Et si tu commençais par exploiter les pistes données par le prof ?
Racine, Phèdre, acte I, scène 3
49 réponses · Page 2 / 3
Phèdreje comprends le texte mais je ne comprends pas la question qui est : "comment cet élément d'exposition nous fait entrer dans le classique ?"
Mon mal vient de plus loin. À peine au fils d’Égée
Sous les lois de l’hymen je m’étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait être affermi.
Athènes me montra mon superbe ennemi.
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps et transir et brûler.
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D’un sang qu’elle poursuit tourments inévitables.
Par des vœux assidus je crus les détourner :
Je lui bâtis un temple, et pris soin l’orner ;
D’un incurable amour remèdes impuissants !
En vain sur les autels ma main brûlait l’encens :
Quand ma bouche implorait le nom de la Déesse,
J’adorais Hippolyte ; et le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer,
J’offrais tout à ce Dieu que je n’osais nommer.
Je l’évitais partout. Ô comble de misère !
Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
Contre moi-même enfin j’osai me révolter :
J’excitai mon courage à le persécuter.
Pour bannir l’ennemi dont j’étais idolâtre,
J’affectai les chagrins d’une injuste marâtre ;
Je pressai son exil, et mes cris éternels
L’arrachèrent du sein et des bras paternels
Je respirais, Oenone ; et depuis son absence,
Mes jours moins agités coulaient dans l’innocence.
Soumise à mon époux, et cachant mes ennuis,
De son fatal hymen je cultivais les fruits.
Vaines précautions ! Cruelle destinée !
Par mon époux lui-même à Trézène amenée,
J’ai revu l’ennemi que j’avais éloigné :
Ma blessure trop vite aussitôt a saigné,
Ce n’est plus une ardeur dans mes veines cachée :
C’est Vénus tout entière à sa proie attachée.
J’ai conçu pour mon crime une juste terreur ;
J’ai pris la vie en haine, et ma flamme en horreur.
Je voulais en mourrant prendre soin de ma gloire,
Et dérober au jour une flamme si noire :
Je n’ai pu soutenir tes larmes, tes combats ;
Je t’ai tout avoué ; je ne m’en repens pas,
Pourvu que de ma mort respectant les approches,
Tu ne m’affliges plus par d’injustes reproches,
Et que tes vains secours cessent de rappeler
Un reste de chaleur tout prêt à s’exhaler.
si quelqu'un pouvait juste me donner une piste…
merci d'avance.
Je ne sais pas si ça va aider quelqu'un mais voici un éventuel plan sur l'acte I scène 3 de Phèdre
Problématique : Quelle image de l'Amour, Racine doit-il dans cette tirade de Phèdre ?
Plan :
I] les manifestations du désordre amoureux
a] troubles physiques
b] troubles moraux
II] L'expression de la fatalité amoureuse
a] Une force brutale
b] les tentatives de fuites
c] les échecs
d] Une héroïne tragique ni tout à fait coupable et innocente
Revoyez le rôle de la scène d'exposition, le registre pathétique
Problématique : Quelle image de l'Amour, Racine doit-il dans cette tirade de Phèdre ?
Plan :
I] les manifestations du désordre amoureux
a] troubles physiques
b] troubles moraux
II] L'expression de la fatalité amoureuse
a] Une force brutale
b] les tentatives de fuites
c] les échecs
d] Une héroïne tragique ni tout à fait coupable et innocente
Revoyez le rôle de la scène d'exposition, le registre pathétique
Le plan peut toujours aidez à des pistes, merci zanka
Voila, ton plan a l'air génial mais je vois pas du tout ce qu'on peut mettre ( comme exemple ) dans ton grand II]
Merci beaucoup =) BONJOUR,
Voilà je suis élève de seconde et c'est la première fois que je fais un commentaire et c'est sur phèdre ( l'aveu à Oenone ).
J'ai relevé de nombreuses figures de styles et procédés mais je n'arrive pas à faire un plan correct à chaque fois il y a au moins deux sous parties qui sont les mêmes.
Dans le plan j'essaie de répondre à la problématique : Phèdre personnage tragique ?
Le plan serait dans l'idéal :
I] SOUFRANCE A CAUSE DE L'AMOUR
a] troubles physiques
b] troubles moraux
II] C'est le grand II] qui me pose problème
Je voudrais faire en sorte que sa montre que phèdre a honte et se sent coupable et que c'est comme une fatalité.
J'espère que vous m'avez comprise.
MERCI D'AVANCE =)
Merci beaucoup =) BONJOUR,
Voilà je suis élève de seconde et c'est la première fois que je fais un commentaire et c'est sur phèdre ( l'aveu à Oenone ).
