d’hivernage » est marqué par la double influence afro-européenne et évoque les souvenirs de son enfance passée au Sénégal ainsi que les paysages français


plan :

1) un poème inspiré de la littérature française
a) le surrealisme
b) tradition ronsardienne
2) des souvenirs emplis de négritude
a) l'enfance en afrique
b) la france
3) L'orage
a) fil conducteur du poème
b) paysage intérieur du poète


et ma problématique bancale : Commet Senghor, évoque-il ses souvenirs d’enfances, tout en dressant le paysage intérieur de ses émotion le tout dans une écriture emprunte de négritude et inspirée de la littérature française ?