D’Holbach, Conte oriental

Entraide scolaire

28 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour les GENS, alors voilà, j'ai un commentaire litteraire à faire là-dessus :
" A quelque distance de Bagdad, un dervis, renommé pour sa sainteté, passait des jours tranquilles dans une solitude agréable. Les habitants d'alentour, pour avoir part à ses prières, s'empressaient chaque jour à lui porter des provisions et des présents. Le saint homme ne cessait de rendre grâces à Dieu des bienfaits dont sa Providence le comblait. « 0 Allah ! disait-il, que ta tendresse est ineffable pour tes serviteurs, qu'ai-je fait pour mériter les biens dont ta libéralité m'acca¬ble ? 0 monarque des cieux ! 0 père de la nature ! quelles louanges pourraient dignement célébrer ta munificence et tes soins paternels ! 0 Allah ! que tes bontés sont grandes pour les enfants des hommes ! » Pénétré de reconnaissance,notre ermite fit le vœu d'entreprendre pour la septième fois le pèlerinage de La Mecque. La guerre qui subsistait alors entre les Persans et les Turcs, ne put lui faire différer l'exécution de sa pieuse entreprise. Plein de confiance en Dieu, il se met en voyage ; sous la sauvegarde inviolable d'un habit respecté, il traverse sans obstacle les détachements ennemis : loin d'être molesté, il reçoit à chaque pas des marques de la vénération du soldat des deux partis. A la fin, accablé de lassitude, il se voit obligé de chercher un asile contre les rayons d'un soleil brûlant ; il le trouve sous l'ombrage frais d'un groupe de palmiers, dont un ruisseau limpide arrosait les racines. Dans ce lieu solitaire, dont la paix n'était troublée que par le murmure des eaux et le ramage des oiseaux, l'homme de Dieu rencontre, non seulement une retraite enchantée, mais encore un repas délicieux ; il n'a qu'à étendre la main pour cueillir des dattes et d'autres fruits agréables ; le ruisseau lui fournit le moyen de se désaltérer : bientôt un gazon vert l'invite à prendre un doux repos ; à son réveil il fait l'ablution sacrée et dans un transport d'allégresse il s'écrie, « 0 Allah ! que tes bontés sont grandes pour les enfants des hommes ! » Bien repu, rafraîchi, plein de force et de gaieté, notre saint poursuit sa route ; elle le conduit quelque temps au travers d'une contrée riante qui n'offre à ses yeux que des coteaux fleuris, des prairies émaillées, des arbres chargés de fruits. Attendri par ce spectacle, il ne cesse d'adorer la main riche et libérale de la providence, qui se montre partout occupée du bonheur de la race humaine. Parvenu un peu plus loin, il trouve quelques montagnes assez rudes à franchir, mais une fois arrivé à leur sommet, un spectacle hideux se présente tout à coup à ses regards ; son âme en est consternée. II découvre une vaste plaine, entièrement désolée par le fer et la flamme ; il la mesure des yeux et la voit couverte de plus de cent mille cadavres, restes déplorables d'une bataille sanglante qui depuis peu de jours s'était livrée dans ces lieux. Les aigles, les vautours, les corbeaux et les loups dévoraient à l'envi les corps morts, dont la terre était jonchée. Cette vue plonge notre pèlerin dans une sombre rêverie ;le ciel, par une faveur spéciale, lui avait donné de comprendre le langage des bêtes ; il entendit un loup gorgé de chair humaine, qui, dans l'excès de sa joie,s'écriait, « 0 Allah ! que tes bontés sont grandes pour les enfants des loups ! ta sagesse prévoyante a soin d'envoyer des vertiges à ces hommes détestables si dangereux pour nous. Par un effet de ta providence, qui veille sur tes créatures, ces destructeurs de notre espèce s'égorgent les uns les autres, et nous fournissent des repas somptueux. 0 Allah que tes bontés sont grandes pour les enfants des loups ! » Le Bon Sens ou les Idées Naturelles opposées aux Idées Surnaturelles
En fait, le livre nous donne quelques pistes : "Le siècle des Lumières fait coïncider le conte oriental et l'insolence de la reflexion. Le choix de l'apologue permet d'aborder, en les condensant, les différentes facettes d'un problème, ici celui de la guerre et de la providence. Cette alliance du plaisir et du savoir vient de Voltaire. Les élèves puorront s'attacher aux invariants du conte.
Mais il s'agit d'un conte philosophique… Que pastiche le texte? par quels moyens? comment interpreter l'intervention des loups, à la fin? qu'est-ce que la providence et pourquoi peut-on dire que d'Holbach montre ici son inutilité? "


Il y a un plan proposé

I- un conte Oriental
1- …
2-…

II- à valeur didactique
1- dénonciation de la guerre
2- inutilité de la providence

III- ?