J'ai relevé de nombreuses figures de styles et procédés mais je n'arrive pas à faire un plan correct à chaque fois il y a au moins deux sous parties qui sont les mêmes.
Dans le plan j'essaie de répondre à la problématique : Phèdre personnage tragique ?
Le plan serait dans l'idéal :
I] SOUFRANCE A CAUSE DE L'AMOUR
a] troubles physiques
b] troubles moraux
II] C'est le grand II] qui me pose problème
Je voudrais faire en sorte que sa montre que phèdre a honte et se sent coupable et que c'est comme une fatalité.
J'espère que vous m'avez comprise.
MERCI D'AVANCE =)
Bonsoir,
J'ai un commentaire sur Phèdre à faire sur une partie de l'acte I, scène 3.
Voici le texte :
Problématique :
En quoi cette scène d'exposition dévoile-t-elle la nature tragique de la pièce ?
I. Le tragique d'une passion impossible
a) L'expression du trouble amoureux
b) Un amour démesuré et coupable
II. Une fatalité tragique
a) L'échec des tentatives de fuite
b) Vénus : une fatalité d'origine
INTRO :
Le XVIIe siècle est considéré comme un grand siècle pour la tragédie. Jean Racine et Pierre Corneille sont les deux représentants de la tragédie française. C'est l'histoire d'une femme désespérée car son mari est mort et elle est follement amoureuse de son beau fils. Nous étudions un extrait de l'acte I, scène 3 pour tenter de répondre à cette problématique : En quoi cette scène d'exposition dévoile-t-elle la nature tragique de la pièce ? Pour répondre à cette problématique, étudierons dans un premier temps le tragique d'une passion impossible puis la fatalité tragique.
I.a)
Pour exprimer le trouble amoureux, Racine fait appel à l'oxymore dans plusieurs vers comme au v. 273 : "rougis" et "palis" représente une opposition. En effet, le verbe rougir représente la chaleur et le verbe pâlir représente le froid.
Le vers 276 a une oxymore, en effet, il y a une opposition entre les deux verbe transir et brûler. Transir symbolise le froid et brûler symbolise le chaud.
Les oxymores expriment la volonté et en même tant l'envie de fuire de cette passion pour Hippolyte.
J'ai un commentaire sur Phèdre à faire sur une partie de l'acte I, scène 3.
Voici le texte :
Mon mal vient de plus loin. A peine au fils d'EgéeJ'amerais que l'on me corrige sur ce que j'ai fait et que l'on m'aide pour la suite
Sous les lois de l'hymen je m'étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait s'être affermi,
Athènes me montra mon superbe ennemi.
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps et transir et brûler.
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D'un sang qu'elle poursuit tourments inévitables.
Par des voeux assidus je crus les détourner :
Je lui bâtis un temple, et pris soin de l'orner ;
De victimes moi-même à toute heure entourée,
Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée,
D'un incurable amour remèdes impuissants !
En vain sur les autels ma main brûlait l'encens :
Quand ma bouche implorait le nom de la Déesse,
J'adorais Hippolyte ; et le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer,
J'offrais tout à ce Dieu que je n'osais nommer.
Je l'évitais partout. O comble de misère !
Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
Contre moi-même enfin j'osai me révolter :
J'excitai mon courage à le persécuter.
Pour bannir l'ennemi dont j'étais idolâtre,
J'affectai les chagrins d'une injuste marâtre ;
Je pressai son exil, et mes cris éternels
L'arrachèrent du sein et des bras paternels.
Je respirais OEnone, et depuis son absence,
Mes jours moins agités coulaient dans l'innocence.
Soumise à mon époux, et cachant mes ennuis,
De son fatal hymen je cultivais les fruits.
Vaine précautions ! Cruelle destinée !
Par mon époux lui-même à Trézène amenée,
J'ai revu l'ennemi que j'avais éloigné :
Ma blessure trop vive a aussitôt saigné,
Ce n'est plus une ardeur dans mes veines cachée :
C'est Vénus tout entière à sa proie attachée.
Problématique :
En quoi cette scène d'exposition dévoile-t-elle la nature tragique de la pièce ?
I. Le tragique d'une passion impossible
a) L'expression du trouble amoureux
b) Un amour démesuré et coupable
II. Une fatalité tragique
a) L'échec des tentatives de fuite
b) Vénus : une fatalité d'origine
INTRO :
Le XVIIe siècle est considéré comme un grand siècle pour la tragédie. Jean Racine et Pierre Corneille sont les deux représentants de la tragédie française. C'est l'histoire d'une femme désespérée car son mari est mort et elle est follement amoureuse de son beau fils. Nous étudions un extrait de l'acte I, scène 3 pour tenter de répondre à cette problématique : En quoi cette scène d'exposition dévoile-t-elle la nature tragique de la pièce ? Pour répondre à cette problématique, étudierons dans un premier temps le tragique d'une passion impossible puis la fatalité tragique.
I.a)
Pour exprimer le trouble amoureux, Racine fait appel à l'oxymore dans plusieurs vers comme au v. 273 : "rougis" et "palis" représente une opposition. En effet, le verbe rougir représente la chaleur et le verbe pâlir représente le froid.
Le vers 276 a une oxymore, en effet, il y a une opposition entre les deux verbe transir et brûler. Transir symbolise le froid et brûler symbolise le chaud.
Les oxymores expriment la volonté et en même tant l'envie de fuire de cette passion pour Hippolyte.
voila , je planche depuis un bon moment sur cette question, à propos de l'aveu de l'amouer d'Eriphile pour Achille et sur l'extrait de Phédre où elle avoue son amour , ds la tirade , "je le vis , je rougis.."
question: étudier les procédés picturaux ds ces 2 extraits , en quoi peut on parler de tableaux ?
Merci à ceux qu peuvent me venir en aide
question: étudier les procédés picturaux ds ces 2 extraits , en quoi peut on parler de tableaux ?
Merci à ceux qu peuvent me venir en aide
Les procédés picturaux peuvent être : champ lexical de la vue, des couleurs, des formes, description en général, disposition dans l'espace… Pense par exemple à un tableau qui représenterait une bataille avec des personnages en action mais figés sur la toile, avec un décor, une ambiance, des couleurs dominantes.
Le personnage de théâtre décrit une scène qu'il a en mémoire comme s'il décrivait une peinture.
Le personnage de théâtre décrit une scène qu'il a en mémoire comme s'il décrivait une peinture.
Bonjour a tous ! J'ai grand besoin de votre aide , J'ai quelques problèmes pour commencer mon plan de commentaire sur Phedre de Racine. Ma problématique est : En quoi cette tirade relève t'elle du registre lyrique et Tragique?
Naturellement mes deux grandes parties sont 1 - Le registre Tragique 2- Le registre Lyrique
J'ai du mal à trouver mes sous parties.
Le registre tragique me pose que de minimes problèmes par contre le registre Lyrique , beaucoup plus.
Si quelqu'un pouvait me mettre sur la voix ce serait très sympa !
Ps : Voici mon texte 😉
Naturellement mes deux grandes parties sont 1 - Le registre Tragique 2- Le registre Lyrique
J'ai du mal à trouver mes sous parties.
Le registre tragique me pose que de minimes problèmes par contre le registre Lyrique , beaucoup plus.
Si quelqu'un pouvait me mettre sur la voix ce serait très sympa !
Ps : Voici mon texte 😉
Phèdre
Mon mal vient de plus loin. À peine au fils d’Égée
Sous les lois de l’hymen je m’étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait être affermi.
Athènes me montra mon superbe ennemi.
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps et transir et brûler.
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D’un sang qu’elle poursuit tourments inévitables.
Par des vœux assidus je crus les détourner :
Je lui bâtis un temple, et pris soin l’orner ;
D’un incurable amour remèdes impuissants !
En vain sur les autels ma main brûlait l’encens :
Quand ma bouche implorait le nom de la Déesse,
J’adorais Hippolyte ; et le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer,
J’offrais tout à ce Dieu que je n’osais nommer.
Je l’évitais partout. Ô comble de misère !
Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
Contre moi-même enfin j’osai me révolter :
J’excitai mon courage à le persécuter.
Pour bannir l’ennemi dont j’étais idolâtre,
J’affectai les chagrins d’une injuste marâtre ;
Je pressai son exil, et mes cris éternels
L’arrachèrent du sein et des bras paternels
Je respirais, Oenone ; et depuis son absence,
Mes jours moins agités coulaient dans l’innocence.
Soumise à mon époux, et cachant mes ennuis,
De son fatal hymen je cultivais les fruits.
Vaines précautions ! Cruelle destinée !
Par mon époux lui-même à Trézène amenée,
J’ai revu l’ennemi que j’avais éloigné :
Ma blessure trop vite aussitôt a saigné,
Ce n’est plus une ardeur dans mes veines cachée :
C’est Vénus tout entière à sa proie attachée.
J’ai conçu pour mon crime une juste terreur ;
J’ai pris la vie en haine, et ma flamme en horreur.
Je voulais en mourrant prendre soin de ma gloire,
Et dérober au jour une flamme si noire :
Je n’ai pu soutenir tes larmes, tes combats ;
Je t’ai tout avoué ; je ne m’en repens pas,
Pourvu que de ma mort respectant les approches,
Tu ne m’affliges plus par d’injustes reproches,
Et que tes vains secours cessent de rappeler
Un reste de chaleur tout prêt à s’exhaler.