Bref, j'aimerais savoir sur quoi est basé le "conte oriental" pcq si j'ai pas cette base, c'est mort.. ( et je ne l'ai pas 😀 )
Et aussi, j'aimerais savoir pourquoi il y a inutilité de la providence..
(Si jamais vous avez des idées pour la 3eme partie, j'prends aussi 🙂 et puis, pourquoi pas quelques idées directices..) 😜


En vous remerciant pas avance 🙂
Le "conte oriental" permet d'écrire à cette époque en prenant ses distances avec la réalité religieuse européenne. En réalité, l'auteur critique le christiannisme et utiliser l'orient lui permet de le faire sans risques…
Quant à" l'inutilité de la providence", commence donc par chercher ce que signifie cette providence dans une optique religieuse et je crois que tu comprendras mieux le texte.
C'est la sagesse divine qui gouverne le monde, soit Dieu (?)

Donc… cette sagesse est inutile pcq on peut s'appercevoir que "le malheur des uns (humains) fait le bohneur des autres.. (loups)"

Donc Dieu inutile >> critique du christianisme dont tu parlais .. ?


Enfin j'sais pas :S
La providence, pour les religieux, est le signe qu'une puissance supérieure qu'il nomment dieu agit sur leur vie à un moment précis et pour une raison précise.
Le texte démontre l'inanité de cette idée puisqu'il montre plutôt que "les bienfaits de la providence" sont hautement contradictoires !
Il ne s'agit pas d'inutilité mais d'inexistence de cette providence que les religieux identifient à dieu. En bref, le texte cherche à démontrer que dieu n'existe pas! 🙂
Hùm je vois …

Bah merci beaucoup 🙂
Es-tu sure que l'auteur critique le christianisme car D'Holbach est lui même chrétien … ?
D'Holbach était matérialiste et athée.Il a écrit nombre d'ouvrages totalement anticléricaux et antichrétiens, comme nombre d'auteurs du siècle des Lumières, ce qui lui a valu beaucoup d'ennuis avec le pouvoir qui ,à cette époque, n'admettait pas la séparation de l'église et de l'état.
Il est le premier auteur vraiment athée.

Quand on étudie un texte, il faut se renseigner sur l'auteur! 🙄
salut!
Moi aussi je travaille sur ce texte et j'ai du mal a trouver trois grands axes de lecture.
Je me suis aidée de vos réponses et questions précédentes donc je vais parlé
1/ du conte
2/ de l'engagement de l'auteur
3/? je bloque
pouvez vous m'aider ?
j'aimerais aussi éclaircir la notion de bon sens.
Merci d'avance 🙂
"Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée"(Descartes), c'est la capacité que tout homme possède de distinguer le vrai du faux, le bien du mal.
Encore faut-il être capable de l'exercer selon la Raison, et cela dépend de notre éducation, de notre culture etc…
oui je comprend mais dans ce texte ? Je ne comprend pas pourquoi c'est le titre du texte
C'est le titre du texte de Jean Meslier attribué à d'Holbach.
Les idées surnaturelles, c'est-à-dire la religion sont, pour l'auteur, le fait d' "Une ignorance profonde, une crédulité sans bornes, une tête très faible, une imagination emportée : voilà les matériaux avec lesquels se font les dévots, les zélés, les fanatiques et les saints."
Il y oppose le "bon sens" , la raison et l'intelligence.
Ce texte dénonce l'absurdité des croyances religieuses opposées à l'exercice de la raison.
merci beaucoup pour votre aide 🙂
bon bah voila je suis dans le même cas de figure, j'ai exactement le même commentaire de texte a faire, j ai quelques base je sais ce que l'auteur veut faire comprendre au lecteur mais je ne trouve aucune figure de style qui pourrait traduire ses idées…
je suis totalement perdu … J'ai besoin d'aide !!
Bonjour!
J'ai également un commentaire à faire sur ce texte ,et je dois également répondre à 2 questions .
L'une d'entre elle est : "Comparez l'implication du locuteur dans les 4 textes" (ceux du corpus)…
Je voudrais savoir ce qu'il faut faire . Faut il relever les pronoms personnels ,etc ,pour après dire si le locuteur est présent ,ou bien… ?
Est ce que ,dans la question ,implication du locuteur signifie présence du locuteur?
Merci!
Il n'y a qu'un suel conte oriental connu : c'est les contes des milles et une nuit. Il ne faut pas penser que Zadig en est un : c'est un conte philosphique.
On entend par “conte oriental” à cette époque, des contes philosophiques qui critiquaient la société et le régime; ce qui n'aurait pas été possible si on leur avait donné un cadre européen. Le supposé exotisme permettait de dire certaines vérités sans censure. Montesquieu a donné le titre de Lettres persanes pour les mêmes raisons
Bonjour, j'aurai aimer avoir de l'aide pour un commentaire composé de d'holbach, " le bon sens," j'ai trouver un plan