Bonjour, j'ai besoin de conseils sur ma réponse à la question :"Comment Phèdre atténue t-elle sa culpabilité ?" Acte I, scène 3
J'ai déjà une petite base de mon plan qui est :
I. Personnage pathétique
A-Registre
→ épuisée par ce secret (tout l'afflige) / honteuses douleurs → souffre(v.184)
B-Affiche son désir de mourrir → fuir son amour
II. Ses souffrances
-Physiques
-Morales
-Mentales
II- Phèdre, victime des Dieux:
A-Vénus, déesse coupable
B-Phèdre consciente d'un amour interdit
Tout en comparant dans mes parties, le texte et le film de Patrice Chéreau.
Mais je me demande si je ne suis pas un peu à côté de la plaque :/
Si quelqu'un pouvait m'orienter un peu.
J'ai déjà une petite base de mon plan qui est :
I. Personnage pathétique
A-Registre
→ épuisée par ce secret (tout l'afflige) / honteuses douleurs → souffre(v.184)
B-Affiche son désir de mourrir → fuir son amour
II. Ses souffrances
-Physiques
-Morales
-Mentales
II- Phèdre, victime des Dieux:
A-Vénus, déesse coupable
B-Phèdre consciente d'un amour interdit
Tout en comparant dans mes parties, le texte et le film de Patrice Chéreau.
Mais je me demande si je ne suis pas un peu à côté de la plaque :/
Si quelqu'un pouvait m'orienter un peu.
Scène 3
Phèdre, Œnone.
PHÈDRE
N’allons point plus avant, demeurons, chère Œnone.
Je ne me soutiens plus ; ma force m’abandonne :
Mes yeux sont éblouis du jour que je revoi,
Et mes genoux tremblants se dérobent sous moi.
Hélas !
(Elle s’assied.)
ŒNONE
Dieux tout-puissants, que nos pleurs vous apaisent !
PHÈDRE
Que ces vains ornements, que ces voiles me pèsent !
Quelle importune main, en formant tous ces nœuds,
A pris soin sur mon front d’assembler mes cheveux ?
Tout m’afflige, et me nuit, et conspire à me nuire.
ŒNONE
Comme on voit tous ses vœux l’un l’autre se détruire !
Vous-même, condamnant vos injustes desseins,
Tantôt à vous parer vous excitiez nos mains ;
Vous-même, rappelant votre force première,
Vous vouliez vous montrer et revoir la lumière,
Vous la voyez, madame ; et, prête à vous cacher,
Vous haïssez le jour que vous veniez chercher !
PHÈDRE
Noble et brillant auteur d’une triste famille,
Toi dont ma mère osait se vanter d’être fille,
Qui peut-être rougis du trouble où tu me vois,
Soleil, je te viens voir pour la dernière fois !
ŒNONE
Quoi ! vous ne perdrez point cette cruelle envie ?
Vous verrai-je toujours, renonçant à la vie,
Faire de votre mort les funestes apprêts ?
PHÈDRE
Dieux ! que ne suis-je assise à l’ombre des forêts !
Quand pourrai-je, au travers d’une noble poussière,
Suivre de l’œil un char fuyant dans la carrière ?
ŒNONE
Quoi, madame ?
PHÈDRE
Insensée ! où suis-je ? et qu’ai-je dit ?
Où laissé-je égarer mes vœux et mon esprit ?
Je l’ai perdu : les dieux m’en ont ravi l’usage.
Œnone, la rougeur me couvre le visage :
Je te laisse trop voir mes honteuses douleurs ;
Et mes yeux malgré moi se remplissent de pleurs.
ŒNONE
Ah ! s’il vous faut rougir, rougissez d’un silence
Qui de vos maux encore aigrit la violence.
Rebelle à tous nos soins, sourde à tous nos discours,
Voulez-vous, sans pitié, laisser finir vos jours ?
Quelle fureur les borne au milieu de leur course ?
Quel charme ou quel poison en a tari la source ?
Les ombres par trois fois ont obscurci les cieux
Depuis que le sommeil n’est entré dans vos yeux ;
Et le jour a trois fois chassé la nuit obscure
Depuis que votre corps languit sans nourriture.
À quel affreux dessein vous laissez-vous tenter ?
De quel droit sur vous-même osez-vous attenter ?
Vous offensez les dieux auteurs de votre vie ;
Vous trahissez l’époux à qui la foi vous lie ;
Vous trahissez enfin vos enfants malheureux,
Que vous précipitez sous un joug rigoureux.
Songez qu’un même jour leur ravira leur mère
Et rendra l’espérance au fils de l’étrangère,
À ce fier ennemi de vous, de votre sang,
Ce fils qu’une Amazone a porté dans son flanc,
Cet Hippolyte…
PHÈDRE
Ah ! dieux !
ŒNONE
Ce reproche vous touche ?
PHÈDRE
Malheureuse ! quel nom est sorti de ta bouche !
ŒNONE
Eh bien ! votre colère éclate avec raison :
J’aime à vous voir frémir à ce funeste nom.
Vivez donc : que l’amour, le devoir, vous excite.
Vivez ; ne souffrez pas que le fils d’une Scythe
Accablant vos enfants d’un empire odieux,
Commande au plus beau sang de la Grèce et des dieux.
Mais ne différez point ; chaque moment vous tue :
Réparez promptement votre force abattue,
Tandis que de vos jours prêts à se consumer
Le flambeau dure encore et peut se rallumer.
PHÈDRE
J’en ai trop prolongé la coupable durée.
ŒNONE
Quoi ! de quelques remords êtes-vous déchirée ?
Quel crime a pu produire un trouble si pressant ?
Vos mains n’ont point trempé dans le sang innocent ?
PHÈDRE
Grâces au ciel, mes mains ne sont point criminelles.
Plût aux dieux que mon cœur fût innocent comme elles !
ŒNONE
Et quel affreux projet avez-vous enfanté
Dont votre cœur encor doive être épouvanté ?
PHÈDRE
Je t’en ai dit assez : épargne-moi le reste.
Je meurs, pour ne point faire un aveu si funeste.
ŒNONE
Mourez donc, et gardez un silence inhumain ;
Mais pour fermer vos yeux cherchez une autre main.
Quoiqu’il vous reste à peine une faible lumière,
Mon âme chez les morts descendra la première ;
Mille chemins ouverts y conduisent toujours,
Et ma juste douleur choisira les plus courts.
Cruelle ! quand ma foi vous a-t-elle déçue ?
Songez-vous qu’en naissant mes bras vous ont reçue ?
Mon pays, mes enfants, pour vous j’ai tout quitté.
Réserviez-vous ce prix à ma fidélité ?
PHÈDRE
Quel fruit espères-tu de tant de violence ?
Tu frémiras d’horreur si je romps le silence.
ŒNONE
Et que me direz-vous qui ne cède, grands dieux !
À l’horreur de vous voir expirer à mes yeux ?
PHÈDRE
Quand tu sauras mon crime et le sort qui m’accable,
Je n’en mourrai pas moins : j’en mourrai plus coupable.
ŒNONE
Madame, au nom des pleurs que pour vous j’ai versés,
Par vos faibles genoux que je tiens embrassés,
Délivrez mon esprit de ce funeste doute.
PHÈDRE
Tu le veux ? lève-toi.
ŒNONE
Parlez : je vous écoute.
PHÈDRE
Ciel ! que lui vais-je dire ? et par où commencer ?
ŒNONE
Par de vaines frayeurs cessez de m’offenser.
PHÈDRE
Ô haine de Vénus ! Ô fatale colère !
Dans quels égarements l’amour jeta ma mère !
ŒNONE
Oublions-les, madame ; et qu’à tout l’avenir
Un silence éternel cache ce souvenir.
PHÈDRE
Ariane, ma sœur ! de quel amour blessée
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée !
ŒNONE
Que faites-vous, madame ? et quel mortel ennui
Contre tout votre sang vous anime aujourd’hui ?
PHÈDRE
Puisque Vénus le veut, de ce sang déplorable
Je péris la dernière et la plus misérable.
ŒNONE
Aimez-vous ?
PHÈDRE
De l’amour j’ai toutes les fureurs.
ŒNONE
Pour qui ?
PHÈDRE
Tu vas ouïr le comble des horreurs…
J’aime… À ce nom fatal, je tremble, je frissonne.
J’aime…
ŒNONE
Qui ?
PHÈDRE
Tu connais ce fils de l’Amazone,
Ce prince si longtemps par moi-même opprimé…
ŒNONE
Hippolyte ? Grands dieux !
PHÈDRE
C’est toi qui l’as nommé !
ŒNONE
Juste ciel ! tout mon sang dans mes veines se glace !
Ô désespoir ! ô crime ! ô déplorable race !
Voyage infortuné ! Rivage malheureux,
Fallait-il approcher de tes bords dangereux !
PHÈDRE
Mon mal vient de plus loin. À peine au fils d’Égée
Sous les lois de l’hymen je m’étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait être affermi ;
Athènes me montra mon superbe ennemi :
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps et transir et brûler :
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D’un sang qu’elle poursuit tourments inévitables !