I . un conte oriental , philosophique
1aspect du conte
2aspect philosophique
3le choix de l'orient


II. Didactique
1-dénonciation de la guerre
2- inutilité de la providence

voilà, le problème est que j'ai du mal à comprendre l'utilité de l'utilisation des loups à la fin, et j'aurai besoin d'une explication de ce texte , car pas mal de choses m'échappe.
j'ai exactement le même commentaire que outhhh……? enfin bref mOuah je me demande si les lettres persanes (de charles louis de montesquieu) sont des contes orientales ? car si nous prenons en compte toutes les remarques propre au christianisme……. merci d'avance de la lumière que vous pourrez m'apporter 😐
A quelque distance de Bagdad, un dervis, renommé pour sa sainteté, passait des jours tranquilles dans une solitude agréable. Les habitants d'alentour, pour avoir part à ses prières, s'empressaient chaque jour à lui porter des provisions et des présents. Le saint homme ne cessait de rendre grâces à Dieu des bienfaits dont sa Providence le comblait. « 0 Allah ! disait-il, que ta tendresse est ineffable pour tes serviteurs, qu'ai-je fait pour mériter les biens dont ta libéralité m'acca¬ble ? 0 monarque des cieux ! 0 père de la nature ! quelles louanges pourraient dignement célébrer ta munificence et tes soins paternels ! 0 Allah ! que tes bontés sont grandes pour les enfants des hommes ! » Pénétré de reconnaissance,notre ermite fit le vœu d'entreprendre pour la septième fois le pèlerinage de La Mecque. La guerre qui subsistait alors entre les Persans et les Turcs, ne put lui faire différer l'exécution de sa pieuse entreprise. Plein de confiance en Dieu, il se met en voyage ; sous la sauvegarde inviolable d'un habit respecté, il traverse sans obstacle les détachements ennemis : loin d'être molesté, il reçoit à chaque pas des marques de la vénération du soldat des deux partis. A la fin, accablé de lassitude, il se voit obligé de chercher un asile contre les rayons d'un soleil brûlant ; il le trouve sous l'ombrage frais d'un groupe de palmiers, dont un ruisseau limpide arrosait les racines. Dans ce lieu solitaire, dont la paix n'était troublée que par le murmure des eaux et le ramage des oiseaux, l'homme de Dieu rencontre, non seulement une retraite enchantée, mais encore un repas délicieux ; il n'a qu'à étendre la main pour cueillir des dattes et d'autres fruits agréables ; le ruisseau lui fournit le moyen de se désaltérer : bientôt un gazon vert l'invite à prendre un doux repos ; à son réveil il fait l'ablution sacrée et dans un transport d'allégresse il s'écrie, « 0 Allah ! que tes bontés sont grandes pour les enfants des hommes ! » Bien repu, rafraîchi, plein de force et de gaieté, notre saint poursuit sa route ; elle le conduit quelque temps au travers d'une contrée riante qui n'offre à ses yeux que des coteaux fleuris, des prairies émaillées, des arbres chargés de fruits. Attendri par ce spectacle, il ne cesse d'adorer la main riche et libérale de la providence, qui se montre partout occupée du bonheur de la race humaine. Parvenu un peu plus loin, il trouve quelques montagnes assez rudes à franchir, mais une fois arrivé à leur sommet, un spectacle hideux se présente tout à coup à ses regards ; son âme en est consternée. II découvre une vaste plaine, entièrement désolée par le fer et la flamme ; il la mesure des yeux et la voit couverte de plus de cent mille cadavres, restes déplorables d'une bataille sanglante qui depuis peu de jours s'était livrée dans ces lieux. Les aigles, les vautours, les corbeaux et les loups dévoraient à l'envi les corps morts, dont la terre était jonchée. Cette vue plonge notre pèlerin dans une sombre rêverie ;le ciel, par une faveur spéciale, lui avait donné de comprendre le langage des bêtes ; il entendit un loup gorgé de chair humaine, qui, dans l'excès de sa joie,s'écriait, « 0 Allah ! que tes bontés sont grandes pour les enfants des loups ! ta sagesse prévoyante a soin d'envoyer des vertiges à ces hommes détestables si dangereux pour nous. Par un effet de ta providence, qui veille sur tes créatures, ces destructeurs de notre espèce s'égorgent les uns les autres, et nous fournissent des repas somptueux. 0 Allah que tes bontés sont grandes pour les enfants des loups ! »
Mon plan est :
I.Une conte oriental …
1. ?
2. ?

II. … A valeur didactique
1. Dénonciation de la guerre
2. Inutilité de la providence


J'aimerai que vous m'aidiez à trouver mes sous-parties dans le I et si possible m'aider à comprendre le texte.
Merci de votre aide.