Par des vœux assidus je crus les détourner :
Je lui bâtis un temple, et pris soin de l’orner ;
De victimes moi-même à toute heure entourée,
Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée :
D’un incurable amour remèdes impuissants !
En vain sur les autels ma main brûlait l’encens !
Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
J’adorais Hippolyte ; et, le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer,
J’offrais tout à ce dieu que je n’osais nommer.
Je l’évitais partout. Ô comble de misère !
Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
Contre moi-même enfin j’osai me révolter :
J’excitai mon courage à le persécuter.
Pour bannir l’ennemi dont j’étais idolâtre,
J’affectai les chagrins d’une injuste marâtre ;
Je pressai son exil ; et mes cris éternels
L’arrachèrent du sein et des bras paternels.
Je respirais, Œnone ; et, depuis son absence,
Mes jours moins agités coulaient dans l’innocence :
Soumise à mon époux, et cachant mes ennuis,
De son fatal hymen je cultivais les fruits.
Vaines précautions ! Cruelle destinée !
Par mon époux lui-même à Trézène amenée,
J’ai revu l’ennemi que j’avais éloigné :
Ma blessure trop vive aussitôt a saigné.
Ce n’est plus une ardeur dans mes veines cachée :
C’est Vénus tout entière à sa proie attachée.
J’ai conçu pour mon crime une juste terreur ;
J’ai pris la vie en haine, et ma flamme en horreur ;
Je voulais en mourant prendre soin de ma gloire,
Et dérober au jour une flamme si noire :
Je n’ai pu soutenir tes larmes, tes combats :
Je t’ai tout avoué ; je ne m’en repens pas.
Pourvu que, de ma mort respectant les approches,
Tu ne m’affliges plus par d’injustes reproches,
Et que tes vains secours cessent de rappeler
Un reste de chaleur tout prêt à s’exhaler.
Bonsoir,
Pour l'essentiel Phèdre veut montrer qu'elle est une victime.
Chaque axe doit reprendre une série de causes :
par exemple une nature blessée,
l'intervention des dieux,
l'impuissance de la volonté…
Considère que Phèdre devant ses juges essaie de plaider les circonstances atténuantes…
Pour l'essentiel Phèdre veut montrer qu'elle est une victime.
Chaque axe doit reprendre une série de causes :
par exemple une nature blessée,
l'intervention des dieux,
l'impuissance de la volonté…
Considère que Phèdre devant ses juges essaie de plaider les circonstances atténuantes…
Bonjour, j'ai des questions à rédiger sur un extrait de la pièce de théatre de Phèdre, nous n'avons pas commencé à étudier le théâtre alors je ne sais pas trop quoi répondre… Si vous pouvez m'aider, rien que quelques idées, celà pourrait m'avancer.
Questions:
I] La place de L'aveu
1. Repérer a quel moment de la pièce a lieu l'aveu de phèdre à Oenone. Quelles conséquences celà a t il pour la suite ?
II] La forme de l'aveu
2. Quels sont les indices donnés par Phèdre à Oenone pour préparer son aveu?
3. Quelle est la stratégie d'Oenone pour provoquer l'aveu de Phèdre ?
4. Quelle est la stratégie de Phèdre pour retarder l'aveu?
5. Pourquoi Phèdre demande à Oenone de se relever au vers 29?
6. Le dialogue vous parait-il la forme appropriée à l'aveu? Pourquoi?
7. Pourquoi l’alexandrin est-il scindé à plusieurs reprises ? Quels sont les effets recherchés?
III] L'objet de l'aveu
8. A quoi Phèdre associe-t-elle l'amour ? Relevez-en le champ lexical.
9. Quelles sont les origines familiales de Phèdre et de sa soeur Ariane ? Pourquoi évoque-t-elle la haine de Vénus ? Justifier cette évocation en fonction du genre de la pièce.
Synthèse : A la lecture de cet extrait, expliquer ce qu'est un aveu et pourquoi il est difficile à formuler.
J'ai déja quelque pistes…
Notamment pour la question 3 :
3. Pour obtenir l'aveu de Phèdre, Oenone utilise :
- l'affection : « Madame, au nom des pleurs que pour vous j'ai versés »
- le questionnement : « Que faites-vous, madame ? », « Aimez-vous ? »
- les ordres (injonctions) : « Délivrez mon esprit de ce funeste doute », « Oublions-les, madame ».
- les reproches : -par rapport à ce qu'elle a fait pour elle dans le passé : « au nom des pleurs que pour vous j'ai versés ».
- par rapport à l'attente qu'elle lui inflige : « Par de vaines frayeurs cessez de m'offenser ».
Et la 8 :
8. Pour Phèdre, l'amour est une maladie qui la fait souffrir : « blessure », « transir et brûler », « mon mal », « Ô comble de misère ! », « ardeur » = souffrance morale et physique.
- L'amour est un feu intérieur qui la dévore : « flamme », « feux redoutables », « brûler ».
- L'amour est une folie : « mon âme éperdue ».
Questions:
I] La place de L'aveu
1. Repérer a quel moment de la pièce a lieu l'aveu de phèdre à Oenone. Quelles conséquences celà a t il pour la suite ?
II] La forme de l'aveu
2. Quels sont les indices donnés par Phèdre à Oenone pour préparer son aveu?
3. Quelle est la stratégie d'Oenone pour provoquer l'aveu de Phèdre ?
4. Quelle est la stratégie de Phèdre pour retarder l'aveu?
5. Pourquoi Phèdre demande à Oenone de se relever au vers 29?
6. Le dialogue vous parait-il la forme appropriée à l'aveu? Pourquoi?
7. Pourquoi l’alexandrin est-il scindé à plusieurs reprises ? Quels sont les effets recherchés?
III] L'objet de l'aveu
8. A quoi Phèdre associe-t-elle l'amour ? Relevez-en le champ lexical.
9. Quelles sont les origines familiales de Phèdre et de sa soeur Ariane ? Pourquoi évoque-t-elle la haine de Vénus ? Justifier cette évocation en fonction du genre de la pièce.
Synthèse : A la lecture de cet extrait, expliquer ce qu'est un aveu et pourquoi il est difficile à formuler.
J'ai déja quelque pistes…
Notamment pour la question 3 :
3. Pour obtenir l'aveu de Phèdre, Oenone utilise :
- l'affection : « Madame, au nom des pleurs que pour vous j'ai versés »
- le questionnement : « Que faites-vous, madame ? », « Aimez-vous ? »
- les ordres (injonctions) : « Délivrez mon esprit de ce funeste doute », « Oublions-les, madame ».
- les reproches : -par rapport à ce qu'elle a fait pour elle dans le passé : « au nom des pleurs que pour vous j'ai versés ».
- par rapport à l'attente qu'elle lui inflige : « Par de vaines frayeurs cessez de m'offenser ».
Et la 8 :
8. Pour Phèdre, l'amour est une maladie qui la fait souffrir : « blessure », « transir et brûler », « mon mal », « Ô comble de misère ! », « ardeur » = souffrance morale et physique.
- L'amour est un feu intérieur qui la dévore : « flamme », « feux redoutables », « brûler ».
- L'amour est une folie : « mon âme éperdue ».
Texte : Acte I, scène 3[…]Merci d'avance 🙂
ŒNONE
Quoi ! de quelques remords êtes-vous déchirée ?
Quel crime a pu produire un trouble si pressant ?
Vos mains n’ont point trempé dans le sang innocent ?
PHÈDRE
Grâces au ciel, mes mains ne sont point criminelles.
Plût aux dieux que mon cœur fût innocent comme elles !
ŒNONE
Et quel affreux projet avez-vous enfanté
Dont votre cœur encor doive être épouvanté ?
PHÈDRE
Je t’en ai dit assez : épargne-moi le reste.
Je meurs, pour ne point faire un aveu si funeste.
ŒNONE
Mourez donc, et gardez un silence inhumain ;
Mais pour fermer vos yeux cherchez une autre main.
Quoiqu’il vous reste à peine une faible lumière,
Mon âme chez les morts descendra la première ;
Mille chemins ouverts y conduisent toujours,
Et ma juste douleur choisira les plus courts.
Cruelle ! quand ma foi vous a-t-elle déçue ?
Songez-vous qu’en naissant mes bras vous ont reçue ?
Mon pays, mes enfants, pour vous j’ai tout quitté.
Réserviez-vous ce prix à ma fidélité ?
PHÈDRE
Quel fruit espères-tu de tant de violence ?
Tu frémiras d’horreur si je romps le silence.
ŒNONE
Et que me direz-vous qui ne cède, grands dieux !
À l’horreur de vous voir expirer à mes yeux ?
PHÈDRE
Quand tu sauras mon crime et le sort qui m’accable,
Je n’en mourrai pas moins : j’en mourrai plus coupable.
ŒNONE
Madame, au nom des pleurs que pour vous j’ai versés,
Par vos faibles genoux que je tiens embrassés,
Délivrez mon esprit de ce funeste doute.
PHÈDRE
Tu le veux ? lève-toi.
ŒNONE
Parlez : je vous écoute.
PHÈDRE
Ciel ! que lui vais-je dire ? et par où commencer ?
ŒNONE
Par de vaines frayeurs cessez de m’offenser.
PHÈDRE
Ô haine de Vénus ! Ô fatale colère !
Dans quels égarements l’amour jeta ma mère !
ŒNONE
Oublions-les, madame ; et qu’à tout l’avenir
Un silence éternel cache ce souvenir.
PHÈDRE
Ariane, ma sœur ! de quel amour blessée
Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée !
ŒNONE
Que faites-vous, madame ? et quel mortel ennui
Contre tout votre sang vous anime aujourd’hui ?
PHÈDRE
Puisque Vénus le veut, de ce sang déplorable
Je péris la dernière et la plus misérable.
ŒNONE
Aimez-vous ?
PHÈDRE
De l’amour j’ai toutes les fureurs.
ŒNONE
Pour qui ?
PHÈDRE
Tu vas ouïr le comble des horreurs…
J’aime… À ce nom fatal, je tremble, je frissonne.
J’aime…
ŒNONE
Qui ?
PHÈDRE
Tu connais ce fils de l’Amazone,
Ce prince si longtemps par moi-même opprimé…
ŒNONE
Hippolyte ? Grands dieux !
PHÈDRE
C’est toi qui l’as nommé !
ŒNONE
Juste ciel ! tout mon sang dans mes veines se glace !
[…]
Bonjours, j'ai besoin de votre aide.
Je dois rechercher une ou plusieurs thèses dans ce passage : je pense qu'il y a l'inceste, est correcte, y'en a t'il une autre ? Je dois d'écrire les étapes d'argumentation, je pense que Oenone persuade ou convaint je ne sais pas et Phèdre délibère. Est ce que l'argumentation est implicite ou explicite et est ce direct ou indirect ? et sa forme ? Pour moi c'est implicite et indirect, dite moi votre avis. Type d'argumentation, je ne sais pas du tout, une idée ?
et enfin quel est l'effet recherché sur le public ?
Merci beaucoup d'avance si vous pourriez m'aider j'ai beaucoup de mal
Et connaissait vous la thèse de Sartre les Mouches dans la 1er scène et 1er Acte ?
Merci, a bientôt
Je dois rechercher une ou plusieurs thèses dans ce passage : je pense qu'il y a l'inceste, est correcte, y'en a t'il une autre ? Je dois d'écrire les étapes d'argumentation, je pense que Oenone persuade ou convaint je ne sais pas et Phèdre délibère. Est ce que l'argumentation est implicite ou explicite et est ce direct ou indirect ? et sa forme ? Pour moi c'est implicite et indirect, dite moi votre avis. Type d'argumentation, je ne sais pas du tout, une idée ?
et enfin quel est l'effet recherché sur le public ?
Merci beaucoup d'avance si vous pourriez m'aider j'ai beaucoup de mal
Et connaissait vous la thèse de Sartre les Mouches dans la 1er scène et 1er Acte ?
Merci, a bientôt
Bonjour,
J'ai un exercice à faire. J'ai compris la question mais je ne trouve toujours pas la réponse.
Je dois repérer deux didascalies internes dans l'extrait suivant :
Quelqu'un pourrait-il m'aider s'il vous plaît?
J'ai un exercice à faire. J'ai compris la question mais je ne trouve toujours pas la réponse.
Je dois repérer deux didascalies internes dans l'extrait suivant :
Phèdre est amoureuse de son beau-fils, Hippolyte. Rongée par cet amour incestueux, elle l'avoue à sa nourrice, Œnone.Dans mon cours, c'est marqué que les didascalies internes sont des indications scéniques contenues dans le dialogue. Mais je n'en vois pas. En plus, je ne comprends pas trop le language de Racine.
PHEDRE :
Quand tu seras mon crime, et le sort qui m'accable,
Je n'en mourrai pas moins, j'en mourrai moins coupable.
ŒNONE :
Madame, au nom des pleurs que pour vous j'ai versés,
Par vos faibles genoux que je tiens embrassés,
Délivrez mon esprit de ce funeste doute.
PHEDRE :
Tu le veux. Lève-toi.
ŒNONE :
Parlez : je vous écoute.
Jean Racine, Phèdre, I, 3, 1667.
Quelqu'un pourrait-il m'aider s'il vous plaît?
Bonjour,
Une "indication scénique" peut signifier beaucoup de choses: décor, son, disposition dans l'espace, jeu des acteurs etc. Dans ce textes, les didascalies internes concernent des indications scéniques sur les gestes et les mouvements des acteurs
Une "indication scénique" peut signifier beaucoup de choses: décor, son, disposition dans l'espace, jeu des acteurs etc. Dans ce textes, les didascalies internes concernent des indications scéniques sur les gestes et les mouvements des acteurs
"Par vos faibles genoux que je tiens embrassés" et "je vous écoute" ?
Oui pour la première. Revois la seconde (qui est un ordre).
"Lève-toi" pour la deuxième?
Eh oui !